Les regalia

LES REGALIA du ROYAUME DE France

Que sont les REGALIA ?

Les ornements, les emblèmes, les insignes royaux qui servent lors de la cérémonie du couronnement.

Ces objets représentent les symboles de la royauté, et  chaque monarchie a ses propres regalia conservées avec beaucoup de soins; ces signes distinctifs permettent d’assurer la légitimité du roi de France

Les tableaux de grands peintres, représentent les rois, avec  les vrais emblèmes du pouvoir royal  que sont :

I /           La Couronne

II /         La Fleur de Lys

III /        Le Sceptre royal

IV/        La main de justice

V /        Les éperons d’or

VI/        L’Epée

VII /      Les vêtements de sacre

Louis XIV portrait                                      Charles X

Tous ces objets sont conservés à l’abbaye royale de St Denis et servent au cours de la cérémonie du sacre des rois de France, généralement à REIMS, tous ces attributs témoignent des différentes fonctions de la royauté.

Ce qu’il en reste se trouve principalement  au Musée du Louvre

Ce n’est que du temps de St Louis que s’instaura l’habitude de léguer à l’Abbaye de St Denis les couronnes et régalia pour les sacres futurs. Grâce à Dom Michel FELIBIEN, et son « Histoire de l’abbaye royale de St Denys de France » de 1706,  nous connaissons tous ces objets répertoriés par l’auteur et qui témoignent des œuvres actuellement disparues et de celles sauvegardées  pour la plupart au Musée du Louvre et au Cabinet des médailles de la Bibliothèque nationale à Paris. Le Trésor de Saint Denis comportait 445 objets rangés dans « les armoires du sacre », et qui furent pour la plupart fondus à la Révolution.

Ces ornements prestigieux sont non seulement des instruments historiques, mais également des chefs d’œuvre artistiques.

I / LA  COURONNE ROYALE : symbole de la ROYAUTÉ

Avant Charlemagne, les rois  en guise de couronnes, utilisaient des cercles d’or massifs. Dès le sacre de Philippe Auguste en Novembre 1179, sa couronne et celle de la Reine, sont léguées à Saint Denis (testament conservé à l’abbaye de St Denis) et vont servir aux sacres des rois successifs,  jusqu’en 1590  ou le Duc de Mayenne ayant besoin d’argent pour financer la Ligue, fait fondre la couronne du Roi.

C’est au 16ème siècle que les couronnes deviennent fermées, sous le règne de François 1er, afin que le roi soit différencié des Ducs, Comtes… qui en portaient également; et les premières règles de l’usage des couronnes pour les différents titres nobiliaires furent définies sous son règne. (voir photos en fin de paragraphe).

COURONNE DITE DE St LOUIS 

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Ancienne couronne datée de la  fin XIIIème siècle, fleurdelisée, qui abritait une épine de la couronne de Jésus-Christ, placée sous un rubis de 275 carats, elle se trouve maintenant au muséum d’Histoire naturelle de Paris.

Elle a servi au sacre du Roi Jean II et d’Anne de Bretagne en 1492

La couronne était d’or massif et pesait avec l’ensemble des pierres du bonnet et des chaines d’argent + ou – 4 kilos . Le cercle et les fleurons totalisaient 48 pierres précieuses réparties comme tel : 16 rubis balai (spinelle) 16 émeraudes et 16 saphirs . Le cercle de base était formé de 4 plaques rectangulaires reliées par des systèmes de charnières. En haut au milieu de chaque élément se trouvait un rubis flanqué de deux émeraudes ainsi qu’une en dessous. Chaque élément était orné de la même façon. Chaque série était séparé par 4 saphirs; il en était de même pour les pierres ornant les fleurs de lys . Et qui se composait comme suit: une émeraude entourée de 3 rubis posés sur chaque pointe de la fleur. Cette couronne possédait une coiffe intérieure de forme conique et  était surmontée par un rubis de 200 carat. C’est le roi Jean II qui fit réaliser cette coiffe de couleur cramoisie; ornée de 12 groupes de 9 perles en rosace. Sur le sommet au dessus d’un piller carré se trouvait le rubis. Une inscription faite sur le pourtour du pilier rappelait qui était le donateur de la pierre . En voici le texte : SI HIC PULCHRAE CITUATUS EST FRANCORUM REGE JOHANNE DATUS IN MEDIO FLORUM LAPIS . Le collet du pilier était attaché au bonnet grâce à 4 bandes d’or fixées par 4 autres perles, le tout formant une croisée. Le nombre total de perles était de 112. En 1547 Henri II fit refaire un nouveau bonnet doublé de satin. En 1590 les moines pour protéger le trésor le transfèrent à Paris à Sainte Croix de la Bretonnerie, mais le duc de Mayenne chef des ligueurs qui avait déjà pris le rubis de Jean II pour financer la ligue s’empare de la couronne du sacre avec l’aide du duc de Nemours et malgré les protestations du prieur de saint Denis, ils la dépècent et la fondent pour en tirer de l’argent pour la ligue mais pour aussi empêcher Henri IV alors protestant d’être sacré avec . C’est pour cette raison que les moines honteux de la perte de la couronne qui leur avait été confiée firent passer la couronne de la reine pour celle du roi, car elles étaient quasiment identiques mais celle de la reine était plus petite .

De cette couronne il n’y a pas de représentation sauf sur le gisant de Philippe VI de Valois et encore les pierres précieuse n’y sont pas représentées. Voici un dessin de Bernard Morel représentant les deux couronnes   et que l’on peut voir dans son livre l’histoire des joyaux de la couronne de France. On reconnait aisément celle du roi grâce a son bonnet surmonté du rubis .

Couronne Charlemagne

Reconstitution des Couronnes « dites de CHARLEMAGNE » du roi et de la reine sous Philippe II Auguste.

COURONNE Henri IV 

 CouronneHenriIV

Réalisée pour son sacre à CHARTRES  le 27.02.1594.

Toutes ces couronnes furent détruites à la Révolution sauf celle de Louis XV, conservée au LOUVRE

À l’occasion de leur sacre, les rois de France avaient pour coutume de se faire exécuter une couronne personnelle. Pour Louis XV, deux couronnes furent réalisées : une en or, conservée au Louvre, l’autre en argent doré et ornée de pierreries. Cependant, en 1729, cette dernière fut dépecée et on remplaça les pierres d’origine par des copies. La couronne ne servait qu’à l’occasion du sacre et reposait à l’abbaye de Saint-Denis avec les autres instruments de cérémonie, appelés regalia.

La couronne du sacre de Louis XV

Couronne de Louis XV

Une œuvre toute de perles et de pierres précieuses

La Couronne de Louis XV est composée d’une calotte de satin brodé et cerclée d’une structure métallique d’où partent des arceaux ajourés surmontés d’une fleur de lys. Le bandeau est ceint de deux files de perles et de huit pierres de couleur (saphirs, rubis, topazes et émeraudes) alternant avec des diamants. Le départ des arceaux est marqué par des fleurs de lys formées par cinq diamants. Le célèbre Régent, acheté quelques années avant le sacre, orne la fleur du devant. Les huit diamants quadrangulaires qui constituent le sommet des fleurs appartiennent à la série des dix-huit Mazarins. Enfin la couronne est également surmontée d’une fleur de lys faite de feuilles d’acanthe en argent comportant dix-sept diamants complétés par le Sancy. Sur la calotte sont cousus vingt-quatre autres diamants. En 1729, perles et pierres précieuses furent remplacées par des copies à la demande de Louis XV. Au total, la couronne comportait 282 diamants (161 grands et 121 petits), 64 pierres de couleur (dont 16 rubis, 16 saphirs et 16 émeraudes) et 237 perles.

L’œuvre des joailliers parisiens

La couronne personnelle de Louis XV a été dessinée par le joaillier Claude Rondé et exécutée sous la direction du jeune Augustin Duflos, joaillier du roi aux Galeries du Louvre. Peu de temps après, en 1723, Duflos réalisa chez Rondé une couronne sur le même modèle et suivant les mêmes dimensions pour le roi Joseph V du Portugal. En 1725, les Rondé livrèrent pour la reine une autre couronne de plus petite taille mais de composition voisine.

Les descriptions de la couronne de Louis XV

On connaît deux descriptions de cette œuvre : la première publiée par Le Mercure, un mois après le sacre, en novembre 1722, et la seconde servant de légende à une gravure de Sébastien Antoine. Celle-ci signale que la couronne était ornée de 64 pierres de couleur mais elle ne mentionne que 273 diamants et indique quelques variantes par rapport à l’état connu aujourd’hui. Il est donc possible que l’aspect actuel ne soit pas tout à fait fidèle à la composition d’origine et que les différences soient la conséquence de la restauration faite par le joaillier M. Maillard en 1780. Bien qu’ornée de pierres factices et malgré les légères modifications subies, la couronne personnelle de Louis XV nous révèle le faste des cérémonies royales ainsi que la virtuosité des joailliers du XVIIIe siècle.

Regalia : les instruments du sacre des rois de France, les honneurs de Charlemagne, Éditions de la Réunion des musées nationaux, Paris, 1987, pp. 91-92 .

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Couronne de Charles X

Chef œuvre Orfèvre de Evrard Bapst (1771/1842)

Elle fut brisée volontairement en 1887 lors de la vente aux enchères organisée par Jules Grevy pour faire disparaitre tout symbole monarchique et surtout tout espoir d’une future restauration.

Quelques mots sur la Sainte Couronne d’Épines

La Sainte Couronne remonterait à l’époque de l’abbé de Saint Denis, « SUGER » ministre de Louis VI et Louis VII, elle contenait un cercle de joncs retenus par des fils d’or, tout autour se trouvaient les épines, elle fut préservée dans un tube en cristal et en or.

L’empereur de Byzance, Baudoin de Courtenay, ayant besoin d’argent  l’avait mis en gage auprès de banquiers vénitiens. Louis IX (Saint Louis) en 1239, la rachète et la fait transporter en France, où elle est accueillie le 10.08.1239 à Villeneuve-l’Archevêque, par le Roi lui même qui en procession, rentre à Paris jusqu’à Notre Dame; un reliquaire spécial sera édifié « la Sainte Chapelle ».

Elle fait partie du trésor de la Cathédrale depuis le 10.08.1806 et est vénérée le Vendredi du Carême, Vendredi Saint et tous les 1ers Vendredi de chaque mois.

Couronne épines

Et un aperçu des couronnes de la noblesse française :

Couronnes noblesse

Couronne de PRINCE  — Un bonnet évasé en velours cramoisi, retroussé d’hermine et diadème de quatre demi-cercles croisés d’or surmontés d’un globe d’azur sommé d’une croix et cintré d’or.

Couronne de DUCUn cercle d’or, enrichi de rubis et d’émeraudes, surmonté de huit fleurons d’ache d’or, posés sur des pointes aussi d’or.

Couronne de MARQUISUn cercle d’or, enrichi de rubis et d’émeraudes, surmonté de huit fleurons  d’or; quatre de feuilles d’ache et quatre alternatifs formés de trois grosses perles, posées en trèfle.

Couronne de COMTEUn cercle d’or enrichi de rubis et d’émeraudes, surmonté de seize grosses perles de comte, élevées sur des pointes d’or

Couronne de VICOMTEUn cercle d’or enrichi de rubis et d’émeraudes, surmonté de quatre grosses perles de comte, entre chacune desquelles eut une perle plus petite, posée un peu plus bas.

Couronne de BARON Un cercle d’or enrichi de rubis et d’émeraudes, entortillé d’un collier ou  chapelet de perles moyennes. Depuis certain temps, l’usage s’est répandu de surmonter le cercle d’or de cette Couronne, de quatre grosses perles. C’est une imitation de la Couronne des lords de la Grande-Bretagne. (Marquis Claude Drigon de Magny — Des couronnes  héraldiques, Florence, 1878).

II / FLEURS DE LYS

La fleur de Lys apparaitra sur les armoiries à partir du XII ème siècle (voir site PSB histoire de la Fleur de Lys , cadets du lyonnais).

Cette fleur n’est en réalité que la représentation d’un Iris qui poussait le long des rives de LA LYS affluent de l’ESCAUT (rivière au Nord de la France et de la Belgique),  le Seigneur d’Armentières la portait sur son blason. Son fief ayant été annexé par le roi de France, celui-ci décida de l’adjoindre à son propre blason. Ainsi naquit la « fleur de lys ».

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Cette fleur symbolisait la pureté, la Vierge Marie protectrice des Rois, et elle sera présente sur les manteaux du sacre.

III / SCEPTRE

Depuis le IXème siècle on représente le Roi lors du sacre avec dans sa main droite  un long bâton de commandement, qui symbolise les pouvoirs du roi pour guider son peuple et prendre les décisions.

 

Sceptre et main justice HenriIV         3 sceptre main épée

Le Sceptre de CHARLES V ou sceptre de CHARLEMAGNE

Sceptre Charlemagne Sceptre Charles V dit Charlemagne

Sceptre surmonté d’une statuette représentant Charlemagne, a été créé pour Charles V en l’honneur de son Saint Patron

IV / LA MAIN DE JUSTICE

Main justice Louis XVIII St Denis

Bâton en bois surmonté d’une main d’ivoire.

La main de justice apparait sous Hugues CAPET, et représente une main gauche, tenue par le Roi lors de la cérémonie du sacre. Le roi devait assurer le respect de la justice.

« Main de Justice,  par son pouce, (elle représente le Roi) son index (la raison) et son majeur (la charité) symbole de La Trinité. Les deux derniers doigts repliés  figurent la Foi Catholique, le Roi est le Juge suprême dans son Royaume. 

Hugues Capet et la main de la JHUGUES CAPET

Lors du couronnement,  le roi tient le sceptre dans la main droite et la verge ou main de justice dans la main gauche. Celle-ci doit mesurer une coudée, référence à la mesure utilisée pour les édifices sacrés, soit  52,5 cm. Cette main de justice fut le privilège exclusif des rois de France pendant des siècles,  elle signifiait la descendance de David .

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Main de Justice de Napoléon / Orfèvre Biennais

Cette main droite d’ivoire appelée aussi autrefois « de licorne » cette corne de licorne qui disait-on permettait de purifier l’eau , de séparer le pur de l’impur , l’antidote universel, en l’occurrence la main du Christ, qui peut purifier, bénir ou détruire.

Louis XV tenant le sceptre

Louis XV tenant le sceptre

Une main droite d’ivoire à 3 doigts levés longue de 7cm. Au petit doigt un anneau d’or garni d’un saphir et sous la main un cercle à feuillage garni de 3 grenats 3 petits saphirs et 8 petites perles d’orient. Au milieu du bâton de bois couvert d’or un autre cercle à feuillage garni de 3 petits grenats et un saphir et 7 petites perles et une place vide. En bas du bâton un autre cercle à feuillage garnit de 2 grenats 2 saphirs et 5 petites perles et 3 places vides.et comme bout une améthyste cassée en 3 pièces. Le sceptre mesurait 59cm seul le bâton représentait la coudée sacrée .A la révolution la main de justice du sacre fut détruite lors de la dispersion du trésor de saint Denis en 1793 .Il nous en reste une représentation dans un tableau d’Henry TESTELIN représentant Louis XIV en tenue du sacre et conservé dans la salle des pas perdus du palais de justice de Furne (Belgique) et une autre représentation conservée à la B.N de France, il s’agit d’une aquarelle de la collection Gaignières

louis_XIV par Henri TESTELIN

Petite parenthèse :

Le tableau ci-dessus montre le roi le genou droit dénudé, cela avait une signification bien particulière, montrant que le roi pouvait être clément, et enclin à une certaine bienveillance où mansuétude. Souvent pour demander pardon, il était coutume de plier le genou, de s’abaisser  jusqu’à  s’agripper à son genou  pour demander pitié. On reconnaissait ainsi son infériorité, et on implorait une grâce.

V / LES ÉPERONS D’OR

EPERONS

Symbole de la chevalerie,  rappelant au Roi qu’il est aussi chevalier.

Les Insignes chevaleresques  sont composés des éperons et de l’Epée, donnés au Roi, au début de la cérémonie du sacre.

VI / L’EPÉE

Attribut guerrier, et protecteur du royaume par les armes, signe du pouvoir de la justice, objet d’apparat.

L’épée lors du sacre était tenue par le connétable tout au long de la cérémonie, la pointe dressée.

La légendaire « JOYEUSE » qui aurait appartenu à CHARLEMAGNE  dans la Chanson de Roland, est utilisée lors du sacre des rois à partir du XIIème siècle, elle aurait servi pour le sacre de Philippe Auguste en 1179.

Louis XV tenant l'épée

Louis XV tenant l’Epée en costume de sacre de Hyacinthe Rigaud  1702

Musée du Louvre

 

Epée                  détail Joyeuse      RMN202977

Conservée après la Révolution française au Musée du Louvre, initialement à l’Abbaye de Saint-Denis, peinte dans le portrait de Louis XIV par Hyacinthe Rigaud (1701),  L’épée du sacre.

Epéé Joyeuse Pommeau       Quillon épée la Joyeuse

Sur son pommeau : 2 oiseaux, affrontés, enlacés ou noués… Elle portait également dans le pommeau de nombreuses reliques, notamment  la pointe de la Sainte Lance, qui aurait percé le flanc de Jésus-Christ lors de sa  crucifixion. A l’origine dans chaque carré de la fusée on trouvait des fleurs de lys en relief, qui ont été effacées pour le sacre de Napoléon.

L’épée est composée d’éléments très divers. Les deux faces du pommeau sont ornées d’un décor au repoussé représentant des oiseaux affrontés, proches des ornements scandinaves des Xe et XIe siècles. Les deux quillons représentent des dragons ailés stylisés que l’on peut dater du XIIe siècle. La fusée d’or, couverte d’un réseau de losanges, semble dater du XIIIe ou du XIVe siècle. Le fourreau est composé d’un long étui, brodé de fleurs de lys, qui fut ajouté pour le sacre de Charles X en 1825. Les plus anciens éléments de ce fourreau sont, d’une part, la grande plaque ornée de pierres montées dans des bâtes filigranées, caractéristiques de la deuxième moitié du XIIIe siècle et, d’autre part, la boucle et sa plaque-boucle.
Très modifiée, l’épée n’en demeure pas moins un témoignage de la somptuosité des instruments du sacre des rois de France.

épée_sacrecharles10-vol2Épée de Charles X

Toujours associée à de grandes victoires, et de grandes défaites lors de leur perte, et dotées de qualités extraordinaires, certaines sont très célèbres comme « DURANDAL », l’épée du Chevalier Roland, qui avant de mourir à Roncevaux, essaya d’en briser la lame sur un rocher afin que son épée ne soit pas accaparée par l’ennemi, n’y arrivant pas la légende veut que Roland fit appel à l’Archange Saint Michel, et en lançant l’épée celle-ci aurait miraculeusement fait des centaines de kilomètres  pour se ficher à Notre Dame de Rocamadour où elle se trouve encore.

et « EXCALIBUR »   épée mythique, magique,  ayant appartenu au roi Arthur.

VII / LES VÊTEMENTS DU SACRE

LE MANTEAU

Manteau sacre

Ci-dessus, Manteau de sacre de Charles X,

Charles  X  commanda ce manteau de velours violet semé  de fleurs de lys d’or et bordé d’hermine, entièrement doublé de satin blanc,  avec une traîne de 4,56 m  de long.

« Il est de velours violet fin avec bordure en broderie d’or  « mi-fin », avec mantelet et bord d’hermine, entièrement doublé de  satin blanc. La traîne de 4m56 est parsemée de fleurs de lys d’or. » 

Il fut livré le 24 novembre 1826 pour un  prix de 5.200 fr.

Manteau sacre Louis XVIII

Aujourd’hui, Saint-Denis possède les insignes de la royauté reconstitués pour les funérailles de Louis XVIII en 1824. La vitrine de ces ornements restaurés présente (ci dessus) le grand manteau de catafalque en velours de soie violet orné de trois cent soixante dix fleurs de lis d’or, le heaume et son « timbre », petite couronne royale, les éperons et les gantelets d’or, les copies du sceptre d’or de Charles V et de l’épée dite de Charlemagne, la main de justice et les deux couronnes du roi et de la reine.

LE FERMAIL

Broche servant à maintenir le manteau du sacre au niveau des épaules, dessinée d’une fleur de lys

fermail

Voici  la description du fermail  du sacre réalisé pour le sacre du fils de Charles V. jusqu’à louis XVI le manteau du sacre était fermé à l’épaule droite par le fermail de Charles V réalisé en 1379 par l’orfèvre Hanse.
Il s’agissait d’un losange d’or de 240gr bordé de 40 grosses perles provenant de la 38éme couronne du roi (Dans l’inventaire des trésors du roi 55 couronnes étaient recensées elle disparurent dans les affres de la guerre de 100 ans).
4 de ses perles marquaient les pointes du losange. Sur le fond de la plaque était appliquée une grande fleur de lys d’or émaillée de bleu semée de petites fleurs de lys d’or selon la technique de l’émail champlevé. La plaque était sertie de 9 rubis balais provenant des 25éme et 26éme couronne du roi. 1 au milieu, 2 à la pointe du lys en haut et en bas, 2 sur chacun des fleurons latéraux, un entre la pierre centrale et le sommet, enfin le dernier sur la traverse du lys. Fixées sur le fond 4 pointes naïves de diamant cantonnaient le lys . Le fermail fut estimé en 1634 pour 8360 livres, en 1793 il fut vendu en même temps que d’autres pièces du trésor en juillet 1798. On n’en n’a toujours pas retrouvé la trace. Sur la planche IV de Félibien il porte la lettre L. A Versailles il existe un tableau représentant le jeune Louis XV en tenue du sacre avec le fermail sur l’épaule droite.

ANIMATION MANTEAUX SACRE LOUIS XVI à CHARLES X

=> Voir l’animation sur le site www.histoire-image.org

Peuvent être considérées comme régalia  également :

– le Calice de Saint  Rémi

CALICE SACRE ST REMI caliceTau

Du XIIème siècle décoré d’émaux, restauré au XIXème siècle

Le pied est authentique (Palais du Tau – Reims)

– La Sainte Ampoule

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La Sainte Ampoule est une fiole contenant de l’huile sacrée  servant à l’onction des rois le jour du sacre. Elle est conservée à l’abbaye Saint-Rémi de Reims,  brisée lors de la Révolution. Le curé de l’époque a pu récupérer ce qui subsistait, aussi l’archevêque de Reims en 1825 a pu oindre Charles X lors de son sacre du 26 mai 1825; Elle est conservée au Palais du Tau de Reims.

Selon  la tradition, un ange sous la forme d’une colombe aurait apporté cette fiole à Rémi à Reims pour le baptême de Clovis  vers l’an 498 / 511.

– La Coupe des Ptolémées

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Étonnant vase-camée, cette somptueuse pièce du trésor de Saint-Denis aurait été offerte  à l’abbaye par le roi Charles le Chauve.

Elle est taillée dans un seul bloc de sardoine et frappe par sa virtuosité technique, l’équilibre de sa forme dans l’espace, le jeu  des différentes couleurs de la pierre.

La tradition rapporte qu’elle servait lors du sacre des reines de France.

Elle fait donc partie de ce qu’on appelle les regalia.

Le décor en haut-relief évoque les préparatifs d’une cérémonie dionysiaque.

Sur chacune des faces, une table chargée de vases et les branches d’un arbre auxquelles sont étrangement suspendus des masques bachiques.

Datant du 1er siècle avant ou après J.C., ce canthare antique pourrait être l’œuvre d’un atelier d’Alexandrie.  Acquis en 1791

Il fut transformé en calice par une riche monture d’orfèvrerie, à l’époque de Charles le Chauve, fondue lors d’un vol en 1804.

Les livres du sacre : Évangile, ordo

Le cérémonial du sacre a été consigné dans un manuscrit que l’on appelle l’Ordo du sacre

– Il y a eu plusieurs rédactions du rituel du sacre

– Ordo d’Hincmar (IXème siècle)

– Ordo de St Louis au milieu du XIIIème siècle avec remise des éperons et de l’épée

– Ordo  Charles V  en 1365 et conservé à Londres

DIAMANTS DE LA COURONNE

Leur origine date du temps de François 1er en 1530, le Roi choisit dans la collection royale les futurs diamants de la Couronne qui provenaient de son épouse Claude de France, elle-même héritière de sa mère Anne de Bretagne ils disparurent au moment des guerres de religion à la fin XVIème siècle. C’est  François 1er qui décréta que les joyaux appartiendraient dorénavant à la Nation.

Rubis « balai » dit spinelle, le Côte de Bretagne 212 carats, et 7 autres pierres précieuses constituent les premiers joyaux.

Henri IV – Louis XIII – Louis XIV vont reconstituer une nouvelle collection conservée à Paris, Place louis XV (Place de la Concorde),

Sous louis XIV, Mazarin lègue 18 diamants dont le Sancy et le Miroir du Portugal (26 carats) le roi apportera le diamant bleu.

Les « Mazarins »  Diamants du Cardinal légués à son filleul Louis XIV il comprenait 18 diamants dont le « SANCY » les 17 autres pesaient entre 9 et 36 carats.Il n’en reste que 3 aujourd’hui visibles au Louvre,  le Sancy et 2 diamants sertis dans la broche de  l’Impératrice Eugénie.

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– Diamant Bleu (actuel diamant « Hope ») 115 carats qu’il fera tailler et qui sera intégré sous Louis XV dans la toison d’Or (69 carats) , d’une couleur unique bleu saphir.

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Volé en 1792 avec les autres joyaux, introuvable jusqu’en 1830, où il réapparait à Londres sous une forme différente ovale, de 44,5 carats que les experts reconnaissent comme le diamant bleu, retaillé. Il fut racheté à cette époque par Henry HOPE , d’où son nom actuel, puis connut de nombreux propriétaires, dont une richissime américaine Mme Walsh Mc Lean de Washington qui l’acheta en 1911 et le conserva jusqu’à sa mort en 1947, il passa ensuite dans les mains d’un new-yorkais, M. Harry Winston qui en fit don en 1958 à la Smithsonian Institution de Washington.

=> Voir l’article « Le diamant bleu » sur www.psbenlyonnais.fr

Diamant Hortensia

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Diamant rose de 21,3é carats acheté par Louis XIV en 1678

Diamant Le Régent

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140,64  carats, découvert en Inde en 1698 à Golconde, acheté par Philippe d’Orléans à Thomas PITT, gouverneur de Madras, lors de sa régence d’où le nom de la pierre, taillé en Angleterre il faisait initialement 426 carats. Porté par Louis XV, Louis XVI et Marie-Antoinette, il se trouvait aussi sur leurs couronnes, et sur celle de Charles X en 1825.

Le plus beau et le pur des diamants.

A la suite du vol des joyaux de la couronne en Septembre 1792 on récupéra le REGENT – SANCY et HORTENSIA mais pas le diamant Bleu. La révolution en vendit et en a perdus , seul le REGENT fut conservé.

– Le SANCY diamant jaune

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55,23 carats acheté par le Seigneur de Sancy (Nord de Provins)Nicolas de Harlay, Surintendant des Finances d’Henri IV, vendu au roi d’Angleterre puis à la reine Henriette-Marie de France, racheté par Mazarin en 1657 qui le léguera à Louis XIV.

Il se trouvait aussi sur les couronnes de Louis XV (1722) et Louis XVI (1775), puis il servit de bijou à Marie-Antoinette,

Vendu aux enchères par la république de Jules Grévy en 1887, il put être racheté en 1976 du temps de Giscard d’Estaing pour la collection du Louvre (1 million de francs).

L’Empire et la Restauration reconstituent les collections jusqu’en 1887 ou la IIIème République procède à la vente aux enchères des joyaux, à l’exception de quelques pièces et notamment LE REGENT.

Comment reconnaître son roi, qui ne porte le manteau du sacre que lors du couronnement ? Normalement le Roi porte l’ insigne de l’Ordre du St –Esprit.

C’est Henri III qui créa l’Ordre du Saint Esprit le 31.12.1578, ce nom fut choisi en reconnaissance au Saint Esprit car il avait été élu Roi de Pologne le 11.05.1573, jour de Pentecôte, et Roi de France à la Pentecôte 1574.

Ordre St Esprit1

Il s’agit d’une croix de la forme de celle de la Croix de Malte avec 4 branches terminées par 8 pointes boutonnées anglée de fleurs de lys. D’or les branches émaillées de vert, bordé de blanc. La croix présente en son centre à l’avers une colombe aux ailes déployées, tête dirigée vers le Bas. Au revers St Michel.

Le Roi reçoit le collier de l’Ordre du Saint-Esprit, par l’archevêque de Reims, le lendemain du sacre, puis il jure de maintenir l’ordre du St-Esprit, il doit avoir été  sacré  au préalable.

Cet ordre comprend 100 chevaliers parmi la plus haute noblesse du royaume.

Le siège de l’ordre se trouvait au Couvent des Grands Augustins à Paris.

Leur devise : « Duce et Auspice » (sous la direction et la protection du Saint-Esprit).

L’ordre du Saint-Esprit fut aboli par Louis Philippe 1er en 1830, mais il est resté un ordre dynastique, porté notamment par Louis de Bourbon, le jour de son mariage le 6.11.2004, et de son audience privée  avec  le Pape Benoit XVI le 8.11.2008.

 CÉRÉMONIE DU SACRE

Initialement il ne s’agissait que d’une simple onction sur le front du souverain

Puis ensuite vint le couronnement, la remise d’un sceptre, le serment de défendre l’Eglise (Ordo d’Hincmar),  l’anneau , l’épée.

Le Roi fils aîné de l’Eglise est l’image du Christ,  du Roi qui gouverne en harmonie avec l’univers, le symbolisme solaire est présent dans la Monarchie : Louis XIV surnommé « le Roi Soleil », mais le roi est sacré en présence des 12 pairs du royaume comme un monarque universel au centre de douze rayons.

Le Roi arrive la veille de la cérémonie et loge au Palais de l’Archevêque (Palais du Tau) à Reims, 2 pairs ecclésiastiques viennent le chercher le matin du sacre, suit un dialogue bien établi entre le chantre de la Cathédrale et le Grand Chambellan du Roi.

Le Chantre frappe à la porte de la chambre du Roi  » Que demandez-vous ? » dit le Chambellan.

« Le Roi », répond le Chantre, le roi dort, lui répond on, la question est répétée 3 fois, puis l’évêque de Laon s’exclame :  » Nous demandons Louis (nom du Roi en instance du sacre) … que Dieu nous a donné pour Roi ». La porte s’ouvre et le Roi est conduit jusqu’à la Cathédrale accompagné du Chant du Veni Creator.

Une fois le Roi assis sur un trône au milieu de la Cathédrale,  l’archevêque de Reims va accueillir la Sainte Ampoule (qui descendit du ciel pour le baptême de Clovis, dans le bec d’une colombe) apportée par les moines de Saint-Rémi, elle est déposée sur l’autel avec les régalia.

Le Roi va prêter serment de défendre la foi catholique, de protéger l’Eglise, le royaume et ses sujets, faire régner la paix et la Justice.

Le Roi abandonne ses anciens vêtements, pour recevoir d’abord les  insignes du chevalier  les sandales, les éperons d’or et l’épée.

Puis les vêtements royaux, chemise et tunique. Cette chemise échancrée, permettra à l’Archevêque de l’oindre du St Chrême prélevé à l’aide d’une aiguille d’or, dans la Sainte Ampoule, et déposé sur 7 parties du corps du souverain :   sur le haut de la tête , la poitrine, entre les épaules,  puis sur chaque épaule, sur la jointure des 2 bras ; et sur les mains : soit 9 onctions au total.

Par cette onction avec l’huile miraculeuse, le Roi est reconnu comme le souverain choisi par Dieu.

Puis, il reçoit  les vêtements royaux : la tunique du diacre, la dalmatique du prêtre, et le manteau royal : manteau d’apparat de velours bleu, semé de fleurs de lys d’or, doublé d’hermine,  il présente une protection contre le monde profane.

Enfin il reçoit les insignes du pouvoir royal : l’anneau : signe de l’alliance entre le Roi et L’Eglise, mariage spirituel du monarque et de son peuple avec Dieu, le sceptre, la main de justice et la couronne.

Le sceptre et la main de justice symbolisant la fonction royale de justice.

Assis sur un trône, (lieu entre le ciel et la terre) le roi est intronisé en présence des 12 pairs du royaume, 6 laïcs, (3 ducs, 3 comtes) et 6 ecclésiastiques ( 3 archevêques-ducs, 3 évêques-comtes) dont l’archevêque qui posera la couronne sur la tête du souverain.

3Lys

Les trois lys d’or identiques sur l’azur céleste symbolisent le Père et le Fils, en chef, le Saint-Esprit procédant de l’un et de l’autre, en pointe.

Par ailleurs, Joinville nous enseigne la signification propre de la fleur de lys et de sa forme :

« C’est parce que notre Seigneur Jésus-Christ veut spécialement sur tout royaume enluminer le royaume de France de foi, de sapience et de chevalerie, que les Rois de France s’accoutumèrent à porter dans leurs armes la fleur de lys peinte par trois feuilles, afin qu’ils disent à tout le monde : foi, sapience et chevalerie sont par la provision et la grâce de Dieu plus abondantes en notre royaume qu’en les autres, ainsi que le dit le Roi Saint-Louis. Les deux feuilles de la fleur de lys, qui sont ailes, signifient sapience et chevalerie, qui gardent et défendent la tierce feuille au milieu d’elles, plus longue et plus haute, par laquelle foi est entendue et signifiée. Car elle est et doit être gouvernée par sapience et défendue par chevalerie. Tant comme ces trois grâces seront fermement et ordonnément jointes au royaume de France, le royaume sera fort et ferme. Et s’il advient qu’elles en soient ôtées ou dessurées, le royaume sera en désolation et en détriment ».

L’oriflamme de Saint-Denis   – « Montjoye St Denis »

ORIFLAMME ST DENIS

On appelait autrefois Mont-Joye un monceau de pierres entassées pour marquer les chemins; la coutume des pèlerins était de faire des Mont-Joyes de monceaux de pierres, sur lesquels ils plantaient des croix, aussitôt qu’ils découvraient le lieu de dévotion où ils allaient en pèlerinage: Constituunt acervurn lapidum, et ponunt cruces, et dicitur Mons gaudii. La même chose est attestée des pèlerins de Saint-Jacques en Galice : Lapidum songeries … Galli Mont-Joyes vocant.

CROIX MONTJOYE

Ce nom de Montjoies fut donné aux sept croix élevées au bord de la route de Paris à Saint-Denis sous le règne de Philippe III (1270 à 1285) : petits monuments gothiques, elles furent démolies comme “signes de la religion et de la royauté” en 1793. Cette gravure anonyme à l’eau-forte de la fin du 17e siècle en restitue l’aspect : hexagonales, trois niches aveugles sur la plaine, trois niches avec trois grandes statues de rois orientés vers la route:

Ces croix furent élevées à chacun des endroits où Philippe III le Hardi, portant le corps de son père saint Louis, le 12 mai 1271, arrêta le convoi pour se reposer. Par la suite, tous les cortèges funèbres royaux s’arrêtèrent traditionnellement aux monts-joie de Saint-Denis….

et la Bannière personnelle du roi l’entoure, il s’agissait pour :

Clovis : lys ou plutôt iris jaune
Childéric : abeille
Charles VI : paon faisant la roue, cerf ailé (apparemment lion, cosse de genêt également)
Charles VIII : cerf
Louis XII : porc-épic
Anne de Bretagne : hermine
François Ier : salamandre
Claude de France : cygne
Henri II : croissant de lune (celui de Diane de Poitiers en tout cas mais le sien ?)
Henri III : trois couronnes
Henri IV : une épée nue et deux couronnes
Louis XIV : soleil

 les-grandes-armes-des-rois-de-france

Les anges qui tiennent l’écu de France indiquent clairement que le sort des rois est entre les mains du Ciel et, notamment de l’ange préposé à la garde particulière de la nation qui, en France, est Saint-Michel chef des milices célestes et ange recteur de la Terre.

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Si le roi est marié, la reine reçoit elle aussi 2 onctions, non pas avec l’huile de la Sainte Ampoule mais un chrême moins glorieux : une sur la tête , une sur la poitrine ainsi que des regalia : couronne, anneau, sceptre et main de justice plus petits que ceux du roi car elle n’est pas détentrice de l’autorité, Elle ne prêtera donc pas serment, ne recevra ni les signes de l’autorité, ni les habits sacerdotaux, signifiant que son caractère royal est limité, le pouvoir en moins.

Durant la messe le roi  communiera sous les 2 espèces, dans le calice dit de « Saint Rémi ».

Le cérémonial du sacre s’achève  par le baiser de paix et de fidélité donné par l’Archevêque et les Pairs, au souverain.

La messe terminée, le festin a lieu au Palais du Tau

Le surlendemain de son sacre, il est de coutume que le Roi  touche les malades atteints des écrouelles, pour les guérir par imposition des mains . «Le Roi te touche, Dieu te guérit »,  car le Roi sacré avec le baume de la Ste AMPOULE miraculeuse, est en plus thaumaturge : roi très chrétien,  lieutenant du Christ.

Il nous faut parler également pour finir des régalia funéraires de Louis XVIII, présents  lors des funérailles de Louis XVIII à St Denis le 25.10.1824, avec le manteau royal violet de 365 fleurs de lys d’or, (photo ci-dessus dans chapitre vêtements du sacre) l’épée, le sceptre copie de celui de Charles X, la main de justice et la couronne royale en bronze doré, réalisés par le Bronzier Feuchère sur ordre de Louis XVIII lui même en 1821.

Chronologie des sacres des rois de France depuis Pépin le Bref jusqu’à Charles X.

Trente-cinq rois le furent à Reims

Carolingiens
751 PEPIN LEBREF SOISSONS
754 PEPIN LE BREF SAINT DENIS 28-07-754 par le Pape Étienne IV
816LOUIS 1er LE PIEUX REIMS05-10-816 par le Pape Étienne
848 CHARLES LE CHAUVE ORLEANS 06-06-848
877 LOUIS II LE BEGUE COMPIEGNE 08-12-877
878LOUIS II LE BEGUETROYES
878LOUIS II LE BEGUE07-09-878 par le Pape Jean VIII
879 LOUIS III FERRIERES EN GATINAIS 04-09-879
879 CARLOMAN II FERRIERES EN GATINAIS 04-09-879
888 EUDES COMPIEGNE 29-02-888
888 EUDES REIMS13-11-088
893 CHARLES III LE SIMPLE REIMS 28-01-893
922 ROBERT 1er REIMS 30-06-922
923 RAOUL SOISSONS 13-07-923
936 LOUIS IV LAON 19-06-936
954 LOTHAIRE REIMS 12-11-954
979 LOUIS V COMPIEGNE 08-06-979
Capétiens directs
987 HUGUES CAPET NOYON 03-07-987
987 ROBERT II LE PIEUX ORLEANS 25-12-987
1017 HUGUES II COMPIEGNE 09-06-1017
1027 HENRI 1er REIMS 14-05-1027
1059 PHILIPPE REIMS 23-05-1059
1071PHILIPPELAON
1108 LOUIS VI ORLEANS 03-08-1108
1129 PHILIPPEREIMS 14-04-1129 mort en 1131 sans avoir régné
1131LOUIS VIIREIMS 25-10-1131 par le Pape INNOCENT II
1137LOUIS VIIBOURGES25-12-1137
1179 PHILIPPE II AUGUSTE REIMS 31-10-1279
1223 LOUIS VIII REIMS 06-08-23
1226 LOUIS IX REIMS 29-11-1226
1271 PHILIPPE III REIMS 15-08-1271
1286 PHILIPPE IV LE BEL REIMS 06-01-1286
1315 LOUIS X REIMS 24-08-1315
1317 PHILIPPE V LE LONG REIMS 09-01-1317
1322 CHARLES IV LE BEL REIMS 21-02-1322
Valois
1328 PHILIPPE VI DE VALOIS REIMS 29-05-1328
1350 JEAN II LE BON REIMS 26-09-1350
1364 CHARLES V REIMS 19-05-1364
1380 CHARLES VI REIMS 04-11-1380
1429 CHARLES VII REIMS 17-07-1429
1461 LOUIS XI REIMS 15-08-1461
1484 CHARLES VIII REIMS 30-05-1484
1498 LOUIS XII REIMS 27-05-1498
1515 FRANCOIS Ier REIMS 25-01-1515
1547 HENRI II REIMS 26-07-1547
1559 FRANCOIS II REIMS 21-09-1559
1561 CHARLES IX REIMS15-05-1561
1575 HENRI III REIMS13-02-1575
Bourbons
1594 HENRI IV CHARTRES Reims étant sous l’emprise des Guise27-02-1594
1610 LOUIS XIII REIMS 17-10-1610
1654 LOUIS XIV REIMS 07-06-1654
1722 LOUIS XV REIMS 25-10-1722
1775 LOUIS XVI REIMS 10-06-1777
1825 CHARLES X REIMS 29-05-1825

Sources / Pour en savoir plus :

saintdenis-tombeaux.forumculture.net/t160-la-premiere-couronne-dite-de-charlemagne-couronne-du-sacre-des-roi

notredamedeparis.fr/spip.php?article11

blason-armoiries.org/heraldique/c/couronnes.htm

lafoliedix-huitieme.eu/les-lys-leur-eclat/topic123.html

louvre.fr/oeuvre-notices/epee-et-fourreau-du-sacre-des-rois-de-france

lafautearousseau.hautetfort.com/album/la-basilique-de-saint-denis-necropole-royale/612884777.html

royaliste.org/spip.php?article550

lafautearousseau.hautetfort.com/archive/2011/11/20/ephemeride-du-19-fevrier.html

leblogdeliemarie.wordpress.com/2010/07/24/la-symbolique-du-sacre-des rois-de-France

saintdenis-tombeaux.forumculture.net/t212-les-regalias-funeraire-de-louis-xviii?