14 Juillet

Le 14 juillet vu par …

Le 14 Juillet vu par  les Britanniques

Texte paru le 14 juillet 2008 dans la version électronique de The Télégraph signé Gérald Warner

La prise de la Bastille célèbre les origines meurtrières de la République française…
La prise de la Bastille ou, comme les histrions, qui la prennent au sérieux, préfèrent l’appeler, Fête de la Fédération, est l’événement embarrassant qui dévoile la faillite culturelle, morale et constitutionnelle de ce que fut autrefois la plus grande civilisation d’Europe. Quand vous en êtes réduits à célébrer le meurtre par la racaille de Paris en 1789, de l’équivalent français des invalides de Chelsea, vous êtes en train, sans vous en rendre compte d’afficher clairement les origines sinistres de l’Etat dysfonctionnel que vous essayez d’étayer avec une mythologie aussi grotesque que pathétique.
La Enième République française est la seule entité dont l’absorption par l’Union Européenne ne doit pas être regrettée.

Des parades pompeuses célébreront aujourd’hui l’événement qui a déclenché la Révolution française, c’est à dire les massacres les plus épouvantables avant la Révolution soviétique. Sept prisonniers ont été libérés de la Bastille–quatre faux monnayeurs, un complice d ‘assassinat et deux cinglés–dont la libération peut difficilement être considérée comme un bienfait…L’attaque de la prison, réservée à la classe aisée, à été orchestrée par le marquis de Sade et Camille Desmoulins à l’instigation de la Loge Maçonnique des Neufs sœurs.

Ont suivis les massacres de Septembre ; des mariages républicains dans lesquels des personnes de sexe opposés étaient déshabillés et liés ensemble, nues, dans des positions obscènes, avant d’être noyées ; des mères forcées de regarder guillotiner leurs enfants et la tuerie de 400 000 royalistes catholiques–pour la plupart des femmes et des enfants–en vendée. Tout cela semble le parfait prétexte pour un pince-fesses commémoratif.

Il y a deux pays appelés France. L’un est la souillon républicaine—Marianne–l’autre est éternelle, civilisée, la doyenne de la Chrétienté, la Nation de Clovis et de Saint Louis, des Valois et des Bourbons, la civilisation Catholique et Monarchique qui est tombée sous Charles X en 1830, mais qui, provocatrice, survit toujours, dans nombre d’endroits. Cette présence vivra tranquillement aujourd’hui tandis que les héritiers des Sans-culottes se pavaneront, proclamant le nationalisme français sous un président d’origine hongroise et de sa femme italienne. Cela sonne creux, même dans leurs ambitions : les Loges et les héritiers des Jacobins ont émigré à Bruxelles et travaillent à un projet plus ambitieux, visant toujours à la déchristianisation de l’Europe, l’élimination de la Liberté et de la Tradition. La France sans sa Monarchie et sans l’Eglise dont elle était fièrement la Fille Aînée, est un désert.

Aujourd’hui les Sans-culottes se donnent des airs en s’attifant d’écharpes tricolores et vivent leurs quinze minutes de gloire. Dieu puisse à l’avenir, dans quelque temps—même éloignés—permettre la restauration de l’éblouissante monarchie dont la chute sanglante est si vulgairement célébrée aujourd’hui. Longue vie à l’héritier actuel des Bourbons, le Duc d’Anjou, Roi légitime de la France. Vive Louis XX !

Gérald Warner

14  JUILLET

 Le 14 Juillet est devenu le symbole de l’unité nationale et de l’hommage rendu à nos armées, et aux « valeurs de la république ».

Le 14  Juillet c’est aussi  l’abolition de la monarchie par l’instauration de la République .

Le 14 Juillet est devenu fête nationale depuis 1880  et le défilé militaire sur les Champs Elysées existe depuis 1980.

POUR LA MAJORITE DES FRANÇAIS LE 14 JUILLET COMMEMORE LA PRISE DE LA BASTILLE

 C’EST FAUX !

 La  Bastille n’a jamais été prise, c’est le Gouverneur de LAUNAY qui a fait ouvrir  les portes aux assaillants sensés lui laisser la vie sauve, on connait la suite. La prise avait été décidée dans la loge des Amis réunis. Le peuple soulevé par le Duc d’Orléans qui trafiquait sur le prix du blé ; cherchait à s’emparer de stocks de poudre.

L’entrepreneur Pierre-François Palloy s’était trompé de date, il était venu 8 jours trop tôt avec ses ouvriers, il était au courant de la programmation de cette  destruction.

 Il n’y avait que 7 prisonniers de droit commun dont 2 fous et un pervers

LE 14 JUILLET CELEBRE LA FETE DE LA FEDERATION organisée sur le Champ de MARS le 14 Juillet 1790

 Le 6/07/1880  la République décrète le 14 Juillet comme Fête nationale  avec sa devise : Liberté – Egalité – Fraternité.

La révolution et la Terreur qui a suivi, avec ses assassinats, ses massacres, firent de nombreux morts et les troubles perdurèrent plusieurs années sans oublier la Guerre de Vendée.

La révolution est un épisode sanglant et non glorieux de notre Histoire.

Le 14 Juillet est le commencement du déclin de la FRANCE,  la destruction  s’amplifie aux fils des ans : plus de religion – plus de famille – plus d’école du mérite, plus de patrie, plus de nation, plus d’honneur, à tous les niveaux c’est la corruption, la décadence généralisée, le chacun pour soi.

La FRANCE du déni , renie ses principes fondamentaux,  son passé,  sa grandeur. Ses dirigeants œuvrent contre le peuple et contre le bien commun.

Ou va-t-on ?     Que Dieu protège la FRANCE

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L’ORIGINE DE L’ETAT CIVIL

Contrairement à ce que l’on croit, la naissance de l’état civil français imposant la tenue de registres paroissiaux pour consigner les baptêmes, mariages et décès des Français n’est pas une création de l’ordonnance de Villers-Cotterêts, prise par François Ier en 1539. Des registres sont déjà tenus dans de nombreux diocèses (en Bretagne, à Paris), lorsque le pouvoir royal décide de légiférer pour la première fois dans ce domaine.

Dès le XIVe siècle, il existe des registres ou plutôt des livres de comptes dans lesquels les curés notent les dons qu’ils perçoivent lors des mariages et des sépultures. Au XVe siècle, les registres sont tenus sur prescription ecclésiastique, afin de constater d’éventuels liens de parenté faisant obstacle à un mariage. Le plus ancien texte réglementaire de ce type est l’ordonnance de l’évêque de Nantes en 1406, qui exige l’enregistrement de tous les baptêmes. C’est également le cas des évêchés de Rennes en 1464, Besançon en 1480 ou Angers en 1504. L’évêque de Paris impose la tenue de registres de baptêmes, mariages et décès dès 1515 ; il justifie sa décision par l’observation du droit canonique en matière matrimoniale, pour lutter contre les mariages consanguins, l’inceste et le concubinage.

L’ordonnance de Villers-Cotterêts (août 1539) précise, dans ses articles 52 et 53, la façon dont les registres paroissiaux doivent être tenus et ordonne aux curés de les déposer chaque année au greffe du bailliage (ou de la sénéchaussée) auquel ils sont juridiquement rattachés. L’ordonnance de Blois (mai 1579) va prendre des dispositions complémentaires inspirées par le concile de Trente, en matière de législation matrimoniale. L’article 40 impose la proclamation de bans et la présence de quatre témoins qui seront nommés sur le registre des mariages. L’article 181 rappelle l’obligation faite aux curés de porter chaque année, les registres de baptêmes, mariages et décès, au greffe de leur juridiction.

Extrait des Ordonnances Royaulx Nouvelles, article 53 de l'ordonnance de Villers-Cotterêts de 1539 ; transcription : « Que les dits registres seront portés dans un an et gardés es greffes des plus prochains juges royaux. Lesquels chapitres, couvents et curés seront tenus mettre les dits registres par chacun an (chaque année) devers le greffe du prochain siège du bailli ou sénéchal royal pour être fidèlement gardés et y avoir recours quand métier et besoin sera ». © gallica.bnf.fr, BnF

Extrait des Ordonnances Royaulx Nouvelles, article 53 de l’ordonnance de Villers-Cotterêts de 1539 ; transcription : « Que les dits registres seront portés dans un an et gardés es greffes des plus prochains juges royaux. Lesquels chapitres, couvents et curés seront tenus mettre les dits registres par chacun an (chaque année) devers le greffe du prochain siège du bailli ou sénéchal royal pour être fidèlement gardés et y avoir recours quand métier et besoin sera ». © gallica.bnf.fr, BnF 

Dès la seconde moitié du XVIe siècle, le législateur royal considère comme acquise la tenue des registres paroissiaux et décide de prendre des dispositions particulières concernant ses sujets protestants.

L’« état civil » des réformés français

L’organisation des Églises protestantes en France incite le premier synode national de 1559, à prescrire l’enregistrement des mariages et des baptêmes avec le nom du père, de la mère et des parrains et marraines de l’enfant baptisé. Après le premier conflit religieux, l’édit de pacification d’Amboise (mars 1563) accorde aux réformés la liberté de culte et une disposition particulière est adoptée en décembre (1563) pour l’enregistrement des baptêmes. Les protestants devront désormais accomplir deux démarches : faire baptiser leurs enfants par le pasteur le plus proche de leur domicile et déclarer la naissance au juge de leur ressort qui l’enregistrera.

Extrait du registre des baptêmes de la paroisse Saint-Sernin de Toulouse pour l'année 1578 (page janvier). Archives municipales de Toulouse, série Registres paroissiaux, cote GG 555. © Direction des archives municipales de Toulouse

Extrait du registre des baptêmes de la paroisse Saint-Sernin de Toulouse pour l’année 1578 (page janvier). Archives municipales de Toulouse, série Registres paroissiaux, cote GG 555. © Direction des archives municipales de Toulouse 

C’est la naissance d’un véritable « état civil » pour les protestants français, institué par décision royale. Cependant, il faut attendre un arrêt du Conseil du roi en 1664 pour que les pasteurs soient habilités à tenir les registres de baptêmes et mariages, avec obligation d’en fournir un double exemplaire tous les trois mois, aux greffes des bailliages ou sénéchaussées. La tenue en double des registres est prescrite aux protestants trois ans avant les catholiques par le Code Louis. En fait, cette mesure permet d’identifier les réformés pour mieux les contrôler puisque le roi Louis XIV vise l’anéantissement progressif du culte protestant dans le royaume, ce qui est chose faite en octobre 1685 avec la révocation de l’édit de Nantes. Privés de toute existence légale, les protestants vont continuer d’enregistrer clandestinement baptêmes, mariages et décès selon les prescriptions des autorités synodales. C’est l’édit de Tolérance de 1785 (LOUISXVI) qui promulgue le rétablissement d’un état civil protestant tenu par des juges, ainsi que l’obligation d’établir les registres de baptêmes, mariages et décès en deux exemplaires.

Le Code Louis

L’ordonnance civile d’avril 1667, dite Code Louis (XIV), complète et précise les normes d’enregistrement des différents actes : les curés ont obligation de tenir les registres en double exemplaire, un pour la paroisse et un second (copie certifiée authentique par le curé) pour le greffe de leur circonscription juridique. Les actes de baptêmes, mariages et décès doivent figurer sur le même registre. Outre la signature du curé, l’acte de baptême reçoit celle du père, des parrains et marraines ; l’acte de mariage est signé par les nouveaux époux et quatre témoins ; l’acte de décès est contresigné par deux parents proches ou amis du défunt.

Le Code Louis est complété par la déclaration royale du 9 avril 1736 (Louis XV), qui précise l’obligation d’établir simultanément les deux registres, avec les signatures du curé, des parties concernées et des témoins. Cette déclaration (de 1736) est la première loi française exclusivement consacrée aux registres paroissiaux et d’état civil ; le principe du double enregistrement est toujours en application à l’heure actuelle. En juillet 1746, un arrêt du Conseil du roi prescrit la tenue de registres séparés pour les baptêmes et mariages d’une part et les décès d’autre part.

Extrait de la « Déclaration ... concernant la forme de tenir les registres de baptêmes, mariages et sépultures... » ; acte royal édité à Paris le 09 avril 1736. Bibliothèque nationale de France. © gallica.bnf.fr, BnF

Extrait de la « Déclaration … concernant la forme de tenir les registres de baptêmes, mariages et sépultures… » ; acte royal édité à Paris le 09 avril 1736. Bibliothèque nationale de France. © gallica.bnf.fr, BnF 

L’application des textes

Les lois édictées par l’Église et le pouvoir royal ne sont pas scrupuleusement appliquées : on note certaines discordances entre les règlements et les registres conservés. Les curés du XVIe siècle ne se conforment pas toujours à l’obligation de déposer annuellement les registres au greffe de leur juridiction. Les registres de baptêmes, série la plus ancienne, sont incomplets : il manque généralement la date de naissance qui devrait figurer en application de l’ordonnance de Villers-Cotterêts (1539) et de la déclaration royale de 1736. On sait cependant que les enfants sont baptisés au plus tard deux jours après leur naissance. Plus de chance avec les mariages : dans les registres qui les concernent, figurent souvent ceux de la publication des bans. Quant aux actes de décès, ils sont restés incomplets très longtemps : on oublie de mentionner l’âge du défunt et sa filiation !

Extrait du registre des décès de la paroisse Saint-Sernin de Toulouse, année 1747-1748 ; série Registres paroissiaux, cote GG674, Archives municipales de Toulouse. © Direction des Archives municipales de Toulouse

Extrait du registre des décès de la paroisse Saint-Sernin de Toulouse, année 1747-1748 ; série Registres paroissiaux, cote GG674, Archives municipales de Toulouse. © Direction des Archives municipales de Toulouse 

Les registres paroissiaux contiennent parfois des observations diverses : l’état des récoltes, la température, les maladies, les guerres, les inondations… Ils s’avèrent très riches en informations pour l’histoire sociale, notamment l’étude de l’alphabétisation à partir des signatures des Français capables d’écrire leur nom.

La législation royale reste en vigueur jusqu’à la loi du 20 septembre 1792, qui laïcise l’état civil des catholiques et des protestants et chargent les maires de la tenue des registres. Les curés doivent remettre leurs exemplaires aux maires qui vont les classer dans les archives de la commune et d’autre part, aux archives du département (deuxième exemplaire anciennement déposé au greffe du bailliage ou sénéchaussée).

Agrandissement sur extrait de registre paroissial (décès), 1777-1778, village de Bard (Haute-Saône actuelle). Dans la marge, dessins figurant les décès d'enfants. © Archives départementales de Haute-Saône

Agrandissement sur extrait de registre paroissial (décès), 1777-1778, village de Bard (Haute-Saône actuelle). Dans la marge, dessins figurant les décès d’enfants. © Archives départementales de Haute-Saône 

À noter

Les registres paroissiaux parisiens qui formaient une série continue depuis 1515, et les registres d’état civil antérieurs à 1859, ont entièrement disparu lors de l’incendie de l’Hôtel de Ville et du Palais de justice, sous la Commune de Paris, le 24 mai 1871. Leur reconstitution demeure très partielle, surtout pour l’Ancien Régime.

source : https://www.futura-sciences.com/sciences/questions-reponses/histoire-histoire-naissance-etat-civil-francais-11535/

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CAUSE DU DÉCÈS DE SAINT LOUIS

Saint Louis n’est pas mort de la peste, mais du scorbut !

18 juin 2019,

La statue de Saint Louis devant la collégiale Notre-Dame de Poissy, où le roi de France a été baptisé en 1214. LP/Olivier Boitet

Une carence aiguë en vitamine C a été fatale au roi de France mort en 1270 devant Tunis, selon l’étude d’une équipe de scientifiques français dirigée par le docteur Philippe Charlier, publiée ce mardi.

Il va falloir réécrire les livres d’histoire du Moyen Âge. Contrairement à ce qui est souvent dévoilé depuis une éternité ou presque, le roi Louis IX, devenu Saint-Louis après sa canonisation, n’est pas mort, le 25 août 1270, de la peste mais du scorbut, une carence aiguë en vitamine C. C’est ce qui ressort d’une passionnante étude scientifique publiée ce mardi dans la revue internationale « Journal of stomatology, oral and maxillofacial surgery ».

Ce qui était une hypothèse ces derniers mois est désormais une certitude aux yeux de l’équipe de scientifiques français (essentiellement de l’université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines) dirigée par le docteur Philippe Charlier. Ce médecin légiste et paléoanthropologue, maître de conférences et praticien hospitalier actuellement en détachement au Musée du quai Branly à Paris, autopsie depuis des années des morts célèbres à l’instar d’Henri IV ou de Richard Cœur de Lion.

LIRE AUSSI >Le légiste Philippe Charlier raconte l’histoire des morts

Cette fois, il a passé au peigne fin la mandibule du souverain disparu à l’âge de 56 ans. Cet os était conservé à Notre-Dame de Paris dans un reliquaire. Cette mâchoire inférieure est « non seulement authentique, mais permet aussi de mieux comprendre les circonstances du décès » du Capétien en 1270 devant Tunis, alors qu’il tentait une huitième croisade et qu’il était à l’apogée de son règne.

D’autres restes devraient livrer de précieux indices

Selon l’université francilienne, « son examen » (médical à l’œil nu, puis au scanner doublé d’une datation au carbone 14 et d’une confrontation avec des données historiques) a montré qu’il n’avait pas survécu à « une complication du scorbut qui a attaqué la gencive puis l’os ». « L’aspect grignoté de la mandibule est caractéristique de la maladie », décrypte Philippe Charlier.

« Une surinfection locale et/ou généralisée (bactérienne, virale ou même parasitaire) a pu survenir sur cet état de fragilité physiologique relative et finir par tuer le roi mais aussi d’autres membres de sa suite et de son armée », précise l’établissement d’enseignement supérieur dans son communiqué. « Le scorbut, on peut en mourir. Mais on peut aussi avoir le scorbut et mourir d’une dysenterie. Il fragilise et rend beaucoup plus sensible à des agents infectieux », précise Philippe Charlier.

De nouvelles études doivent permettre de savoir si le monarque, en plus du scorbut, n’était pas atteint d’une infection fatale. D’autres restes, notamment ces viscères conservés à la cathédrale Saint-Louis de Versailles, livreront encore de précieux indices.

Louis IX s’est éteint pieusement de l’autre côté de la Méditerranée sur un lit de cendres après avoir reçu les derniers sacrements. Il a été inhumé le 22 mai 1271 à Saint-Denis. Sa dépouille avait été veillée durant une nuit à la cathédrale Notre-Dame. Huit siècles après avoir rendu l’âme, le souverain n’a pas fini de parler.

http://www.leparisien.fr/societe/saint-louis-n-est-pas-mort-de-la-peste-mais-du-scorbut-18-06-2019-8095899.php

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Croix de Lorraine

HISTOIRE DE LA CROIX DE LORRAINE 

Extraits d’un article écrit par le chanoine Cherrier et publié
dans les « Mémoires de l’Académie des sciences, agriculture, arts et belles-lettres d’Aix » – 1891

L’écusson de la Lorraine porte : d’azur à une croix patriarcale à double traverse.

La Lorraine, après avoir formé, au démembrement du royaume d’Austrasie, le Royaume de Lorraine (855), puis le Duché de Haute-Lorraine (959), fut réunie totalement à la France en 1766, après la mort de Stanislas roi de Pologne et dernier duc de Lorraine. Metz s’était donnée à Henri II en 1552.

La Lorraine, placée entre la France et l’Allemagne, est un reste de l’ancienne Austrasie, séjour des Francs et berceau des Carlovingiens. Constituée plus tard en duché indépendant auquel appartenait la principauté de Bouillon, aujourd’hui à la Belgique, elle attira, pendant de longs siècles, l’attention du monde, par ses grands hommes et les hauts faits de ses ducs qui avaient dans les veines le sang de l’Empire germanique et le sang de la maison de France.

L’emblème national de la Lorraine est une croix à double traverse. Cette croix, de forme grecque, à deux croisillons, fait sa première apparition, comme pièce héraldique, sur les monnaies du roi René, devenu duc de Lorraine, par son mariage avec Isabelle de Lorraine, fille aînée et héritière du duc Charles.

Le roi René la portait noire, comme l’indiquent ses armoiries à la cathédrale d’Angers. René II, son petit-fils, lui donna la couleur blanche.

« De tous les emblèmes nationaux, dit monsieur Léon Germain, la croix de Lorraine est peut-être le plus populaire dans son pays et le plus connu au dehors. Bien peu de personnes, cependant, savent son histoire ».

  Monnaie du Roi Réné

Quelle est l’origine de la croix de Lorraine à double croisillon ?

 Les emblèmes nationaux sont souvent aussi mystérieux dans leur origine, que les nations dont ils sont le point de ralliement. On les voit paraître tout à coup, au lendemain d’une victoire ou d’un avènement dynastique. On les accepte. Et, c’est en vain, que plus tard, on cherche à arracher à l’antiquité la genèse de leur destin primitif.

La croix à double traverse importée, en Lorraine par René d’Anjou, n’est autre que la croix du royaume de Hongrie. Telle est l’opinion en faveur de laquelle monsieur Léon Germain apporte des documents certains et une argumentation solide.

La croix double, dit le P. Benoît Picard, fut donnée par le Saint Siège à Saint-Étienne, roi de Hongrie, pour la faire porter devant lui. Cependant, il est plus probable, au dire de Monseigneur Barbier de Montauld, qui a étudié la question avec beaucoup de sagacité dans sa Nouvelle méthode raisonnée du blason, que le principe de la croix double est une relique de la vraie croix rapportée de Jérusalem par le roi de Hongrie André II, père de Sainte-Élizabeth.

Croix de Hongrie

Car c’est à partir du règne d’André II, que cette pièce héraldique figure dans les sceaux officiels de Hongrie (1205-1235.) Une première preuve en est donnée par le sceau à double croix d’Agnès d’Autriche (épouse d’André III), reine de Hongrie, qui, devenue veuve en 1301, fonda le monastère de Koenigsfelden, en Suisse.

Comment ce sceau de la maison royale de Hongrie se trouve-t-il appendu à l’acte original de donation des terres de Neufchâteau et de Chatenoy par Ferry IV, duc de Lorraine, à sa femme Isabelle d’Autriche, en 1326, cent ans avant le roi René ?

Cela ne peut s’expliquer que par la parenté d’Agnès d’Autriche, épouse d’André III, roi de Hongrie, avec Isabelle d’Autriche, femme de Ferry IV. Une seconde preuve est dans un vitrail du monastère de Koenigsfelden, où Sainte-Élizabeth de Hongrie est représentée tenant en mains la croix à double traverse. Ce vitrail est de la fin du XIVe siècle.

La croix de Lorraine, dit Chifflet, dans son Commentarius Lotharigiensis, édité en 1649, est la croix royale de Hongrie. Les premiers rois de Pannonie, dont les ducs d’Anjou se disent les descendants, portaient la croix double, d’une teinte rouge pourpre.

René d’Anjou lui donna la couleur noire. Les ducs de Lorraine issus de Yolande, fille de René, conservèrent la croix de Hongrie, qu’ils appelèrent croix de Lorraine, en lui donnant une teinte dorée.

C’est donc en arrivant d’Orient, que la croix à double traverse devint la croix royale de Hongrie. Mais comment de Hongrie cette croix à double traverse, vint-elle en Lorraine ?

En 1270, par le mariage de Charles II d’Anjou, roi de Sicile, de Naples et de Jérusalem, avec Marie, soeur du roi de Hongrie Ladislas IV, la maison d’Anjou acquit des droits sur la Hongrie. Ces droits, ainsi que beaucoup d’autres, furent vainement affirmés. Comme signe de protestation, la maison d’Anjou garda la croix de Hongrie dans ses armoiries.

La reine Jeanne II, dernière héritière de la maison d’Anjou, se qualifiait « reine de Hongrie, de Jérusalem et de Sicile ». Or, c’est elle qui adopta René de France-Anjou, si connu sous le nom de roi René, devenu duc de Lorraine en 1431.

A cause des prétentions de la maison d’Anjou à la couronne de Hongrie, le roi René a adopté la croix à double traverse et l’a portée au premier quartier de ses armes pleines. Sans conserver les mêmes prétentions, les successeurs de René, comtes du Maine, ducs de Lorraine, et leur descendance ont continué de porter en blason la croix à double traverse.

D’ailleurs, les monnaies que René fit frapper comme souverain réel de la Lorraine offrent des types variés de la croix à double traverse. L’une de ces monnaies porte en légende intérieure : Moneta et Vanei avec la croix double. Une autre porte en légende : Crucem tuam adoramus Domine avec croix de Lorraine accostée de deux R : Renatus Rex.

De plus, les monnaies que le roi René fit frapper à Tarascon ressemblent à celles de Lorraine, quant aux initiales et à la croix double. Sur toutes ces monnaies à croix de Lorraine frappées par le roi René, les détails les plus précieux sont donnés dans les études de monsieur de Saulcy, publiées à Metz en 1845, et dans celles de monsieur Laugier, conservateur du cabinet des médailles de Marseille, publiées dans les « Mémoires de l’Académie » en 1882.

Ainsi, apportée de Jérusalem par le roi de Hongrie André II, qui l’a fixée, comme pièce héraldique, aux armes royales, la croix à double traverse a passé à l’écusson de René d’Anjou prétendant au trône de Hongrie, et, de là, à l’écusson des ducs de Lorraine descendants de René.

Nous pouvons donc dire avec Didron : « L’origine de la Croix de Lorraine est orientale, la Croix de Jérusalem en est le type ». Quant à l’opinion qui prétend que le roi René a adopté la Croix double, en souvenir de Godfroid de Bouillon, ou par dévotion personnelle pour une relique de la vraie Croix qu’il aurait vénérée à Marseille et à Angers, nous pouvons, avec M. Léon Germain, lui opposer cette réflexion décisive.

Si le roi René avait adopté la croix potencée de Godfroid de Bouillon, il l’aurait conservée seule. Or, la croix de Godfroid de Bouillon se trouve, sur plusieurs monnaies, concurremment avec la Croix de Lorraine.

D’autre part, si René avait adopté la croix double, par vénération pour une relique insigne, il lui aurait donné une place toujours privilégiée et une forme toujours invariable et respectée. Or, la croix double, aux armoiries de René d’Anjou, varie dans sa forme, selon le temps et le gré des artistes. Elle n’a une place spéciale et un rôle éminent que sur les monnaies.

Toutefois, il est certain que si la croix double, gravée sur les monnaies et aux écussons de famille, considérée comme pièce héraldique, a persisté, plus ou moins longtemps, dans les pays divers où René d’Anjou a exercé son autorité, il faut dire que c’est en Lorraine seulement qu’elle devint le symbole officiel du duché.

Voici à quelle occasion :

En 1477, le duc René II, petit-fils, par sa mère, du roi René, livre bataille, sous les murs de Nancy, à Charles le-Téméraire, duc de Bourgogne, le plus puissant des princes qui n’étaient pas rois. Charles fut tué en désertant le combat. Or, à cette bataille de Nancy, qui est l’événement capital de l’histoire de Lorraine, parce qu’elle a consacré le règne de la vieille dynastie d’Anjou et l’union définitive des duchés de Bar, de Lorraine et du comté de Vaudemont, le point de ralliement était la croix de Lorraine, de couleur blanche.

Depuis cette époque, la croix double, qui n’était qu’un emblème de famille, devint, par René II, le symbole par excellence de l’État lorrain.

Et l’histoire dit assez haut comment cet emblème fut porté par les ducs, désormais moins germaniques que français.

Trois générations des Guise, la branche cadette des ducs, ont présenté la croix de Lorraine à l’admiration de la France.

L’un d’eux, le célèbre inspirateur de cet élan national, qui mit la foi religieuse au-dessus de la fidélité aux souverains, Henri de Guise a porté la croix si près du trône, que la peur le fit poignarder, dans un guet-apens, au château de Blois.

Les ducs régnants :

– Charles III qui construisit la ville neuve de Nancy, achevée et embellie par Stanislas de Pologne.
– Charles IV, frappé par Richelieu qui exigeait l’alliance des Lorrains contre l’empire d’Allemagne.
– Nicolas François qui, sur le conseil du bienheureux Fourier, curé de Mattaincourt, abandonna la pourpre cardinalice, pour épouser sa cousine la princesse Claude, et garda à la Lorraine, malgré Richelieu, sa dynastie, sa gloire et sa nationalité.

– Charles V, le compagnon de Sobieski, à la bataille de Vienne, contre les Musulmans.

Enfin, Léopold le dernier duc, frère de François Ier, empereur d’Allemagne, l’un des princes du XVIIIe siècle qui ont excité le plus d’enthousiasme et d’admiration, ont prouvé que la croix de René d’Anjou, plantée dans la terre lorraine, l’avait rendue admirablement féconde en princes pieux, bienveillants dans la paix et merveilleux dans la guerre.

Cependant, vient un jour où la Croix de René d’Anjou doit s’incliner et s’effacer, comme emblème national, devant le drapeau de Louis XIV.

En 1670, le vieux duché fait son entrée définitive dans la famille française, à laquelle il appartient déjà, par le coeur et les services rendus. Menacée des mains tortueuses de l’empire d’Allemagne, la Lorraine montre comment un peuple, formé à l’ombre de la Croix, sait déposer avec honneur, un sceptre affaibli, pour accepter d’un sceptre plus fort, l’assurance que la foi, les traditions et la liberté seront respectées.

Un siècle plus tôt, en 1552, Metz, la soeur aînée de Nancy, s’est donnée librement au roi de France Henri II. « J’ai grand plaisir, disait ce prince, de voir en quelle bonne volonté les députés lorrains, venus à Joinville, persévèrent en mon endroit ». Le connétable de Montmorency vint immédiatement occuper la ville commerçante et guerrière.

A coup sûr, entre la croix double et la fleur de lys, l’alliance doit être sincère et irrévocable. En France, la Lorraine retrouve sa religion, ses souvenirs, ses espérances.

Pourquoi son coeur ne battrait-il pas à l’unisson de la grande nation pleine de bonne gloire et de juste fierté ? Mais si, après deux siècles d’éclat incomparable, la croix double redevient pour la Lorraine un écusson de famille, c’est un écusson qu’elle garde comme une relique précieuse, car il rappelle des ancêtres de haute lignée et de vaillante allure dont il faut se faire gloire de garder les principes et de perpétuer les exemples.

Dès lors, la belle province qui s’est appelée Basse-Lorraine, Lorraine-Mosellane, Pays Messin, entre dans la structure de la France. Elle entrelace son histoire à la sienne. Elle complète son unité géographique.

Elle sauvegarde ses frontières, en mettant pour boucle à sa ceinture une imprenable forteresse :
– Metz tranquillement assise au confluent de la Seille et de la Moselle, visible de loin par les flèches élancées de sa cathédrale, dominée par des collines à pentes douces, que couronnent des forts d’un aspect sombre et menaçant.
– Nancy, coquettement rajeunie par la grandeur et la régularité de ses rues, riche de son palais ducal, de sa chapelle ronde, de son église de Bon-Secours fondée par René II, en mémoire de la victoire remportée sur Charles-le-Téméraire et ornée des étendards enlevés par les ducs.
– Metz et Nancy, enveloppées dans les plis du drapeau français, ne cessent point d’apparaître, comme les deux joyaux fixés par la main du temps, aux deux traverses de la croix des aïeux.

A Metz et à Nancy, malgré les délires de révolution et les bouleversements politiques, les armoiries d’Anjou restent populaires. Les braves gens de la campagne et du commerce, trouvent dans la Croix ducale le passé qu’ils aiment et le progrès qu’ils désirent. Il y a encore des industries, des hôtelleries importantes, de grandes maisons de négoce qui portent en fronton : « A la Croix de Lorraine ».

Changeons les gouvernements, nous ne changeons pas les enseignes. C’est d’ailleurs le propre de la tradition de s’étendre en silence, et d’empêcher le bruit des craquements politiques de troubler les masses laborieuses, comme la neige tombée la nuit empêche le bruit des charriots.

Sans doute, en Lorraine, comme partout, il y a des esprits qui voudraient gratter l’antique écusson, pour se poser en dehors des principes de la société et protester contre ses croyances et son avenir. Entre ceux-là et les fidèles de la croix à une ou deux traverses, c’est le temps qui décidera.

Cependant, par-delà tant de querelles et tant de résultats contraires aux impatiences et aux calculs, l’idée qui émerge chez les Lorrains avisés, c’est l’idée de la croix unie au drapeau, comme au temps des Guise et de René d’Anjou. Cette idée semble disparaître et s’obscurcir, à certains moments.

Mais, aux jours de malheur, elle reparaît à la surface, comme ces plantes enracinées au fond d’une rivière, nourries de ses eaux et de ses limons, qui baissent un moment la tête sous la force du courant, puis ramènent bien vite au-dessus de la vague leur tige et leur couronne.

Salve, Crux pretiosa ! C’est toujours l’espérance vulgarisée par les monnaies du roi René. II n’y a que celle-là, dont les ailes soient plus longues que le temps, et plus fortes que l’adversité. 

Source :  http://enlorraine.unblog.fr/2011/01/01/la-croix-de-lorraine/

La FRANCE Libre  l’adopta pour emblème sur la proposition du vice-amiral Emile Muselier faite à de Gaulle, le 1er juillet 1940 en présence du capitaine de corvette Thierry d’Argenlieu « en opposition à la « croix gammée », pour les forces françaises, un pavillon de beaupré (carré bleu avec au centre la croix de Lorraine en rouge et  pour les avions, une cocarde à croix de Lorraine.

La raison de ce choix est a priori que l’amiral Muselier était d’origine lorraine et les armes du 507° régiment de chars de combat que commandait le colonel de Gaulle en 1937-1939 comportaient une croix de Lorraine.

Le pavillon fut modifié après deux ou trois mois: il était trop sombre. Dans le modèle définitif, il est bleu côté guindant, rouge côté battant. Au centre, le blanc forme un losange comportant une croix de Lorraine rouge non tréflée. Ce pavillon de beaupré est arboré actuellement par les bâtiments de la Marine nationale

L’emblème a été adopté ensuite par tous les Français libres et figurera sur de nombreux insignes (insigne émaillé porté par de Gaulle), notamment sur la croix de l’ordre de la Libération, sur la médaille de la Résistance, sur la médaille commémorative des services volontaires dans la France libre. La croix de Lorraine est également présente sur des monuments et sur les timbres créés sous les gouvernements du général de Gaulle.

La croix de Lorraine, emblème de De Gaulle et des mouvements gaullistes

En 1972, la croix de Lorraine a été choisie comme motif du mémorial Charles de Gaulle à Colombey les Deux Églises (Haute-Marne, Champagne-Ardenne). croix en béton armé précontraint de 44,30 mètres de haut pour un poids total sans fondations de 950 tonnes, revêtue d’un parement en granit rose de Perros-Guirec et habillée de surfaces en bronze de 10 mm d’épaisseur et d’1,68 mètre de longueur.

La Crois pattée à double traverse fut également le symbole de différentes fonctions ou organisations Chrétiennes : le Patriarcat de Jérusalem, l’Ordre des chanoines Hospitaliers du Saint Sépulcre, l’Ordre des Templiers et l’Ordre des Hospitaliers du Saint Esprit.

Différence historique entre la croix de Lorraine et la croix patriarcale

Selon certains auteurs, historiquement, la véritable croix de Lorraine serait une croix dont les deux barres transversales sont de même longueur. Elle est appelée double croix ou croix de Lorraine. La croix patriarcale est une croix avec la barre transversale la plus élevée plus courte que l’autre. De nos jours on appelle couramment toute croix à deux traverses croix de Lorraine.

La croix de Lorraine ne doit également pas être confondue avec la croix orthodoxe utilisée notamment par les chrétiens d’Europe de l’Est.

Version de la Croix de Lorraine à barres transversales égales

Croix patriarcale, de nos jours principalement connue comme Croix de Lorraine

La Croix de Hongrie, emblème de certains Ordres Militaires Chrétiens.

La Crois pattée à double traverse fut également le symbole de différentes fonctions ou organisations Chrétiennes : le Patriarcat de Jérusalem, l’Ordre des chanoines Hospitaliers du Saint Sépulcre, l’Ordre des Templiers et l’Ordre des Hospitaliers du Saint Esprit.

Ce paragraphe aborde la signification hermétique de la Croix de Hongrie au sein de ces différentes entités.


Patriarcat de Jérusalem.

Le titre de Patriarche de Jérusalem est traditionnellement porté par l’évêque de Jérusalem. Ce diocèse est l’un des plus anciens et des plus prestigieux de la Chrétienté, lié au fait de sa situation historique particulière en Terre Sainte et bien sûr au fait que c’est à Jérusalem que la Passion, la Résurrection et l’Ascension de Notre Seigneur Jésus-Christ eurent lieu.

Après la prise de Jérusalem par les croisés en Juillet.1099, une structure religieuse, le patriarcat latin, est créée à Jérusalem en complément d’une structure temporelle, qui sera le royaume de Jérusalem.

Les patriarches de Jérusalem ont eu depuis leur origine, la croix à double traverse pour emblème, et ce, selon certains auteurs bien avant la découverte de la Sainte Croix du Christ et le façonnage des premiers reliquaires arborant la forme crucifère.

Les patriarches de la Cité Sainte se faisaient précéder d’une double croix fichée au sommet d’une hampe lors de leurs déplacements publics pendant que ce même emblème ornait souvent leurs pierres tombales. A l’origine, la Croix à double traverse était l’emblème exclusif de la Croix de Jérusalem (Croix à ne pas confondre avec la Croix du Royaume de Jérusalem qui se blasonne : « D’argent à la Croix potencée dor, cantonée de quatre croisettes de même ».

Avec la naissance du royaume Franc, l’exclusivité de la Croix à double traverse échappe aux Patriarches, et déjà les chanoines hospitaliers du Saint-Sépulcre arborent alors également une double Croix.


Ordre du Saint-Sépulcre de Jérusalem.

«  Ordre du Saint Sépulcre

Que les amateurs d’insignes prêtent ici attention : celui des chanoines était la croix patriarcale rouge, donc à douzes pointes (semblable à celle que nous appelons « Croix de Lorraine », à une différence près toutefois : celle des chanoines était pattée). » écrit Yvon Roy dans « Le Testament des Templiers à Chinon » (1974).

Le témoignage d’Ernoul, repris par Curzon, puis par Marion Melville (la Vie des Templiers -1951) est plus diffus : « L’enseigne de l’habit dou Sepulchre est une croix vermeille à deux bras (telle la porte li Ospitaus) et cil del Temple la portent toute single vermielle. » Il se dégage néanmoins de tout ceci une certitude : l’emblème des chanoines hospitaliers du Saint-Sépulcre était une croix à double traverse à l’image de celle des patriarches.

L’ordre du Saint-Sépulcre de Jérusalem est un ordre religieux créé par Godefroy de Bouillon après la prise de Jérusalem en 1099. Constitué de chanoines, cet ordre a pour fonction la protection du Saint-Sépulcre mais aussi la vie liturgique du sanctuaire. Avec l’extension des conquêtes en Terre sainte, l’ordre se développe en étendant sa mission de protection des lieux saints sur l’ensemble du Royaume franc de Jérusalem.

Avec la perte des États latins d’Orient, l’ordre se replie sur l’Europe. C’est en 1489 que Innocent VIII décide la suppression de l’ordre canonial et son incorporation à l’ordre de Saint-Jean de Jérusalem.

Les chanoines portaient une croix cousue sur leur habit, c’est la croix patriarcale latine à double traverse écarlate.


Croix patriarcale sur l’habit d’un Chanoine du Saint-Sépulcre.


Certains historiens-antiquaires du XIXe siècle à la suite des historiographes de l’ordre du Saint-Sépulcre voulaient bien attribuer à l’ordre une origine quasi-mythique alors que la relecture des sources en fait un ordre créé en Terre sainte par Godefroy de Bouillon au mieux en 1099.

De retour de Terre sainte après la perte des États latins d’Orient, les premiers historiens de l’ordre du Saint Sépulcre lui trouvent trois glorieux personnages comme fondateurs : l’apôtre Jacques, l’impératrice Hélène et l’empereur Charlemagne ; tout trois liés d’une façon ou d’une autre au Saint-Sépulcre.

Jacques le Majeur, que les Évangiles appellent le « frère du Seigneur », devient, après la mort de Jésus, le responsable de la communauté chrétienne de Jérusalem, dont il est considéré comme le premier évêque. Les chanoinesses du Saint-Sépulcre le tiennent pour leur fondateur et lui attribuent la désignation d’une garde du tombeau de Jésus.

L’impératrice Hélène, mère de Constantin, séjourne à Jérusalem en 326 avant de se retirer en Bithynie. La tradition Catholique en fait la volonté constructrice de la église du Saint-Sépulcre en faisant abattre un temple à Vénus que l’empereur Hadrien avait fait construire sur le site. C’est à cette occasion qu’Hélène fait une découverte importante pour la religion chrétienne avec l’invention de la Vraie Croix. Elle est donc tout naturellement désigner comme fondatrice de l’ordre par les chevaliers au XVIe siècle. Elle est d’ailleurs fréquemment représentée en costume de chanoinesse du Saint-Sépulcre.

Charlemagne envoie deux ambassades auprès du calife de Bagdad, en demandant un protectorat franc sur la Terre sainte. La geste du roi, une chanson de geste, raconte ses aventures légendaires en Méditerranée et son pèlerinage à Jérusalem. Il était tout aussi naturel d’en faire un fondateur de l’ordre.


Ordre du Temple.

Ordre du Temple

La question de l’origine de la Croix portée par les chevaliers de l’Ordre du Temple a maintes fois suscité l’intérêt des chercheurs les plus sagaces. A ce problème vient se greffer l’interrogation, pour le moins tout aussi importante, relative à la forme exacte de celle-ci.

Le Dictionnaire de Furetière (publié en 1690), décrit la Croix à double travers et ajoute : « Ainsi la portent les religieux de l’Ordre du Saint-Esprit et autrefois les templiers. »

A l’origine, qu’elle leur vienne du Patriarche de Jérusalem ou du prieur du Saint-Sépulcre, l’ensemble des premiers chevaliers du Temple arborèrent la croix à double traverse… et ainsi en fut-il jusqu’en 1128, et sans doute encore durant quelques années, peut-être jusqu’en 1146/1148. Mais à une date imprécise, et pour un motif inconnu, cet état de fait cesse brutalement, et la Croix patriarcale devint l’apanage des seuls Grands Maîtres et grands dignitaires :  » … le Grand Maître et les grands dignitaires se distinguaient des chevaliers et des Templiers en général, par une croix à deux croisillons, alézée de gueules à la place de la croix pattée bien connue. » écrit J.-H. Probst Biraben.

Et John Charpentier de reprendre à la suite : « Mais la croix rouge (…) était commune à tous les membres de la milice, à l’exception, toutefois, des grands dignitaires qui arboraient la croix à deux croisillons inégaux, le plus court en haut. » Notons toutefois qu’aucun de ces deux auteurs ne se prononce quant au port de la croix à double traverse par l’ensemble des premiers chevaliers.



Vénération de la Croix Patriarcale Pattée.


En 1146 vraisemblablement, Eugène III accorde le port de cette croix rouge, citée par Charpentier, sur les instances de saint Bernard lui-même, et qui sera arborée par l’ensemble de la masse des chevaliers. Enfin, mystérieusement, la Croix à double traverse, à une époque indéterminée, disparait des attributs officiels de l’Ordre… sans la moindre explication.

Quel motif peut être avancé pour justifier cet abandon volontaire de la part des Templiers qui allèrent jusqu’à effacer soigneusement toute trace de celle-ci sur les sceaux, parchemins ou pièces de costume par exemple ?

Pour les Templiers, le symbole profond de la Croix Patriarcale de Jérusalem ne s’apparentait sans aucun doute nullement à celui que lui prêtait le christianisme officiel : l’Inquisition observa-t-elle de trop près cet emblème réservé aux seuls dignitaires de l’Ordre sans cesse surveillé ? Les Templiers s’aperçurent-ils que l’heure n’était pas venue de brandir un symbole aussi puissant à la face de tous ? Estimèrent-ils finalement que sa destinée était d’apparaître, puis de disparaître, à des moments donnés de l’Histoire ?

Cette croix à deux branches, que l’on connaît aussi sous le nom de croix patriarcale ou d’Anjou, a été adoptée de bonne heure par les Templiers qui la considéraient, à juste titre, comme un symbole très complet. », est-il écrit dans l’Hermétisme dans l’art du Blason de F. Cadet de Gassicourt et du baron du Roure de Paulin.

Il semble inutile de chercher davantage la raison de cette occultation soudaine de la Croix Patriarcale par les Templiers… Mais elle ne peut être que liée à l’essence même de ce symbole que nos deux auteurs qualifient de « très complet ».

Par ignorance de la réelle signification de ce symbole, sans doute, comme nous le verrons, d’autres ordres chevaleresques continuèrent à faire étalage de la Croix Patriarcale.


Ordre Hospitaliers du Saint Esprit

La Croix pattée à la double traverse fut également le symbole d’un autre Ordre Chrétien : Celui des Hospitaliers du Saint Esprit.

L’ordre des Hospitaliers du Saint-Esprit (Ordo Sancti Spiritus) connu aussi sous le nom de Frères hospitaliers (ou ordre du Saint Esprit de Montpellier) a été fondé à Montpellier vers 1180 par Guy de Montpellier dans le but d’accueillir les enfants abandonnés, les pauvres et les malades. L’ordre a été reconnu officiellement par le pape Innocent III le 23 avril 1198.

L’ordre était, à l’origine, une confrérie destinée au service d’un hôpital, mais, en 1198, à la veille de la croisade contre les Albigeois, le pape Innocent III la transforma en un ordre hospitalier, religieux et militaire.

La marque de l’Ordre est une double croix blanche échancrée et patriarcale. Cette croix des Hospitaliers du Saint-Esprit aurait été « montrée en révélation par un ange » au pape Innocent III.

« Les ordres militaires ou hospitaliers avaient tous pris comme signe distinctif, à l’exemple des croisés, une croix de forme et de couleur variées, cousue sur les habits. Guy de Montpellier adopta pour son ordre une croix blanche à double croisillon, dont les extrémités étaient élargies en forme de croix pattée à branches évasées. » Cette croix blanche à double traverse était portée par tous les religieux sur le côté gauche de leur manteau noir et de leur robe blême (bleu très pâle).

Au moment où il prononçait ses vœux, le nouveau profès recevait le manteau noir des mains du recteur, qui lui disait, en lui montrant la croix : « Que par ce signe s’éloigne de vous tout mal, et que le Christ vous conduise au royaume éternel. ».



Croix de l’Ordre des Hospitaliers du Saint Esprit au XIIème siècle.


La règle de l’ordre précise aussi que les frères portent le signe de la croix sur leurs capes et leurs manteaux, afin que par ce signe Dieu nous garde dans nos actions, nous maintienne dans l’obéissance et défende nos âmes et nos corps contre la puissance du démon, dans cette vie et dans l’autre..

En 1596, Melchior de la Vallée interprète cette double croix à douze pointes […] n’était point un simple motif de décoration ; c’était un emblème d’un symbolisme assez compliqué. Les trois bâtons réunis en une seule croix figuraient, pour les uns, le mystère de la Sainte Trinité, tandis que les douze pointes rappelaient le nombre des Apôtres. Certains y voyaient l’association de la croix du Sauveur et de celle, que tout chrétien doit porter dans son âme. Pour d’autres enfin, c’était une allusion au double fardeau que s’imposaient les membres de l’ordre, en travaillant à la fois à leur propre salut et à celui de leurs semblables.


Source :https://theudericus.pagesperso-orange.fr/Donnery/Croix_de_Hongrie/Croix_de_Hongrie_Origine_Tatry.htm

  

Représentation de différentes croix

Ci-dessous un lien où vous sont présentées les différentes sortes de croix

https://fracademic.com/dic.nsf/frwiki/469260

vous verrez la croix latine; la croix russe, la croix pattée et bien d’autres

Croix Latine
Croix russe
Croix pattée
PSB Lyon Separateur PSB Lyon Separateur PSB Lyon Separateur

PSB Lyon Separateur PSB Lyon Separateur PSB Lyon Separateur