Actualité des châteaux printemps 2017

Retrouver dans cette rubrique les activités culturelles que nous avons sélectionné

1 – CHATEAU DE MUROL  (63)

 

http://france3-regions.francetvinfo.fr

2 – CHATEAU FORT GUEDELON – TREIGNY (89)

Guédelon ou la naissance d’un château fort
Pour cette 20e année, nous avons prévu deux événements exceptionnels : la couverture d’une des tours avec une toiture pointue en poivrière et le lancement des travaux de la grande porte défensive du château.

 

3 – CHATEAU FORT DE SEDAN (08)

http://www.chateau-fort-sedan.fr

En Champagne Ardenne, le plus grand château-fort d’Europe, avec son enceinte de 35 000 m². Spectacles de chevalerie, fauconnerie et pyrothechnique

Festival médiéval 22e édition les 20 et 21 mai prochain, 

Pendant deux jours, les visiteurs flâneront au gré des campements, spectacles, lieux d’expositions sur la vie quotidienne : la cuisine médiévale, les armes médiévales, la médecine et la chirurgie, l’histoire des ordres de chevalerie, la forge, la verrerie, la fabrication de vêtement…

4 – Les Spoulgas ariégeoises, entres grottes et châteaux  (07)

https://www.azinat.com

5 – CHATEAU D’ECOUEN (95)

MUSEE DE LA RENAISSANCE DEPUIS 40 ANS 

http://musee-renaissance.fr

Film de présentation :    http://musee-renaissance.fr/actualite/film-de-presentation-du-musee

Construit par le Connétable Anne de Montmorency entre 1538 et 1545, devenu Musée National de la Renaissance, qui fête cette année ces 40 ans

6 – LE CHATEAU DU CLOS-LUCE  / VAL DE LOIRE à AMBOISE (37)

célèbre le 565e anniversaire de Léonard de Vinci

https://www.actualitte.com

Pour ce faire, le Clos Lucé va nous  transporter à l’époque de l’artiste  en recréant l’atmosphère de ces grandes soirées où musique et danse battaient leur plein. Dès le mois de mai, des costumes imaginés par Léonard pour ces occasions seront présentés dans le cadre de l’exposition Léonard de Vinci et la France.

L’été sera musical avec trois nocturnes festives dans l’esprit des soirées grandioses de l’époque : les 21 juillet, 4 et 11 août. Enfin, pour fêter l’arrivée de l’automne, le Château accueillera le Festival européen de musique de la Renaissance (du 22 au 24 Septembre 2017)

7 – LE CHATEAU D’ANGERS reçoit le label “refuge chauve-souris” (49)

http://www.chateau-angers.fr

Déjà labellisé « Refuge de la ligue de Protection des Oiseaux » en 2014, et cette année il devient également « Refuge des chauve-souris ».

8 – SAINT OUEN (93)

château de Saint-Ouen

Voulu par Ie monarque Louis XVIII, délaissé, occupé par un conservatoire municipal, le château de Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis) pourrait retrouver son mobilier d’origine.

9 – CHATEAU DE BRETEUIL – VALLEE DE CHEVREUSE (78)

http://www.lefigaro.fr

Depuis 4 siècles, propriété de la Famille BRETEUIL

Depuis plus de quatre cents ans, le château de Breteuil s’est transmis de génération en génération. Une histoire de famille intimement liée à l’Histoire de France

On retrouve ainsi l’histoire Louis-Nicolas de Breteuil célèbre ambassadeur qui défendit avantageusement les vues de Louis XVI au congrès de Teschen en 1779 ou Madame du Châtelet femme de lettres et de sciences très en avance sur son temps qui fut la maîtresse de Voltaire. Un autre personnage incontournable du lieu est Charles Perrault. Il fut le bras droit de Louis de Breteuil, contrôleur des finances de Louis XIV.

Les histoires du conteur sont tout naturellement racontées dans les dépendances du château. Le Petit Chaperon-rougeCendrillon mais aussi Le Petit Poucet et Le Chat Botté défilent dans des scènes d’automates animés. Depuis le 1er avril, un nouveau tableau sur les Fées est proposé. Il est complété par un court métrage de Fred di Noto.

Château de Breteuil. Parc naturel régional de la haute vallée de Chevreuse, Choisel (78). Tél.: 01 30 52 05 11.

10 – MADAME DE SEVIGNE AU CHATEAU DE GRIGNAN  ( DROME)

https://www.francebleu.fr

Exposition consacrée à Madame de Sévigné du 25/05 au 22/10/2017, « Sévigné, épistolière du Grand Siècle »qui a séjourné trois fois au château avec sa fille Comtesse de Grignan à la fin du XVIIème siècle.

Elle retrace le parcours de la marquise entre Paris, Vitré et Grignan, en mettant en lumière l’évolution de son écriture.

Cette exposition aborde également la manière de vivre et d’habiter en Provence en 17ème siècle, et permet de découvrir des objets de la marquise,  prêtés par le Musée de Vitré en Bretagne, dont son écritoire, et des lettres originales écrites principalement à sa fille. Reconnue d’intérêt national par le ministère de la Culture et de la Communication, elle présente une centaine de pièces illustrant le Grand Siècle : peintures, objets d’art, manuscrits, livres, gravures.

11 – CHATEAU DE SULLY EN SAONE ET LOIRE

http://france3-regions.francetvinfo.fr

Depuis plus de 250 ans, demeure de la Famille Mac Mahon, aujourd’hui Ducs de Magenta.

Lieu de naissance du Président de la République Française, le Maréchal Mac Mahon, de 1875 à 1879.

Joyau de l’architecture Renaissance en Bourgogne – Parc à l’anglaise

12 – CHATEAU DE BRISSAC  – MAINE ET LOIRE (49) 15 km Angers

http://france3-regions.francetvinfo.fr

Propriété des Ducs de Brissac.

Château le plus haut de France avec ses 7 étages et 200 pièces.

Il reçoit régulièrement les événements liés aux montgolfières

13 – CHATEAU DE TRELON DANS LE NORD

https://www.francebleu.fr

La Comtesse de Mérode, 100 ans à l’automne ouvre son château et lance un programme culturelle avec des artistes de musique classique reconnus mondialement. Famille princière allemande, installée depuis 1577 dans l’Avesnois

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Actualité des spectacles et exposition printemps 2017

Retrouver dans cette rubrique l’actualité des spectacles et expositions

1– Pierre Gouthière, le doreur des Rois aux Arts Décoratifs depuis 16.03.17 (75)

http://www.exponaute.com/magazine/2017/03/16/pierre-gouthiere-le-doreur-des-rois-aux-arts-decoratifs/

Pierre Gouthière. Doreur attitré des rois Louis XV et Louis XVI, Gouthière a légué à la postérité objets d’art, imaginaire foisonnant et bestiaire surprenant qui disent tout de son goût exquis et son sens de l’innovation en matière de création ornementale. Visite en images d’un joli parcours.

Pour les souverains du royaume de France, mais aussi pour  une clientèle prestigieuse essentiellement constituée de membres de la noblesse, Gouthière imagina et conçut horloges, vases, pots-pourris, colonnes, cheminées ou pièces de vaissellerie avec une imagination débordante.

La majorité des quelques cent quatre objets présentés dans l’exposition du Musée des Arts Décoratifs provient du dernier tiers du XVIIIe siècle grçace à la collaboration de la Frick Collection de New York.

 

Gouthière Pierre (1732-1813) Paris, musée du Louvre. OA5182.

              

2 – Exposition Pierre le Grand . Un tsar en France – Château de Versailles / Grand Trianon   (30 mai au 24 septembre 2017)

http://www.artactu.com/exposition-pierre-le-grand.-un-tsar-en-france—chateau-de-versailles-article004936.html

Consacrée au voyage de Pierre le Grand en France en 1717, cette exposition est le fruit d’une collaboration exceptionnelle entre le château de Versailles et le musée de l’Ermitage de Saint-Petersbourg.

En mai et juin 1717, Pierre le Grand séjourne à Paris, dans ses alentours et en particulier au château de Versailles.

De nombreux mémorialistes français, parmi lesquels Saint-Simon, le marquis de Dangeau ou Jean Buvat, ont laissé de précieux témoignages permettant de retracer pas à pas cette visite qui, pour être officielle, n’en fut pas moins libre.

Force de la nature, imprévisible et peu façonné à l’étiquette, Pierre Ier bouscule le protocole à maintes reprises. Sa rencontre avec Louis XV marque les esprits : faisant fi du cérémonial de cour, il prend dans ses bras, en un geste spontané, l’enfant roi, tout juste âgé de sept ans.

Cassette de l’empereur Pierre Ier. Maître artisan Pierre Fromeri (?). Premier tiers du XVIIIe siècle (c) Musée de l’Ermitage, Saint-Pétersbourg

Si ce séjour a des visées politiques et économiques, le tsar réformateur, fondateur de la Russie moderne, veut par-dessus tout voir ce que la France possède de plus remarquable et en adapter certains modèles à son propre empire.

Plus de 150 œuvres sont présentées, peintures, sculptures, tapisseries, mais aussi plans, médailles, instruments scientifiques, livres et manuscrits, dont plus de la moitié sont issus des collections du prestigieux musée de l’Ermitage de Saint-Pétersbourg.

Ces oeuvres sont autant de témoignages de l’intérêt que le tsar, homme des Lumières, portait aux arts, aux techniques et aux sciences. Il avait également une véritable passion pour l’architecture et les jardins dont ceux des châteaux de Versailles, de Trianon et de Marly lui fournirent les plus beaux modèles.

L’exposition met aussi en lumière les rapports du tsar avec les artistes français. Dès 1716, il attire à la cour de Saint-Pétersbourg plusieurs maîtres, parmi lesquels Louis Caravaque (1684-1754), l’architecte Jean-Baptiste Le Blond (1679-1719) et le sculpteur ornemaniste Nicolas Pineau. Et lors de son séjour en France en 1717, il est portraituré par deux peintres de renom, Jean-Marc Nattier (1685-1766) et Jean-Baptiste Oudry (1686-1755).

Catalogue d’exposition Pierre le Grand. Un tsar en France – Château de Versailles

Informations pratiques : 
Exposition Pierre le Grand. Un tsar en France. 1717, jusqu’au 24 septembre 2017.
Château de Versailles, Domaine de Trianon
Horaires : Ouvert tous les jours, sauf le lundi, de 12h à 18h30
L’exposition est accessible avec le Passeport 1 ou 2 jours, le billet Domaine de Trianon et la carte « 1 an à Versailles » ainsi que pour les bénéficiaires de la gratuité.
Catalogue d’exposition Pierre le Grand. Un tsar en France. 1717, Coédition Gallimard/Château de Versailles.

Commissariat d’exposition : Gwenola Firmin, conservateur en charge des peintures du XVIIIe siècle au musée national des château de Versailles et de Trianon. Thierry Sarmant, conservateur en chef, chef du Centre historique des archives au Service historique de la Défense. Georges Vilinbakhov, directeur adjoint au musée d’État de l’Ermitage à Saint-Pétersbourg. Viatcheslav Fedorov, chef du département de l’Histoire de la Culture russe au musée de l’Ermitage.

 300 ans après, Pierre le Grand de retour à Versailles              29 mai 2017 MARIA TCHOBANOV  

 https://fr.rbth.com/art/culture/2017/05/29/300-ans-apres-pierre-le-grand-de-retour-a-versailles_772187

Une exposition consacrée au séjour que le tsar russe Pierre le Grand en France réalisa à Paris et ses environs en mai et juin 1717 s’ouvre au Grand Trianon, au château de Versailles, le 30 mai.

L’exposition « Pierre le Grand, un tsar en France. 1717 », organisée par le château de Versailles en partenariat avec le musée d’État de l’Ermitage et qui se tiendra jusqu’au 24 septembre, commémore le tricentenaire de cette visite diplomatique. Fruit d’une collaboration exceptionnelle entre les deux grands musées, l’exposition présente plus de 150 œuvres – peintures, sculptures, arts décoratifs, tapisseries, mais aussi plans, médailles, instruments scientifiques, livres et manuscrits – dont les deux tiers appartiennent aux collections du prestigieux musée de Saint-Pétersbourg.

Crédit : Maria Tchobanov

Signe de l’importance symbolique de l’événement, le président russe Vladimir Poutine inaugurera en personne l’exposition en compagnie de son homologue français Emmanuel Macron, les deux hommes ayant profité de cet événement pour tenir leur première rencontre.

Crédit : Maria Tchobanov

RBTH vous propose une promenade en images à travers les salles du Grand Trianon, où le monarque russe a été logé du 24 au 26 mai et du 3 au 11 juin 1717 lors de ses séjours à Versailles.

Louis XV rend visite à Pierre le Grand à l’hôtel de Lesdiguières, le 10 mai 1717. Louise Marie Jeanne Hersent, née Mauduit (1784 – 1862),1838. Huile sur toile. Versailles, musée national des châteaux de Versailles et de Trianon. Crédit : Maria Tchobanov

Pour la visite du jeune Louis XV à son hôte le tsar, à l’hôtel de Lesdiguières à Paris, tout a été prévu selon le protocole du Grand Siècle. Mais, à la stupéfaction générale, le tsar prend dans ses bras et embrasse de bon cœur l’enfant roi, qui, revenu de sa surprise et pas le moins du monde effrayé par cet homme imposant, se prête de bonne grâce à la conversation. Parmi les témoins, il faut sans doute reconnaître à gauche le duc du Maine, au premier plan, de profil, le maréchal de Villeroy, de face, en habit rouge, avec le Saint-Esprit, Fleury, précepteur du roi, derrière lui, et à droite le prince Kourakine, de profil, et tout de noir vêtu, qui faisait office d’interprète. Commandé par le roi Louis-Philippe pour ses Galeries historiques de Versailles, le tableau opte pour le mode anecdotique du récit de Saint-Simon.

Lire aussi : L’amitié russo-belge sous le signe de Pierre le Grand

Crédit : Maria Tchobanov

Au cours de son voyage, Pierre le Grand s’intéresse particulièrement aux institutions et aux productions scientifiques et techniques. Il visite les grands établissements qui font la réputation de Paris sous la Régence : l’Observatoire, la Manufacture des Gobelins, le Jardin des plantes, la Monnaie des médailles, les académies, les bibliothèques et les cabinets de curiosités.

Crédit : Maria Tchobanov

Cette soif de connaissance l’incite à acheter des instruments de mathématiques et d’astronomie. Il emporte aussi une abondante documentation : estampes du Cabinet du roi gravées sous Louis XIV, plans de places fortes et de maisons de plaisance, dessins d’architecture et d’ingénierie, cadran solaire, « sphère mouvante » indiquant le mouvement des planètes. Les instruments scientifiques présentés dans cette section ont tous appartenu à Pierre Ier, comme les livres qui proviennent de sa bibliothèque personnelle.

Vilebrequin avec trépan à couronne. Fin du XVIIe – début du XVIIIe siècle. Laiton, acier, bois ; dorure. Saint-Pétersbourg, musée de l’Ermitage. Crédit : Maria Tchobanov. Crédit : Maria Tchobanov

Cet instrument médical sert à effectuer des trépanations. Pierre Ier en fait l’acquisition (comme d’autres instruments français) afin de l’introduire dans la pratique médicale russe et d’en faire un modèle pour une fabrication dans son pays.

Graphomètre à lunettes. Chapotot le Jeune (?) Début du XVIIIe siècle. Laiton, verre, gravure. Saint-Pétersbourg, musée d’État de l’Ermitage. Crédit : Maria Tchobanov

L’instrument est utilisé pour effectuer des relevés géodésiques, c’est-à-dire pour établir des cartes topographiques par la méthode de la triangulation.

Lire aussi : Vrai ou faux: que savez-vous de Pierre le Grand?

Anonyme. Liste des présents proposés à l’occasion de la visite du Czar. 1717. Manuscrit autographique. Archives du ministère des Affaires étrangères, Correspondance politique, Russie. Crédit : Maria Tchobanov

Lors de sa visite à la Monnaie, Pierre Ier fut très satisfait de la médaille frappée en sa présence. La liste énumère des pièces de joaillerie, plusieurs tapisseries et pièces d’horlogerie. À la Bibliothèque royale, le tsar reçut douze ouvrages qui vinrent augmenter sa bibliothèque.

Médaille commémorant l’arrivée de Pierre Ier à Paris. Entrevue de Louis XV et de Pierre le Grand. Benjamin Duvivier (1730–1819). 1760, bronze. Versailles, Musée national des châteaux de Versailles et de Trianon. Crédit : Maria Tchobanov

 Cette médaille est postérieure de plusieurs décennies à l’événement. La légende PETRI RUSSOR. AUTOKRATOR. CUM REGE CONGRESSIO (« Rencontre de Pierre, souverain des Russes, avec le roi ») est complétée par l’inscription de l’exergue LUTETIAE MDCCVII (« à Paris, 1717 »).

Le tsar, en manteau de voyage, incliné, salue le jeune roi en habit à la française. Le voyage de 1717 s’inscrit ainsi dans une histoire métallique de Louis XV, sur le modèle de celle de son arrière-grand-père Louis XIV.

Pierre Lepautre (1652–1716). 1711. Saint-Pétersbourg, Bibliothèque de l’Académie des sciences. Crédit : Maria Tchobanov

L’album fut exécuté en 1711 pour le duc d’Antin par le bureau des dessinateurs des Bâtiments du roi. Comme l’album des jardins de Marly, il fut offert par le duc à Pierre Ier quand eut lieu l’échange des cadeaux diplomatiques. En Russie, on utilisa les deux albums comme source iconographique lors de la création des jardins de Strelna puis de Peterhof.

Costume d’été ayant appartenu à Pierre Ier : habit, culotte, veste. 1710 – 1720 Saint-Pétersbourg, musée d’Etat de l’Ermitage. Tissu de soie et laine, soie, fils de soie, futaine, boutons. Saint-Pétersbourg, musée de l’Ermitage. Crédit : Maria Tchobanov

Les images largement répandues de Pierre Ier, représenté en tsar soldat ou en tsar ouvrier, vêtu d’un uniforme militaire ou d’une modeste tenue de charpentier, sont tellement ancrées dans notre imaginaire qu’il est difficile de se le représenter en costume de gala. Cependant, les vêtements et les accessoires composant « la Garde-robe de Pierre Ier » prouvent que le souverain accorde beaucoup d’attention à son apparence et connaît les modes. Dès la fin du XVIIe siècle, il choisit de porter un costume hollandais ordinaire. La solidité des tissus et la qualité des coutures étant les principaux critères de choix de Pierre, on lui procure donc de longues vestes de marin à poches, de larges culottes de drap et d’élégants pourpoints venant de Hollande. Avant son voyage en France, Pierre se fait faire des costumes « coupés à la française ». Lorsqu’il rencontre officiellement Louis XV, le 29 avril 1717, il porte un costume d’apparat neuf, tout comme les membres de sa suite. Mais le tsar, qui n’aime pas les perruques, reste fidèle à lui-même : il fait couper les longues boucles anglaises de la luxueuse perruque poudrée, et ôter la poudre. Par ailleurs, ses habits ont généralement un petit col, un détail qui n’est pas dicté par la mode de cette époque.

Lire aussi : Pierre le Grand, un globe-trotteur en France

Jean Chaufourier (1679–1757). Recueil de Plan, Élévations et Veûes du Château de Petit-Bourg. 1730. Album de 25 dessins aquarellés sur papier. BNF, département des Estampes et de la Photographie. Crédit : Maria Tchobanov

Au cours de son voyage en France, Pierre Ier séjourna au château de Petit-Bourg à l’invitation du duc d’Antan, propriétaire du domaine et surintendant des Bâtiments du roi. Sur l’emplacement du château incendié en 1944 s’élève aujourd’hui un quartier d’Evry (Esonne).

Anonyme russe. Crayon à dessin de Pierre Ier. Début du XVIIe siècle. Bois, graphite. Saint-Pétersbourg, musée d’Etat de l’Ermitage. Crédit : Maria Tchobanov

Ce crayon appartenait à Pierre le Grand, qui se plaisait à dessiner les éditions et notamment ceux qu’il faisait construire, comme le palais de Montplaisir.

C’est dans le domaine scientifique que la visite de Pierre a les conséquences les plus fécondes. Le 22 décembre 1717, l’Académie royale des sciences l’élit membre honoraire « hors de tout rang », et peu après sa disparition, Fontenelle, secrétaire perpétuel, lui rend un vibrant hommage : « pour porter la puissance d’un État aussi loin qu’elle puisse aller, il faudrait que le maître étudiât son pays presque en géographe et en physicien, qu’il en connût parfaitement tous les avantages, qu’il en eût l’art de les faire valoir. Le Czar travailla sans relâche à acquérir cette connaissance et pratiquer cet art ».

Lire aussi : Le premier émigré politique de la famille Romanov: la fuite du fils de Pierre le Grand

Le mariage de Pierre Ier et de Catherine a lieu le 19 février 1712 à Saint-Pétersbourg. La gravure est sans doute exécutée la veille de la cérémonie afin de pouvoir l’offrir pendant la fête. Plusieurs couples de convives sont assis à une table ovale au milieu de la salle. À l’arrière-plan et en position centrale, Pierre Ier, et à sa droite l’amiral Cornelius Cruys. Menchikov, favori du tsar, est debout derrière lui. Catherine est au centre, au premier plan.

Lire aussi : Pierre le Grand a ouvert le bal et créé un phénomène culturel

 

Portrait en médaillon du tsar Pierre Ier (recto). Anonyme, d’après Godfrey Kneller. Vers 1715. Peinture sur email. Paris, musée du Louvre département des Arts graphiques. Crédit : Maria Tchobanov

 

Puissant autocrate, le tsar de 26 ans est déjà vainqueur des Turcs et conquérant d’Azov. Les médaillons de ce type constituaient des cadeaux diplomatiques répandus.

Bonne visite 

http://www.ledevoir.com/culture/arts-visuels/500060/une-icone-du-pouvoir-entre-au-mbam

3  –  L’evangéliaire de Reims : Une édition offerte par le Président  Poutine au Président Macron

Lors de sa visite à Versailles, Vladimir Poutine a offert à Emmanuel Macron une édition de l’Évangéliaire de Reims, dont l’original est conservé à la bibliothèque Carnegie.

Voilà un présent qu’Emmanuel Macron ne s’attendait certainement pas à recevoir : lors de sa visite à Versailles, le lundi 29 mai, Vladimir Poutine a offert au président de la République une édition scientifique de l’Évangéliaire de Reims. Ce document, dont le manuscrit original est conservé à la bibliothèque Carnegie de Reims, est un texte sur lequel les rois de France prêtaient serment au moment de leur sacre.

Symbole des relations franco-russes, l’Évangéliaire avait été présenté aux tsars Pierre le Grand, en 1717, et Nicolas II, en 1901, lors de leur passage en France. Cette compilation de textes liturgiques  écrits en slavon – fait l’objet de diverses croyances. La légende veut par exemple que le manuscrit ait appartenu à Anne de Kiev, épouse de Henri Ier et reine des Francs, qui l’aurait apporté en France au XIe siècle.

À Reims depuis le XVIe siècle

« En réalité, l’ouvrage n’est arrivé à Reims qu’au XVIe siècle, indique Sabine Maffre, conservateur responsable de la bibliothèque Carnegie. Grâce à l’inventaire, on sait avec certitude que Charles de Lorraine, archevêque de la cité des sacres, l’a versé en 1574 au Trésor de la cathédrale. »

À partir de 1575 avec Henri III, prêter serment sur l’Évangéliaire devint la coutume pour les rois de France au moment de leur sacre. « La raison est simple : la reliure comportait une plaque d’orfèvrerie avec pierres précieuses, arrachée au moment de la Révolution, ainsi qu’une relique de la Vraie Croix« , détaille Sabine Maffre.

La partie la plus ancienne du manuscrit date du XIe siècle ; la plus récente, du XIVe. Néanmoins, un mystère demeure : la provenance de l’Évangéliaire. « A priori, Charles de Lorraine l’aurait reçu en cadeau de la part de l’un de ses protégés, Constantin Paléocapa, qui recopiait fréquemment des manuscrits, précise encore Sabine Maffre. Mais rien n’est sûr. »
Pour vous faire votre propre avis quant à la symbolique du geste de Vladimir Poutine, vous trouverez ici plus d’informations sur l’Évangélaire de Reims : extrait d’un colloque donné par Sabine Maffre, conservateur de la bibliothèque Carnegie.

Par D.C.Publié le 03/06/2017 à 18:07 Mis à jour le 03/06/2017 à 19:16  Évangéliaire de Reims

http://france3-regions.francetvinfo.fr/grand-est/marne/reims-metropole/reims/evangeliaire-reims-edition-offerte-poutine-macron-1266399.html

4  – Louis XIV icône du pouvoir entre au MBAM

Une esquisse raffinée d’un portrait de Louis XIV a été acquise un an après sa découverte

31 mai 2017 |Jérôme DelgadoArts visuels

  http://www.ledevoir.com/culture/arts-visuels/500060/une-icone-du-pouvoir-entre-au-mbam    


                                                      

Photo à   gauche : Musée des beaux-arts de Montréal Hyacinthe Rigaud, «Modello du Portrait de Louis XIV en grand costume royal», 1701, huile sur toile, 55 x 45 cm

Photo à droite  de Hyacinthe Rigaud, Portrait de Louis XIV en grand costume royal, 1701-1702, Musée du Louvre

La même année qu’en Nouvelle-France se signait la Grande Paix de Montréal, à Versailles, le roi Louis XIV se faisait faire le portrait. Pas n’importe lequel : un portrait, iconique, autant de lui, Roi-Soleil, que de la représentation du pouvoir.

Trois siècles plus tard, Montréal peut s’enorgueillir de posséder, par le biais du Musée des beaux-arts (MBAM), une version du célébrissime Portrait de Louis XIV en habit royal, peint par Hyacinthe Rigaud, en 1701. L’iconographie du pouvoir absolu, résumée par la pose d’un homme debout au visage rigide, est née là, récupérée depuis mille fois, y compris par Uderzo, qui dessine un chef gaulois avec les paroles « Le village, c’est moi ! ».

L’oeuvre acquise par le MBAM en mars lors de la très courue foire d’art européen de Maastricht n’est pas le prestigieux tableau, seulement une esquisse. Pas n’importe quelle esquisse, mais lemodello, terme italien pour désigner l’oeuvre préparatoire la plus fidèle du tableau commandé.

Il existe deux Portrait de Louis XIV, l’un conservé au Louvre — intitulé aussi Louis XIV (1638-1715), roi de France —, l’autre à Versailles. Cinq fois plus petit, le modello, lui, avait disparu. Il est réapparu en 2016 aux encans de l’hôtel Drouot de Paris. Acquis par le MBAM auprès de la galerie Éric Coatalem avec l’appui de nombreux mécènes — la notice qui l’identifie fait six lignes —, Modello du Portrait de Louis XIV en grand costume royal a atterri au Pavillon pour la Paix.

Portrait modèle

« C’est un des portraits les plus fameux de l’histoire de l’art, affirme la directrice du MBAM, Nathalie Bondil. Il est le premier jalon pour une généalogie de représentations de monarques. »

À la fois image historique et objet rare, le modello permet de faire entrer Louis XIV dans l’enceinte montréalaise. Un fait qui a toute son importance pour Jacques Des Rochers, conservateur de l’art canadien : c’est sous son règne que la Nouvelle-France acquiert le statut de province royale, ce qui favorisera son peuplement.

L’oeuvre d’Hyacinthe Rigaud (1659-1743), un des grands portraitistes de l’Ancien Régime, est emblématique à plusieurs égards. Pour Sylvain Cordier, conservateur des arts décoratifs anciens, c’est à partir de ce portrait en pied de Louis XIV, que« la monarchie française s’affirme comme une monarchie debout, non statique ». Aussi, chez Rigaud, le roi est à ce point divin que les ornements sont secondaires.

« Comment exprimer que le corps du roi est sacré, au-dessus du reste de l’humanité ? » demande Sylvain Cordier. La réponse, le peintre l’emprunte à Antoine Van Dyck, auteur d’un portrait d’un roi anglais : le souverain retire un gant.

« Avec sa main nue, Louis XIV utilise comme canne, de manière nonchalante, un des instruments du sacre [le sceptre, tenu à l’envers]. Il est le seul à pouvoir le toucher, à jongler avec lui, s’il le veut », note-t-il.

Outil raffiné

Outil de présentation, comme la maquette en architecture ou en art public, lemodello était une pratique courante aux XVIIe et XVIIIe siècles. Le MBAM possède peu d’exemples en peinture, dont celui d’une oeuvre préparatoire à un décor architectural, exposé tout près du Rigaud.

Selon Hilliard T. Goldfarb, conservateur en maîtres anciens, la nouvelle acquisition se démarque par sa haute précision. « Quand tu le présentes à Louis XIV, [lemodello] doit être plus achevé qu’à l’habitude. [Celui-ci] est vraiment raffiné », dit-il.

L’auteure du catalogue raisonné de l’oeuvre d’Hyacinthe Rigaud, Ariane James-Sarazin, est celle qui a authentifié le tableau et l’a établi comme modello. Les différences avec les huiles du Louvre et de Versailles sont la preuve que Rigaud a apporté des modifications après présentation au roi.

Dans le modello, les fleurs de lys suivent les courbes du manteau. Dans la version finale, elles sont en aplat, plus visibles. Sylvain Cordier apprécie aussi « l’usage quasi cinématographique de la lumière », qui laisse dans l’ombre les objets monarchiques (trône, couronne, manteau). « Rigaud a une manière de représenter la hiérarchie des choses. Le corps vient avant les instruments », commente-t-il.

Depuis 300 ans, se plaît à rappeler le spécialiste de l’iconographie royale, les gens de pouvoir sont représentés selon ce modèle. Napoléon, ou Parizeau caricaturé par un Chapleau, mais aussi Justin Trudeau, avance Sylvain Cordier, qui évoque une photographie du premier ministre en joggeur. « C’est une affirmation du pouvoir plus simple, mais une affirmation de la vitalité du corps du gouvernant. »

 

4 – Louis XVI , ils me prennent la tête !

http://www.billetreduc.com

Recevez les confidences d’un roi, sans « langue de bois ».
Entre révélations et innovations, rentrez dans les coulisses du pouvoir, dans l’intimité de la forge, là où l’homme sous la perruque se livre.
Si toutefois son entourage lui laisse 5 minutes de tranquillité…

Auteur : Laurent Gory
Artiste : Laurent Bariohay
Metteur en scène : Laurie Jesson

Comédie de Grenoble,
Grenoble (38)
Le samedi 15 juillet 2017 à 19h00

Comédie Triomphe,
Saint Etienne (42)
Du 21/07/2017 au 29/07/2017
Vendredi et samedi à 19h

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Des joyaux de la Sainte-Chapelle exposés au Kremlin

L’objectif de l’exposition est de familiariser le public russe avec l’art gothique français ainsi qu’avec la période de règne de Saint Louis, en suscitant un intérêt pour cette page de l’histoire française. Qui sait, peut-être ces chefs-d’œuvre les encourageront-ils à aller poursuivre leur découverte, cette fois-ci en France ?

Avec 78 chefs d’œuvres de l’art gothique français présentés au Kremlin, la capitale russe accueille une exposition sans précédent consacrée au roi Saint Louis et aux reliques de la Sainte-Chapelle.

Pour certains de ces joyaux, il s’agit du premier « voyage » en dehors de la France.

Statue d’Isabelle de France (Ile-de-France, vers 1300 ; Collégiale Notre-Dame de Poissy).  

Source : https://fr.sputniknews.com/photos/201703031030309584-kremlin-musee-exposition-france-sainte-chapelle-saint-louis/

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