L’avis de BISMARCK sur la république française et les BOURBON

Opinion de Bismarck sur la république, l’empire et les Bourbons en France

La lettre qui suit, est attribuée au chancelier de l’Empire d’Allemagne, Otto von Bismarck. Ce courrier résume à merveille la pensée intime de ce prince ennemi de la France. Lisez-la, faites profit de cette analyse politique, de ces projets secrets bien que très anciens, et tirez-en la conclusion indiquée par le bon sens et le patriotisme réel (la légitimité) qui s’imposent à ceux pour qui le beau nom de France signifie encore quelque chose…

MONCHERBARON,

Voici ma réponse à votre longue lettre du 3 courant, et les instructions confidentielles auxquelles vous voudrez bien vous conformer. Elles vous seront remises par un homme sûr, le courrier Pf.

Je laisse de côté le langage diplomatique pour causer familièrement avec vous, comme au mois de juin, l’an passé, sous les ombrages de Varzin, alors que nous rêvions ensemble l’unité de la patrie allemande et que pour la réaliser, j’espérais déjà attirer l’Empereur Napoléon dans le piège où il est tombé.

Vos appréhensions sur la possibilité d’une revanche de la France ne sont pas fondées. Elles ne le seraient que si cette Nation était unie au dedans. Alors, vous avez raison, il ne faut pas se le dissimuler, cette Puissance qui, sans avoir fait, en vue de la guerre, la moitié des préparatifs que nous avions faits nous-mêmes; qui avait mis sur pied deux fois moins d’homme maladroitement éparpillés, combattant par groupes contre nos masses ; cette Puissance qui, par ces motifs, a eu successivement, prisonniers, chez nous, 360,000 hommes d’excellentes troupes, et qui malgré cela, en pleine révolution, avec des recrues mal vêtues, mal nourries, mal armées, a pu retenir encore six mois nos formidables armées : cette Puissance, dis-je, avec sa bravoure proverbiale et ses immenses ressources serait redoutable pour nous si elle était unie.

Il faut prévoir, dites-vous, le cas où viendraient se retourner contre nous les chances heureuses auxquelles nous avons dû la victoire :
L’incurie de Napoléon et de ses ministres, l’alliance des Etats du Sud, la supériorité du nombre, la portée plus grande de l’artillerie. Cela pourrait arriver, ajoutez-vous, si un Bismarck et un de Moltke français venaient à occuper la place d’un Olivier ou d’un Lebœuf.

Je vous répondrai toujours : Oui, si la France était unie; mais elle ne l’est pas et ne peut, heureusement pas l’être, l’esprit des Français étant ce qu’il est. Le sort de l’Espagne est celui réservé désormais à la France. Cela n’empêche pas que je m’occupe de nous assurer des alliances pour l’avenir, même en prévision d’éventualités inadmissibles. Il faut être prêt à tout événement. Mais voici pourquoi je juge ces éventualités inadmissibles.

La France est partagée en Bonapartistes, en Orléanistes, en Légitimistes, et en Républicains. C’est, pour nous, comme si elle était divisée en quatre Etats indépendants et mêmes rivaux. Leur rivalité fait notre force et garantit notre sécurité. Il faut bien, il est vrai, qu’un parti finisse par l’emporter sur les autres. Heureusement pour nous, cela parait devoir être le parti Républicain.

En 1789, les cahiers des députés aux Etats-Généraux voulaient tous le maintien de là Royauté avec des réformes. Le rapport lu à l’Assemblée Nationale, le 27 juillet 1789, par le comte de Clermont-Tonnerre le prouve. La France et son Roi étaient tombés d’accord. La République a été alors imposée à la Nation par des scélérats.

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Allocution de Monseigneur le Prince Louis de Bourbon

Réception à la suite de la Messe pour le Roi Louis XVI


Saint-Denis
Samedi 21 janvier 2017

Allocution de Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, duc d’Anjou

Madame la Surintendante,
Messieurs les abbés,
Mesdames et Messieurs les Élus
Mesdames, Mesdemoiselles et Messieurs,

Chers Amis,

Une nouvelle fois nous nous retrouvons, la Princesse et moi-même parmi vous, à l’occasion de l’anniversaire de la mort du roi Louis XVI que nous avons, tous, à coeur de commémorer chaque année.
Cette cérémonie est bien plus qu’un hommage rendu au roi martyr. Pouvoir nous réunir aujourd’hui dans ce haut-lieu qu’est l’ancienne abbatiale devenue Maison d’éducation de la Légion d’Honneur, donne un relief tout particulier à cette rencontre maintenant traditionnelle entre la France et son histoire.

Ainsi, qu’il me soit permis en tout premier lieu, de remercier les autorités. J’adresse toute ma gratitude aux autorités religieuses, à son excellence l’Évêque de Seine-Saint-Denis et au Recteur de la Basilique qui ont autorisé le Mémorial de France à faire célébrer cette messe dont le roi Louis XVIII avait souhaité qu’elle soit perpétuelle. Comme chef de Maison j’apprécie que cette célébration n’ait jamais été remise en cause. Je félicite le Mémorial de France à Saint-Denys d’avoir perpétué cette cérémonie, depuis un peu plus d’un siècle maintenant, quand elle est devenue privée. Après mon grand-père, après mon père, je suis très heureux de pouvoir régulièrement rappeler l’intérêt que porte le successeur légitime des Rois de France au maintien de ce devoir de mémoire et de piété vis-à-vis du roi martyr.

J’adresse à Monsieur le Grand Chancelier de la Légion d’Honneur des remerciements tout particuliers, à travers vous Madame la Surintendante qu’il a chargé de le représenter. Il a permis pour cet événement historique et commémoratif, que l’ensemble de l’ancienne abbatiale retrouve son unité. L’église et les bâtiments de l’abbaye réunis. Pour un moment, l’histoire et le présent se retrouvent. J’y vois plus qu’un symbole dans ce lieu voué désormais au présent puisqu’il est un des plus prestigieux établissements d’enseignement de France. Avec les jeunes filles qui y suivent leurs études, la Maison d’éducation de la Légion d’Honneur poursuit l’œuvre de transmission du savoir. Transmission si nécessaire puisqu’elle donne à chaque génération les fondements non seulement des connaissances mais aussi ceux du devoir et des valeurs qu’incarne le premier Ordre de la nation.

Être ici en ce 21 janvier 2017, permet donc à la fois de se souvenir tout en pensant à l’avenir. En ce sens histoire et éducation sont intimement liées et j’aime à le dire dans cette institution où ces mots prennent tout leur sens. Former et éduquer n’est-ce pas le devoir auquel tous les parents sont attachés, comme la Princesse et moi-même, nous le sommes pour nos trois enfants. L’héritage et la transmission donnent les bases solides sur lesquelles l’avenir peut se construire. Non pas un avenir d’utopies et d’idéalisme, mais un avenir ancré dans le réel et alimenté par les racines de la tradition. Toute famille désire léguer à ses enfants un héritage moral et matériel, vivant, travaillé, amélioré. Quant aux enfants ils sont fiers de leurs parents et du travail accompli par eux. Voilà ce qui fait une société saine et unie, et pleine d’espérance pour l’avenir.

Les perspectives d’un avenir meilleur demeurent la première préoccupation des parents et des éducateurs. Ainsi il ne faut pas avoir de nostalgie pour le passé, mais chaque jour, se demander comment avec l’héritage reçu, comment avec les racines qui sont les nôtres, nous pouvons écrire de nouvelles pages à l’histoire de France et apporter notre pierre à l’édifice soit pour bâtir, soit pour consolider, soit pour supporter les périodes difficiles.
Louis XVI dans son Testament appelle à cet espoir renouvelé. Son exemple doit nous aider à nous surpasser.

Voilà ce que je voulais vous transmettre en ce début d’année, avec les vœux que la Princesse et moi-même pouvons adresser à vous tous, à vos familles et à tous les éducateurs.

Puisse Saint Louis qui repose avec tous les rois dans cette nécropole continuer à veiller sur la France pour qu’elle demeure fidèle aux promesses de son baptême et aux valeurs de justice et de paix qui ont fait d’elle, au long des siècles, un modèle pour les nations.

Merci de m’avoir écouté.

Louis, duc d’Anjou

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Louis XX et Madame en la Basilique Royale de Saint-Denys

Publié dans Vie des royalistes, le dimanche 22 janvier 2017 par Franz de Burgos

Arrivés vers 11h15 sur le parvis de la Basilique Royale de Saint-Denys, Dominique Hamel, Frédéric de Natal, Claire Lyautey, Pierre du Landreau et votre serviteur en admirons la façade rénovée, resplendissante d’un soleil hivernal bienvenu. Nous avons plaisir à voir converger vers les porches latéraux de la façade un grand nombre de personnes, âmes fidèles au souvenir de Louis XVI, Roi de France martyr de la révolution.

Midi arrive et nous rentrons. Nous découvrons alors les deux rangées de la nef centrale comble, du premier au dernier rang et de nombreuses personnes debout dans le narthex et les collatéraux, faute d’être arrivées suffisamment à temps pour trouver une place assise ! Quand l’on songe que cette nef fut reconstruite au XIIIème siècle sous la bienheureuse impulsion de trois personnalités d’exception : le jeune Roi Louis IX, Blanche de Castille, sa mère et régente et l’abbé de Saint-Denis, Eudes Clément. Aux Cieux, par-delà les siècles qui sont un instant dans l’atemporalité de la vie éternelle, ces trois excellentes âmes ont pu assister à la messe de requiem donnée, à l’ombre des voûtes qu’elles édifièrent du temps de leur incarnation, en souvenir de la mort de leur malheureux fils Louis XVI, en présence de leur bienaimé fils Louis XX ! Dieu, toujours, maintient le droit !

Je passe dans le collatéral droit, fermé au public par une grille de fer forgé, afin de pouvoir tout observer pour tout vous relater ! En avant du premier rang, le duc et la duchesse d’Anjou se tiennent au pied des marches du Chœur sur deux fauteuils de bois doré garnis de velours cramoisi devancés de deux prie-Dieu garnis de même. Au premier rang sont assis le prince Henri de Bauffremont, Président du Mémorial de France à Saint-Denys, le prince Hugues de Bauffremont, représentant son père le prince Charles-Emmanuel de Bauffremont, Président de l’Institut de la Maison de Bourbon et le comte Thierry de Beaumont-Beynac, Président de l’Ordre de Malte pour la France et vice-président de l’Institut de la Maison de Bourbon.

La procession cléricale dit les prières au bas de l’Autel et gravit les marches du Chœur. Je me réjouis d’y voir le père Augustin PIC, âme fidèle, chapelain de Monseigneur le duc d’Anjou. Respectant le rituel tridentin, nous avons le plaisir de retrouver les clercs en soutanes noires à surplis de lin blanc à dentelle et chasubles ou dalmatiques en velours noir rebrodées de filets et rinceaux feuillagés en fils d’argent. L’Autel est aussi couvert d’une nappe de velours noir rebrodé d’argent et le saint office de la Messe s’effectue tourné vers le crucifix encore présent du Maître-Autel disparu… Une magnifique chorale, placée dans le surplomb du Chœur, entonne les chants et nous transporte, par son harmonie angélique, aux plus hautes élévations de la prière.

Vient alors le temps de la Parole et le père VIOT nous donne à entendre une homélie remarquable, véritable plaidoirie des droits légitimes que Louis XX, Aîné des Capétiens et, dès lors, Chef de la Maison Royale de France, a hérité, à la mort de son père, par la vertu du droit monarchique français inscrit dans les Lois Fondamentales du Royaume de France ! Cet excellent abbé nous rappelle à cet effet la lettre que Louis XVI envoya à son oncle Charles IV, aîné des Bourbon-Anjou et Roi des Espagnes, dans laquelle il reconnaissait explicitement ce dernier comme, je cite le Roi : « Chef de la seconde branche », conservant pour son usage personnel le titre de « Chef de la première branche » ! Louis XVI rappelant ainsi expressément la transmission naturelle des droits à la Couronne de France aux Bourbon-Anjou qu’ordonnerait le droit monarchique français s’il advenait que la Providence éteignît sa branche ! Quelle plus éclatante mise en évidence de la légitimité de notre Roi Louis XX pouvait nous donner l’abbé VIOT, que celle qu’il nous transmit de la main même du Roi-Martyr ?

Le duc et la duchesse d’Anjou, à l’instar de toute l’assemblée, le visage fixé vers l’orateur, écoutèrent, captivés, cette admirable démonstration !

Nous en arrivons bientôt à la Sainte Communion, instant paroxystique et infiniment mystérieux de la Sainte Messe. Monseigneur le duc d’Anjou et Madame la duchesse d’Anjou s’agenouillent en prières, les mains jointes, sur leur prie-Dieu et, selon l’usage ancien respectant l’hommage dû à la majesté royale, reçoivent, ainsi prosternés, le Corps du Christ que leur apporte l’officiant. Ce dernier retourne dans le Chœur et la procession de communion se prolonge un long moment, tant la foule emplissant la Basilique se gêne pour parvenir au banc de communion situé au pied des marches de l’Autel…

L’officiant prononce la bénédiction d’envoi et le collège clérical, le duc et la duchesse d’Anjou et toute l’assemblée descendent dans la Crypte des Bourbon où reposent, depuis 1815, les corps de la Famille Royale suppliciée. Les tombeaux de marbre noir sont encensés, la chorale entonne une prière pour le repos des âmes des augustes victimes et chacun les bénit en faisant le signe de Croix à l’aide d’un goupillon.

Nous nous dirigeons maintenant vers le réfectoire de l’actuelle Maison de l’éducation de la Légion d’Honneur. Nous longeons pour ce faire deux côtés du vaste cloître de l’ancienne abbaye de Saint-Denis édifiée sous Louis XIV par Jules Hardouin-Mansart. Les espaces sont à la mesure du Roi-Soleil : chaque côté du cloître doit approcher des quatre-vingt mètres, sur six ou sept mètres de large, couvert d’une voûte en berceau haute de six ou sept mètres également, éclairé de hautes baies à petits carreaux donnant sur un jardin intérieur décoré d’une dentelle de buis taillés ! Le réfectoire est vaste et vingt tables rectangulaires de dix couverts, couvertes de leurs épais plateaux de marbre rouge royal, nous attendent.

Le duc d’Anjou prononce à ce moment le magnifique discours évoquant le trésor que représente l’éducation des enfants pour les parents, que vous pourrez retrouver sur Vexilla Galliae. Un tonnerre d’applaudissements salue cette belle réflexion et, tandis que la « Table Royale » est servie, le reste des convives se dirige vers le buffet qui les attend.

Comme toujours, ces tablées sont la source de rencontres amicales, de discussions enrichissantes. Elles ont pour principal effet de renforcer la trame de cette étoffe de fidélité que nous tissons sans discontinuer depuis la grande catastrophe, à la suite de nos aînés, en attendant le jour béni où nous ou nos successeurs pourrons la remettre, plus résistante que jamais, sur les épaules du Roi de France !

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