Alphonse de Bourbon

ALPHONSE DE BOURBON  (20.04.1936/30.01.1989)

Alphonse

Duc de Bourbon, Duc de Bourgogne, Duc de Cadix

PARENTS

Pere Alphonse

Jacques Henri de Bourbon   1908 / 1975

Emmanuelle de Dampierre

Emmanuelle de Dampierre   1913 / 2012

NAISSANCE

Le 20.04.1936 à Rome

Alphonse Jacques Marcellin Emmanuel Victor

Marie de Bourbon 

Fils ainé de Jacques Henri

PROFESSION

Avocat au Barreau de Madrid

Ambassadeur d’Espagne à Stockholm de 1969/1972

Président du Comité Olympique espagnol

MARIAGE

Le 08.03.1972 à Madrid à la Chapelle du Palais El Pardo

Se casa una nieta de Franco

Carmen Martinez-Bordiu y Franco (1951)

Fille de Cristobal Martinez-Bordiu (1922/1998) marquis de Villaverde et de Carmen Franco (1926) fille du Général Franco

Le 12.12.1986, union déclarée nulle par l’Eglise Catholique, séparés depuis 1979, et divorcés le 14.05.1983  à Madrid

ENFANTS

2 enfant et Alphonse

Francois d’Assise  1972 /1984

Louis Alphonse   le 25.04.1974

22.11.1972   Titré SAR le Duc de Cadix par FRANCO à la demande du futur Juan Carlos 1er  

28.03.1975 :  Au décès de son père à St Gall en Suisse, il devient l’aîné des Capétiens et Chef de la Maison de Bourbon

03.08.1975 :  Il prend le Titre de Duc d’Anjou

Depuis 1983 Membre titulaire de la Société des Cincinnati de France, représentant Louis XVI Chef suprême des Armées françaises, lors de la Guerre d’indépendance des Etats-Unis.

Cette Société regroupe les descendants en primogéniture mâle des officiers français ayant combattu aux côtés des indépendantistes américains.

05.02.1984 :  Victime d’un accident automobile qui coute la vie à son fils ainé François d’Assise décédé à l’Hôpital de Pampelune 7.02.1984

A partir de fin 1984 : Après des mois d’hospitalisation et de rééducation il vit entre Madrid et la France et multiplie les rencontres épaulé par l’Institut de la Maison de Bourbon.

Mgr le Duc D’Anjou, lors de ces nombreux voyages en France  qui lui ont fait connaitre un nombre considérable d’hommes politiques, d’intellectuels, de financiers, il avait conquis les cœurs d’un grand nombre de français, il représentait la mémoire de la France, qui n’est pas morte et qui attend son renouveau quand Dieu le permettra…

L’année de la commémoration du Millénaire capétien a été l’occasion pour lui de présider de nombreuses manifestations, en qualité d’Aîné des descendants d’Hugues CAPET, il a rendu visite à plus de 70 villes françaises,  Paris, Lyon, Lille, Narbonne, Montpellier, Toulouse, Paul, Dijon, Nantes, Reims, Nimes, Cluny….  Voici quelques exemples de ces déplacements en 1987 et 1988.     

Sur ces 1000 ans d’Histoire, plus de 800 ans de l’existence de ce pays se confondent avec histoire d’une famille, d’une dynastie les Capétiens.

Le terme capétien semble venir d’un Anglais qui en 1200 au sujet de la famille du roi de France, écrit : « Agnominati sunt Cappaticii » – ils sont nommés Capétiens. C’est de Rome et du pape Boniface VIII, que nous vient pour la première fois le terme de Maison de France, au moment de la canonisation de Saint Louis, il déclara : « Gaudeat domus inclyta Franciae ». Réjouis toi illustre Maison de France.

En 1987

20 Janvier  1987 : Colloque d’ouverture de l’année capétienne au Palais du Luxembourg puis visite au Mémorial St Denis

13 et 14 Février : Reçu à LYON, à l’Hôtel de Ville par la municipalité lyonnaise, et par le sénateur Maire M. Collomb, M. Mure délégué adjoint à la Culture, Michel Noir, Ministre de l’Industrie et du Commerce, M. Bruyas, vice-président du Conseil Général du Rhône, M. Hours, archiviste de LYON …avec l’inauguration de l’exposition «Lyon et les Capétiens » à l’Université Lyon III.

 SAMSUNG

Cette remarquable exposition tant par la valeur que par le nombre de documents attestait de la fidélité des lyonnais à la monarchie. Depuis son rattachement à la Couronne par Philippe Le Bel, l’ancienne capitale des Gaules n’a cessé de donner des gages de cette fidélité, Après la guerre de cent ans, Charles VII désignait cette ville comme « celle qui oncques ne varia ». Louis XI donnait l’autorisation d’ajouter trois fleurs de lys en chef aux armes de la ville, en reconnaissance de ses loyaux services. Dans la tourmente révolutionnaire peu de villes ont tant résisté et tant souffert : La Terreur voulait rayer cette cité « rebelle » de la carte de France. Sous la Restauration, la ville fit célébrer un Te Deum d’action de grâce pour l’heureux retour des Bourbons et Louis XVIII octroya une épée au lion du blason de cette ville pour ses mérites dans la contre-révolution.

3 Avril 1987 : Visite de l’opéra de LYON, avec le Chœur de l’Armée française venu à Lyon à la demande de l’Association les Amis des grandes heures de Lyon

4 Avril 1987 : Visite de la chapelle expiatoire à LYON, dont la crypte renferme (depuis 1906) les ossements  des victimes de la révolution de 1793 et 1794, victimes de tous âges et de toutes conditions sociales, puis de l’Institut Mérieux et du Musée des Tissus.

12 Septembre 1987  Messe du millénaire capétien par S.E. le Cardinal  Decourtray archevêque de Lyon et primat des Gaulle ,

Il passera à la télévision, notamment sur  5ème chaine le 27.09.1987 et sur plusieurs télévisions régionales

18 Novembre 1987  Grand diner-débat au Concorde Lafayette à Paris, organisé par l’Institut de la Maison de Bourbon, réunira plus de 500 convives autour de Monseigneur le Duc d’Anjou et de sa mère, S.A.R.  Madame la duchesse d’Anjou et de Ségovie, avec Thierry Ardisson, auteur de son livre « Louis XX ».

1988

15 Août 1988 Célébration à Abbeville du 350ème anniversaire du vœu de S.M. Louis XIII et la Consécration de la France à la Vierge Marie. Mgr le Duc d’Anjou a célébré le Vœu de son auguste ancêtre.

« Dieu ne m’a fait Roi que pour lui obeir et donner l’exemple » déclarait Louis XIII

28 Septembre 1988  A  Ste Anne d’Auray, journée d’hommage au Comte de Chambord, Henri V  réunissant plus d’un millier de personnes.

Vous trouverez ci-dessous quelques extraits tirés des discours de Mgr le Duc d’Anjou:

« Si la nationalité, au sens contemporain du terme est chose réversible, il n’en va pas de même pour la sanguinité capétienne, on nait prince du sang, on ne le devient pas. Et c’est encore une grande leçon que nous offre la tradition capétienne : au-delà des aléas de l’histoire et des bouleversements révolutionnaires, au-delà des lois et des frontières qui se font et se défont, une famille subsiste qui incarne une permanence et une continuité.

Il nous appartient  de travailler à une meilleure connaissance du passé commun : car comment saurions-nous où nous allons, si nous ignorons d’où nous venons ? Il me plait de saluer le travail des historiens, et des chercheurs qui a contre courant des modes et des préjugés dominants ont contribué et contribuent encore à restituer à ce pays des pans entiers de son histoire qui avaient été occultés ou défigurés. Découvertes à diffuser dans le public par le truchement des nouveaux instruments de communication »

« En envoyant son petit-fils Philippe de France régner à Madrid en Espagne Louis XIV brisait la tenaille de l’empire des Hasbourg, assurait la sécurité de la frontière pyrénéenne et renforçait l’influence de la France dans toute l’Europe et dans l’empire espagnol. Il voulait  l’instauration d’une Europe du Sud bourbonienne sur laquelle régneraient les princes de son sang alliés entre eux. La Révolution mis à bas l’édifice. Henri IV avant d’être roi était de Navarre, c’est-à-dire d’un royaume indépendant, « un étranger » et pourtant il devint roi par ce que la Providence en a voulu ainsi au travers de la mise en œuvre des lois fondamentales du royaume.

Scrutant notre longue histoire nous y décernons la cause de nos bonheurs et de nos malheurs : quand la France saisie par l’orgueil s’éloigne de Dieu, elle est abaissée, humiliée, divisée et désemparée, perdant même jusqu’au sens de son identité : mais quand au contraire, la France humble et confiante se tourne vers Dieu, elle est alors élevée, triomphante et unie : elle redevient la fille aînée de l’Eglise et la nation de prédilection du Créateur. »

DECES

30.01.1989 à 52 ans.

Décédé le 30 janvier 1989 à Beaver Creek Colorado (Etats-Unis d’Amérique) à 17 heures (local), en reconnaissance officielle d’une piste de descente lors d’une compétition de ski., il heurte un câble tiré en travers de la piste qui le blesse mortellement au cou.

Une enquête est ouverte pour homicide mais elle conclut à l’accident tragique.

La dépouille mortelle du feu Prince, fut ramenée par un avion militaire affrété sur l’ordre du Souverain Espagnol.

La messe d’inhumation a été célébrée dans la chapelle du Monastère de Las Descalzas Reales)

Le 2 février 1989 à 11 H 30, et le même jour à 20 heures, une messe solennelle de funérailles était célébrée au l’église San Jeronimo el Réal, la plus vaste de Madrid,

Il est inhumé en Espagne à côté de son fils aîné, François,  au Monastère des Descalzas Reales, au cœur de Madrid. Fondé en 1557, il abrite une communauté de Franciscaines-clarisses. Le Prince Alphonse repose au côté de son fils, dans une petite chapelle latérale de l’église du monastère, placée sous le vocable de Notre Dame de la Consolation.

Obsèques  en la Cathédrale Basilique de Saint Denis nécropole des rois, le 9 février 1989.

6000 personnes étaient présentes, l’émotion était palpable, avec la magnifique oraison funèbre de M. L’Abbé Christian-Philippe CHANUT, et une délégation des chevaliers de Malte en coule noire honorant un des leurs.

Catafalque violet semé de fleurs de lis d’or, six flambeaux d’argent ornés des armes de France et un collier du Saint Esprit soulignaient la personnalité du défunt.

Au pied du catafalque, une seule gerbe de fleurs bleues et blanches , couleur de la Société française des Cincinnati..

Tombeau

Il est inhumé au côté de son fils François d’Assise, à la chapelle du Monastère des Déchaussées royales à MADRID

Le Prince Alphonse avait conquis les cœurs par son charme, son écoute, sa disponibilité, son intelligence.

INSTITUT DE LA MAISON DE BOURBON

Les statuts de l’Institut de la Maison de Bourbon ont été déposés en mai 1973. Ils avaient été conçus par des fidèles du Prince Jacques Henri au début des années 1970, Messieurs Patrick ESCLAFER de la RODE vivant à Angoulême, Armel GIRARD-LAMAURY de Nantes, et le baron Hervé PINOTEAU. La première Assemblée Générale eu lieu en Janvier
1976 et la Présidence fut assurée par le Duc Jacques de BAUFFREMONT

Le prince Jacques Henri Duc d’Anjou et de Ségovie, Père du Prince Alphonse avait pris contact par une lettre  du 28.03.1946 avec le Duc  de BAUFFREMONT, lui demandant de faire valoir ses droits comme chef de la Maison de France auprès des cours royales européennes. Le Duc Jacques de BAUFFREMONT devenant le représentant légal du Prince depuis cette date jusqu’à la fondation de l’IMB en 1973.

Après la mort du Prince le 20.03.1975, son fils le Prince Alphonse s’appuiera de nouveau sur cet Institution pour se faire connaitre.

Le Duc de BAUFFREMONT restera président de l’IMB jusqu’en 2009, en raison de son âge, le Duc a passé le relais à son fils, le Prince Charles-Emmanuel de BAUFFREMONT, qui lui succède au poste de Président depuis le 28.02.2009. Le Duc de BAUFFREMONT a d’ailleurs publié ses « Souvenirs » le 19.10.2012, le témoignage précieux de 50 ans d’engagement personnel au service de la Maison de Bourbon.

Un secrétariat du Prince fut également créé, en 1987, la SASDA, Société des amis du secrétariat du Duc d’Anjou, financait ce secrétariat.

Hervé PINOTEAU, le secrétaire du Prince depuis l’année 1962, jusqu’à son dernier jour soit durant 26 ans,   MM Jean Raspail, Jean des Cars et bien d’autres, marqués par sa personnalité, ont écrit de magnifiques textes sur sa disparition.

Hommage de Jean Raspail à Alphonse II de Bourbon

Hommage de Jean Raspail

Hommage du Baron Hervé PINOTEAU à Alphonse II de Bourbon

Le Prince que j’ai servi par le Baron Hervé Pinoteau ,

En 1980, on dénombrait plus de 200 cercles monarchistes légitimistes, se réclamant du Duc d’Anjou.

Le nouveau chef de la maison de France et de Bourbon  Louis, titré duc de Touraine (1981) puis duc de Bourbon à la mort de son frère (1984), il devient aujourd’hui duc d’Anjou.

PROCES  DU PRINCE HENRI D’ORLEANS  CONTRE MGR LE DUC D’ANJOU

La première chambre de la Cour d’appel de Paris a confirmé le 22 Novembre 1989, le jugement du Tribunal de Grande Instance du 21 décembre 1988, en déclarant irrecevable l’action intentée par les descendants de Philippe Egalité aux aînés des Bourbons, en rejetant la revendication des Orléans.

Le Comte de Clermont, fils aîné du comte de Paris, voulait faire interdire le port des armes de France (d’azur à trois fleurs de lys d’or) et du titre de Duc d’Anjou au prince Alphonse de Bourbon,

Les magistrats d’appel ont jugé irrecevable la demande du comte de Clermont, déjà débouté l’année précédente en première instance.

Ils confirment que les armes de France n’appartiennent pas aux Orléans, mais au chef de nom et d’armes de la famille de Bourbon.

« Le titre de Duc d’Anjou porté par Philippe V jusqu’à son accession au trône d’Espagne en 1700, concédé par Louis XV à son deuxième petit-fils Louis Stanislas Xavier futur Louis XVIII, puis aboli par le décret du 19 juin 1790 de la Constituante, n’a jamais fait l’objet d’une collation, qu’en conséquence Henri d’Orléans fils aîné du comte de Paris ne détient, ni ne revendique le titre de Duc d’Anjou  puis qu’il n’a jamais porté ce titre.

Considérant que les armes pleines  «  de trois fleurs de lis d’or en position deux et un sur champ d’azur » ont été celles de la France jusqu’à l’avènement du roi Louis-Philippe qui les a remplacées par une ordonnance du 14 août 1830 par les armes brisées d’Orléans. Que les armes pleines de France devenues ainsi des emblèmes privés constituent des accessoires du nom auxquels elles se rattachent et doivent être considérées comme un attribut de famille et soumises à la même protection que le nom lui-même. »

Mgr Louis Alphonse de Bourbon est à présent l’aîné des Bourbon , le seul qui puisse porter les armes pleines de Bourbon, Chef de la maison royale de France.

Ci-après : Arbre généalogique des Bourbon

Alphonse-xiii

Source : Feuille d’information Légitimiste