Le crucifix du Roi Louis XVI

Crucifix que tenait serré contre lui le Roi Louis XVI montant à l’échafaud.

Crucifix tenu par le Roi LOUIS XVI en montant à l’échafaud (huile sur bois, en forme de croix), France, première moitié du XVIIe siècle.

Don au Pape Léon XIII par Mgr Cesare Prosperi Buzi (1809-1878), qui l’avait reçu par dépôt testamentaire d’Anne Françoise Aimée de Franquetot de Coigny, duchesse de Fleury (1769-1820), qui avait à son tour reçu un héritage par son mari, André Hercule Marie Louis de Rosset de Roscozel, duc de Fleury (1767-1810), à qui Louis XVIII de France avait remis l’objet dans un certificat d’amitié, et de gratitude pour ses fidèles services rendus pendant l’exil (légat testamentaire du 21.09.1878); acquis 17.10.1878. Inventaire 41637.

Traduction Nino San Fere

Source Chartedefontevault

Poils de barbe d’Henri IV

Des poils de barbe attribués à Henri IV ont été vendus aux enchères

Paris Match | Publié le 28/09/2019 à 23h30 |Mis à jour le 29/09/2019 à 00h53 Dominique Bonnet

Portrait d’Henri IV par Frans Pourbus dit le Jeune, 1610 (collection privée) – Poils de barbe attribués à Henri IV, vendus aux enchères le 19 septembre 2019 par la Maison Ader
Portrait d’Henri IV par Frans Pourbus dit le Jeune, 1610 (collection privée) – Poils de barbe attribués à Henri IV, vendus aux enchères le 19 septembre 2019 par la Maison AderFine Art Images/Heritage Images/Getty Images – Ader

Acheter aux enchères des poils de barbe. L’idée peut paraître saugrenue, sauf quand ceux-ci sont attribués au roi de France Henri IV.

Ce 19 septembre 2019, la maison de vente parisienne Ader a mis aux enchères à l’Hôtel Drouot des armes anciennes et des souvenirs historiques. Parmi les 329 lots proposés, figuraient des poils de barbe, présentés sous verre, dans un cadre rond en bois. Estimé entre 6.000 et 8.000 euros, l’objet a été adjugé 8.960 euros. Il faut dire que ces longs poils noirs entremêlés auraient orné le visage d’un homme illustre: le roi de France Henri IV. Lequel arborait pourtant une barbe blanche, sur ses portraits à la fin de sa vie.

Poils de barbe attribués à Henri IV, vendus aux enchères le 19 septembre 2019 par la Maison Ader
Poils de barbe attribués à Henri IV, vendus aux enchères le 19 septembre 2019 par la Maison Ader© Ader

Mais la royale origine de ces restes humains serait attestée par le billet écrit à la plume qui les accompagne, ainsi que par une notice qui se découvre au dos du reliquaire. On y apprend qu’ils auraient été recueillis sur la dépouille du souverain, près de deux siècles après son assassinat en 1610 par Ravaillac alors qu’il n’avait que de 56 ans.

Exhumée, la dépouille d’Henri IV a été exposée en octobre 1792

Ce serait lors de la profanation de son tombeau -et de ceux des autres rois et reines de France- dans la basilique de Saint-Denis, pendant la Révolution française, que Louis-Mathieu Langlès, alors gardien des lieux nommé par la Convention nationale, aurait récupéré ces poils. Il les aurait donnés ensuite à Jean-Augustin Cappronnier, administrateur et conservateur de la Bibliothèque du roi Louis XVIII. Comme le rappelle la Maison Ader dans le catalogue de cette vente, «le cercueil d’Henri IV fut ouvert le 12 octobre 1792, le corps très bien conservé fut exposé jusqu’au 14 octobre. Nombre de reliques comme les cheveux, les ongles ou les poils de barbe furent prélevées entre-temps».

Notice figurant au dos du reliquaire contenant des poils de barbe attribués à Henri IV, vendus aux enchères le 19 septembre 2019 par la Maison Ader
Notice figurant au dos du reliquaire contenant des poils de barbe attribués à Henri IV, vendus aux enchères le 19 septembre 2019 par la Maison Ader© Ader

Massacres de Montréjeau / Haute-Garonne en 1799

Message de Mgr le Duc d’Anjou à l’occasion des commémorations du soulèvement catholique et royaliste du Midi toulousain en 1799

August 17, 2019

Chers Amis, 

En cette journée de commémoration des évènements douloureux de l’été 1799, je me joins à vous par la pensée et l’émotion.

Le massacre de Montréjeau fut le dernier et non des moindres, de la terrible décennie commencée avec les événements de l’été 1789. La République, ne se contenant pas de mettre à bas les institutions qui depuis huit siècles avaient fait le bonheur de tous et la gloire de la France, était enfantée dans le sang des Français. Ces derniers, animés par leur foi ardente et leur attachement au roi le protecteur naturel de leurs libertés, furent en effet nombreux dans toutes les provinces à résister au prix souvent de leur vie. La Vendée paya un terrible tribut, et le Midi toulousain n’est pas en reste.

Mais à l’horreur des massacres, les responsables ont ajouté le déni. Le forfait exécuté, il fallait l’oublier. Ainsi les morts n’eurent ni actes de décès ni sépultures. Il fallait supprimer les traces du crime afin qu’il soit oublié et que les familles et les enfants ne puissent pas se recueillir sur la tombe des martyrs. 

Mais le sang ne s’efface pas. Deux siècles après, les descendants ont souhaité qu’enfin la lumière soit faite sur ces événements. Comme cela commence en Vendée, les archéologues se mettent à étudier les charniers où furent déposées les victimes. La science vient au secours de l’histoire. Au secours de la Vérité. 

Merci donc à tous ceux qui sont présents aujourd’hui. 

Merci aux organisateurs de l’évènement. 

Merci aux membres du Comité du souvenir des victimes de la Révolution en Midi toulousain qui œuvrent pour qu’un monument commémoratif soit érigé. Il permettra de garder la trace de ce massacre afin de rendre un hommage aux victimes. Mais au-delà il permettra de se rappeler qu’il ne faut pas laisser les idéologies pernicieuses comme celles de 1789 remplacer les principes hérités du décalogue chrétien qui avaient fait la gloire de la monarchie et de la France. 
Que tous les saints de France veillent sur les morts de Montréjeau et continuent à inspirer les Français et les rendent fidèles à leur histoire millénaire.

Louis,
Duc d’Anjou
 

Rappel des événements toulousains, et notamment les massacres de MONTREJEAU le 19.08.1799 – Pour ne pas oublier :

Montréjeau : une commémoration pour les martyrs de la révolution
https://www.infos-toulouse.fr/2019/08/09/montrejeau-commemoration-terreur-revolution-midi/

La Royauté encore vivante

Des rois capétiens aux présidents bons à rien.

La royauté est encore bien vivante dans la France du XXIe siècle.

Ci-dessous l’article de Mediapart, bien que n’étant pas de notre bord, force est de constater que quelque soit les différences d’opinions, le constat de la situation de la France est accablant sur la politique menée actuellement dans notre pays.

La seule solution pérenne est bien une MONARCHIE, et non une VIème république, qui ne serait que la continuité de l’oligarchie / ploutocratie actuelle, une minorité de personnes qui maintient les privilèges des riches au mépris du peuple et des urgences économiques et sociales et où l’argent est la base principale du pouvoir.

Des rois capétiens aux présidents bons à rien.

Il y eut dans notre histoire hexagonale de nombreux rois, quelques empereurs dont Charlemagne, quelques révolutions et beaucoup de guerres dont les principales victimes furent à dénombrer parmi le peuple de gueux, d’illettrés et de tous les manants qui furent enrôlés de gré ou de force dans des armées aux ordres des saigneurs. Il y a depuis 1792 et la première république, l’espoir que le peuple puisse enfin décider librement de son destin sans être tributaire d’un monarque. Aujourd’hui, force est de constater que la république a choisi par le suffrage universel un président monarque avec tous les attributs qui vont avec ; un palais, un premier sinistre, un parlement servile, une première dame, une police aux ordres ainsi que la magistrature, des avantages matériels et financiers jusqu’à la mort et comble de l’ironie, un mépris total du peuple qu’il fait gazer, matraquer et gravement blesser sans le moindre remord.

La royauté nous a donné Saint Louis, Louis le Hutin, Louis le Pieux, Louis XIV dit le Roi Soleil, Louis le Prudent. Cela nous fait une sacré liste à la Prévert. Depuis les républiques se sont succédé pour nous offrir là aussi une liste non moins désespérante de président. Citons par exemple les trois derniers ; Louis l’Excité, Louis le Mou et Louis l’Arrogant, tous des fils putatifs de Louis le Florentin qui par deux décisions, tels des édits royaux, favorisa l’entrée du loup capitaliste dans la bergerie républicaine. Il y a d’abord la décision du 24 janvier 1984 qui fit disparaître la distinction entre banques de dépôt, banques d’affaire et banques de crédit ce qui aboutit à privatiser leurs bénéfices mais à contrario à nationaliser leurs pertes comme en 2008 avec la crise des subprimes et la faillite de Lehman Brothers. La deuxième décision concerne la loi de 1986 sur la déréglementation financière qui abolit les restrictions sur les mouvements des capitaux et donc favorisa le nomadisme financier. Ces deux « édits royaux » eurent des conséquences désastreuses sur notre démocratie et la santé financière de nos états.

Avec le mouvement des Gilets Jaunes, nous sommes à la croisée des chemins entre ce que le peuple désire et ce que ces monarques républicains nous imposent. Vous me direz, il n’y a plus de fermiers généraux, ces exploiteurs tant décriés par le peuple des sans-culottes et des paysans. Ils finirent pour la plupart sur l’échafaud ce qui pouvait laisser croire à leur total disparition. Erreur, de nouveaux exploiteurs sortirent de l’ombre, plus puissants et socialement plus destructeurs que les précédents. Ils se nomment GAFAM, ou Big-Pharma et ont pour sœurs toutes les multinationales exerçant aussi bien dans la mode, la finance, les hydrocarbures ou encore dans l’agroalimentaire. Ces nouveaux « maîtres du monde » ambitionnent ni plus ni moins que de faire du business sans contraintes en profitant de la loi de 1986 et de toutes celles qui par la suite leur furent bénéfiques sans qu’aucun président ne s’y opposent farouchement. Cette passivité face aux spéculateurs les rendent au minimum complices par inaction et expliquent grandement pour certains leur échec à se faire réélire.

Les accords opaques comme le CETA ou demain avec le MERCOSUR encouragent des arrangements hyper-lucratifs entre ces ultra-riches ou multinationales au détriment des états qu’ils appauvrissent inexorablement. Ceci permet d’expliquer en grande partie les mouvements sociaux qui depuis trop longtemps ébranlent le monde. En effet, les peuples supportent de moins en moins cette soumission imposée par une très petite minorité. Ce refus de domination n’est que le reflet d’une lutte des classes jamais éteinte entre possédants et exploités. À cette domination inacceptable s’ajoute des préjugés abjects envers les pauvres et les moins fortunés présentés comme des illettrés, des assistés parfois comme des inutiles. Voilà notre monde d’aujourd’hui qui ressemble fort au monde d’hier malgré quelques artifices linguistiques. Il n’y a plus de balayeurs mais des techniciens de surfaces, etc etc etc Pensez-vous que le seigneur du XIV siècles avait plus ou moins d’empathie pour ses serfs que le PDG d’UBER ou d’Amazon pour ses employés ? Posez-vous la question trois secondes… Le moyen-âge a encore des métastases qui perdurent dans notre monde.

Revenons à nos moutons… Pour ratifier le CETA honni par une bonne partie du peuple, Gilets Jaunes et agriculteurs en tête, Jupiter somme le parlement de voter en sa faveur. Et voilà que nos pauvres députés LREM, tel un troupeau de moutons s’exécutent acceptant de renier pour certains leurs anciens engagements. Habitant Auray dans le Morbihan, je n’aurais aucune difficulté à en nommer quelques uns, disons cinq sur six. Comment peuvent-ils donc aujourd’hui se plaindre de voir leur permanence saccagée ? En fait, ils ont vendu leur âme au libre-échange, à la rigueur budgétaire et plus encore à l’austérité qui expliquent grandement la fermeture des services publics. Tout cela se passe en invoquant la sempiternelle compétitivité issue du nouveau monde, mantra du libéralisme à la mode chez Louis-Vuitton dont le CETA est l’archétype.

Tous ces Louis ; l’Excité, le Mou ou l’Arrogant sont issus de la même matrice libérale du « toujours plus pour nous » et « un peu moins pour les autres ». Ils pensent la société en fonction de leur culture, de leur origine sociale et plus encore de leur patrimoine matériel et financier ce qui les éloignent de la France populaire. Devant cette parodie de démocratie, les citoyennes et citoyens ont renoncé à exprimer leur opinions considérant leur vote comme inutile. Les Gilets Jaunes ont pour leur part choisi les rond-point puis la rue. Jupiter a envoyé contre eux ses chiens de garde, signe d’une rupture de confiance entre une partie du peuple et ses dirigeants. Il a d’autre part poursuivi son matraquage médiatique en évoquant son combat contre le nationalisme du RHaine. À force de crier au loup, ce dernier va finir par le croquer comme un vulgaire avorton. Il en sera fini de notre belle république. Marianne n’aura que ces yeux pour pleurer et nos mouchoirs pour la consoler.

Mais fort heureusement, la messe n’est pas encore dite. L’été tire en longueur tandis que les jours raccourcissent. Il pleut, il grêle et Jupiter poursuit ces vacances au frais de la princesse dans le sud de la France. Il a peur peut-être de septembre et des fantômes qui déjà se dressent devant lui. Ces fantômes ne sont ni plus ni moins que ceux du CETA et des réformes programmées contre le peuple pour satisfaire aux nouveaux Fermiers Généraux, ceux qui engrangent des profits et des dividendes tranquillement assis leur cul sur un transat face à la mer bleue des Caraïbes. On vote moins ou pas du tout mais la colère n’est pas éteinte, loin de là. Je souhaite que septembre soit un beau mois, fait d’espérance et de projets. Je souhaite que le Sénat rejette le CETA. Je rêve d’un peuple uni marchant fièrement dans la rue. Je rêve, non de guillotine pour supprimer le mal mais de démocratie pour embellir la vie… Je rêve d’une sixième république qui effacera de ces tablettes tous ces Louis ; le Mou, l’Excité, le Florentin, le Vuiton et surtout le pire d’entre tous, Louis l’Arrogant qui se prenait pour Jupiter alors qu’il n’est qu’un petit salarié de notre république et l’employé de chaque française et français. Il n’est que cela et rien d’autre. Brigitte, quant à elle, devrait envisager un voyage à Varennes, la route est si belle vers l’est de la France entre septembre et octobre. Je suis certain qu’un postier, loin de la ramener à Paris, lui montrera le chemin de l’exil trop content de voir partir avec elle un employé arrogant qui n’a rien compris à notre pays et à sa fonction. Je vois déjà s’inscrire son surnom dans les manuels scolaires, « Louis l’Éborgneur », le dernier président de la V ème république.

Spartacus 2022

https://blogs.mediapart.fr/spartacus-2022/blog/120819/des-rois-capetiens-aux-presidents-bons-rien