Sébastien le Prestre Seigneur de Vauban

SEBASTIEN LE PRESTRE, 

SEIGNEUR DE VAUBAN

(1633 / 1707)

(sous le règne de Louis XIV)

 Portrait

Sébastien le Prestre, Seigneur de Vauban,

Maréchal de France,

Chevalier des ordres du roi,

Commissaire général des fortifications,

Grand-croix de l’ordre de Saint-Louis,

Gouverneur de la citadelle de Lille,

Membre de l’Académie des sciences

Naissance le 15 mai 1633, à Saint-Léger-de-Foucheret, diocèse d’Autun à 25 kms d’Avallon, commune rebaptisée par Napoléon III Saint-Léger de Vauban, par décret en 1867.

Décès le 30 mars 1707 à Paris au 1, de la Rue St Roch, d’une pneumonie.

Ses Parents :

2ème fils d’Albin Le Prestre, Seigneur de Vauban et d’Aimée de Carmignolles, qui auront 4 enfants.

Issu d’une famille noble du nivernais depuis trois générations, il perd ses parents très tôt et la Terre de Vauban fut mis en séquestre.

Un prieur, le Père de Fontaines, le recueille et lui donne une instruction, il passera donc une adolescence campagnarde, de travail au milieu des gens du peuple, tout en apprenant au collège des Carmes de Semur-en Auxois, le latin, les mathématiques et le dessin.

A 17 ans il s’enfuit et traverse une bonne partie de la France, pour rejoindre en 1651 sur la frontière des Pays-Bas, le régiment de Condé dirigé par Louis de Bourbon dit le Grand Condé, en rébellion avec la reine Anne d’Autriche régente et le Cardinal Mazarin ; Il entre dans le corps d’infanterie puis ensuite dans la cavalerie, au service de l’Espagne. (C’est l’époque de la Fronde ).

Il est envoyé sur les champs de bataille, au siège de Ste Menehould il se distingue en passant la rivière à la nage, sous le feu de l’ennemi.

En 1653, il est fait prisonnier par les troupes royales, voici le compte rendu de son arrestation par l’écrivain Camille Rousset :

      « Un jour Vauban était parti avec trois de ses camarades, ils tombèrent inopinément dans une patrouille de l’armée royale. Ses camarades déjà pris et lui tout près de l’être, il trouva moyen de se jeter dans un chemin creux, et quand les royaux qui le poursuivaient s’y furent engagés à la file, tout à coup il tourna la tête, les arrêta court, et, tenant en joue leur chef, qui était un lieutenant du régiment de Sainte-Maure, il fit sa capitulation, à savoir qu’il ne serait ni maltraité, ni dépouillé, ni même démonté, de sorte qu’il entra dans le camp royal, à cheval, en complet équipage, et avec tous les honneurs de la guerre.

L’aventure fit du bruit : on sut bientôt que ce cavalier si avisé n’était autre que le hardi nageur de Sainte-Menehould. Spirituel et brave, un soldat a deux fois sa réputation faite »

Mazarin ayant eu connaissance de ces exploits, le fait appeler, le rallie à la France, et l’engage au service du Roi, puis le confie au Chevalier de Clerville, Commandant Général des Fortifications.

Il est envoyé au siège de Stenay où il est blessé, puis à Arras, Clermont-en -Argonne, Valenciennes de nouveau blessé, il devient un collaborateur avisé de Louvois et de Colbert.

En 1655 soit à l’âge de 22 ans, il reçoit le brevet d’ingénieur

En 1657 au siège de Montmedy, les ingénieurs ayant été tués, il conduit tout seul les opérations.

En 1658 il est à Gravelines, Ypres et Audenarde

Il sera de toutes les batailles, accompagnant le Roi Louis XIV lors de l’expédition des Flandres, c’est à Douai qu’il reçu un coup de mousquet sur la joue, dont il garda la cicatrice, et qui sera reproduite par les peintres Charles Le Brun et le Sculpteur Coyzevox.

Sa bravoure est récompensée par une pension royale de 2400 livres et il obtient la Lieutenance aux gardes, puis le gouvernement de la Citadelle de Lille qui sera le premier plan en relief réalisé par Vauban.

En 1667, des villes sont reprises dans le Nord, Tournai, Douai, Lille en 9 jours, sa notoriété n’est plus à faire, il est reconnu comme « un preneur de villes » et on dira de lui

« Ville assiégée par Vauban, Ville prise

« Ville défendue par Vauban, Ville imprenable »

En 1668 il est nommé Gouverneur de la Citadelle de Lille et Lieutenant Général il doit défendre toutes les côtes Nord et Est.

Dès 1673, il fortifie le royaume qu’il nomma  » le pré carré  » en Flandres et dans le Nord,en Ardennes, Alsace, Rhénanie, en Franche-Comté, Alpes, Bretagne, Roussillon, sans omettre la façade maritime.

1673 il dirige le siège de Maastricht qu’il oblige à capituler en utilisant à partir de cette époque une méthode d’attaque qu’il a mis au point à la suite de toutes ces participations aux nombreux conflits.

Nommé Maréchal de camp en 1676, il obtient de Louvois la création du corps des ingénieurs.

En 1678 il devient Commissaire général des fortifications succédant au Chevalier de Clerville.

En 1683, il prend Luxembourg, qu’il transforme en place inexpugnable.

En 1691 : Mons, en 1692 : Namur, en 1693 Charleroi, en 1694, il défend Brest contre contre les Anglais.

En1693 : il est nommé Grand Croix de l’Ordre de Saint Louis

En 1699 il devient Membre Honoraire de l’Académie des Sciences,

En 1703 Maréchal de France

En 1705 Chevalier des Ordres du Roi

En 1706 Commandant de la Place de Dunkerque.

Il participe à 140 actions d’éclat, conduit en Chef 53 sièges,

 dont 30 sous les yeux du Roi et fut blessé 8 fois

Au service du Roi Louis XIV pendant 55 ans.

Il est 150 jours par an sur les routes, couvrant 2000 à 3000

kilomètres par an, et même jusquà 8000 kilomètres en une année.

Expert en manœuvres militaires, il va donc mettre en œuvre une méthode de conduite de siège des places fortes en 12 phases, que l’on retrouve dans son traité « de l’attaque des places ». Il va révolutionner grâce à ses nombreuses innovations, les techniques militaires.

Les douze phases du siège élaborées par Vauban

L’ensemble du siège, union de tactiques traditionnelles et nouvelles, se décompose en douze phases :

– Phase 1. Investissement de la place. Il faut agir rapidement et par surprise. L’armée de siège coupe la place en occupant toutes les routes d’accès et en la ceinturant rapidement de deux lignes de retranchement parallèles (un vieux procédé, mis au point par les Romains).

– Phase 2. Construction de deux lignes de retranchement autour de la place investie :

  • Une ligne de circonvallation, tournée vers l’extérieur et qui interdit toute arrivée de secours ou de vivres et de munitions venant de l’extérieur.
  • Une ligne de contrevallation est construite, tournée vers la place, elle prévient toute sortie des assiégés. Elle est située environ à 600 mètres, c’est-à-dire au-delà de la limite de portée des canons de la place assiégée.

L’armée de siège établit ses campements entre ces deux retranchements.

Phase 3. Phase de reconnaissance. Intervention des ingénieurs assiégeants qui effectuent des reconnaissances pour choisir le secteur d’attaque qui est toujours un front formé de deux bastions voisins avec leurs ouvrages extérieurs (demi-lune, chemin couvert et glacis). Il faut souligner le rôle des ingénieurs dans cette phase et l’importance des études de balistique, de géométrie, de mathématiques. On oublie parfois que les premiers travaux de l’académie des sciences, fondée par Colbert en 1665, furent consacrés à des études qui avaient des relations directes avec les nécessités techniques imposées par la guerre. Colbert suscita ainsi, en 1675, des recherches sur l’artillerie et la balistique afin de résoudre la question de la portée et de l’angle des tirs d’après les travaux de Torricelli qui prolongeaient ceux de Galilée. L’ensemble aboutit à la rédaction du livre de François Blondel, L’art de jeter les bombes, publié en 1683. Depuis 1673, l’auteur donnait des cours d’art militaire au Grand Dauphin.

– Phase 4. Travaux d’approche. Cette fois, il s’agit des nouveautés introduites par Vauban. Les travaux d’approche s’effectuent à partir de la contrevallation et ils se présentent sous la forme de deux tranchées (et non plus une seule) creusées en zig zag (ce cheminement brisé évitant les tirs d’enfilade des assiégés) qui s’avancent progressivement vers les deux saillants des bastions en suivant des lignes qui correspondent à des zones de feux moins denses de la part des assiégés. Vauban s’inspire des tranchées en zig zag utilisées par les ottomans sous la direction d’un ingénieur italien au siège de Candie, les multiplie et les rationalise19 .

– Phase 5. Construction d’une première parallèle (ou place d’armes). À 600 mètres de la place (limite de portée des canons), les deux boyaux sont reliés par une première parallèle (au front attaqué), appelée aussi « place d’armes », qui se développe ensuite très longuement, à gauche et à droite, jusqu’à être en vue des faces externes des deux bastions attaqués et de leurs demi-lunes voisines. Cette première parallèle est une autre innovation de Vauban, inspirée d’une technique turque au siège de Candie. Pelisson écrit que « Vauban lui a avoué qu’il avait imité des Turcs dans leurs travaux devant Candie » (Lettres historiques, III, p. 270) La parallèle a plusieurs fonctions :

  • Relier les boyaux entre eux, ce qui permet de se prêter renfort en cas de sortie des assiégés sur l’un d’entre eux, et de masser à couvert des troupes et du matériel.
  • Placer des batteries de canons qui commencent à tirer en enfilade sur les faces des bastions et des demi lunes choisies pour l’assaut.

Le système des parallèles, fortifiées provisoirement, a l’avantage de mettre l’assaillant à couvert pour l’approche des défenses.

Louis XIV, lui-même, en témoigne, dans ses Mémoires :

« La façon dont la tranchée était conduite, empêchait les assiégés de rien tenter ; car on allait vers la place quasi en bataille, avec de grandes lignes parallèles qui étaient larges et spacieuses ; de sorte que, par le moyen des banquettes qu’il y avait, on pouvait aller aux ennemis avec un fort grand front. Le gouverneur et les officiers qui étaient dedans n’avaient encore jamais rien vu de semblable, quoique Fargeaux [le gouverneur de Maastricht] se fût trouvé en cinq ou six places assiégées, mais où l’on n’avait été que par des boyaux si étroits qu’il n’était pas possible de tenir dedans, à la moindre sortie. Les ennemis, étonnés de nous voir aller à eux avec tant de troupes et une telle disposition, prirent le parti de ne rien tenter tant que nous avancerions avec tant de précautions. »

– Phase 6. La progression des deux tranchées. Elle reprend, jusqu’à 350 mètres de la place, distance où l’on établit une deuxième parallèle tout à fait comparable à la première et jouant le même rôle.

– Phases 7, 8, 9. Progression à partir de la construction de trois tranchées : les deux précédentes, plus une nouvelle, suivant l’axe de la demi lune visée. Plus construction de tronçons de parallèles qui servent à faire avancer au plus près des canons.

– Phase 10. Tirs à bout portant sur les escarpes (parois des fossés) et les bastions pour les faire s’effondrer et pratiquer la brèche qui permettra l’assaut.

– Phase 11. Ouverture de la brèche par mine. Il s’agit là d’un travail de sape, long et dangereux pour les mineurs spécialisés dans ce type d’ouvrage.

– Phase 12. Assaut. Montée à pied sur l’éboulement de la brèche au sommet de laquelle on établit un « nid de pie » pour être sûr de bien tenir. À ce stade, le gouverneur de la place assiégée estime souvent que la partie est perdue, et il fait « battre la chamade » : offre de négociation en vue d’une reddition honorable.

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Il va fortifier et réparer 300 places fortes et construire 33 nouveaux ouvrages, suivant ces théories de base, qu’il adaptera selon le lieu, en étudiant le terrain avec le plus grand soin afin de réaliser un ouvrage adapté aux accidents et irrégularités de l’endroit choisi, afin qu’il devienne infaillible.

Il devient donc expert en poliorcétique, (venant du grec ancien : assiéger) c’est- l’art et la technique d’organiser l’attaque ou la défense d’une ville, ou d’une citadelle ennemie.

Ayant une grande considération pour les troupes, et le genre humain, il cherche à ce que la forteresse soit protégée et que l’armée à l’intérieur ne souffre pas de l’attaque et soit elle-même protégée par les édifices.

Avec le temps, les ouvrages de défense ont évolués, les italiens inventent les fortifications bastionnées suite à l’arrivée de l’artillerie, et des canons, il s’agit de mettre en place une autre technique avec des murailles basses précédées d’un fossé.

D’autres inventeurs français comme Jean Errard, puis Antoine Deville et Blaise de Pagan vont encore apporter des améliorations, avant que Vauban innove en ce qui concerne l’attaque de places fortes :

  • Creuser 3 tranchées parallèles reliées entre elles par des voies de communications en lignes brisées pour éviter les tirs, la première ligne hors de portée des canons, prévient tout attaque par l’arrière, la deuxième permet de positionner l’artillerie et la troisième à proximité des fortifications permet l’assaut..
  • Il crée des « cavaliers de tranchée » sur la 3ème tranchée, c’est-à-dire des levées de terre qui permettent de dominer les positions des assiégés.
  • Il invente aussi « le tir à ricochet »

Tranchées_parallèles_Vauban

Pour les passionnés par les sièges voir le site ci-dessous

http://fortificationetmemoire.fr/vauban-ou-lattaque-raisonnee/

On doit à Vauban le pré-carré, constitué de 2 lignes de villes fortifiées protégeant les frontières et places fortes, limitant ainsi les places à entretenir, et diminuant les dépenses.

Villes de 1ère ligne : Dunkerque, Bergues, Ypres, Lille, Tournai, Valenciennes, Maubeuge…

Villes de 2ème ligne : Gravelines, St Omer, Arras, Béthune, Cambrai, Rocroi, Sedan, Stenay

Parmi tous ses ouvrages, 12 fortifications défensives ont été inscrites au Patrimoine mondial de l’Unesco en Juillet 2008 :

 

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  • Arras (Pas de Calais)
  • Besançon (Doubs)
  • Blaye-Cussac / Fort Médoc ( Gironde)
  • Briançon (Hautes-Alpes)
  • Camaret sur Mer (Finistère)
  • Longwy (Meurthe-Et-Moselle)
  • Mont Dauphin (Hautes-Alpes)
  • Mont-Louis (Pyrénées Orientales)
  • Neuf-Brisach (Haut-Rhin)
  • Saint-Martin-de Ré (Charente-Maritime)
  • Saint-Vaast-la-Hougue / Tatihou (Manche)
  • Villefranche-de-Conflent (Pyrénées-Orientales)

 

ARRAS ( Pas de Calais) LA PORTE ROYALE DE LA CITADELLE

Créée en 1668 et 1672, elle fait partie de la 2ème ligne du pré-carré,

Démilitarisée en 2010, la Citadelle a été réhabilitée en logements, commerces et espaces publics, tels que la Place d’Armes.

CITADELLE ARRAS

http://www.patrimoine-histoire.fr/Patrimoine/Arras/Arras-Musee-des-Beaux-Arts.htm

BESANCON (Doubs) LA CITADELLE 11 ha

L’Arsenal de la Citadelle : Au rez-de-chaussée se trouvait le hangar aux affûts (Machine supportant une pièce d’artillerie) et la salle d’armes à l’étage.

Elle Surplombe la vieille ville. Les remparts sont longs de 600 m, larges de 5 à 6 m, et haut de 15 à 20 m de haut.

citadelle-besancon

De 1668 à 1683 Louis XIV réclame la Franche Comté comme héritage du à sa femme Marie-Thérèse d’Autriche infante d’Espagne, il en fait la conquête le 8/02/1668 mais le 2 mai de la même année le traité d’Aix la Chapelle rend la Franche Comté à l’Espagne En 1674 Louis XIV assiège Besançon, avec Vauban

Le 15/05 la ville capitule, et la citadelle le 22/05. Le Roi demande à Vauban de faire en sorte qu’elle devienne inexpugnable.

Actuellement transformée en aquarium et insectarium

 http://www.besancon.fr/index.php?p=678

 

CITADELLE DE BLAYE – LA PORTE ROYALE 22 ha

Construite en 1686 / 1689

citadelle BLAYE

http://www.verrou-vauban.com/

BLAYE CUSSAC / FORT-MEDOC à une forme carrée de 347 m long sur 327 m de large

 

BRIANCON ( Hautes-Alpes) LA VILLE HAUTE 11ha

La Ville haute de 3 kilomètres, et 300 m de dénivelé entre le fort et le château appelée

ville fortifiée ou Cité Vauban, et la Ville Basse du quartier Sainte Catherine

Briancon cité Vauban

http://www.briancon-online.com/patrimoine.htm

 

CAMARET-SUR-MER ( Finistère) LA TOUR DOREE

Tour prévue pour contrôler l’entré du goulet de Brest, En 1694 les Anglos Hollandais tentèrent de débarquer, avec 147 vaisseaux.

Tour dorée Camaret

Le 19.09.2015, le Maire François Sénéchal a inauguré le pont semi-mobile donnant accès à la Tour Vauban.

-pont-leviscamaret sur mer

 

LONGWY ( Meurthe et Moselle) LA VILLE NEUVE DE LONGWY

Fortifiée par Vauban en 1679

 

MONT-DAUPHIN (Haute-Alpes) LA LUNETTE D’ARCON

Place forte édifiée en haute montagne sur le plateau des Millaures (Mille vents), inachevée

 

mont dauphin

 

MONT-LOUIS (Pyrénées orientales) LE PUITS DES FORCATS

Place forte construite en 1679, à 1600 m d’altitude par 2000 hommes, en 2 ans

Comprenant 2 carrés imbriqués et étages, une citadelle et une enceinte enveloppant le village.

 

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Le puits des forçats se trouve dans un bâtiment, couvert d’une voute dont la toiture est à l’épreuve des boulets, creusé dans le roc, profond de 28 m avec environ 12 m d’eau une grande roue est actionnée par 2 hommes.

Centre de formation des commandos.

 

NEUF-BRISACH (Haut-Rhin)

Crée en 1697 dans la plaine d’Alsace

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SAINT-MARTIN-DE-RE ( Charente-Maritime) CITADELLE

Créée en 1681, en un carré parfait de 280 m de côté, renforcé à chaque angle par un bastion à orillons, sous lequel une soute à munitions ou à vivre est aménagée.

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Avec un seul accès la citadelle pouvait abriter toute la population avec son bétail.

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Entrée du Fort Vauban / Ile de Saint-Martin de Ré

 

 

SAINT-VAAST-LA-HOUGUE / TATIHOU (Manche) – 2 TOURS

Deux tours furent édifiées vers 1694 une sur la presqu’ile de Saint-Vaast, propriété actuellement de la Marine Nationale l’autre sur l’île de Tatihou (nom d’origine viking, signifie « terre entourée d’eau) propriété du Conservatoire National.

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VILLEFRANCHE-DE-CONFLENT (Pyrénées Orientales) ENCEINTE

(Classée parmi les plus beaux villages de France)

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Vauban en 1676 renforce l’enceinte par 6 bastions puis une grotte casematée dans la montagne

et le fort Liberia qui domine la Ville au Nord.

http://www.verrou-vauban.com/

 

Liste des villes fortifiées par Vauban

(Wikipédia)

Cette page recense les villes dont une partie des fortifications, citadelle, fort détaché ou enceinte est due à Sébastien Le Prestre de Vauban. Sauf mention contraire, il s’agit de reprises ou d’améliorations de fortifications préexistantes.

Fortifications de montagne : Alpes

  • Fort Barraux
  • Briançon
  • Château-Queyras
  • Création de la place de Colmars-les-Alpes
  • Fort l’Écluse
  • Entrevaux
  • Exilles
  • Embrun
  • Fenestrelle
  • Grenoble
  • Création de la place de Guillaumes
  • Ville neuve de Mont-Dauphin
  • Pignerol
  • Fort de Saint-Vincent-les-Forts
  • Création de la place de Seyne-les-Alpes
  • Sisteron

Frontière sud : fortifications de montagne des Pyrénées et places proches

  • création de la place de Fort-les-Bains (actuelle commune d’Amélie-les-Bains)
  • création du fort de Bellegarde
  • création du fort Libéria
  • ville neuve de Mont-Louis (1679-1681 inscrite sur la liste de patrimoine mondial de l’Unesco depuis le 7 juillet 2008)
  • Navarrenx
  • Perpignan
  • création de la place de Fort Lagarde à Prats-de-Mollo, et fortification de la ville
  • Saint-Jean-Pied-de-Port
  • Salses
  • Villefranche-de-Conflent

Fortifications intérieures

  • création de la place d’Alès
  • création de la place de Nîmes
  • Pont-Saint-Esprit
  • création de la place de Saint-Hippolyte-du-Fort

Front de mer : Atlantique et Manche

  • île d’Aix
  • Fort Enet

Fort de la Rade

Fort Liedo

  • Ambleteuse
  • Fortifications et Citadelle de Bayonne
  • Belle-Île-en-Mer

Île d’Houat

Île Hoedic

  • Citadelle de Blaye
  • Brest
  • Brouage
  • construction du fort de Camaret
  • Carantec
  • construction du fort de l’île Cézon
  • construction du fort Louvois, ou fort Chapus
  • Château-d’Oléron
  • Cherbourg
  • création du fort de la Conchée
  • Concarneau
  • Dieppe
  • Fouras
  • création de la place de Hoëdic
  • création de la place de Houat
  • Fort-la-Latte
  • construction de fort Lupin
  • construction de fort Médoc
  • construction de fort Paté
  • Port-Louis
  • Rochefort

Fort La Pointe – Fouras

Fort de L’Aiguille – Fouras

Fort Vauban

Île Madame

Lupin

  • La Rochelle

Fort de Pierre Levée – Île d’Yeu

  • Saint-Malo

Ile Cézembre

Îles Chausey

Île Harbour

La Cité

Le Minihic

Petit Bé

  • 1681-1690, création des fortifications de Saint-Martin-de-Ré, Île de Ré

Sablanceaux

  • Saint-Vaast-la-Hougue
  • construction du fort de Socoa à Saint-Jean-de-Luz
  • Phare du Stiff
  • Tatihou

Front de mer : Méditerranée

  • Antibes
  • Fort de Bouc
  • Collioure
  • Marseille
  • Nice
  • île Sainte-Marguerite
  • Saint-Paul-de-Vence
  • Saint-Tropez
  • Sète
  • Toulon
  • Villefranche-sur-Mer
  • création de la place de Port-Vendres

Frontière du Nord et de l’Est

  • Abbeville
  • Aire-sur-la-Lys
  • Arras
  • Auxonne
  • Ath
  • Avesnes-sur-Helpe
  • Bapaume
  • création de la place de Belfort
  • Bergues
  • Besançon
  • Béthune
  • Bitche
  • Blamont
  • Bouchain
  • Bouillon
  • Bourbourg
  • Calais
  • Cambrai
  • Charleroi
  • Courtrai
  • Condé-sur-l’Escaut
  • Dôle
  • Douai
  • création de la place de Dunkerque
  • ville neuve de Fort-Louis
  • Fribourg-en-Brisgau
  • Furnes
  • Givet
  • Gravelines
  • Guise
  • ville neuve de Huningue (1681-1685)
  • Fort de Joux
  • Kehl
  • Knocke
  • La Bassée
  • Landau
  • Landrecies
  • château du Landskron
  • Le Quesnoy
  • Lille(fortification de la ville et création de la citadelle)1
  • ville neuve de Longwy
  • Luxembourg
  • Maastricht
  • Marsal
  • création de la place de Maubeuge
  • Menin
  • Metz
  • Mézières
  • Mons
  • Montmédy
  • Montreuil-sur-Mer
  • ville neuve de Mont-Royal
  • Nancy
  • Nieuport
  • Namur
  • ville neuve de Neuf-Brisach (1699 inscrite sur la liste de patrimoine mondial de l’Unesco depuis le 7 juillet 2008)
  • Péronne
  • ville neuve de Phalsbourg1
  • Philippsburg
  • Philippeville
  • Port-en-Bessin
  • Rocroi
  • Saint-Omer
  • Saint-Quentin
  • Salins-les-Bains
  • ville neuve de Sarrelouis
  • Sedan
  • création de la place de Sélestat
  • 1681-1700,Strasbourg: la citadelle et le barrage Vauban
  • Thionville
  • création de la place de Toul
  • Tournai
  • Valenciennes
  • Verdun
  • Vieux-Brisach
  • Ypres
Nicolas Faucherre, La place forte de Mont-Dauphin : l’héritage de Vauban, Actes Sud, 2007, p. 29
? Martin Barros, Nicole Salat et Thierry Sarmant. Vauban – L’intelligence du territoire. Éditions Nicolas Chaudun et Service historique de l’armée, Paris, 2006. Préface de Jean Nouvel. 175 p
? Maurice Culot, Eric Hennaut, Marie Demanet, Caroline Mierop : Le bombardement de Bruxelles par Louis XIV et la reconstruction qui s’en suivit 1695 – 1700, éditions Archives d’Architecture Moderne, Bruxelles, août 1992, 294 p.

http://icidansmesmontagnes.blog50.com/archive/2010/08/02/patrooine-mondial-de-l-unesco-35-sites-francais-classes.html

 

LES PLANS RELIEFS

Réalisés par Vauban, la première maquette fut celle de Dunkerque, puis Ath et Lille/

144 plans reliefs représentant 101 sites fortifiés se trouvent actuellement exposés au Musée des Plans-reliefs à l’Hôtel des Invalides.

 

 

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MUSÉE DES PLANS-RELIEFS

Au cœur du site de l’Hôtel national des Invalides, découvrez le Musée des Plans-Reliefs. Une collection unique de maquettes historiques retraçant plus de deux siècles d’histoire militaire.

Nées en 1668, avec la commande que Louvois, ministre de la guerre, passe à Vauban pour la réalisation du plan-relief de Dunkerque, les Plans-Reliefs sont aujourd’hui un musée sous tutelle du ministère de la Culture, qui présente actuellement 28 exemples d’une collection de maquettes de villes fortifiées réalisées entre 1668 et 1875 en tant qu’outils de planification stratégique et symboles de maîtrise du territoire.

 

Retrouvez toutes les informations pratiques, les horaires et moyens d’accès du Musée des Plans-Reliefs sur : www.museedesplansreliefs.culture.fr

http://www.musee-armee.fr/lhotel-des-invalides/musee-des-plans-reliefs.html?

 

BAIONNETTE A DOUILLE

 

baionnette a douille

Baïonnette à douille © musée de l’Armée (Dist. RMN-Grand Palais)

photo Emilie Cambier

On doit à VAUBAN une amélioration de la Baïonnette, arme blanche du fantassin , composé d’une lame et d’un manche, qui enfoncé dans le canon de l’arme à feu devient un épieu, mais qui empêche de tirer.

Vauban lui inclut une douille qui n’a plus besoin d’être retirée quand il faut charger et tirer.

Elle sera adaptée au fusil et utilisée jusqu’à la première guerre mondiale

 

Elle doit peut-être son nom à Bayonne, ville autrefois réputée pour sa coutellerie, la baïonnette est utilisée à la chasse depuis le XVIe siècle.

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Vauban est non seulement un génie militaire, mais du fait de ses nombreux déplacements, et de son sens de l’observation, il s’intéresse aussi à de nombreux travaux d’utilité publique.

Il emploiera ses connaissances, pour :

  • construire des routes
  • construire des ponts, dont celui de Dunkerque considéré comme son chef d’œuvre,
  • des digues pour préserver les campagnes des torrents,
  • des ports
  • il asséchera les marais
  • construira des moyens de navigation intérieure

Près du peuple, il s’intéresse à la misère des paysans et essaie de faciliter leur vie de labeur, œuvrant pour le bien d’autrui, montrant son amour des gens.

Auteur de nombreux ouvrages notamment en 1704 son « Traité des sièges et de l’attaque des places, » résultat de ses longues observations et réflexions lors de ses expéditions.

Il rédigera vers 1706, un manuscrit comprenant 12 volumes qu’il nommera « Ses Oisivetés » consacré :

  • mathématiques, géométrie, l’architecture militaire, camps et tranchées, l’artillerie, les canons, les armes à feu, les monnaies, le commerce, les défenses de l’Etat, les revenus du Roi…

 

Homme universel, traitant dans ses mémoires, de l’histoire, de la géographie, de l’histoire des Etats de l’Europe, de la France, de sa superficie, de ses provinces, de ses villes…

Des bois, des forêts, des eaux, de la pêche, des marais, des mines, de la médecine..

« J’aime ma Patrie à la folie étant persuadé que tout citoyen

doit l’aimer et faire tout pour elle, ces deux raisons

qui reviennent à la même »

 Il était le seul à connaître véritablement l’état du royaume, auquel il souhaitait remédier par des réformes .

Ce qui explique son livre sur « La Dîme Royale » que Vauban publie sans l’accord du Roi, en Belgique, en 1707 et qui lui vaudra la disgrâce de Louis XIV.

Ce livre axé sur la réforme fiscale, très complet , étayé, le tout étudié dans le moindre détail, chiffré avec exemples à l’appui, montre que le système actuel des impôts empêche la productivité et donc l’essor du pays, et propose de le remplacer par un impôt unique de 10 % sur tous les revenus.

Les impôts royaux comprenaient :

  • la Taille: impôt des roturiers, basée sur l’estimation des terrains, ou sur les biens, sujet à corruption de la part du collecteur des impôts; qui était très dur pour les paysans, il pouvait leur enlever l’essence même de leur vie : leur lit, la table, les portes, les fenêtres parfois même les poutres et les planchers étaient vendus..
  • Les Aides : impôt sur le vin, les liqueurs, les denrées.
  • La Gabelle : impôt sur le sel, denrée obligatoire, chaque individu était tenu dès l’âge de 7 ans d’acheter chaque année 7 livres de sel aux greniers royaux à sel qui en avaient le monopole de la vente.
  • L’Impôt douanes intérieures, pour le transport des produits et marchandises, si bien que le paysan préférait laisser souvent sa marchandise pourrir sur place.

Vauban souhaite remplacer ces impôts par la « Dîme royale », impôt unique

Un pourcentage sur les revenus de la propriété foncière, immobilière suivant les lieux, sur les revenus commerciaux et industriels, et quelques impôts sur les titres de noblesse, pierreries, objets de luxe.

Tous devant contribuer sans exception. Son livre fit grand bruit, il ne le vendait pas mais l’offrait.

Tous les grands du royaume furent contre son projet, tous les financiers, les employés vivant du système et qui auraient du changer de métier, les contrôleurs des finances, les intendants financiers des provinces, tous ces puissants qui vivaient au crochet du peuple. Aussi le Roi mal informé n’y vit qu’une atteinte à l’autorité de ses ministres donc à la sienne. Personne ne connaissait aussi bien que Vauban l’état désastreux du Royaume et de disette alimentaire.

Il fut bannit par le Roi, mais comme dit Saint Simon « porté dans le cœur du peuple » comme leur unique défenseur.

Le livre aura beaucoup de succès malgré son interdiction, et sera réédité plusieurs fois même après sa mort, en 1707 1708 et 1709 même en Europe et au Canada ou le secrétaire d’Etat de la Marine du Roi en envoya un exemplaire a un intendant du Canada pour que toutes ces mesures soient étudiées pour une application sur place.

Homme surdoué aux facettes multiples aussi bien : Ingénieur, bâtisseur, maçon, guerrier, artilleur urbaniste, économiste, écrivain, réformateur…

Homme de guerre, célèbre de son vivant et au-delà de sa mort par les innombrables constructions laissées à la postérité. Réformateur avant l’heure

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IL EST TEMPS DE PARLER UN PEU DE SA VIE PERSONNELLE

tableau Vauban

Il se marie à 27 ans le 25.03.1660, avec Jeanne d’Osnay (ou d’Aulnay), demi-sœur de cousins germains, elle a 20 ans et est orpheline de mère, son père est baron d’Epiry.

Au début de leur mariage, ils séjournent au château d’Epiry, mais le Roi le rappelle à peine 2 mois après son mariage et sa vie ne sera plus marquée que par d’incessants voyages et sièges dans toute la France, il ne revient chez lui que pour de brefs séjours, il aura trois enfants, 2 filles et un fils mort en bas âge :

  • Charlotte née en juin 1661, mariée le 26.03.1680 en l’Eglise d’Epiry en Morvan à Jacques de Mesgrigny, Grand Bailly de Troyes et neveu de son meilleur et fidèle ami Jean de Mesgrigny (1630 / 1720), ingénieur, lieutenant général et gouverneur de la Citadelle de Tournai. Elle décédera au Château de Bazoches en 1709.
  • Jeanne-Françoise, né en 1678, mariée le 8.01.1691, à Louis Bernin, Marquis de Valentinay, Seigneur d’Ussé.
  • Un Garçon en 1682, décédé à l’âge de 2 mois.

Compte tenu de sa vie de nomade, il eut des enfants naturels, qu’il coucha sur son testament

Vauban reçoit du Roi, en remerciements des services rendus notamment la prise de Maastricht, la somme de 80 000 livres qu’il va employer à acheter le Château de VAUBAN en février 1675, situé à Bazoches du Morvan (58) 10 km de Vézelay ayant appartenu a ses aïeux maternels.130 ha de terres et près, et 400 ha de bois achetés aux enchères.

 

Chateau-de-Bazoches-Vauban

C’est là que sa famille va séjourner et qu’il va travailler, concevoir les plans de ses ouvrages militaires, et rédiger ses ouvrages et la fameuse « Dîme royale »

Le château fut construit par Jean de Bazoches au XIIème siècle, et reçut dit-on Philippe Auguste et Richard Cœur de Lion, il appartient de nos jours aux descendants de la fille aînée de Vauban, Charlotte de Vauban

Château ouvert au public depuis 1997.

http://www.chateau-bazoches.com/histoire.htm

http://www.passionchateaux.com/ch_bazoches.htm

 

Il rachète aussi en 1684, le manoir familial appartenant à son père cédé par son cousin avec 500 ha de terre, à 10 km de Vézelay, Château de VAUBAN ; Son grand père paternel Vauban l’avait acquis en 1548, et dès 1558, il prendra le nom de LE PRESTRE de VAUBAN

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http://www.oniros.fr/ChateauVauban7-1-11_0374.jpg

Vauban1

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Il se retira sur ses terres et mourut dit on de chagrin, plus précisément d’une pneumonie le 30 mars 1707, inhumé dans la chapelle de son château de Bazoches, le 16 avril 1707.

Il fut réhabilité après sa mort, après la révolution qu’il avait prévu, et qui aurait pu être évitée.

En 1804, Napoléon fait transférer son cœur sous le Dôme des Invalides, les honneurs lui seront rendus le 26 mai 1808 à Paris, en compagnie des ministres de la guerre et de la Marine et en présence de son petit-fils Monsieur Le Pelletier d’Aunay, ancien officier général.

 

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VAUBAN maître de la Poliorcétique

La poliorcétique englobe aussi les techniques de siège pratiquées tout au long des siècles, et qui ont évolués bien évidemment avec les armes à feu, les canons, l’artillerie, ci-dessous un petit rappel non exhaustif, des différentes techniques employées depuis le temps des Grecs :

  • Les Mines Technique pour saper la base d’une tour ou d’une muraille, en créant une galerie souterraine jusque sous la tour, où on y mettait le feu.
  • L’Artillerie à Jet : Technique employée pour envoyer des projectiles ; soit par des engins à ressort : arbalètes, balistes, catapultes, soit à contrepoids tels que les mangonneaux, trébuchet.. 
  • Tours de siège ou beffrois tours de
  • Les Echelles d’assaut
  • Les Arbalètes
  •  ARBALETE-moyen-age  arbaletes
  • L’Onagre : Genre de Catapulte

Onagre moderne

  • Le Scorpion : Invention Grec, utilisé du temps des Romains, lanceur de flèches

 

  • La Baliste : Idem que le scorpion mais lanceur de boulets  

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  • Le Chat (ou chatte) 
  • le Bélier (ou mouton) Premiers engins pour enfonces les portes 

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 Reconstitution au Château des Baux de Provence

  • La Pierrière Pièce d’artillerie médiévale, photo d’une reconstitution à la Cité des machines à Larressingle (Gers) appelée armes des femmes, souvent utilisées par elles et les enfants.

 

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  • La Bricole : Pièce d’artillerie médiévale, reconstituée au château des Baux de Provence.

Engin à l’origine de l’expression« s’attirer des bricoles »

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  • La Catapulte : Reconstitution au Château des Baux de Provence

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        Permet de lancer des projectiles à très grande distance

  • Le Mangonneau : Utilisé pour lancer des projectiles contre les murs

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  • Le Trébuchet : Reconstitution au Château des Baux de Provence

 

Trebuchet

  • L’arbalète à Tour: genre de baliste qui envoie des traits qui peuvent être enflammés, construite en métal , utilisée pour détruire les armes et sectionner les cordages, elle pouvait être très précise, en raison de ses trois roues, l’arbalète pouvait pivoter à droite ou à gauche. .
  • Le Couillard : Utilisé pour détruire les fortifications, avec une portée de plus de 100 m. Il nécessitait entre 8 et 16 personnes

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  • La Bombarde : Canon utilisé entre XIV et XVIème siècle, portée de 250 m avec des boulets de plus de 100 kgs

 

Bombarde

La bombarde du musée de Thouars fut trouvée sous le dallage des fonts baptismaux de l’église Saint-Gilles d’Argenton-Château (actuelle commune d’Argenton les Vallées). Cet objet remonte à l’époque du célèbre Philippe de Commynes.
Longue de 1.29m et d’un diamètre de 24cm, ce canon reste fragile car composé de nombreuses pièces cerclées. La chambre à feu manque et est ici reconstituée par une pièce de bois.
Cet objet fut vendu par la paroisse d’Argenton pour intégrer un peu plus tard les collections du musée de Thouars. Cette pièce d’artillerie faisait sans doute partie de la défense du château d’Argenton

  • Le Fauconneau pièce d’artillerie à poudre, portée 300 m

 

fauconneau

 

 

http://www.equestrio.fr/infospratiques/

http://larressingle.free.fr/

http://chateau-tiffauges.vendee.fr/

Un conservatoire UNIQUE EN EUROPE

« En 1992, le château de Tiffauges a été LE PREMIER SITE AU MONDE à présenter au public des démonstrations de tirs réels avec des machines de guerre médiévales reconstituées, dans le cadre d’un spectacle sur l’art de la guerre.

Le château de Tiffauges possède une quinzaine de pièces dans son conservatoire des machines de guerre mis à l’essai lors des représentations.

Abordant la défense, l’attaque ou la construction, ce conservatoire constitue aujourd’hui la plus grande collection d’objets de reconstitution médiévale en fonctionnement, en Europe.

Dans le cadre du programme de spectacles et d’animations proposé au public, le site exploite au quotidien ce conservatoire. Le château présente des démonstrations de tirs réels, abordés de manières ludique et pédagogique, mais également scientifique grâce aux visites thématiques.

Véritables témoins de l’évolution des techniques, les machines de jet constituent une véritable artillerie qui pouvait être utilisée pour un siège ou en rase campagne.

Plusieurs siècles avant la mise au point de l’artillerie à poudre, d’énormes engins de jet démolissaient les murailles des châteaux en lançant des projectiles de plusieurs centaines de kilos.

EXCEPTIONNEL : Doté du plus grand beffroi de France, le château de Tiffauges étoffe sa collection avec l’acquisition d’une nouvelle machine dès l’été : LE PLUS GRAND TRÉBUCHET A ROUE DE CARRIER de l’Ouest de la France. »

 

 

DISTINCTIONS de VAUBAN

ACADEMIE DES SCIENCES

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Tableau Henri TESTELIN (1616-1695)

Colbert présente à Louis XIV les membres de l’Académie royale des sciences

La création de l’Académie des sciences date de 1666

Réunissant une douzaine de savants, la première séance de l’Académie des sciences eut lieu le 22 décembre 1666 dans la bibliothèque du roi, rue Vivienne à Paris. Les réunions furent ensuite bihebdomadaires.

Vauban était membre honoraire de l’Académie des Sciences.

 

ORDRE DE SAINT LOUIS

Louis XIV crée le 9 avril 1693, l’ordre de Saint Louis.

Distinction réservée aux officiers les plus courageux, catholiques, ayant servi durant plus de 10 ans le Roi, comme officier mais pas forcément issus de la noblesse .

 

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« La médaille a la forme d’une croix à quatre branches » séparées par des fleurs de lys. En or émaillé de blanc, elle représente à l’avers le roi Saint Louis en armure tenant une couronne de lauriers et la couronne d’épines. La fondation par Louis XIV est rappelée par la légende « Ludovicus Magnus instituit 1693 », le ruban est de couleur rouge.

Pour les officiers protestants Louis XIV créera en 1759 le Mérite militaire.

Supprimée sous la révolution et remplacée par la légion d’honneur de Bonaparte, pour récompenser les mérites militaires et civils.

Elle donnait droit à une pension de 800 à 2 000 livres pour certains chevaliers, de 3 000 à 4 000 pour les commandeurs et 6 000 pour les Grand-Croix.

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 » La plupart des gens répètent comme des perroquets

ce qu’ils ont entendu dire à des demi savants qui,

n’ayant que des connaissances imparfaites,

raisonnent le plus souvent de travers. »  Vauban

–ooOoo–

 

Sources : wikipedia et précitées