Les Abbayes Royales

 LES ABBAYES ROYALES

Nous vous invitons à pénétrer dans le monde des Abbayes royales, les plus importantes, ayant marqué notre histoire, certaines ont disparu à la révolution, d’autres ont été préservées, et parfois revivent grâce aux restaurations entreprises, continuant leur oeuvre de foi, souvent chefs-d’oeuvre d’architecture, et témoignages de l’évolution des styles, recelant encore de nombreux trésors à découvrir. Bon voyage.

 

MONASTERE ROYAL DE  BROU

Bourg en Bresse – Ain (01) – Rhône-Alpes

abbaye de Brou

Classé M.H. en 1992
Ordre de St Augustin

La construction du monastère date de 1506/1512, construit à la demande de Marguerite d’Autriche, Duchesse de Savoie en l’honneur de son mari Philibert le Beau, hymne à l’amour.

En 927, l’évêque de Mâcon, Saint Gérard y crée un ermitage dans lequel il est enterré en 958.

Devenu prieuré, il revient en 1319 au Comte de Savoie Amédée V.

En 1506 la Duchesse achète le prieuré, y fait construire une église dédiée à Saint Nicolas de Tolendin et un monastère,

Achevé 2 ans après sa mort, en 1532 ; Elle y est enterrée avec sa belle mère Marguerite de Bourbon.

Drôle de destin que celui de cette Duchesse qui aurait pu devenir reine de France.

Mariée au futur Charles VIII, fils de Louis XI, à 3 ans, elle séjourne en France pour parfaire son éducation mais à 11 ans Charles VIII lui préfère pour raisons politiques Anne de Bretagne qu’il épouse en 1491, et répudiée, Marguerite d’Autriche, quitte la France pour épouser en 1497 l’infant Jean d’Aragon, mariage de courte durée puisqu’elle devient veuve au bout de 6 mois à l’âge de 17 ans. Elle se remarie en 1501 avec Philibert II dit Philibert le Beau qui décède le 10.09.1504, la laissant veuve à 24 ans.

Actuellement propriété de la Ville de Bourg en Bresse.

 Le monastère de Brou dans l’Ain, monument préféré des Français

Publié le 21/09/2014 à 15H47, mis à jour le 21/09/2014 à 15H56  France TV Info  © N.Thibaut / AFP
Reportage : B.Gadret / P.Evêque
Il devance des joyaux du patrimoine comme le Mont Saint-Michel ou le château de Versailles. Le monastère royal de Brou à Bourg-en-Bresse dans l’Ain a remporté samedi soir la finale de l’émission « Le Monument préféré des Français »diffusée sur France 2. Les téléspectateurs ont en effet voté en majorité pour cet exemple magnifique du gothique flamboyant construit par amour au 16e siècle.
Il y avait pourtant de la concurrence, mais le vote des téléspectateurs est sans appel : le monastère royal de Brou dans l’Ain est le « monument préféré des Français ». L’émission présentée par Stéphane Bern a rassemblé les votes de 300.000 internautes. Au final, le monastère rhônalpin arrive en tête avec 300 voix d’avance sur le deuxième, la cathédrale de Strasbourg. Parmi les 22 sites sélectionnés par France 2 pour représenter les différentes régions métropolitaines, des poids lourds du patrimoine : le Mont Saint -Michel, le château de Versailles, le palais des Papes à Avignon, la cité médiévale de Carcassonne… Autant de merveilles architecturales et historiques qui n’ont pas fait le poids face à l’amour qui entoure la construction du monastère de Brou.

 

ABBAYE ROYALE DE CHAALIS

Fontaine Chaalis – Oise (60) – Picardie

Abbaye Royal de Chaalis1

Centre de la Forêt d’Ermenonville
Classée M.H. 1965
Bénédictine  – Ordre Cistercien

Fondée par Louis VI le Gros en 1136, très renommée au Moyen-Age, agrandie, le Cardinal d’Este (1509-1572) Abbé commendataire nommé par François 1er, fait venir des artistes italiens, de la renaissance, comme le peintre Primatice, le poète le Tasse, les rois viennent y séjourner, et l’Abbaye devient un centre culturel, intellectuel, économique.  Au XVIII ème siècle l’abbé le comte de Clermont petit fils du Grand Condé, entreprend de nouvelles constructions qui ne pourront être achevés.

Vendue à la révolution, devenue résidence de chasse, propriété de Nélie Jacquemart en 1902, veuve du banquier Edouard André, qui lègue toute ses collections à l’Institut de France.

Il reste les ruines de l’ancienne abbatiale, la chapelle Sainte-Marie et ses fresques de la Renaissance, le parc, ainsi que  le musée Jacquemart-André installé dans le château, comprenant plus de 4000 objets d’art.

http://www.chaalis.fr/fr

 

ABBAYE ROYALE DE CELLES SUR BELLE

Celles sur Belle – Deux-Sèvres (79)

_Abbaye_royale.CELLE SUR bELLEJPG

Classée M.H. en 1977
Le logis de St Gobert et les vestiges du cloître médiéval sont classés M.H. en 2000.
Ordre St Augustin

En 1095, de nombreux miracles ont lieu dans l’abbaye, qui devient un lieu de pèlerinage et qui se situe près du chemin de St Jacques de Compostelle.

Devenue Abbaye de l’ordre de Saint Augustin entre 1137 et 1140, la guerre de Cent ans fait des ravages, il ne reste que le portail à voussures polylobées.

C’est grâce au Roi Louis XI et à ses dons que l’église abbatiale est reconstruite et la Chapelle Notre Dame restaurée.

Les guerres de religion n’épargnent  pas l’abbaye presque totalement détruite en 1568 , elle sera reconstruite au XVIIème siècle jusqu’à la révolution qui fermera les lieux et expulsera les religieux.

Propriété de la Ville depuis 1971

http://www.abbaye-royale-celles.fr/

 

ABBAYE ROYALE DE FONTEVRAUD

Fontevraud l’Abbaye (49) Maine et Loire  Pays de Loire  près de Saumur en Anjou

Classée M.H. en 1840

Classée au patrimoine mondial de l’Unesco en l’an 2000
Une des plus grandes cités monastiques d’Europe
Ordre de Fontevraud

 Fontevraud3

Ancienne abbaye fondée en 1101 par Robert d’Arbrissel moine ermite.

L’ordre de Fontevraud est reconnu dès 1106 par l’évêque de Poitiers et par le pape Pascal II

Nécropole des Plantagenêts :

  • Henri II mari d’Eléonore en 1189
  • Son fils Richard Cœur de Lion en 1199
  • Aliénor d’Aquitaine en 1204
  • Sa fille Jeanne en 1199

L’abbaye redevenue française est dirigée par une abbesse en 1491 issue de la Famille royale de Bourbon et ce jusqu’à la révolution.

L’abbaye comptait 4 monastères :

  • Le Grand Moûtier   pour les femmes
  • Le Prieuré St Lazare pour les lépreux
  • Le Couvent de la Madeleine pour les pécheresses repenties
  • Le Monastère Saint Jean de l’Habit (disparu) pour les hommes

Soutenu par les Comtes d’Artois et par le Roi Louis XI, l’ordre se répand en France, en Espagne et en Angleterre

Cinq Abbesses issues de la famille royale de Bourbon seront élues : Renée de Bourbon, Louise de Bourbon abbesse pendant 41ans, Eléonore de Bourbon, Louise de Bourbon de Lavedan en 1611 et Jeanne Baptiste de Bourbon en 1641. Elles entreprendront de gros travaux. En 1670, l’abbaye compte 230 religieuses, 60 religieux.

C’est Louis XIV qui nommera en 1670 Marie Madeleine Gabrielle de Rochechouart, sœur de Madame de Montespan, abbesse de Fontevraud, puis Louise Françoise de Rochechouart.

Louis XV y fera éduquer ses 4 dernières filles.

Avec la révolution, c’est le règne du pillage, les bâtiments vont être transformés en établissement pénitentiaire jusqu’en 1963, le plus dur de France avec Clairvaux.

Actuellement Centre Culturel de rencontre.

Les lieux ont servi de décor au film  « La Cage aux rossignols »

 

ABBAYE ROYALE DE HAUTECOMBE

St Pierre de Curtille (73) Savoie Rhône-Alpes

Classée M.H. en 1914
Classée au patrimoine Mondial depuis 2011
Appartient à la Fondation d’Hautecombe
Ordre Cistercien

abbaye-hautecombe03

Fondée en 1125 par Amédée de Lausanne avec l’aide du Comte Amédée III de Savoie et de Bernard de Clairvaux, pour des moines cisterciens.

Nécropole de la Maison de Savoie et de quelques rois et reines d’Italie.

A la révolution une partie des bâtiments sera détruite.

Restaurée par Charles Félix de Savoie qui l’achète en 1824 et par son épouse Marie Christine de Bourbon-Siciles.

Elle redevient nécropole et cistercienne.

Fin 1980, les cisterciennes sont remplacées par les bénédictines qui quittent les lieux  pour l’Abbaye Notre Dame de Ganagobie, et seront remplacées par la Communauté du Chemin Neuf depuis 1992.

 

ABBAYE ROYALE DE LIGUEUX

Ligueux – Dordogne (24) – Aquitaine

 Abbaye-de-Ligueux

Bénédictine

La légende prétend que Charlemagne aurait créé l’Abbaye et fait un don d’une relique

«  l’avant-bras gauche et la main de St Siméon »

Attaquée et reconstruite plusieurs fois, elle subit de nombreux dommages, elle conserve son église abbatiale du XIIème siècle.

Au XVII elle accueille des jeunes filles de sang royal pour pourvoir à leur éducation.

Les vestiges de l’Abbaye sont inscrits à l’inventaire des Monuments historiques, depuis 1951.

 

ABBAYE ROYALE DE MAUBUISSON ENTOURE

(l’ancienne Abbaye Notre Dame de la Royale)

Saint Ouen L’Aumône – Val d’Oise (95) – Ile de France

Classée Inventaire M.H. en 1942
Ordre Cistercien

abbaye_de_maubuisson-batiment_general

Appelée Notre Dame de la Royale, en l’honneur de la Vierge Marie patronne du Royaume de France.

Ancienne Abbaye cistercienne, fondée en 1241 par Blanche de Castille, mère de St Louis, Petite fille d’Aliénor d’Aquitaine, épouse de Louis VIII de France.

Maubuisson avait mauvaise réputation, connu comme repaire de brigands, l’Abbaye sanctifie les lieux pour d’ils deviennent résidence royale, et nécropole royale notamment de Bonne de Luxembourg, Charles V, Gabrielle d’Estrées en 1599

Actuellement site d’art contemporain.

 

ABBAYE ROYALE DU MONCEL

Pontpoint (60) Oise Picardie

Classée M.H. en 1920
Clarisse

 A moncel

Fondée par Philippe Le Bel en 1309 ;

En 1296, il achète à Philippe de Beaumanoir Bailli de Senlis, endetté envers le Trésor Royal le Manoir de Fécamp à Pontpoint, le roi investi également dans les environs en achetant 15 ha de terres aux alentours de cette ville, pour y fonder un couvent de Clarisses.

Il ne verra pas la fin des travaux qui seront achevés par le Roi Philippe de Valois en 1328 :

En 1335, les religieuses s’installent dans l’abbaye, la consécration des lieux se fait le 27.03.1336 sous le vocable de St Jean Baptiste.

Les Clarisses y demeureront 456 ans jusqu’à la révolution, ou l’abbaye est vendue comme bien national.

En 1914, les bâtiments sont transformés en Hôpital militaire

En 1923 l’Evêque de Beauvais achète l’abbaye pour en faire un petit séminaire, jusqu’en 1960, puis une école.

En 1984, le Club du Vieux Manoir (Association reconnue d’utilité publique, -loisirs – chantiers – Patrimoine) s’occupe de la restauration du monument en partenariat avec la Caisse Nationale des Monuments Historiques,  le Conseil Général de L’Oise, le Crédit Agricole, permettant ainsi de sauver les bâtiments et de refaire à neuf la toiture totalisant pas moins de 12 000 m², en gardant  les charpentes d’origine.

Actuellement les bâtiments ont plusieurs destinations :

  • Musée d’archéologie, lieu d’exposition, de concerts, bibliothèque et école du vitrail, location de salles pour mariages.

 

ABBAYE ROYALE NOTRE DAME DE LIEU-DIEU EN JARD

Jard sur Mer (85) Vendée,  20 km des Sables d’Olonne)  Pays de la Loire

Inscrite à l’Inventaire supplémentaires des M.H. en 1927
Prémontrés

 Abbaye_de_Lieu-Dieu_à_Jard-sur-Mer_03

Fondée en 1197 par Richard Cœur de Lion (fils d’Henri Roi d’Angleterre et d’Aliénor d’Aquitaine)

Dévastée trois fois, en 1372 / 1484 et 1568

En 1372 : lors de la reprise par Duguesclin de l’Abbaye (sous le règne Roi Charles V)

En 1484 : pillage lors de l’élection d’un nouvel Abbé

En 1568 : les Calvinistes envahissent l’Abbaye et détruisent les lieux de culte

En 1770 : L’Abbé Général des Prémontrés voulant annexer les biens et les revenus à son ordre parisien, il vend tous les biens, l’argenterie, les lambris, les portes, les vitres; es matériaux, la couverture en ardoise, les Tuiles,  les charpentes…les chandeliers, les croix, les orgues… si bien qu’en 1773 l’abbaye est complètement délabrée, elle devient exploitation agricole

En 1790 elle est vendue par lots aux enchères, un négociant achète l’ensemble pour revendre ce qui reste, des revêtements en pierre de taille…

En 2012 Monsieur et Madame Alain du Peloux, acquièrent  l’Abbaye et s’emploient à la restaurer, elle est ouverte au public depuis 2013.

 

ANCIENNE ABBAYE ROYALE DE PENTEMONT

Paris (75) – Ile de France

Classée M.H. 1883 /1892/2013

PENTEMONT

Augustines

Fondée en 1217 près de Beauvais par Philippe de Dreux, l’abbaye ayant été inondée, elle fut transférée à Paris.

Couvent de religieuses, puis maison d’éducation afin d’accueillir les jeunes filles de la noblesse, elle devint un lieu de retraite.

En 1743 l’Abbesse Marie Catherine de Bethizy de Mezières reconstruit l’ensemble de 1747 à 1777

A la révolution les bâtiments deviennent biens nationaux, et en 1803, accueillent une caserne jusqu’en 1915, où l’ensemble est mis à la disposition du service des pensions du Ministère de la Guerre.

Aujourd’hui siège du Ministère de la Défense et des Anciens Combattants,

La propriété a été mise en vente en 2014.

 

ANCIENNE ABBAYE DE PORT ROYAL

Port Royal des Champs  36 km de Paris

Classée M.H. 1927 – 1948
Cistercienne

Abbaye de Port Royal des Champs reconstitution

pORT ROYAL COULEUR

Fondée en 1204, à Porrois, devenue par la suite Port Royal, l’abbaye de Port-Royal des Champs au fil des ans, malgré la règle stricte de l’ordre cistercien, perd de sa rigueur, qui reviendra avec l’arrivée en 1604 de Mère Angélique Arnaud qui y rétablit l’observance stricte de la règle de saint Benoît et réforme l’abbaye. En 1625, l’Abbaye est transférée à Paris en 1625, en raison des lieux marécageux ruinant la santé des sœurs.

Le frère de Mère Angélique, théologien décide d’occuper l’abbaye vacante et entreprend avec ses amis la réfection et drainage des lieux, et créent les Petites Ecoles » avec un enseignement très poussés, et prisés, Racine est leur élève, mais les Jésuites en prennent ombrage.

Port Royal devient le centre de diffusion des travaux de Jansénius, ancien évêque d’Ypres et de son œuvre « L’Augustinus » condamné par Rome, en 1642; tout catholique suspect doit signer une formule de condamnations des propositions hérétiques contenues dans l’ouvrage. Les sœurs revenues sur les lieux refusent de signer ce  Formulaire d’Alexandre VII, condamnant ces 5 propositions considérant  que celles-ci sont bien hérétiques en droit mais qu’en fait, elles ne se trouvent pas telles quelles dans l’ouvrage de Jansénius. Le conflit s’envenime, les Petites Ecoles sont fermées, la mort du Pape, marque un semblant de répit vers 1655  jusqu’en 1679, ou les religieuses de Port Royal Paris, désavouent leurs sœurs, le Roi  n’arrive pas à maîtriser cette pensée janséniste en France, aussi fait-il disperser les religieuses le 29 octobre 1709, expulsées par 300 mousquetaires et en 1710 l’abbaye est rasée.

Le château des Granges construit en  1651  pour abriter les Petites Ecoles est maintenant un Musée du Jansénisme.

Racine y vécut de 16 à 19 ans,  Blaise Pascal dont la sœur est devenue religieuse à Port Royal est sollicité par les jansénistes pour la défense d’Antoine Arnaud condamné par la Sorbonne en 1656, et  compose à cet effet la première et certainement la seconde « Provinciale ».

Célèbre comme mathématicien et physicien, c’est lui qui installe dans la ferme de Port Royal un treuil sur le puit permettant de remonter un seau sans fatigue d’une contenance de 9 seaux ordinaires.

 

PORT ROYAL

ABBAYE DE ROYAUMONT

Asnières sur Oise – Val d’Oise (95) – Ile de France

Classée M.H.1927 – 1948
Cistercienne

abbaye,de,royaumont

Le dernier vœu de Louis VIII père de Saint Louis, était la fondation d’un monastère dédié à la Vierge, aussi Louis IX acheta des terrains à Cuimont, rebaptisés Mons Regalis, et traduit par Mont Royal ou Royaumont, et construit une Abbaye cistercienne en 1228, achevée en 1235. Le roi y séjourne souvent et trois de ses enfants y seront inhumés. Un hôpital est créé et accueille les malades.

Les rois successifs voueront un véritable culte à cette Abbaye, qui prendra une très grande envergure grâce à de nombreux dons, legs et privilèges qui la comblent.

Ebranlée par la guerre de Cent ans, elle reprend sa notoriété, au XVI et XVIIème siècle, et demeure une Abbaye aux très grands rayonnements, spirituel, intellectuel, politique et économique.

En 1791 le domaine est vendu comme bien national , et mis aux enchères, le propriétaire la transforme en filature de coton et détruit l’église, occupant les lieux jusqu’à sa faillite en 1869 où les Sœurs de la Sainte Famille de Bordeaux l’achètent et la restaurent jusqu’en 1905, où elles durent partir suite à la loi Combes.

Jules Goüin, président de la Société de Construction des Batignolles, l’acquière comme résidence secondaire tout en poursuivant la restauration des bâtiments, en 1930, son petit fils, ouvre les portes de Royaumont aux artistes, et crée le Foyer de Royaumont, qui deviendra en 1964, une Fondation pour le progrès des Sciences de l’Homme, lieu de rencontre, de recherche et de formation dans le domaine artistique mondialement reconnu.

http://www.royaumont.com/fr/l-abbaye

ROYAUMONT S. BERN 

Vidéo Royaumont vue du ciel

 

ABBAYE ROYALE SAINT ARNOULD

Metz (57) Moselle  Lorraine

Classée M.H. en 1986
Bénédictines

 800px-Abbaye_Saint-Arnould_(cloître)

Fondée selon la légende au IIème siècle par l’Evêque Patient de Metz

Elle prit le nom de St Arnould en 717, en raison des reliques du saint entreposées en 641.

Charlemagne s’y fait enterrer ainsi que sa femme Hildegarde, ses sœurs, son fils l’Empereur Louis le Pieux et l’Evêque Drogon (fils illégitime de Charlemagne)  en 855, devenant ainsi nécropole des rois.

Détruite plusieurs fois au IXème siècle, XIème siècle à la suite d’un incendie, puis par Charles Quint en 1552. Les tombeaux impériaux et les bénédictins furent transférés à l’intérieur des remparts dans le couvent dominicain des Prêcheurs, datant de 1221, et reconstruit au XVIIème siècle, bâtiments visibles aujourd’hui avec notamment le cloître, le réfectoire et la sacristie. Ce couvent devenant par le fait Abbaye Royale de Saint Arnould et ce jusqu’à la révolution.

En 1792, elle devient l’hôpital de Haute-Pierre.

En 1795, l’Ecole du Génie, avec création d’écuries et d’un manège, et ce jusqu’en 1870, où les allemands y installent une « Ecole de Guerre » avant d’être de nouveau rendue à l’armée, pour devenir le siège du Cercle des Officiers de Metz

L’Abbaye possède une piéta datant de 1520, redécouverte lors de travaux en 1990 et exposée sur place.

Pietà_de_l'abbaye_Saint-Arnould_(Metz)_05

Son Histoire :

L’abbaye Saint-Arnould possède une piéta sculptée aux environs de 1520. Emmurée au-dessus de l’une des entrées de la chapelle de l’abbaye au moment de la Terreur 1793-94) à la suite d’un édit du maire de Metz demandant que les représentations religieuses soient cachées à la vue du public, elle a été redécouverte en 1990 au cours de travaux (l’emplacement de la chapelle correspond à l’actuel terrain de tennis derrière le palais du Gouverneur). Elle fait partie des plus belles piéta polychromes datant du XVe siècle connues à ce jour dans le monde d’après les experts participant au colloque organisé par Renaissance du vieux Metz en association avec la ministère de la Défense et le Commandement de la région terre Nord-Est le 11 mai 2007

 

ABBAYE DE SAINT DENIS

Saint Denis – Seine Saint Denis (93) – Ile de France

Classée M.H. en 1862 – 1926
Bénédictines

basilique-saint-denis

La Ville doit son nom à l’Abbaye de Saint Denis fondée en 626 par le roi mérovingien Dagobert 1er, lieu où une veuve chrétienne aurait en 278 inhumé les corps des martyrs parisiens : l’évêque St Denis et ses 2 clercs St Rustique et Saint Eleuthère décapités ensemble sur la colline de Montmartre vers 250. Dagobert y sera inhumé, devenant le 1er roi à être inhumé dans l’abbatiale.

Elle fut une des premières églises abbatiales de style gothique,  la crypte qui contient les caveaux funéraires est dans sa partie centrale un reste de l’Eglise carolingienne, construite par Pépin le Bref et Charlemagne sur les restes de l’ancien bâtiment de Dagobert.

Le Chœur, les étages inférieurs de la nef et du portail furent réalisés en 1132/1144 par l’Abbé Suger, « en trois ans, trois mois, trois jours », suivant ses dires, personnage essentiel de l’Abbaye de Saint Denis, qui en fera une des plus puissantes du royaume. Ami et conseiller de Louis VI qui instaura l’usage pour tout roi partant en guerre ou en croisade, de venir à Sant Denis chercher l’oriflamme rouge , bannière de l’abbaye.

C’est Suger devenu Abbé de St Denis en 1122, soit à 42 ans environ, qui va en faire un haut-lieu royal, il entreprend des travaux de rénovation et d’embellissement afin de mettre en valeur les reliques de Saint Denis. L’Abbaye fut consacrée en 1144. Suger meurt en 1151 à l’âge de 70 ans , mais des travaux s’imposent afin de recueillir les tombeaux des rois, menés par l’Abbé Eudes CLEMENT avec l’aide de Louis IX et de sa mère Blanche de Castille.

En 1549 l’Abbaye reçoit la visite de Charles Quint , hôte de François 1er.

En 1593  Henri IV y abjure le protestantisme.

A la révolution, la basilique échappe à la destruction totale.

En 1966 la Basilique nom donné dés l’époque mérovingienne, devient  Cathédrale.

C’est Napoléon 1er qui va la restaurer et Louis XVIII qui lui rendra son rôle de nécropole avec les sépultures de 42 rois, 32 reines, 63 princes ou princesses ; 10 grands du royaume (70 gisants et tombeaux)

 

ABBAYE DE SAINT GERMAIN DES PRES

Paris (75) – Ile de France

Classée M.H. en 1862
Bénédictine

280px-St_Germain_des_Pres     View-Of-The-Abbey-Of-Saint-Germain-Des-Pres,-

Fondée au VIème siècle par le roi mérovingien Childebert 1er, fils de Clovis et l’Evêque de Paris, Saint Germain, pour  abriter un fragment de la Croix et la tunique de Saint Vincent ramené lors d’une expédition en Espagne en 542

Consacrée en 558 à la Sainte Croix et à Saint Vincent de Saragosse, le roi et le saint y furent inhumés. St Germain devenant nécropole avant celle de Saint Denis reçoit les restes des souverains Mérovée, Frédégonde, Clotaire…) jusqu’à la mort de Dagobert qui repose à Saint Denis.

Noyau central de toutes les abbayes bénédictines qui ont compté plus de 17 000 Abbayes et prieurés, fourni 24 papes, 200 cardinaux, 1600 archevêques, 1560 saints, 43 empereurs et 44 rois.. et dirigés par un abbé souverain, ne rendant compte qu’au pape.

Dévastée plusieurs fois et reconstruite pour devenir un des plus beaux bâtiments monastiques du Moyen-âge et une puissante abbaye. Entourée au XIVème siècle d’une muraille crénelée, garnie de tours, qui sera démolie à la fin du XVIIème siècle

En 1631, l’Abbaye se rattache à la congrégation de Saint Maur jusqu’en 1789, qui va œuvrer pour le renom de St Germain en devenant un foyer d’érudition, poursuivie par l’Académie des Inscriptions et Belles Lettres et l’Ecole Nationale des Chartes.

La fin de l’Abbaye survient le 1 février 1792, une manufacture de salpêtre est installée dans l’église, dont le culte sera rétabli en 1803, les vestiges de l’Abbaye sont inscrits aux monuments historiques depuis 1953. Très belle église à visiter, mélange d’art roman, gothique, baroque avec de très belles sculptures et tableaux représentant l’ancien et le nouveau testament, et de très beaux décors peints du XIXème siècle.

 

ABBAYE DE SAINT JEAN D’ANGELY

St Jean d’Angely Charente Maritime (17)  Poitou Charente

Bénédictine

 800px-Panorama_AbbayeRoyale_Saint-Jean-d'Angely

Fondée en 817 par Pépin 1er qui aurait reçu le crâne de St Jean Baptiste.

Abbaye bénédictine, plusieurs fois pillée, et reconstruite.

En 1010, sa renommée fait d’elle une des plus puissantes de l’Ouest de la France

Elle fut détruite ainsi que la relique lors des guerres de religion en 1568.

Les moines la reconstruisent en 1622.

Elle accueillie Louis XIV et son fils  le Duc d’Anjou partant régner en Espagne

Elle fut transformée à la révolution, en Collège puis en lycée.

Actuellement Centre Culturel de la Ville d’Angely

 

ABBAYE ROYALE DE SAINT MAGLOIRE

Léhon  (22)  Côtes d’Armor  Bretagne  1 km de Dinan

Classée M.H. 1875
Bénédictine

 Prieuré royal de St Magloire de Léhon

Ancienne abbaye bénédictine en 850, de très grand essor durant la période médiévale et jusqu’à la révolution.

Monastère bénédictin situé dans les Côtes d’Armor, qui daterait de l’époque carolingienne vers l’an 850, détruit lors de l’invasion des normands, la reconstruction aurait eu lieu au XIème siècle en prieuré,

A la révolution il est vendu comme bien national à Joseph Bullourde qui y réside pendant 30 ans, et le vend à une famille anglaise. Il est ensuite transformé en brasserie, manufacture de toiles à voiles et école de jeunes filles jusqu’en 1959

Offerts à la Mairie, les bâtiments vont être restaurés; l’ancienne abbatiale  devient la nouvelle église paroissiale consacrée en 1897. Visible le cloître, créé par les Mauristes, le réfectoire, les cuisines et les combles, l’ensemble datant du XVIIème siècle.

 L’église a conservé jusqu’en 2004, (date de son vol)  un reliquaire contenant les ossements de St MAGLOIRE,

Saint Magloire

 

ABBAYE ROYALE DE SAINT MICHEL DE BOIS AUBRY

 Bois Aubry à Luzé (37) Indre et Loire   Centre

Classée M.H. 1944
Ordre de St Benoit

 Prieuré royal de St Magloire de Léhon

Cette ancienne abbaye royale est située près des Villes de Richelieu, Chinon, Tours

Célèbre pour son architecture à la  fois romane (XII°) et gothique (XIV et XVème siècle).

Fondée par l’Ermite Robert vers 1110 elle subit l’évolution monastique passant de l’érémitisme (ermites) au cénobitisme (vie monastique en communauté)  avec la règle de St Benoit de Nursie.

 L’abbaye a connu de nombreuses invasions et destructions, pendant la guerre de 100 ans, et fut restaurée grâce aux rois Louis XI dont l’écu couvre une clef de voute du jubé, ainsi que le Roi Charles VIII. Elle a connu les guerres de religion non sans mal, à noter parmi les abbés de l’abbaye, Richard de Ronsard le frère du poète Pierre, elle fut vendue à la révolution pour devenir une ferme jusqu’en 1978 où une communauté orthodoxe l’achète pour la restaurer. Elle y crée un cimetière où repose l’acteur hollywoodien YUL BRUNNER  (10 Commandements, Salomon et la Reine de Saba , les 7 mercenaires…)

Propriété privée depuis 2006, ouverte à la visite, permettant de découvrir

  • le Clocher avec la flèche de pierre (XV°)
  • l’abbatiale et son jubé
  • le Cloître et la salle capitulaire du XII° siècle à colonne romaine datant du III° siècle
  • L’hostellerie des convers (XII et XV° siècle)
  • La salle voutée à « écho » XII° siècle
  • L’abreuvoir pour pigeons
  • Le cimetière où reposent les cendres de Yul Brynner.

http://www.abbayedeboisaubry.fr/fr

 

ABBAYE ROYALE DE SAINT MICHEL EN L’HERM

St Michel en l’Herm (85)  Vendée (85)  Pays de Loire

 Abbaye de St Michel en l'Herm

Bénédictine

Une des plus importantes et anciennes de Vendée au Moyen-Age

Fondée en 682 par ANSOALD Evêque de Poitiers et moine de Noirmoutier sur une ancienne île calcaire.

Détruite en 877 par les Normands et reconstruite par l’Evêque de Limoges EBLES frère de Guillaume Comte de Poitou. D’importants travaux ont été entrepris par ces moines pour assécher les marais avoisinants et pour la mise en valeur du marais poitevin avec notamment la construction du canal des Cinq-Abbés, et l’exploitation du sel.

En 1048 un incendie va ravager les bâtiments, une forteresse sera construite à sa place au XIIIème siècle par Savary de Mauléon. En 1516, elle devient une abbaye royale avec les Abbés, Jacques de Billy, Hardouin de Péréfixe de Beaumont et l’abbé commendataire Mazarin.  Saccagée, pillée par les protestants, et a du mal à se relever malgré la venue des moines mauristes. En 1668, elle est unie au Collège des Quatre Nations fondé par le Cardinal à Paris.

En 1685 des constructions complémentaires voient le jour, l’édifice est restauré, et agrandi, par l’architecte Le Duc dit Toscane dont notamment le réfectoire et le Pavillon des moines

Depuis 1818 Propriété privée.

A voir la salle capitulaire carrée retrouvée au XXème siècle avec le tombeau de l’Abbé Aszo datant de l’an 1048, et celui de Savary de Mauléon qui repose au cœur de l’Eglise, le réfectoire du XVIIème, et le chauffoir.

 

ABBAYE ROYALE DE SAINT PIERRE DE CORBIE

Corbie – Somme (80) –

Classée M.H. 1907
Bénédictine

 Abbaye_CORBIE_FRANCE_1677

Fondée en 657 par la REINE Bathilde mère de Clothaire III, détruite par les Vikings, reconstruite,

Son scriptorium (salle consacrée à l’écriture) était l’un des plus important du Moyen-âge et qui aurait mis au point « la minuscule caroline » (forme d’écriture beaucoup plus régulière et lisible, établissant également la séparation des mots par un espace)

En 1638  400 manuscrits seront transférés à l’Abbaye de St Germains des Près, qui malheureusement pour la plupart disparaîtront,  300 autres iront à la Bibliothèque d’Amiens.

Abbaye supprimée à la Révolution, il reste l’Eglise abbatiale devenue Eglise paroissiale.

 

ABBAYE ROYALE DE SAINT REMI REIMS

Reims – Marne (51) – Champagne Ardennes

Patrimoine de l’Unesco 1991

Classée M.H. 1840
Bénédictine

RTEmagicC_Musee_Basilique_St_Remi_vue_aerienne_jpg 

Reims comprend 4 édifices :

  • La Cathédrale Notre Dame
  • L’ancienne Abbaye Royale de St Rémi
  • La Basilique de Saint Rémi
  • Le Palais du Tau

C’est vers 760 que l’Abbé Jean Tilpin (ou Turpin) crée l’Abbaye de Saint Rémi et y installe des Bénédictines qui y demeureront jusqu’à la révolution.

L’Abbaye va être comblée de largesses et de privilèges, les Rois et les Reines y reçoivent l’onction royale, beaucoup y reçoivent également la consécration épiscopale. Elle est considérée comme la première Abbaye de France de par le nombre de ses possessions.

L’Abbaye actuelle date du XVII et XVIIIème siècle , devenue Hôpital durant la Première guerre mondiale, puis musée. Elle s’illustre à travers le cloître, l’ancien parloir médiéval du XIIIème siècle, l’escalier d’honneur, le réfectoire du XVIIème siècle, on peut voir beaucoup de collections liées à l’histoire de l’Abbaye notamment la teinture de la Vie de Saint Rémi constituée de 10 grandes tapisseries datant de la Renaissance

saint remi
http://www.brunehaut51.com

 

ABBAYE DE SAINT RIQUIER

St Riquier – Somme (80) – Picardie

 Abbaye de St Riquier

Eglise abbatiale classée M.H.  1840
Salon rez-de-chaussée classé M.H. 1960
Façades, Toitures, escalier intérieur de la maison abbatiale classés M.H. 1965
Bénédictine

Fondée par Riquier (fils du Gouverneur de cette Ville) en 625, embellie par de nombreux travaux entrepris et financés par Charlemagne entre 789 et 799.

L’Abbaye s’occupe de l’administration de la Ville, composée d’une garnison de plus de 100 chevaliers

Détruite / détériorée plusieurs fois, par les Normands en 881, par les Bourguignons, les Armagnacs en 1421, Incendiée en 1554 par Philippe II d’Espagne fils de Charles Quint.

Il faudra attendre un siècle pour qu’elle renaisse au XVII ème siècle grâce à l’Abbé Charles d’Allègre qui la restaure, d’autres travaux d’embellissement effectués au XIV feront d’elle un des très beaux édifices de France, et un haut-lieu d’échanges culturels, transformée en petit séminaire d’Amiens, puis hôpital militaire, En 1953 elle sert à la Congrégation des Frères Auxiliaires du Clergé. Appelée « La Perle Blanche de Picardie, c’est un des joyaux de l’architecture gothique flamboyant en Picardie maritime.

Propriété du Département depuis 1972.

En 2012 elle accueille le Centre Culturel de Rencontre dédié aux écritures, elle reçoit également tous les ans le festival de musique classique.

Des fouilles en 1989 ont permis la découverte des ossements de Nithard, le petit-fils de Charlemagne, abbé laïc de St Riquier au IXè siècle, ils sont exposés dans l’abbatiale depuis le 9.03.2012.

http://www.ccr-abbaye-saint-riquier.fr

Saint riquier

 

ANCIENNE ABBAYE ROYALE DE SAINT THIBERY

Saint Thibéry – Hérault (34) – Languedoc Roussillon

M.H.  2005
Bénédictine

 ancienne-abbaye-royale-saint-thibery

Fondée au VIIIème siècle sur l’emplacement présumé de l’agglomération romaine de Cessero, près du tombeau de 3 martyrs, Tibère,  Modeste et Florence.

Détruite et reconstruire, en raison des guerres de religion.

C’est la Congrégation St  Maur qui la restaure en 1667.

Vendue à la révolution en de très nombreux lots.

Propriété actuellement de la Commune

A visiter l’église abbatiale , la tour, le cloître, le dortoir des moines

 

ABBAYE ROYALE DE SAINTE GENEVIEVE

Paris – Ile de France

Ordre de Cluny

Abbaye royale Ste geneviève

Fondée en 502 par Clovis et son épouse Clothilde, en remerciement de sa victoire à Vouillé contre les Wisigoths, ils y furent inhumés tous les deux,  de même que Sainte Geneviève qui avait l’habitude de venir y prier en empruntant le chemin devenu « rue de la Montagne Sainte Geneviève » la popularité et la dévotion à la sainte s’amplifiant, elle fut reconstruite au XIIème siècle, devenant une abbaye de chanoine Augustins rivalisant avec St Germain des Prés, la crypte conservée du VIIème siècle comprenait de nombreux tombeaux dont celui de Sainte Geneviève, mais les reliques de la sainte se trouvaient dans une châsse d’or derrière l’autel, datant du XIIIème siècle et restaurée au XVIIème siècle  ornée de douze statues d’or sur quatre colonnes de marbres et portée par quatre statues de vierges armées de flambeaux.

Lors des épidémies, guerres, inondations et calamités en tout genre, des processions avaient lieu et la châsse était promenée dans tout Paris, et un jeûne général était décrété. La châsse fut fondue en 1793.  Les reliques de la Sainte furent brûlées de nuit sur la Place de Grève, de peur de la colère du peuple en raison de la dévotion des parisiens pour leur Sainte. La révolution amena le déclin de l’abbaye, et elle fut démolie en 1807 pour percer la rue Clovis.

Il ne reste plus que le réfectoire, quelques caves gothiques ainsi que le clocher de l’église, appelé « TOUR DE CLOVIS »

Le lycée Henri IV occupe les lieux depuis 1796.

Les chanoines possédaient une très belle bibliothèque comprenant 80 000 manuscrits, des antiquités et médailles, aujourd’hui transféré au Collège Montaigu, elle renferme plus de 250 000 Livres qui seront récupérés dans la bibliothèque Sainte Geneviève.

Louis XV en 1744 malade avait promis s’il guérissait de remplacer l’abbaye de Sainte Geneviève à moitié démolie, par un magnifique édifice, ce qui fut fait en 1758 et terminé en 1789 par la construction du Panthéon.

 

ABBAYE ECOLE DE SOREZE

SOREZE – Tarn (81) – Midi Pyrénées

Bénédictine

 abbaye-ecole-soreze

Fondée au pied de la Montagne Noire, en 754 par Pépin le Bref ; en l’honneur de Dieu, de la Vierge Marie et tous les Saints et pour le salut de son âme. Placée sous l’invocation de Notre Dame de la Paix ou de la Sagne (Beatae Maria dé Sanha) nom sous lequel elle était connue au Moyen Age. Les moines enseignent à lire, écrire et prier aux enfants des environs.

Détruite par les Normands elle fut reconstruire par l’Abbé Walafride moine, en 903.

 En 1273, à la suite du rattachement de la province au Royaume de France, l’Abbaye prend le nom Abbaye royale de Notre Dame de la Paix.

En 1571, les Calvinistes brûlent l’église, ils reviendront en 1573 pour massacrer 80 catholiques et pour démolir l’ensemble des bâtiments à l’exception du clocher qui résiste.

En 1638 les Bénédictins de la Congrégation de St Maur reconstruisent l’abbaye.

Toujours dévoués à l’enseignement , l’école a une très grande renommée dans toute la France et ailleurs si bien que Louis XV confie aux moines les officiers français, et en 1776 elle devient sous Louis XVI l’Ecole Royale militaire. Les enseignements sont très complets, et pointus, les matières enseignées : les mathématiques, le français, les sciences , les arts, l’équitation, l’escrime, la natation et la discipline est de rigueur. Ce qui lui vaut en 1776 de devenir la première des 12 écoles royales militaires du royaume, formant les futurs officiers des armées. Après la chute de Robespierre ; on veut rétablir l’instruction publique et les écoles centrales sont créés, concurrençant l’Ecole Royale, mais si peu du fait de l’anarchie et de la liberté complète d’action des élèves, la renommée de l’Ecole continue de prospérer même à  l’étranger dirigée, par le Père Lacordaire Dominicain, prédicateur, en 1854. Passant ainsi d’une Ecole Royale militaire à un Collège International mixte en 1978 jusqu’en 1991.

En 1993, un Syndicat mixte est créé entre la Région Midi Pyrénées, le département du Tarn et la Ville de Sorèze pour acquérir le site et en faire un lieu d’échanges international, alliant tourisme, culture et formation.

http://www.soreze.com/?cat=132

 

ABBAYE DU VAL DE GRACE

Paris (75) – Ile de France

  220px-Ancienne_abbaye_Val-de-Grace_cloitre_jardin

Bénédictine

Abbaye liée à la Reine Anne d’Autriche

Construite sur un ancien monastère des Bénédictions, la Reine avait l’habitude de venir dans ce modeste couvent connu pour sa dévotion pour la Nativité, elle qui stérile ne peut avoir d’enfant elle fait le vœu d’élever un « temple magnifique » « de rebâtir entièrement l’église et le monastère du Val-de-Grâce » si un fils louis est donné. Louis XIV naît le 5/09/1638 et la Reine en remerciement à Dieu et à la Vierge Marie va réaliser son vœu. Le Roi décède le 14.05.1643  la laissant régente du Royaume, les travaux continuent, avec l’installation d’une congrégation religieuse dirigée par une amie de la Reine, l’Abbesse Marguerite de Vényd’Arbouse, la construction de l’Eglise abbatiale est terminée en 1667, le Cloître, la Chapelle de Sainte Scholastique, patronne des bénédictines et l’oratoire de la Reine, qui comprend une petite chapelle renfermant les cœurs embaumés de 45 rois, reines, princes et princesses enfermés dans des enveloppes de plomb. A la révolution, le mobilier fut dispersé, l’église conservée et l’abbaye transformée en hôpital militaire le 1.07.1793 ce qui la sauva de la destruction.

En 1793, beaucoup de cœur furent profanés sauf celui du fils de Louis XVI, Louis-Joseph Xavier, mort en 1789, d’autres furent transférés à St Denis.

Certains cœurs embaumés dit-on furent récupérés par des peintres amateurs de ce mélange issue de l’embaumement (alcool et aromates), qui permettait mélangé à de l’huile de donner un merveilleux glacis aux tableaux (le brun momie = sang de bœuf).

Aujourd’hui l’Abbaye abrite l’Ecole du Service de Santé des Armées qui avec l’hôpital du Val de Grâce, constituent le premier centre hospitalier universitaire militaire connu pour soigner tous les hommes politiques, chefs d’Etat de France et même de l’étranger, comprenant une bibliothèque riche de plus de 40 000 ouvrages et de 600 collections de périodiques, ouvert au Public.

Suivant le plan de restructuration des armées, l’Hôpital devra fermer ses portes d’ici à 2017

VAL DE GRACE

 

PRIEURE BENEDICTINES DE BELAYGUE

Paris (75) – Ile de France

Classé M.H. 1948

240px-Belaygue_Priory

Rattaché autrefois Abbaye de Ligueux pour recueillir les jeunes femmes de sang royal.

 

PRIEURE ROYAL DE CASSAN HERAULT

Roujan (34) Hérault  Languedoc Roussillon

 Abbaye de Cassan

Augustine

 Le Château-Abbaye de Cassan est un ancien Prieuré royal qui a pris son nouveau nom après la Révolution Française.

Sa fondation date de 1080 sur l’emplacement d’un probable site gallo-romain du IVe siècle.

Occupé par des chanoines jusqu’à la Révolution, le Prieuré connait plusieurs propriétaires privés avant que l’Etat n’en prenne possession en 1946, pour en faire un Centre de formation administré par l’Education Nationale.

En 1953, son église romane du XIIe siècle et le palais conventuel du XVIIIe siècle sont classés au titre des Monuments Historiques.

Depuis son acquisition en octobre 2002 par le groupe SERCIB,  des visites touristiques sont organisées et une saison culturelle avec des concerts, des expositions et des journées portes-ouvertes à thèmes.

Des liens socio-économiques sont tissés avec le territoire grâce à l’obtention du label départemental « Qualité Hérault » et du référencement par le « Cercle Prestige » de la Région Languedoc Roussillon. Depuis 2008, Cassan est membre de l’association des « Sites d’Exception  en Languedoc » dont le siège est situé à l’Office de Tourisme de Pézenas.

http://www.chateau-cassan.com/visite.html

 

PRIEURE ROYAL DES HAUTES BRUYERES

Saint Remy l’Honoré – Yvelines (78) – Ile de France

Ordre de Fontevraud

 Prieuré Royal de Haute Bruyere

Lié à l’histoire de Bertrade de Montfort, mariée au Comte Foulques d’Anjou, enlevé avec son consentement par le Roi Philippe 1er en 1092, marié à Berthe de Hollande dont il eut un fils le futur Louis VI, l’Eglise prononça l’excommunication du souverain et mit  l’interdit sur le royaume.

En 1104 Philippe et Bertrade jurèrent devant l’évêque d’Arras de  cesser toute relation. A la mort du roi en 1108, Bertrade tout en gardant le titre de Reine (Berthe étant morte en 1094), choisit de se retirer au monastère de Fontevrault où elle resta durant 4 ans.

Son frère Amaury de Montfort, demanda l’autorisation au Roi Louis VI, de fonder un prieuré à Hautes Bruyères, sur des terres données en dot à sa sœur par le Roi Philippe 1er.

L’inauguration du prieuré eut lieu le jour de Noël 1115, Bertrade devient mère prieure jusqu’à sa mort

Elle fut inhumée dans le chœur de l’église priorale en 1128. Le Prieuré ayant reçu la protection royale, les dons affluent du fait de la renommée de la Reine « repentie » , et des reliques ramenées par Simon de Montfort en 1204, un morceau de la Vraie Croix. Les Comtes de Montfort y sont également inhumés, devenant ainsi un haut-lieu de sépulture. Le corps de François 1er y fut transporté et son cœur rejoindra en 1852 St Denis.

En 1794, les terres et le mobilier furent vendus et le prieuré détruit.

http://www.saintremylhonore.fr/

 

PRIEURE ROYAL DE ST LOUIS DE POISSY

POISSY – Yvelines (78) – Ile de France

Classé M.H 1933
Dominicaine

 280px-Plan_monastere_Poissy

Plan du monastère

Ancien monastère de Dominicaines fondé en 1304 par Philippe Le Bel en l’honneur de Louis IX son grand père, dans sa ville natale quelques années après sa canonisation survenue le 11 août 1297, confiée à 120 religieuses nobles cultivées, sachant lire et écrire, il fut l’un des plus riches de France. Fermé à la révolution, la commune conserva la collégiale Notre Dame, l’église prieurale, et le monastère furent vendus et démolis en 1802, il ne reste que la porterie et le mur d’enceinte.

Aujourd’hui musée du jouet de POISSY

 

PRIEURE ROYAL DE SAINT MAURICE

Senlis  (60)  Oise   Picardie

Augustin

 chateau-royal-St maurice2

St Louis fonde le prieuré St MAURICE de SENLIS avec les reliques de Saint Maurice et de ses compagnons martyrs, qui appartenaient à l’Abbaye d’Agaune à Saint Maurice en Suisse, dans le Valais. En échange le roi leur offre des épines de la Sainte Couronne.

Les reliques arrivent avant la construction du prieuré, en 1262 soit 25 chasses qui sont accueillies en grande pompe par le Roi, les Evêques et le peuple et entreposées en attendant à St Denis dans la Chapelle Royale.

Le prieuré est terminé en 26 mois, soit le 1 juin 1264 , l’Abbaye suisse étant considérée comme la maison–mère, le roi choisit pour les moines la couleur rouge en l’honneur de ceux de l’Abbaye d’Agaune..  En 1376 le bras de Saint Maurice vient enrichir les reliques…

La révolution vend les biens, le cloître et la chapelle qui sont détruits ;

En 1816 la Famille Turquet de la Boisserie l’achète et y demeure jusqu’en 1956 où il devient propriété de la Ville de Senlis qui y installe le musée de la Vénerie.

 

NOTA :

Un PRIEURE  est un  monastère subordonné à une Abbaye plus importante.

Il existait différents prieurés :

PRIEURE RURAL : qui appartient à l’Abbaye qui l’a fait construire ou l’a reçu en donation*

  • PRIEURE CONVENTUEL : prieuré plus important dont une dizaine de Prieurés ruraux peuvent dépendre.

A la tête de ces prieurés se trouvait un Prieur légitime, ayant tout pouvoir.

Ou un Abbé commendataire, c’est-à-dire un abbé laïc, nommé par le Roi ,et qui avait le droit de jouir des revenus du monastère et de diriger les affaires temporelles, souvent laissées au Prieur en titre .

 Hugues Capet fut Abbé laïc des Abbayes de Saint Martin de Tours et de Saint Denis, et doit son surnom à la chape d’abbé qu’il portait.

Source : Wikipédia