Louis XVI

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(1754-1793)

Roi de France et de Navarre (1774-1793)

Sacré à Reims le 11.06.1775

Guillotiné sur la place Louis XV (actuelle place de la Concorde) le 21.01.1793

 SES PARENTS

Louis de France

Marie Josèphe de Saxe (2ème épouse) 8 enfants

Marie Josephe de Saxe

Par Jean Marc Nattier, Acquisition du Château de Versailles en Janvier 2013

 SA NAISSANCE

 Le 23 août 1754 à Versailles

Petit-fils de Louis XV. Fils du Dauphin Louis de France, Porte le titre de Duc de Berry jusqu’au décès de son frère aîné le Duc de Bourgogne (1761) et de son père, le 20.12.1765,  il a 11 ans.

SON DÉCÈS

Guillotiné le 21 janvier 1793 à 10h22 à Paris

SON  MARIAGE

Marie-Antoinette d’Autriche, née le 2.11.1755 à Vienne et guillotinée à Paris le 16.10.1793 à 37 ans.

Archiduchesse d’Autriche, Princesse impériale, Princesse royale de Hongrie et Bohême

Reine de France et de Navarre de 1774 à 1792.

Marie-Antoinette - par Jean-Baptiste Gautier

Marie-Antoinette - par Louise Vigee-Lebrun

SES ENFANTS

Marie-Thérèse de France  dite Mme Royale

19.12.1778 / 19.10.1851

Madame Royale passera toute son adolescence en prison. Elle n’apprendra qu’en juillet 1795 que ses parents, son frère et sa tante ont été exécutés.

Elle sera libérée le jour de ses dix-sept ans, le 19 décembre 1795. Elle sera rendue à l’Autriche en échange de quatre Français capturés par l’armée Autrichienne. En quittant sa prison, elle n’a aucun esprit de vengeance et ne désire qu’une seule chose : vivre tranquillement.

C’est accompagnée de François Hue qu’elle arrive à Vienne à la cour de son cousin François II. Elle se marie le 10 juin 1799 avec un de ses cousin, Louis Antoine d’Artois, duc d’Angoulême. (1775 / 1844) Il est le fils aîné du futur Charles X. Il n’y aura pas de descendance. Elle rentre en France en 1814, et joue un rôle politique important à la Restauration. Elle défend la cause royale et proclame partout : « union et oubli. »

Elle est obligée de s’exiler à la révolution de 1830. L’Écosse en premier, puis le château de Prague d’octobre 1832 à mai 1836. Elle se consacrera à l’éducation  de son neveu Henri d’Artois. Elle devient veuve le 3 juin 1844. Elle décédera le 19 octobre 1851 en Autriche. Elle est inhumée en Slovénie.

Marie-Thérèse-2

Marie-Thérèse-1

Louis Joseph Xavier François de France

22.10.1781 / 4.06.1789   1er Dauphin  Décédé à l’âge de 8 ans

Louis-Joseph-Xavier

 

Louis Charles de France  27.03.1785 / 8.06.1795 – Duc de Normandie – Louis XVII

Louis-XVII

Sophie Béatrice de France 29.07.1786 / 19.06.1787 –  Décédée à 1 an

 LES FRÈRES ET SŒURS  de Louis XVI :  8

Marie-Thérèse de France    1746 – 1748   décédée  à 2 ans

–  Marie-Zéphirine de France   1750 – 1755MARIE_~1

Louis  Joseph – Xavier  de France Duc de Bourgogne 1751 – 1761 décédé à 10 ans

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– Xavier de FRANCE   Duc d’Aquitaine 1753-1754 décédé à 1 an

 

Louis (futur Louis XVIII)  Comte de Provence 1755 – 1824

louis18france2Il émigre en 1791 et fut reconnu roi de FRANCE en 1814. Louis XVIII entreprend de mettre en place une monarchie constitutionnelle. Il décède le 16 septembre 1824 (voir sa fiche)

Charles (Futur Charles X)  Comte d’Artois 1757 – 1836 (voir sa fiche)

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Clotilde de France 1759 -1802

Reine de Sardaigne de 1796 à 1802 par son mariage avec Charles Emmanuel IV de Sardaigne.

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Élisabeth Philippine Marie Hélène de France 1764 – 1794  Guillotinée

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Madame Elisabeth, une princesse au destin tragique, 1764-1794

27 avril – 21 juillet 2013 – Exposition au Domaine de Madame Elisabeth dans la Demeure et l’Orangerie du Domaine de Montreuil.   Commissariat : Juliette Trey 

VOEU DE LOUIS XVI  de consécration au SACRE-COEUR

« Vœu par lequel Louis XVI a dévoué sa Personne, sa Famille et tout son Royaume, au Sacré-Cœur de Jésus.

Vous voyez, ô mon Dieu, toutes les plaies qui déchirent mon cœur, et la profondeur de l’abîme dans lequel je suis tombé. Des maux sans nombre m’environnent de toutes parts. A mes malheurs personnels et à ceux de ma famille, qui sont affreux, se joignent, pour accabler mon âme, ceux qui couvrent la face du royaume. Les cris de tous les infortunés, les gémissements de la religion opprimée retentissent à mes oreilles, et une voix intérieure m’avertit encore que peut-être votre justice me reproche toutes ces calamités, parce que, dans les jours de ma puissance, je n’ai pas réprimé la licence du peuple et    l’irréligion, qui en sont les principales sources ; parce que j’ai fourni moi-même des armes à l’hérésie qui triomphe, en la favorisant par des lois qui ont doublé ses forces et lui ont donné l’audace de tout oser.

Je n’aurai pas la témérité, ô mon Dieu, de me justifier devant vous ; mais vous savez que mon cœur a toujours été soumis à la foi et aux règles des mœurs ; mes fautes sont le fruit de ma faiblesse et semblent dignes de votre grande miséricorde. Vous avez pardonné au roi David, qui avait été cause que vos ennemis avaient blasphémé contre vous ; au roi Manassès, qui avait entraîné son peuple dans l’idolâtrie. Désarmé par leur pénitence, vous les avez rétablis l’un et l’autre sur le trône de Juda ; vous les avez fait régner avec paix et gloire. Seriez-vous inexorable aujourd’hui pour un fils de saint Louis,    qui prend ces rois pénitents pour modèles, et qui, à leur exemple, désire réparer ses fautes et devenir un roi selon votre Cœur ? 0 Jésus-Christ, divin Rédempteur de toutes nos iniquités, c’est    dans votre Cœur adorable que je veux déposer les effusions de mon âme affligée. J’appelle à mon secours le tendre Cœur de Marie, mon auguste protectrice et ma mère, et l’assistance de saint    Louis, mon patron et le plus illustre de mes aïeux.

Ouvrez-vous, Cœur adorable, et par les mains si pures de mes puissants intercesseurs, recevez avec bonté le vœu stisfactoire que la confiance m’inspire et que je vous offre comme l’expression naïve des sentiments de mon cœur.

Si, par un effet de la bonté infinie de Dieu, je recouvre ma liberté, ma couronne et ma puissance royale, je promets solennellement :

1° De révoquer le plus tôt possible toutes les lois qui me seront indiquées, soit par le pape, soit par quatre évêques choisis parmi les plus vertueux de mon royaume, comme contraires à la pureté et à l’intégrité de la foi, à la discipline et à la juridiction spirituelle de la sainte Eglise catholique, apostolique, romaine, et notamment la constitution civile du clergé ;

2° De rétablir sans délai tous les pasteurs légitimes et tous les bénéficiés institués par l’Eglise, dans les bénéfices dont ils ont été injustement dépouillés par les décrets d’une puissance incompétente, sauf à prendre les moyens canoniques pour supprimer les titres de bénéfices qui sont moins nécessaires, et pour en appliquer les biens et revenus aux besoins de l’Etat ;

3° De prendre, dans l’intervalle d’une année, tant auprès du pape qu’auprès des évêques de mon royaume, toutes les mesures nécessaires pour établir, suivant les formes canoniques, une fête solennelle en l’honneur du Sacré Cœur de Jésus, laquelle sera célébrée à perpétuité dans toute la France, le premier vendredi après l’octave du Saint-Sacrement, et toujours suivie d’une procession générale, en réparation des outrages et des profanations commis dans nos saints temples, pendant le temps des troubles, par les schismatiques, les hérétiques et les mauvais chrétiens ;

4° D’aller moi-même en personne, sous trois mois à compter du jour de ma délivrance, dans l’église Notre-Dame de Paris, ou dans toute autre église principale du lieu où je me trouverai, et de prononcer, un jour de dimanche ou de fête, au pied du maître-autel, après l’offertoire de la messe, et entre les mains du célébrant, un acte solennel de consécration de ma personne, de ma famille et de mon royaume au Sacré Cœur de Jésus, avec promesse de donner à tous mes sujets l’exemple du culte et de la dévotion qui sont dus à ce Cœur adorable ;

5° D’ériger et de décorer à mes frais, dans l’église que je choisirai pour cela, dans le cours d’une année à compter du jour de ma délivrance, une chapelle ou un autel qui sera dédié au Sacré Cœur de Jésus, et qui servira de monument éternel de ma reconnaissance et de ma confiance sans bornes dans les mérites infinis et dans les trésors inépuisables de grâces qui sont renfermés dans ce Cœur sacré ;

6° Enfin, de renouveler tous les ans, au lieu où je me trouverai, le jour qu’on célébrera la fête du Sacré-Cœur, l’acte de consécration exprimé dans l’article quatrième, et d’assister à la procession générale qui suivra la messe de ce jour.

Je ne puis aujourd’hui prononcer qu’en  secret cet engagement, mais je le signerais de mon sang s’il le fallait, et le plus beau jour de ma vie sera celui où je pourrai le publier à haute voix dans le temple.

0 Cœur adorable de mon Sauveur ! Que j’oublie ma main droite et que je m’oublie moi-même, si jamais j’oublie vos bienfaits et mes promesses, et cesse de vous aimer et de mettre en vous ma confiance et toute ma consolation. Ainsi soit-il. »

Paul Viollet, Œuvres chrétiennes des familles royales de France, Paris, Poussielgue, 1870.