Message de Louis de Bourbon pour la Saint Louis

Déclaration de la Saint-Louis – Message de Mgr le Duc d’Anjou

Chers Français,

Je ressens de plus en plus l’expression d’une inquiétude profonde à l’égard de notre nation, de nos vies et de nos problèmes quotidiens, générée par une situation de crise, dont les racines sont profondes. Cette inquiétude s’accroît alimentée par une succession d’évènements que le pays semble subir et qui ne trouvent que des solutions partielles et qui interpellent notre société.

La crise concerne tous les secteurs, affectant davantage les plus faibles.

Cette crise de caractère religieux, social, juridique, économique et philosophique qui affecte de nombreux Français, nécessite des solutions durables et équitables.

La situation des plus humbles ne s’améliore pas et la fracture des territoires demeure. Il y a là une source d’injustice et d’exacerbation des divisions entre tous, comme si la division et la confrontation étaient la marque d’une nouvelle société ; alors que la concorde et l’unité sont les seuls moyens pour trouver une solution de justice.

La crise de confiance s’est accentuée actuellement par la persistance de la crise sanitaire et ses conséquences. Devant la gravité de la situation, les solutions proposées sont techniques, uniformes et rapides, reposant sur une sorte de certitude acquise, implacable et incontournable, contre laquelle personne ne peut exprimer ses inquiétudes, alors qu’il aurait fallu y répondre avec transparence, sans pouvoir laisser penser que le bien public puisse cacher d’autres intérêts.

Nous sommes tous concernés face à l’avenir, avec le sentiment apparemment de plus en plus partagé que notre société est confrontée à des enjeux de fond, qui ne sont pas nouveaux, et aux effets plus rapides que par le passé.

Ce sentiment est renforcé par les dangers, que chacun ressent, d’une situation internationale de moins en moins prévisible, voire dangereuse. Les risques grandissent de possibles conflits susceptibles de menacer notre pays, notre société, notre forme de vie et nos valeurs sociales et politiques ; la plus grande faiblesse est celle de ne pas savoir ce que l’on défend.

Face à toutes ces questions, les interrogations et les doutes augmentent. La culture de l’oubli contribue, elle aussi, au dérèglement social. En effet, la culture, la connaissance partagée, le lien moral et éthique véhiculé par une langue commune est d’abord ce qui unit et non ce qui oppose. Les menées actuelles sont absolument contraires à l’esprit d’unité du corps social défendu durant des siècles qui a permis tant de succès et de progrès à notre société.

Ainsi, il nous faut revenir aux fondements de la société française et de son identité : la justice, le bien commun, la souveraineté, la volonté de sacrifice, le discernement et l’esprit critique, la nécessité de croire à la communauté et à la générosité avec une plus grande cohésion sociale. En se référant à eux, nos institutions retrouveront leur finalité, celle d’unifier la France et de l’aider à se dépasser. Pour sortir de cette phase négative comme la France en a déjà connue et qu’elle a toujours surmontée, il s’agit de retrouver notre esprit de cohésion et notre attachement à nos valeurs pour que la France reste la France.

Je souhaite ainsi rendre hommage à tous ceux qui agissent et assument leur devoir d’état, malgré toutes les difficultés qu’ils rencontrent dans leurs vies quotidiennes.

Je pense spécialement aux jeunes couples qui s’engagent dans ce sens, en s’attachant à accomplir avec enthousiasme, au prix de difficultés souvent considérables, leur rôle de transmission vis-à-vis de leurs enfants.

Je pense aux personnels de santé, tellement surchargés en ce moment, confrontés de plus en plus à des problèmes éthiques touchant à la vie, et qui, de ce point de vue, s’emploient à résister à des pratiques contre-nature, dans la pleine conscience de leur devoir.

Mais je pense aussi à tous ceux, entrepreneurs, militaires, professionnels divers qui œuvrent déjà, chacun à sa place, pour que notre pays s’affirme fier de lui-même, soucieux et attentif à mettre en valeur le plein héritage de son histoire pour bâtir son avenir.

Nous devons donc nous attacher à nous retrouver tous unis dans un souci de succès, de générosité et de cohésion sociale, en nous fondant sur l’expérience de la France. Tel est ce que peuvent nous apprendre nos quinze siècles de civilisation. Tel est ce qu’il faut redonner comme espoir à nous tous.

Puisse ce message vous aider et vous encourager à aller de l’avant ! Gardons l’espoir de ceux qui s’engagent, œuvrons pour le bien commun, renforçons notre communauté et les liens qui nous unissent pour affronter les difficultés présentes.

Que le souvenir de Saint Louis, fêté en ce jour, et toute la gloire de la France nous aident ainsi à trouver des modèles pour l’avenir en apportant la paix et la justice entre tous les Français.

Louis, Duc d’Anjou

Le royalisme toujours vivant

Zoom – Franck Bouscau : Pourquoi le royalisme est-il toujours vivant ?

https://www.tvlibertes.com/zoom-franck-bouscau-pourquoi-le-royalisme-est-il-toujours-vivant

Zoom – Franck Bouscau : Pourquoi le royalisme est-il toujours vivant ?

Émission du 22/06/2021

Le légitimisme est toujours vivant ! Ce mouvement politique français favorable au rétablissement de la royauté dans la personne de l’aîné des Capétiens, chef de la maison de Bourbon, reste encore aujourd’hui un jalon essentiel de la tradition politique. C’est ce que démontre Franck Bouscau, avocat et professeur agrégé de droit, en signant la postface d’un ouvrage de Guy Augé, publié la première fois en 1979 et réédité cette année : « Succession de France et règle de nationalité ». Comment s’est perpétué le légitimisme après la Révolution française ? Qui sont les Blancs d’Espagne ou les orléanistes-fusionnistes ? Quelles sont les règles de droit dynastique ? Qui est Louis XX, duc d’Anjou, aîné des Capétiens, actuellement chef de la Maison de Bourbon ? Se tient-il prêt à remonter sur le trône de France ? Réponses avec Franck Bouscau dans un entretien entre tradition et modernité !

Guy Augé (1938-1994), docteur en droit, diplômé en science politique et licencié ès-lettres, maître de conférences à l’université de Paris II, est un spécialiste reconnu de l’histoire du droit, des institutions et des idées politiques. Par ses nombreux travaux et ceux, innombrables, qu’il a suscités, il est unanimement considéré comme le meilleur connaisseur du légitimisme contemporain, et son plus fin et rigoureux historien.

http://www.chire.fr/A-226057-succession-de-france-et-regle-de-nationalite.aspx

Joyeux Anniversaire aux 2 fils du Prince Louis



BON ANNIVERSAIRE A NOS DEUX PRINCES
Fils de Monseigneur Louis de BOURBON Duc d’Anjou :
LOUIS DE BOURBON            Duc de BOURGOGNE 

ALPHONSE DE BOURBON  Duc de BERRY      

  pour leur 11ème anniversaire, les deux jumeaux étant nés le 28/05/2010

BON ANNIVERSAIRE à Monseigneur LOUIS de BOURBON

Aujourd’hui 25 avril 2021, jour anniversaire de la naissance de Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, Duc d’Anjou et Chef de la Maison de FRANCE (25/04/1974)

Le Président Henri BURGAT et les membres de la PSB en Lyonnais, vous souhaitent un joyeux anniversaire, Monseigneur.

Louis XVII (27.03.1785 / 08.06.1795)

Un gilet du petit Louis XVII porté dans sa prison du Temple aux enchères

Louis XVII à la prison du Temple en 1793, portrait par
            Joseph-Marie Vien fils. A droite, le gilet vendu par la
            maison de vente Osenat, le 18 février 2021
Louis XVII à la prison du Temple en 1793, portrait par Joseph-Marie Vien fils. A droite, le gilet vendu par la maison de vente Osenat, le 18 février 2021 APIC/Getty Images – Osenat

La maison Osenat met aux enchères, ce dimanche à Versailles, un rare gilet ayant été porté par Louis XVII, alors qu’il était incarcéré à la prison du Temple.

C’est un témoignage de la dramatique fin de la courte vie du petit Louis XVII. Ce dimanche 18 avril 2021, la maison de vente Osenat met aux enchères à Versailles un gilet en coton blanc rayé ton sur ton, à double boutonnage et doublé de toile écrue qui a été porté par Louis-Charles de France, alors qu’il était emprisonné dans la tour du Temple à Paris pour la seule raison d’être le fils et héritier du roi Louis XVI. Il y mourut dans d’atroces souffrances, le 8 juin 1795, après presque trois années de captivité. Il n’avait que 10 ans.

Le gilet de Louis XVII en vente
              chez Osenat à Versailles, le 18 avril 2021, vu de dos
 Le gilet de Louis XVII en vente chez Osenat à Versailles, le 18 avril 2021, vu de dos © Osenat

Estimé entre 5.000 et 6.000 euros, ce vêtement historique a une provenance authentifiée. Il fut en effet la propriété de Jean Baptiste Gomin, le gardien de Madame Royale -Marie-Thèrèse Charlotte, la grande sœur de Louis XVII- dans cette même prison du Temple.

Intitulée «La Royauté à Versailles», cette vente aux enchères compte 243 lots. Parmi ceux-ci, on peut également citer un rare fichu en dentelle d’Alençon ayant appartenu à la reine Marie-Antoinette. Présenté dans un cadre doré en forme d’éventail avec l’inscription «Fichu de la Reine Marie-Antoinette donné par Mesdames de France», il se trouvait jadis dans la collection de la princesse Ernest de Ligne, née Diane de Cossé-Brissac. Il est, de même, estimé entre 5.000 et 6.000 euros.

Le fichu en dentelle de la reine
              Marie-Antoinette en vente chez Osenat à Versailles, le 18
              avril 2021 Le fichu en dentelle de la reine Marie-Antoinette en vente chez Osenat à Versailles, le 18 avril 2021 © Osenat

Dans la prison du Temple, Madame Royale ne savait plus parler

 Gravure figurant Marie-Thérèse dans la
                      prison du Temple - Marie-Thérèse et son frère
                      cadet Louis-Joseph, par Vigée-Lebrun en 1784
                      (musée du château de Versailles)
Gravure figurant Marie-Thérèse dans la prison du Temple – A droite: Marie-Thérèse et son frère cadet Louis-Joseph, par Vigée-Lebrun en 1784 (musée du château de Versailles) Hulton Archive/Getty Images – Crédit Photo Josse / Leemage

Enfermée dans la tour du Temple durant la Révolution, Madame Royale, la fille de Louis XVI et de Marie-Antoinette, ne savait plus parler à force de silence.

Elle aurait dû avoir une jeunesse de princesse. Une jeunesse baignée d’insouciance et de frivolité. L’Histoire en a décidé autrement. Marie-Thèrèse Charlotte, dite Madame Royale, a eu le malheur de naître quelques années avant que n’éclate la Révolution française. Etre la fille du roi et de la reine de France à cette époque n’était vraiment pas enviable. Et, le 10 août 1792, à l’âge de 13 ans, la voici incarcérée avec ses parents Louis XVI et Marie-Antoinette, son petit frère Louis-Charles et sa tante Madame Elisabeth à la prison du Temple à Paris.

Gravure de 1889 :
                        "Vue de la prison du Temple a Paris à
                        l'époque de la détention de la reine de France
                        Marie-Antoinette"
Gravure de 1889 : « Vue de la prison du Temple a Paris à l’époque de la détention de la reine de France Marie-Antoinette » © Isadora/Leemage

Au départ les conditions de la détention du souverain et de sa famille dans cette tour sont relativement acceptables, comme le raconte Marie-Hélène Baylac dans son nouveau livre «Les secrets de la Révolution française» paru aux éditions «La librairie Vuibert» en avril 2017. Bien sûr, leurs appartements n’offrent pas le confort auquel ils étaient habitués et ils sont privés de liberté, mais au moins ils sont ensemble. Ce qui ne va malheureusement pas durer.

L’orpheline du Temple souffre de solitude, de froid et d’ennui

ACTUALITÉ DES MARQUES Le 9 mai 1794, Marie-Thérèse se retrouve seule. Son père a été guillotiné le 21 janvier 1793. Sa mère, qui avait été transférée le 2 août 1793 à la Conciergerie, a connu un sort identique le 16 octobre de cette même année. Le Dauphin, séparé de sa mère, de sa sœur et de sa tante en juillet 1793, vit dans une autre pièce de la tour du Temple. Et ce jour-là, 9 mai 1794, Madame Elisabeth, qui n’avait jusqu’alors jamais quitté sa nièce, est emmenée pour être exécutée le lendemain.

Gravure figurant la
                        dernière entrevue de Louis XVI avec sa famille à
                        la prison du Temple le 20 janvier 1793
Gravure figurant la dernière entrevue de Louis XVI avec sa famille à la prison du Temple le 20 janvier 1793 © Bianchetti/Leemage

«Les deux enfants restent les seuls captifs de la tour, chacun à son étage, sans contact. Celle qu’on surnommera l’orpheline du Temple dira plus tard la solitude, le froid, l’ennui», rappelle Marie-Hélène Baylac. Et de citer Marie-Thérèse elle-même: «Les gardes ne voulurent plus me donner que des livres de piété, de voyages que j’avais lus mille fois et un tricot qui m’ennuyait beaucoup [… Ils] étaient souvent ivres; cependant nous restâmes tranquilles, mon frère et moi, chacun dans notre appartement, jusqu’au 9 thermidor».

Une captivité de trois ans, quatre mois et cinq jours

Ce 9 thermidor an II (le 27 juillet 1794) signe la chute de Robespierre et, en ricochet, l’amélioration des conditions de détention de Louis-Charles -que les royalistes considèrent comme le roi Louis XVII depuis la mort de son père- et de sa grande sœur. A propos de celle-ci, Marie-Hélène Baylac précise que, dès lors, la jeune fille «ne manque plus de linge, ni de nourriture, ni de feu». «Ses gardiens la traitent – de ses propres mots – « avec honnêteté ». Au début du printemps, ils l’engagent à monter sur la plate-forme de la tour pour prendre l’air», ajoute-t-elle. Et le 13 juin 1795, le Comité de sureté générale décide de placer auprès d’elle une femme pour lui tenir compagnie. Celle-ci se nomme Madame de Chanterenne et est la fille d’un gentilhomme poitevin ruiné. C’est elle qui révélera à Marie-Thérèse que sa mère comme sa tante ont été exécutées, ce qu’elle ignorait. C’est elle aussi qui lui réapprendra à parler. «Elle avait oublié à force de silence!», explique l’auteur.

https://www.parismatch.com/Royal-Blog/royaute-francaise/Un-gilet-du-petit-Louis-XVII-porte-dans-sa-prison-du-Temple-aux-encheres-1733812
Paris Match | Publié le 27/05/2017 à 23h30 |Mis à jour le 05/10/2017 à 22h31 Dominique Bonnet