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8 Septembre

Naissance de la Vierge par Bartolome Esteban Murillo vers 1661
Musée du Louvre

 8 Septembre  : Nativité de la Vierge

Marie (en hébreu, Myriam) est la mère de Jésus-Christ. Elle a été reconnue par le concile d’Éphèse (431) comme étant vraiment la « Mère de Dieu » et occupe à ce titre une place centrale dans la foi chrétienne. Plusieurs fêtes catholiques la célèbrent, dont celle du 8 septembre  sa naissance avec pour parents, Joachim et Anne.

Depuis le VIème siècle on vénère à JERUSALEM près de la piscine de Bézatha, le lieu où serait née la Vierge Marie. C’est dans la Basilique de la Nativité-de-Marie, devenue au XIIe siècle l’église Sainte-Anne, que saint Jean de Damas a célébré le mystère de ce jour : « Venez, tous : avec allégresse fêtons la naissance de l’allégresse du monde entier ! Aujourd’hui, à partir de la nature terrestre, un ciel a été formé sur la terre. Aujourd’hui est pour le monde le commencement du salut. »

La Nativité de la sainte Vierge est mentionnée dans les homélies d’André de Crète (660-740). A Rome, on célébrait alors la dédicace de la basilique du martyr Adrien et il faudra attendre le pontificat du pape Serge I° (687-701) pour trouver une trace incontestable de la célébration de la Nativité de la sainte Vierge où le Pape, en sandales, faisait procession de la basilique Saint-Adrien à celle de Sainte-Marie-Majeure.  

C’était un 8 septembre Il y a plus de 100 ans :

 le 8 septembre 1914 : le miracle de la Marne

   

Certains historiens parlent de l’événement militaire du 8 septembre 1914 comme d’un « miracle », toujours entre guillemets, ou du « petit miracle ». Lequel « miracle » entre guillemets ils attribuent à diverses causes, mais jamais à Celle qui seule pouvait accomplir un (vrai) miracle, et qui l’a fait : la Sainte Vierge.

Le Courrier de la Manche, le 9 janvier 917, avait compilé plusieurs témoignages.

« Un prêtre allemand, blessé et fait prisonnier à la bataille de la Marne, est mort dans une ambulance française où se trouvaient des religieuses. Il leur a dit : “Comme soldat, je devrais garder le silence ; comme prêtre, je crois devoir dire ce que j’ai vu. Pendant la bataille, nous étions surpris d’être refoulés car nous étions légion comparés aux Français, et nous comptions bien arriver à Paris. Mais nous vîmes la Sainte Vierge toute habillée de blanc, avec une ceinture bleue, inclinée vers Paris… Elle nous tournait le dos et, de la main droite, semblait nous repousser.” »

Un officier allemand : « Si j’étais sur le front, je serais fusillé, car défense a été faite de raconter, sous peine de mort ce que je vais vous dire : vous avez été étonnés de notre recul si subit quand nous sommes arrivés aux portes de Paris. Nous n’avons pas pu aller plus loin,  une Vierge se tenait devant nous, les bras étendus, nous poussant chaque fois que nous avions l’ordre d’avancer. Pendant plusieurs jours nous ne savions pas si c’était une de vos saintes nationales, Geneviève ou Jeanne d’Arc. Après, nous avons compris que c’était la Sainte Vierge qui nous clouait sur place. Le 8 septembre, Elle nous repoussa avec tant de force, que tous, comme un seul homme, nous nous sommes enfuis. Ce que je vous dis, vous l’entendrez sans doute redire plus tard, car nous sommes peut-être 100.000 hommes qui l’avons vue. »

Deux officiers allemands blessés sont accompagnés par une infirmière. Entrés à l’hôpital, ils aperçoivent une statue de la Vierge de Lourdes et l’un d’eux s’écrie : « Die Frau von der Marne ! » (Oh ! La Vierge de la Marne !). Son compagnon lui désigna l’infirmière afin qu’il se taise car elle les écoutait. Elle tenta vainement de les faire parler.

Une religieuse qui soignait des blessés à Issy-les-Moulineaux :

« C’était après la bataille de la Marne. Parmi les blessés soignés à l’ambulance d’Issy, se trouvait un Allemand très grièvement atteint et jugé perdu. Grâce aux soins qui lui furent prodigués, il vécut encore plus d’un mois. Il était catholique et témoignait de grands sentiments de foi. Les infirmiers étaient tous prêtres. Il reçut les secours de la religion et ne savait comment témoigner sa gratitude. Il disait souvent : “Je voudrais faire quelque chose pour vous remercier.” Enfin, le jour où il reçut l’extrême-onction, il dit aux infirmiers : “Vous m’avez soigné avec beaucoup de charité, je veux faire quelque chose pour vous en vous racontant ce qui n’est pas à notre avantage mais qui vous fera plaisir. Je payerai ainsi un peu ma dette. Si j’étais sur le front, je serais fusillé car défense a été faite d’en parler. » Et il parla de cette visite de la Vierge qui épouvanta les soldats allemands et provoqua leur fuite.

Dans une ambulance, un soldat allemand dit à la religieuse française qui le soignait :

— Ma sœur, c’est fini, bientôt je serai mort. Je voudrais vous remercier de m’avoir si bien soigné, moi un ennemi. Alors je vais vous dire une chose qui vous fera grand plaisir. En ce moment, nous avançons beaucoup en France mais, malgré tout, à la fin c’est votre pays qui gagnera.

— Comment le savez-vous ?

 À la bataille de la Marne, nous avons vu la Sainte Vierge nous repousser. Elle vous protège contre nous. Les officiers nous ont défendu, sous peine de mort, de parler de cette vision. Mais maintenant je suis fini. Quand je serai mort vous pourrez raconter la chose, pourvu que vous ne me nommiez pas.

Témoignage d’un Allemand sur la bataille de l’Ourcq :

« Pendant plusieurs jours, toute notre division a vu devant elle, dans le ciel, une Dame blanche avec une ceinture bleue flottant et un voile blanc. Elle nous tournait le dos et nous effrayait beaucoup. Le 5 septembre 1914, nous avons reçu l’ordre d’avancer et nous avons essayé de le faire : mais la Dame a paru tellement éblouissante et nous repoussait de ses deux mains de façon si terrifiante que nous nous sommes tous enfuis. »

Témoignage d’un soldat, à Liège, après l’armistice :

« Oh ! dès le commencement de la guerre je savais bien qu’à la fin nous serions battus. Je peux bien vous dire ça car je sais bien que vous ne le répéterez pas à nos officiers. À la première bataille de la Marne, nous avions devant nous, dans le ciel, une Dame blanche qui nous tournait le dos et nous repoussait de ses deux mains. Malgré nous, nous étions pris de panique, nous ne pouvions plus avancer. Trois de nos divisions au moins ont vu cette apparition. C’était sûrement la Sainte Vierge !  À un moment, Elle nous a tellement épouvantés que nous nous sommes tous enfuis, les officiers comme les autres. Seulement, le lendemain ils ont défendu d’en parler sous peine de mort : si toute l’armée l’avait su, elle aurait été démoralisée. Pour nous, nous n’avions plus le cœur à nous battre puisque Dieu était contre nous. C’était sûr qu’on allait à la mort pour rien mais il fallait bien marcher quand même. Nous ne pouvions pas faire autrement. C’est dur la guerre ! »

A Saint-Germain-en-Laye, près de la terrasse du château, il y a un chêne qui abrite une statue de la Vierge appelée Notre Dame des Anglais, parce que Jacques II Stuart, roi d’Angleterre, exilé en 1668 au château de Saint-Germain où il mourut en 1701, aimait prier devant une statue de la Vierge, placée sur un chêne près de la terrasse. La statue, et sans doute l’arbre, ont changé, mais la dévotion demeure.

En septembre 1914, lors de la bataille de la Marne, cette Vierge fut l’objet de ferventes prières et supplications pour demander l’arrêt des armées allemandes qui menaçaient Paris. Une plaque commémorative de la Victoire de la Marne, le 8 septembre, jour de la Nativité de Marie, à été placée sous la niche en gage de reconnaissance.

  • L’apparition du 8 septembre 1914 à Versailles

[Les apparitions « musclées » de la Sainte Vierge dans les guerres ne sont pas rares. On connaît par exemple celle du 7 août 626 à Byzance, qui fut à l’origine de l’hymne acathiste, ou celle de 1655 à Czestochowa, quand l’armée suédoise qui ravageait la Pologne, après avoir assiégé le monastère pendant 40 jours, décampa le lendemain de Noël, ce qui fut le prélude de la libération du pays. J’avais aussi évoqué cette apparition en 1900 lors de la guerre des Boxers en Chine.]

Sources

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La dernière robe de Marie-Antoinette

La robe de Marie-Antoinette : un secret conservé à Avignon

Peu de gens le savent, même parmi les Avignonnais : la Métropole des Doms possède une chasuble taillée dans l’étoffe de la dernière tenue portée par la reine avant son exécution

La dernière tenue portée par la reine, le 16 octobre 1793, quelques heures avant son exécution en pleine révolution.

C’est un des secrets les mieux gardés d’Avignon. À deux pas du palais des papes, dans la sacristie de la métropole des Doms, dort depuis des années au fond d’un tiroir un vêtement particulièrement précieux. À proximité de la garde-robe traditionnelle des hommes d’Église, une majestueuse aube est soustraite à la vue des profanes.

Armé d’une grosse clé, l’abbé Bréhier, qui assure les offices, ouvre avec précaution l’armoire contenant la tunique pour nous la montrer, tout en lâchant, énigmatique : »L’histoire de cette aube est méconnue, ça se sait sans se savoir… »

Aix : un trésor de Marie-Antoinette à l’Hôtel d’Olivary

Cette chasuble violette conservée de manière anonyme par la Métropole a été confectionnée à partir d’une authentique robe de… Marie-Antoinette ! C’est même la dernière tenue qu’a portée l’épouse de Louis XVI, le 16 octobre 1793, quelques heures avant son exécution en pleine révolution française.

Une histoire fascinante

Pour comprendre comment ces précieux tissus sont arrivés à Avignon, il faut embarquer dans la machine à remonter le temps.

Retour en 1793. Le roi de France Louis XVI, condamné à mort par les révolutionnaires qui ne lui pardonnent pas sa tentative de départ à l’étranger (la fuite à Varennes), est exécuté le 21 janvier 1793 à Paris sur la place de la Révolution (actuelle place de la Concorde).

À l’été, Marie-Antoinette, prisonnière au Temple, est transférée à la Conciergerie. La reine déchue est surveillée en permanence. Elle est très affaiblie, et trouve du réconfort auprès d’une servante, Rosalie Lamorlière. »Avant son exécution, Marie Antoinette ôte sa robe violette, symbole de deuil et de pénitence, et la confie à sa fidèle servante. Elle se présentera devant son bourreau le 16 octobre 1793 en jupons blancs, la couleur de la royauté », explique l’abbé Bréhier, tout en contemplant l’aube. Rosalie Lamorlière aurait précieusement conservé la robe jusqu’à son départ de la Conciergerie en 1799. La servante aurait ensuite confié le vêtement à l’abbé Véran, prêtre originaire du Comtat qui résidait à Paris.

L’abbé Bréhier présente avec précaution la tunique : »L’histoire de cette aube est méconnue, ça se sait sans se savoir… »

De retour dans le Sud, le curé fait transformer la robe violette en aube pour célébrer la messe. Au début du XIXe siècle, l’évêque d’Avignon, Jean-François Périer, rachète le fameux vêtement pour reconstituer un patrimoine à la Métropole des Doms après la révolution. Depuis, cette aube n’est que très rarement exposée. Mais, lors de grandes occasions, les prêtres n’hésitent pas à la porter pour célébrer l’office. « La dernière fois que l’aube a été revêtue, c’est à l’occasion de la mort de Jean-Paul II en 2005. On essaie de la préserver », prévient l’abbé Bréhier.

Des doutes sur l’origine de la robe ?

« Il faut faire attention à l’origine des reliques de Marie-Antoinette, tempère Ludovic Miserole, auteur d’un roman sur Rosalie Lamorlière. Des souliers, des morceaux de vêtements, voire même des cheveux, beaucoup de pseudo-reliques circulent. » Malgré certaines zones d’ombre concernant quelques dates de cette histoire, l’Abbé Bréhier l’assure : le tissu est authentique. « Les laies de soie correspondent à l’époque. L’ornement a été contrôlé par un conservateur du musée des tissus de Lyon. »

Alors, pourquoi ne pas l’exposer à la vue de tous ? « Ce n’est pas sa vocation. La sacristie n’est pas un musée », conclut l’abbé.
Rosalie a soutenu la reine en prison

Elle a été le dernier soutien de la reine. Rosalie Lamorlière, servante à la Conciergerie de 1792 à 1799, a largement contribué à adoucir le séjour en geôle de Marie-Antoinette.  » Elle lui rapportait des fleurs, du linge chaud. Elle faisait même exprès de finir son service plus tard, pour que la reine bénéficie de la lumière de la cellule« , explique Ludovic Miserole, auteur de Rosalie Lamorlière, la dernière servante de Marie-Antoinette.

Rosalie Lamorlière, la dernière servante de Marie-Antoinette, un roman de Ludovic Miserole, toujours disponible aux éditions l’atelier Mosesu.

Une visite réservée aux initiés.

À l’intérieur de l’église, aucun panneau ni fléchage n’indique la présence du précieux vêtement. Seuls les connaisseurs demandent à visiter la sacristie. « On reçoit au moins une centaine de sollicitations par an pour voir le vêtement », calcule l’Abbé Bréhier. « Des groupes passionnés d’Histoire principalement. On essaie de les recevoir tout au long de l’année dans la mesure du possible ».

Source : Femina Provence

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La déclaration de Louis de Bourbon, duc d’Anjou, pour la fête de Saint-Louis

Déclaration de la Saint Louis, 25 août 2017

Chers Français,

En ce 25 août, fête de mon aïeul Saint Louis, premier laïc canonisé mais aussi modèle des gouvernants ayant su réconcilier, par sa foi, les rigueurs du pouvoir et le respect des hommes, nous pouvons, une nouvelle fois nous interroger sur la France.

Quinze siècles d’histoire de la royauté, dont on s’accorde à dire qu’elle l’a fondée et formée, me donne toute légitimité pour m’exprimer au nom de la tradition dont je suis l’héritier et montrer ce qu’elle peut encore apporter aujourd’hui et pour demain.

En effet, les interrogations et inquiétudes partagées sont grandes.

Fidèle à ma ligne de conduite je m’abstiens de toute polémique vis-à-vis de ceux qui ont en charge la gestion des affaires publiques, me plaçant résolument sur un autre plan.

J’observe que la France est soumise à d’importantes tensions. Certaines proviennent de l’extérieur. Elles concernent à la fois sa sécurité mise à mal par des forces hostiles qui voudraient imposer leurs pratiques archaïques par des actes aveugles et barbares au cœur même de notre société et le développement des communautarismes brisant l’unité et la solidarité, piliers constitutifs de la France.

Mais les tensions viennent aussi de l’intérieur quand la France semble ne plus avoir exacte conscience de ce qu’elle est. Entre des repentances sans objets et l’abandon de ses racines gréco-latines et chrétiennes, le pays est plus que dérouté et ne sait plus d’où il vient ni sur quoi il s’est bâti.

Dès lors, le doute l’emporte sur l’espérance. La France semble peiner, parfois, à affronter l’avenir d’où le désenchantement qui frappe les Français et notamment les jeunes générations. Certains disent qu’ils n’ont plus d’avenir ou bien un avenir sombre fait de précarité et d’incertitude. Quelle société bien cruelle et contre nature que celle qui crée un tel découragement chez ses enfants ! Au contraire la politique doit être école d’énergies et d’espoirs partagés collectivement et portés par ceus qui entrent dans la vie active.

Une attitude négative, voire passéiste ou nostaligique d’un passé révolu, une attitude de regret permanent et de résignation, n’aide en rien à construire l’avenir. Cela d’autant plus de que France est, désormais, insérée dans le cadre de la mondialisation. Regarder plus en arrière qu’en avant, arc bouté sur des pratiques dépassées, ne ferait que jouer en notre défaveur. Bien au contraire, les rois nous ont appris à réagir et à anticiper les moments où tout semblait perdu. C’est alors qu’ils ont toujours fait preuve de plus d’audace. Retrouvons donc cet esprit conquérant qui fut celui des grandes heures de l’Histoire de France qui demeure toujours en chacun d’entre nous.

Il passe par un état d’esprit à retrouver. Il commence par la confiance à redonner à la jeunesse notamment en répondant mieux à ses besoins et attentes, se poursuit par l’acceptation des évolutions et enfin en sachant redonner place aux valeurs et à un certain sens de la gratuité. Or mes déplacement en France au long de l’année et les rencontres que j’y fais dans tous les milieux, me montrent que tout cela est possible même si parfois une chape de plomb semble exister pour décourager les initiatives les plus heureuses. La génération montante me parait être celle qui porte déjà cette nouvelle approche qu’il convient donc de favoriser.

La jeunesse est le temps de l’initiative et de l’action créative. Ces dernières années, elle a montré combien elle savait s’adapter. Ainsi, elle a su maîtriser et comprendre les enjeux des nouvelles technologies avec une aisance naturelle ponctuée d’une grande sagesse en comprenant qu’un instrument n’était pas un but. Elle a su employer la technologie comme un moyen tant pour créer une nouvelle économie, une nouvelle dynamique de travail que pour recréer des réseaux humains adaptés au nouveau rapport à l’espace et au temps et à la prise en comte de la préservation de notre environnement. Surtout elle sait ne pas êtr dupe sur leurs limites, afin que la technologie demeure au service de l’homme et du bien commun et non le contrare. Entrée totalement dans le monde moderne, elle n’en veut pas être esclave. Sur ce point elle est en avance et joue un rôle de veilleur et d’éclaireur de notre société.
Cette jeunesse a montré par ailleurs tout son dynamisme, toute sa générosité, toute son exigence dans des combats de civilisation essentiels comme la défense de la vue et l’intégrité de la personne humaine, de la conception à la mort, la défense de la famille, composée d’un père, d’une mère et de leurs enfants, comme cellule de base de toute société humaine. Les jeunes se retrouvent également dans la défense de la Foi et des valeurs de la Chrétienté, notamment en portant aide et assistance aux Chrétiens d’Orient menacés dans leur existence même par une idéologie barbare.

Voilà l’essentiel et les ferments de l’espérance. En effet, cette nouvelle société déroute peut-être les générations plus anciennes et sans doute, à la différence des plus jeunes, sont-ce elles qui sont le plus angoissées et désenchantées par, finalement, ce qu’elles ont laissé se créer sans le maîtriser. Mais ce changement de paradigme est égal de ceux du passé. Imaginons ce que durent être le passage d’un monde rural à un monde industriel au milieu du XIXe siècle ou trois siècles avant, celui de la société féodale à celle de la Renaissance. Chaque fois cela avait perturbé nombre de certitudes et de conservatisme… de droits acquis et les nouvelles générations, encouragées par le pouvoir royal; l’ont pris à bras le corps. Personnellement, j’aime m’entretenir avec les jeunes entrepreneurs d’aujourd’hui car il me semble qu’ils sont totalement dans la tradition française qui est d’aller de l’avant. Par le passé, animé d’un tel esprit, la France a pu faire triompher son modèle social. Ce qui était important hier l’est encore plus aujourd’hui dans notre société planétaire. Mais il faut savoir raison garder et demeurer prudent face à certaines pratiques. De même qu’il faut repousser toutes les manipulations contre-nature, il convient de faire attention à ne pas créer cette société à deux vitesses qu les observateurs dénoncent aussi, à juste titre. La réussite des uns ne doit pas se faire au dépends des autres. Un pays est une aventure collective. Il ne doit pas y avoir des laissés pour compte. Ce ne serait pas conforme à la tradition française qui a toujouts été le pays de l’ascenseur social. Le pouvoir a ainsi une responsabilité notamment en matière d’instruction – donner à chacun, selon ses talents, de quoi s’épanouir – et d’éducation en sachant faire de la formation non pas une matière froide et un simple acquis de connaissance mais un des éléments de l’étique qui permet à un jeune de devenir un adulte responsable. Tel est bien ce que ma femme et moi ressentons et que nous voulons transmettre à nos enfants. Ce supplément d’âme est nécessaire. Les décennies passées furent dans doute bien fautives sur ce point, ayant trop priviligié les aspects matériels, la consommation et les profits à court terme. Or l’homme n’est pas qu’un corps dont il faut satisfaire les besoins immédiats et à qui il faudrait octoyer toujours plus de droits, ignorant des devoirs pourtant essentiels vis-a-vis des autres et notamment des plus fragiles. Les jeunes adultes rappellent en permanence qu’il y a une nécessité de donner un sens à la vie, à trouver de saines limites, à voir haut. Ainsi la société d’aujourd’hui et celle de demain seront réenchantées.

Dès lors, les notions de bien commune et de solidarité doivent redevenir les moteurs de l’action politique et sociale. Le sens de cette action est celui de l’homme, de l’homme corps et âme, seule vraie mesure de l’action politique. Ce n’est pas un hasard si les deux rois les plus appréciés des Français sont Saint Louis et Henri IV. Le premier a redonné la paix et la prospérité dont le peuple a été le premier bénéficiaire.

Il appartient à chacun de vouloir en faire son mode de vie. Si les institutions peuvent favoriser ou non le développement, ce sont finalement les hommes et les femmes qui par leur travail, leur enthousiasme, leur abnégation et parfois leur sacrifice, le font, concrètement. Nous le voyons actuellement tout particulièrement vis-a-vis du péril extérieur auquel le pays, comme toute l’Europe, est confronté. Ce ne sont ni les mots ni des gestes compassionnels qui peuvent conjurer les dangers, mais l’action concrète sur le terrain et parfois, mais trop souvent hélas, le sacrifice de nos soldats. Nous comprenons alors pleinement tout le sens d’une action dont l’homme est la finalité car, si certains acceptent d’être blessés et de mourir, ce n’est pas pour des satisfactions matérielles mais bien parce qu’ils savent que la vraie valeur est celle de la défense de la civilisation, de notre Patrie charnelle et spirituelle, et bien sûr de nos femmes et de nos enfants et cela n’a pas de prix…

En joignant l’esprit d’initiative et de progrès ordonné au bien commun à la volonté de préserver son identité et des racines, et de maîtriser son destin, la France retrouvera le goût de l’avenir qui lui permettra de renouer avec la gloire qui a fait d’elle un grand pays, modèle pour le monde, modèle que le monde attend. Celui que les rois ont voulu. Celui que l’intercession de Saint Louis dont nous commémorons le 720è anniversaire de la canonisation le 11 août dernier, peut nous faire espérer pour demain.

Louis de Bourbon, Duc d’Anjou.

 

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Fête Nationale du 15 août

15 AOUT
FETE NATIONALE
DU ROYAUME DE FRANCE

Le voeu de Louis XIII par Ingre.

Le 10 février 1638, le Roi Louis XIII consacre la France à la Sainte Vierge (=> Voeu de Louis XIII).

 

Le 15 août, nous fêtons l’Assomption, une fête chrétienne dédiée à la Vierge Marie, cette fête catholique commémore la montée de la Vierge Marie dans les cieux, juste après sa mort, et qui célèbre à la fois, la mort, la résurrection, l’entrée au paradis et le couronnement de la Vierge Marie.

En 431, le concile d’Éphèse proclame Marie mère de Dieu.
Au VIe siècle, l’empereur de Byzance Maurice étend à toute l’Église byzantine la fête mariale du 15 août, déjà célébrée un peu partout en Orient. C’est la Dormition de la Mère de Dieu.
Ce n’est qu’en 813 que cette fête est prescrite comme une fête d’obligation pour l’empire de Charlemagne sous l’influence du pape Théodore lors du concile de Mayence.

En France, le roi Louis XIII,  désespérant d’avoir  un héritier après 22 ans de mariage, avec son épouse Anne d’Autriche, s’engage en Novembre 1637 à consacrer son royaume à Notre Dame si elle lui accordait la grâce d’avoir un fils.

Et le miracle eut lieu, le Roi tint sa promesse, il signe et publie  le texte solennel d’un édit de consécration le 10 février 1638,  (vœu de Louis XIII) => Le vœu de Louis XIII  ) en remerciement de la grossesse d’Anne d’Autriche qui met au monde le futur Louis XIV  le 5 septembre 1638.  Ce vœu demande à chaque paroisse d’organiser une procession tous les quinze août en l’honneur de la Vierge Marie, le Roi promettant de réaliser un maître-autel et une sculpture à Notre Dame de Paris.  

Dès lors, Louis XIII décide que le 15 août sera une fête mariale, et nationale, célébrant la Vierge Marie.

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Entre 1854 et 1950, le dogme de l’Immaculée Conception (le fait que Marie a été conçue exempte de tout pêché originel) fait débat au sein de l’Église.

En 1950, le pape Pie XII tranche et donne une définition précise de l’Assomption qui devient alors un dogme institutionnalisé.

Le concile de Vatican II en 1964 achève de fixer et valoriser le culte marial. Marie détient alors le double statut de mère et de fille de l’Eglise.

Le 15 août était en France le jour de la fête nationale jusqu’à la Révolution qui la supprima, avant d’être rétablie sous Napoléon et la Restauration, puis à nouveau supprimée en 1830.  C’est en 1880 que la date du 14 juillet a été décrétée fête nationale, et que le 15 août a été proclamé jour férié.

http://boitedependore.com/religion/assomption.htm

 

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