Des joyaux de la Sainte-Chapelle exposés au Kremlin

L’objectif de l’exposition est de familiariser le public russe avec l’art gothique français ainsi qu’avec la période de règne de Saint Louis, en suscitant un intérêt pour cette page de l’histoire française. Qui sait, peut-être ces chefs-d’œuvre les encourageront-ils à aller poursuivre leur découverte, cette fois-ci en France ?

Avec 78 chefs d’œuvres de l’art gothique français présentés au Kremlin, la capitale russe accueille une exposition sans précédent consacrée au roi Saint Louis et aux reliques de la Sainte-Chapelle.

Pour certains de ces joyaux, il s’agit du premier « voyage » en dehors de la France.

Statue d’Isabelle de France (Ile-de-France, vers 1300 ; Collégiale Notre-Dame de Poissy).  

Source : https://fr.sputniknews.com/photos/201703031030309584-kremlin-musee-exposition-france-sainte-chapelle-saint-louis/

L’avis de BISMARCK sur la république française et les BOURBON

Opinion de Bismarck sur la république, l’empire et les Bourbons en France

La lettre qui suit, est attribuée au chancelier de l’Empire d’Allemagne, Otto von Bismarck. Ce courrier résume à merveille la pensée intime de ce prince ennemi de la France. Lisez-la, faites profit de cette analyse politique, de ces projets secrets bien que très anciens, et tirez-en la conclusion indiquée par le bon sens et le patriotisme réel (la légitimité) qui s’imposent à ceux pour qui le beau nom de France signifie encore quelque chose…

MONCHERBARON,

Voici ma réponse à votre longue lettre du 3 courant, et les instructions confidentielles auxquelles vous voudrez bien vous conformer. Elles vous seront remises par un homme sûr, le courrier Pf.

Je laisse de côté le langage diplomatique pour causer familièrement avec vous, comme au mois de juin, l’an passé, sous les ombrages de Varzin, alors que nous rêvions ensemble l’unité de la patrie allemande et que pour la réaliser, j’espérais déjà attirer l’Empereur Napoléon dans le piège où il est tombé.

Vos appréhensions sur la possibilité d’une revanche de la France ne sont pas fondées. Elles ne le seraient que si cette Nation était unie au dedans. Alors, vous avez raison, il ne faut pas se le dissimuler, cette Puissance qui, sans avoir fait, en vue de la guerre, la moitié des préparatifs que nous avions faits nous-mêmes; qui avait mis sur pied deux fois moins d’homme maladroitement éparpillés, combattant par groupes contre nos masses ; cette Puissance qui, par ces motifs, a eu successivement, prisonniers, chez nous, 360,000 hommes d’excellentes troupes, et qui malgré cela, en pleine révolution, avec des recrues mal vêtues, mal nourries, mal armées, a pu retenir encore six mois nos formidables armées : cette Puissance, dis-je, avec sa bravoure proverbiale et ses immenses ressources serait redoutable pour nous si elle était unie.

Il faut prévoir, dites-vous, le cas où viendraient se retourner contre nous les chances heureuses auxquelles nous avons dû la victoire :
L’incurie de Napoléon et de ses ministres, l’alliance des Etats du Sud, la supériorité du nombre, la portée plus grande de l’artillerie. Cela pourrait arriver, ajoutez-vous, si un Bismarck et un de Moltke français venaient à occuper la place d’un Olivier ou d’un Lebœuf.

Je vous répondrai toujours : Oui, si la France était unie; mais elle ne l’est pas et ne peut, heureusement pas l’être, l’esprit des Français étant ce qu’il est. Le sort de l’Espagne est celui réservé désormais à la France. Cela n’empêche pas que je m’occupe de nous assurer des alliances pour l’avenir, même en prévision d’éventualités inadmissibles. Il faut être prêt à tout événement. Mais voici pourquoi je juge ces éventualités inadmissibles.

La France est partagée en Bonapartistes, en Orléanistes, en Légitimistes, et en Républicains. C’est, pour nous, comme si elle était divisée en quatre Etats indépendants et mêmes rivaux. Leur rivalité fait notre force et garantit notre sécurité. Il faut bien, il est vrai, qu’un parti finisse par l’emporter sur les autres. Heureusement pour nous, cela parait devoir être le parti Républicain.

En 1789, les cahiers des députés aux Etats-Généraux voulaient tous le maintien de là Royauté avec des réformes. Le rapport lu à l’Assemblée Nationale, le 27 juillet 1789, par le comte de Clermont-Tonnerre le prouve. La France et son Roi étaient tombés d’accord. La République a été alors imposée à la Nation par des scélérats.

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