Programme 2018

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Samedi
20 janvier 2018
à 10h30
au Sanctuaire Saint Bonaventure
Place des Cordeliers
Lyon 2ème

Messe à la mémoire du Roi Louis XVI et pour la France

En présence de SAR le Prince Rémy de BOURBON PARME représentant le Prince Louis

La messe sera célébrée par le Frère Louis Marie de Jésus ocd

et animée par les Trompes de Chasse de la Diane Lyonnaise

Déjeuner traditionnel sur réservation

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Samedi
24 février 2018
à 14h15
Lyon

Conférence Sujet à l’étude

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Samedi
10 mars 2018
à 14h15
Lyon

Assemblée Générale de la PSB suivie d’une conférence


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Samedi
14 avril 2018
à 14h15
Lyon

Conférence de Monsieur Camille PASCAL

« Ainsi Dieu choisit la France »

Suivie d’une dédicace

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Samedi
26 mai 2018

Grande Fête Catholique et Légitimiste du Lyonnais et de la Bourgogne

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Vendredi
8 juin 2018
à 18h30
Lyon 5ème

Messe à la mémoire de Louis XVII et de Madame Elisabeth

Église Saint Georges Quai Fulchiron LYON 5°

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Samedi
13 octobre 2018
à 11h00
Lyon 5ème

Messe à la mémoire de la Reine Marie Antoinette

Église Saint Georges Quai Fulchiron LYON 5°

Suivie d’un déjeuner sur réservation

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Samedi
17 novembre 2018
à 14h15

Conférence de Madame Odile BORDAZ

« Les Mousquetaires de la garde du Roi au temps de Louis XIV »

Suivie d’une dédicace

 Nos conférences sont ouvertes à tous. 

Renseignements complémentaires

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Montre de Charles X

Mise en vente d’une montre de poche historique : celle de Charles X, dernier roi de France

 

La maison de ventes aux enchères Leclere MDV et son expert horloger Pierre-Jean Chabalier, vont proposer lors d’une vente qui se tiendra le 18 décembre prochain à Drouot (Paris), la montre de poche en or de Charles X, qui fut « tout simplement », le dernier roi de France et de Navarre (1757-1836). Un garde-temps historique !

Né à Versailles en 1757, Charles-Philippe de France fut fait comte d’Artois à sa naissance par son grand-père, le roi Louis XV (1705-1774). Ses frères aînés seront les futurs rois Louis XVI (1754-1793) et Louis XVIII (1755-1824). La chute de la Monarchie et la Révolution française le portèrent en exil tout d’abord en Allemagne, puis ensuite en Angleterre où il initia un premier mouvement contre-révolutionnaire.

A la chute de Napoléon en 1815, la famille royale française revint sur le trône. Louis XVIII puis Charles X se succédèrent avant que ce dernier n’abdique en faveur de son petit-fils le duc de Bordeaux, sans succès. Charles X passera la fin de sa vie en exil au château de Lulworth en Angleterre, au palais Holyrood en Ecosse, au château de Prague avant de s’éteindre à Görz qui se trouvait alors en Autriche.

Son petit-fils, Henri d’Artois duc de Bordeaux et comte de Chambord, aussi appelé Henri V, passa lui aussi sa vie en exil… En Ecosse et à Venise avant de décéder au château de Frohsdorf en Autriche. Il fut, rappelons-le, le dernier représentant de la famille royale française.

 

Cette montre qui est proposée à la vente le 18 décembre prochain à Drouot fut achetée à Londres par Charles X lors de son premier exil entre 1799 et 18143. Celle-ci sera ensuite léguée à son petit-fils et héritier Henri d’Artois duc de Bordeaux, comte de Chambord dans la collection duquel le royal garde-temps est mentionné en date du 14 juin 1883.

Pour mémoire et pour preuve de la « descendance directe » de ce garde-temps, un article publié à l’époque dans L’Impartial des Alpes par deux journalistes de l’Evénement et Le Clairon rapporte : (…) au premier étage, les appartements des secrétaires et de la dame d’honneur. Partout même austérité. Un papier simple à fleurs de lys d’or couvre les murs, mais partout les objets d’art -ou mieux, les objets historiques– pullulent. On se heurte à chaque pas à des souvenirs précieux. Ils ne sont plus étalés dans la galerie publique d’un musée, mais dans les vitrines intimes, sur les murs privés d’un chef de famille. Voici le masque moulé de Henri IV et son panache noir, (…) et la montre de Charles X, et les armes de Louis XV, … ».

Il s’agit là de l’unique montre connue ayant appartenu à un roi de France et encore à ce jour détenue dans la descendance directe de la famille royale. Elle fut conçue par les horlogers anglais James et William Reid de Ball Alley.

Cet atelier d’horlogerie britannique spécialisé dans les chronomètres de marine, exerça entre 1789 et 1829 sur la très prestigieuse Lombard street, au cœur de Londres. Plusieurs de leurs clients furent des officiers de la Royal Navy. Ce garde-temps historique (et le mot est faible) est présenté dans d’excellentes conditions esthétique et de fonctionnement. A noter la présence d’un certificat de contrôle (2012) de Philippe Prutner, maître-horloger, sociétaire des Grands Ateliers de France et membre du CNES des Métiers d’Art.

Deux chronomètres de poche signés à l’identique « James Reid » et provenant de la collection C. A. Ilbert (1888-1956) se trouvent aujourd’hui au British Museum.


Belle et historique montre de poche chronomètre en or à échappement à détente-ressort ; balancier compensé et spiral cylindrique isochrone (modèle de calibre déposé par Thomas Earnshaw en 1784 à Londres).
Mouvement à platine dorée signé « Reid Ball Alley, Lombard Street »
Cadran émaillé blanc indiquant les heures en chiffres romains, aiguilles « Poires » en or.
Fond de boîtier gravé au chiffre de S. M. Charles X sous couronne royale de France. Londres, circa 1800
Diamètre : 54mm – Epaisseur : 22mm.

La montre est livrée dans un coffret aux armes de France et accompagnée d’une lettre du Prince, actuel propriétaire, héritier et descendant du roi Charles X.

https://www.montres-de-luxe.com/Mise-en-vente-d-une-montre-de-poche-historique-celle-de-Charles-X-dernier-roi-de-France_a13341.html
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Actualité des châteaux année 2017

Retrouver dans cette rubrique les activités culturelles que nous avons sélectionnées

1 – CHATEAU DE MUROL  (63)

 

http://france3-regions.francetvinfo.fr

2 – CHATEAU FORT GUEDELON – TREIGNY (89)

Guédelon ou la naissance d’un château fort
Pour cette 20e année, nous avons prévu deux événements exceptionnels : la couverture d’une des tours avec une toiture pointue en poivrière et le lancement des travaux de la grande porte défensive du château.

 

3 – CHATEAU FORT DE SEDAN (08)

http://www.chateau-fort-sedan.fr

En Champagne Ardenne, le plus grand château-fort d’Europe, avec son enceinte de 35 000 m². Spectacles de chevalerie, fauconnerie et pyrothechnique

Festival médiéval 22e édition les 20 et 21 mai prochain, 

Pendant deux jours, les visiteurs flâneront au gré des campements, spectacles, lieux d’expositions sur la vie quotidienne : la cuisine médiévale, les armes médiévales, la médecine et la chirurgie, l’histoire des ordres de chevalerie, la forge, la verrerie, la fabrication de vêtement…

4 – Les Spoulgas ariégeoises, entres grottes et châteaux  (07)

https://www.azinat.com

5 – CHATEAU D’ECOUEN (95)

MUSEE DE LA RENAISSANCE DEPUIS 40 ANS 

http://musee-renaissance.fr

Film de présentation :    http://musee-renaissance.fr/actualite/film-de-presentation-du-musee

Construit par le Connétable Anne de Montmorency entre 1538 et 1545, devenu Musée National de la Renaissance, qui fête cette année ces 40 ans

6 – LE CHATEAU DU CLOS-LUCE  / VAL DE LOIRE à AMBOISE (37)

célèbre le 565e anniversaire de Léonard de Vinci

https://www.actualitte.com

Pour ce faire, le Clos Lucé va nous  transporter à l’époque de l’artiste  en recréant l’atmosphère de ces grandes soirées où musique et danse battaient leur plein. Dès le mois de mai, des costumes imaginés par Léonard pour ces occasions seront présentés dans le cadre de l’exposition Léonard de Vinci et la France.

L’été sera musical avec trois nocturnes festives dans l’esprit des soirées grandioses de l’époque : les 21 juillet, 4 et 11 août. Enfin, pour fêter l’arrivée de l’automne, le Château accueillera le Festival européen de musique de la Renaissance (du 22 au 24 Septembre 2017)

7 – LE CHATEAU D’ANGERS reçoit le label “refuge chauve-souris” (49)

http://www.chateau-angers.fr

Déjà labellisé « Refuge de la ligue de Protection des Oiseaux » en 2014, et cette année il devient également « Refuge des chauve-souris ».

8 – SAINT OUEN (93)

château de Saint-Ouen

Voulu par Ie monarque Louis XVIII, délaissé, occupé par un conservatoire municipal, le château de Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis) pourrait retrouver son mobilier d’origine.

9 – CHATEAU DE BRETEUIL – VALLEE DE CHEVREUSE (78)

http://www.lefigaro.fr

Depuis 4 siècles, propriété de la Famille BRETEUIL

Depuis plus de quatre cents ans, le château de Breteuil s’est transmis de génération en génération. Une histoire de famille intimement liée à l’Histoire de France

On retrouve ainsi l’histoire Louis-Nicolas de Breteuil célèbre ambassadeur qui défendit avantageusement les vues de Louis XVI au congrès de Teschen en 1779 ou Madame du Châtelet femme de lettres et de sciences très en avance sur son temps qui fut la maîtresse de Voltaire. Un autre personnage incontournable du lieu est Charles Perrault. Il fut le bras droit de Louis de Breteuil, contrôleur des finances de Louis XIV.

Les histoires du conteur sont tout naturellement racontées dans les dépendances du château. Le Petit Chaperon-rougeCendrillon mais aussi Le Petit Poucet et Le Chat Botté défilent dans des scènes d’automates animés. Depuis le 1er avril, un nouveau tableau sur les Fées est proposé. Il est complété par un court métrage de Fred di Noto.

Château de Breteuil. Parc naturel régional de la haute vallée de Chevreuse, Choisel (78). Tél.: 01 30 52 05 11.

10 – MADAME DE SEVIGNE AU CHATEAU DE GRIGNAN  ( DROME)

https://www.francebleu.fr

Exposition consacrée à Madame de Sévigné du 25/05 au 22/10/2017, « Sévigné, épistolière du Grand Siècle »qui a séjourné trois fois au château avec sa fille Comtesse de Grignan à la fin du XVIIème siècle.

Elle retrace le parcours de la marquise entre Paris, Vitré et Grignan, en mettant en lumière l’évolution de son écriture.

Cette exposition aborde également la manière de vivre et d’habiter en Provence en 17ème siècle, et permet de découvrir des objets de la marquise,  prêtés par le Musée de Vitré en Bretagne, dont son écritoire, et des lettres originales écrites principalement à sa fille. Reconnue d’intérêt national par le ministère de la Culture et de la Communication, elle présente une centaine de pièces illustrant le Grand Siècle : peintures, objets d’art, manuscrits, livres, gravures.

11 – CHATEAU DE SULLY EN SAONE ET LOIRE

http://france3-regions.francetvinfo.fr

Depuis plus de 250 ans, demeure de la Famille Mac Mahon, aujourd’hui Ducs de Magenta.

Lieu de naissance du Président de la République Française, le Maréchal Mac Mahon, de 1875 à 1879.

Joyau de l’architecture Renaissance en Bourgogne – Parc à l’anglaise

12 – CHATEAU DE BRISSAC  – MAINE ET LOIRE (49) 15 km Angers

http://france3-regions.francetvinfo.fr

Propriété des Ducs de Brissac.

Château le plus haut de France avec ses 7 étages et 200 pièces.

Il reçoit régulièrement les événements liés aux montgolfières

13 – CHATEAU DE TRELON DANS LE NORD

https://www.francebleu.fr

La Comtesse de Mérode, 100 ans à l’automne ouvre son château et lance un programme culturelle avec des artistes de musique classique reconnus mondialement. Famille princière allemande, installée depuis 1577 dans l’Avesnois

 

Intérêt architectural, d’abord. Le château de Trélon fut construit par Nicolas d’Avesnes, entre 1150 et 1162. La fortification médiévale s’agrandit en 1381 pour devenir une forteresse. Puis, la terre de Trélon entra dans la famille de Merode en 1577, par le mariage de Louis de Blois, dame de Trélon, fille héritière de Louis II de Blois, avec Louis de Merode, baron. Les transformations se poursuivront : de 1674 à 1732, de 1853 à 1924… Jusqu’à l’arrivée, en 1945, de Philippe de Merode – à qui le roi belge Albert Ier décerna le titre de prince en 1928 – et l’actuelle princesse Micheline. Ils passeront leur vie à restaurer les lieux : 50 pièces (les petit et grand salons, la salle à manger, la chapelle et la bibliothèque…) sur 1 800 m2. Intérêt historique, ensuite. Avec 220 tableaux datant du XVIe au XIXe siècles (dont un d’époque de l’infante d’Espagne, de Louis XIV…). Autres curiosités, un buste du Vatican du pape Pie IX, du mobilier Louis XV et Louis XVI, des tapisseries, de la porcelaine de Sèvres et le bureau de l’empereur Guillaume II qui séjourna dans le château de mars à juillet 1918. Et que les Anglais, sachant le Kaiser dans la place, ont bien failli bombarder… Sans oublier un reliquaire avec huit fragments de saints, une malle de voyage pontificale (XIXe), une robe brodée transformée en paravent qui servit à une aïeule pour une entrevue avec Napoléon III, etc.

Intérêt religieux, enfin. Parce que le château de Merode possède sa propre chapelle, magnifique, dans laquelle on découvre les armoiries de la famille (dont la devise est : « Plus d’honneur que d’honneurs »). Un lieu de prières qui a résisté face au temps et même à la tempête Xynthia, en 2010. Seul le vitrail représentant l’apôtre saint Matthias apparaissant au baron Warner de Merode avait été endommagé. Il a été restauré depuis.

Et, pour finir la visite, vous pourrez même, parfois, saluer la princesse Micheline… 99 ans.

INFOS PRATIQUES

Y ALLER  : Après Maubeuge, prendre la direction d’Avesnes-sur-Helpe par la RN2. Puis la D951 en direction de Sains-du-Nord, de Glageon et de Trélon.

HORAIRES  :Le château est ouvert d’avril à octobre, les samedis et dimanches (du jeudi au lundi de juin à septembre), pour des visites guidées programmées à 11 heures, 14 h 30 et 16 h 30. Entrée : 8 €.

SE DIVERTIR  :Les lieux proposent aussi, désormais, une saison culturelle : 29 juillet, concert classique avec Fanny Bourrillon (piano) et Eugénie Lefebvre (soprano) ; 16 septembre, concert symphonique de l’orchestre des sapeurs-pompiers de Paris (musiques de films) ; 14 octobre, concert avec Valeria Mignaco, soprano spécialiste de la musique de la Renaissance ; 18 novembre, concert classique avec Dominique Fournier (piano) et Magali Léger (soprano) ; etc.

Renseignements et réservations, courriel :simon@chateaudetrelon.com ou Tél. 07 69 25 17 42. Internet : www.chateaudetrelon.fr

http://www.lavoixdunord.fr/182890/article/2017-06-24/le-chateau-de-merode-vous-ouvre-ses-portes-trelon

14 – Chenonceau : le Château des Dames au patrimoine mondial de l’Unesco

Par Clémence GourdonFrance Bleu Touraine et France Bleu      Mardi 11 juillet 2017 à 17:22

Le Château de Chenonceau, joyau de la Renaissance © Maxppp – Di Rosa G.

Le Comité du patrimoine mondial de l’Unesco, réuni à Cracovie en Pologne, a intégré le Château de Chenonceau. Jusqu’à présent, ce classement englobait de très nombreux sites en Touraine, à l’exception du Château des Dames.

Si  de  nombreux lieux  culturels  sont inscrits au  patrimoine  mondial de l’Unesco depuis l’année 2000, ce n’était pas encore le cas du Château de Chenonceau. C’est maintenant chose faite pour l’emblématique château, joyau de la Renaissance, qui  est  désormais  intégré  au  patrimoine de l’Humanité.

Ça fait 17 ans que les équipes du Château attendent cette reconnaissance. Caroline Darrasse,  la directrice des relations  publiques du  Château  de Chenonceau se dit ravie. Depuis plusieurs années, le dossier a été rempli pour accéder au classement. « Un travail d’équipe », explique la directrice.

Chenonceau avait été oublié lors du classement du Val de Loire. Nous étions très déçus. Nous sommes aujourd’hui reconnus. Et nous nous en réjouissons. – Caroline Darrasse,  directrice des  relations publiques du  Château de Chenonceau.

Double peine pour Chenonceau à l’époque du classement du Val de Loire il y a 17 ans : Caroline Darrasse raconte qu’à l’époque, le visuel du Château des Dames avait été utilisé pour illustrer ce classement, alors qu’ils en avaient été écartés.

Les responsables du Château de Chenonceau attendent désormais de cette reconnaissance une plus grande protection du lieu et du paysage qui l’entoure.

15 – Le Château d’AZAY-LE-RIDEAU remis à neuf rouvre ses portes au public

Par Denis Guey, France Bleu Touraine  Vendredi 7 juillet 2017 à 5:30

La pierre de tuffeau du château d'Azay a retrouvé sa couleur d'origine
La pierre de tuffeau du château d’Azay a retrouvé sa couleur d’origine © Radio France – Denis Guey

Après deux ans de travaux, le château d’Azay-le-Rideau a retrouvé son éclat et son mobilier d’époque. Les visiteurs pourront à nouveau profiter du lieu à partir de ce vendredi matin, juste à temps pour les vacances estivales.

Le château d’Azay-le-Rideau accueille à nouveau les visiteurs ce vendredi 7 juillet à 9h30. Pendant deux ans, d’avril 2015 à avril 2017, le monument a fait l’objet d’une exceptionnelle restauration. Pour 20 millions d’euros,  la charpente, la toiture, et la façade ont été refaits à neuf et l’intérieur du château a été remeublé avec du mobilier d’époque.  La façade  du château  a  retrouvé cette couleur miel caractéristique de la pierre de tuffeau  et  la  toiture  cette couleur anthracite de l’ardoise angevine.Aujourd’hui, Azay-le-Rideau  est redevenu l’écrin qu’il était de la Renaissance jusqu’au XIXème siècle.

 

« On peut maintenant voir à la perfection les décors sculptés alors qu’ils avaient disparu à cause des algues et des moisissures. La toiture a retrouvé sa caractéristique bleutée-noire. C’est la physionomie du château qui est remise à jour et l’âme du monument qui revit » – Chrystelle Laurent, l’administratrice du château.

L’intérieur du monument n’a pas été oublié,150 meubles en provenance des réserves du Mobilier National ont été installés, tous de l’époque des marquis de Biencourt, cette famille du XIXe qui a été longtemps propriétaire du château. Ces meubles qui appartiennent à l’Etat resteront au château pendant 30 ans. Ensuite, ce sera aux générations futures de renégocier la convention de prêt avec le Mobilier National.

Le grand salon du château et son nouveau mobilier - Radio France
Le grand salon du château et son nouveau mobilier © Radio France – Denis Guey

« Vous avez des tables de salle à manger, vous avez un buffet-dressoir, des tables rafraîchissoir, des tables à thé, et dans la bibliothèque des tables à jeu, des tric-trac et des tables bouillotte » – Jean-Jacques Gauthier, inspecteur au Mobilier National

Avec cette restauration complète, Chrystelle Laurent, l’administratrice du château, espère faire bondir la fréquentation et atteindre les 300.000 visiteurs annuels. L’accueil a d’ailleurs été repensé avec de nouveaux documents. Livret d’accueil revu et corrigé, audio guide neuf, application téléchargeable sur Appel Store et Google Play.  Et  pour couronner le tout, une découverte scientifique et historique: des recherches ont démontré que la femme de Gilles Berthelot a été la véritable inspiratrice de la reconstruction du château à la Renaissance, même si le trésorier de Louis XII reste celui qui a acheté la forteresse médiévale en 1510.

http://www.azay-le-rideau.fr/Explorer/Le-chantier-de-restauration

 

16 – Le Château de SAINT-FARGEAU -89 Yonne

Un voyage à travers l’histoire avec le spectacle de Saint-Fargeau

Le public profite la nuit tombée à Saint-Fargeau d’une mise en scène mettant à contribution quelques 600 acteurs et 50 cavaliers. / © France 3 Bourgogne
Le public profite la nuit tombée à Saint-Fargeau d’une mise en scène mettant à contribution quelques 600 acteurs et 50 cavaliers. / © France 3 Bourgogne

Par Alexis Perché       

Dès la nuit tombée, le charme opère.  Dix siècles d’histoire du château de Saint-Fargeau dans l’Yonne sont racontés au public en 15 tableaux vivants, tous les vendredis et samedis jusqu’au 19 aôut.  

A chaque représentation, près de 4 000 spectateurs remontent le temps, passent des Croisades à la Libération, de Jeanne d’Arcà la Révolution. Sous leurs yeux, des fantômes sortent des muraille et font renaître le passé. « Je suis la mémoire de ce lieu ! » rugit une voix, comme sortie d’outre-tombe.

Des fantômes sortent des murailles pour raconter l'histoire du château de Saint-Fargeau jusqu'au 19 aôut 2017. / © France 3 Bourgogne
Des fantômes sortent des murailles pour raconter l’histoire du château de Saint-Fargeau jusqu’au 19 aôut 2017. / © France 3 Bourgogne

Une grande famille

Pas moins de 6000 costumes600  acteurs, 50 cavaliers, tous bénévoles, font vivre ce spectacle époustouflant. Certains participent au spectacle depuis les débuts, en 1980.

Les batailles font rage devant la cour du château de Saint-Fargeau on sont racontés 1 000 ans d'histoire. / © France 3 Bourgogne
Les batailles font rage devant la cour du château de Saint-Fargeau on sont racontés 1 000 ans d’histoire. / © France 3 Bourgogne

Costumières, techniciens, caissières ou acteurs : tous constribuent gracieusement au succès du spectacle depuis desdécennies. Beaucoup habitent ou ont habité Saint-Fargeau mais certains viennent désormais de toute la Bourgogne et même des régions voisines.

Toujours un succès

Le son et lumière du château de Saint-Fargeau est l’un des plus grands d’Europe. Derrière ce projet, un homme, Michel Guyot, concepteur du spectacle historique et propriétaire du château. Il a racheté le l’édifice en ruine, en 1979. L’idée de ce spectacle lui est apparue comme une évidence.

Apothéose de la soirée, le spectacle se termine par un superbe feu d'artifice sur fond de musique classique et lyrique. / © France 3 Bourgogne
Apothéose de la soirée, le spectacle se termine par un superbe feu d’artifice sur fond de musique classique et lyrique. / © France 3 Bourgogne

« Quand on a un des plus grands châteaux de France avec deux hectares de toiture à entretenir et qu’on n’a ni aide, ni subventions, on doit se débrouiller pour mettre en place des activités qui s’harmonisent avec le lieu et qui génèrent des fonds pour assurer le strict entretien et la grosse restauration », souligne-t-il.

De sa construction jusqu’au tragique incendie et sa destruction, le lieu magique est conté à l’aide d’effets 3D,  soudain le château prend vie, le public ressort enthousiaste et conquis. Un succès renouvelé chaque année depuis 37 ans.

Un reportage de Baziz Djaouti, Yoann Etienne et Philippe Sabatier.

Intervenants :

– Michel Guyot, concepteur du spectacle historique et propriétaire du château de Saint-Fargeau
– Josiane Noail, costumière en chef

17 – Le Chevalier d’EON, mystère de Tonnerre

Le Chevalier d’Éon, agent secret du roi Louis XV, est né en 1728 à Tonnerre, où l’un de ses cousins lointains, Philippe Luyt, a ouvert un musée en 2015. © Auxerre AGENCE

 C’est l’histoire d’un agent double. Au sens propre, comme au figuré. Le Chevalier d’Éon a passé sa vie à cultiver l’ambiguïté. Tantôt homme, tantôt femme, cette fine épée du roi Louis XV brouillait sans arrêt les cartes pour soutirer des informations frappées du sceau de la confidentialité.

Il est né à l’hôtel d’Uzès, en 1728, à Tonnerre, puis a déménagé au 22 rue du Pont, dans une maison édifiée par son père. Trois siècles après, c’est ici que se trouve le musée du Chevalier d’Éon. Bordant l’Armançon, ce lieu a été ouvert en 2015 par Philippe Luyt, un cousin lointain du fameux agent secret. Il y expose aujourd’hui une collection de 200 objets ayant appartenu à d’Éon. De ses épées… jusqu’à ses jupons.

 D’Éon a été élevé à Tonnerre, raconte Philippe Luyt. Jusqu’au jour où le curé de l’église Saint-Pierre, par ailleurs confesseur du roi Louis XV, se rendit compte qu’il avait affaire à un petit génie. Il l’envoya alors au collège Mazarin, où étaient formés les cadres du royaume.

Lectrice de la tsarine

Dès ses 14 ans, il quitte ainsi Tonnerre pour Paris. Un esprit sain dans un corps sain. Car le jeune Charles-Geneviève fait aussi preuve de talent… pour l’escrime. « À 18 ans, il obtient le titre de meilleure épée de Paris », glisse Philippe Luyt.
Doté d’une intelligence supérieure à la moyenne, il est vite remarqué pour ses Considérations historiques et politiques. Parmi ses parrains littéraires, Voltaire. « Il lui a donné un coup de piston extraordinaire en écrivant, à son sujet : “Je viens de découvrir l’esprit le plus brillant du siècle” », affirme Philippe Luyt. À 20 ans, D’Éon est nommé censeur royal aux Belles-Lettres, par Louis XV en personne. « Tous les sujets du royaume qui voulaient écrire un livre devaient passer devant cette censure. »

C’est alors que s’écrivent les premières pages du mythe d’Éon. Tout débute par une savoureuse anecdote.

Au collège, il s’était lié d’amitié avec le duc de Nivernais : un libertin. La maîtresse du duc, trouvant d’Éon mignon, le fait habiller en fille… et l’amène dans un bal masqué à Versailles. Louis XV ne le reconnaît pas. Et tombe même sous le charme de la jeune fille. “Qui est-elle ?”, demande le roi ? “Une Bourguignonne !”. Voilà comment d’Éon a trompé le roi…

Un épisode qui donne des idées à Louis XV. Si lui s’est fait avoir, pourquoi pas un autre souverain ?

D’Éon intègre le « Secret du roi », son cabinet noir. Pour sa première mission comme agent secret, il est dépêché à Saint-Pétersbourg, en 1756. Objectif, renouer des liens avec la Russie, au début de la guerre de Sept Ans. Et convaincre Élisabeth de faire alliance, avec la France et l’Autriche, contre la Prusse et le Royaume-Uni.

 

D’Éon intègre le « Secret du roi », son cabinet noir.

Une belle aquarelliste

La légende raconte que déguisée en fille, sous le nom de Mademoiselle de Beaumont, d’Éon parvient à approcher Élisabeth. Il serait même devenu « sa lectrice », se rendant chaque soir dans ses appartements. « La tsarine l’accueillait très bien », euphémise Philippe Luyt. Toujours est-il que d’Éon réussit sa mission : l’Impératrice rejoint l’alliance franco-autrichienne.

Pour le récompenser, Louis XV lui donne un brevet de dragons. Excellent soldat, d’Éon participe à la guerre de Sept Ans.

Puis l’agent double traverse la Manche. Il intègre l’ambassade de France à Londres lorsqu’en 1763, Louis XV lui confie une mission secrète : préparer les plans pour un débarquement en Angleterre.

« Pendant 14 mois, une bonne centaine de fois, il a fait la chose suivante : partir, le soir, à bord d’une calèche anonyme, sur la côte Sud », raconte Philippe Luyt.

Déguisé en femme, il se fait passer pour une petite Française. Une artiste. Il s’installe devant les forteresses et les scrute dans les moindres détails, pour peindre, sur le vif, des aquarelles… De leur côté, les soldats anglais, sous le charme de la Française, ne lui tirent pas dessus… et lui donnent tous les secrets de fabrication de leur forteresse !

Le projet de débarquement fût abandonné. Mais les plans existent. Plus tard, un certain Napoléon en prît connaissance.

Romain Blanc
romain.blanc@centrefrance.com   Publié le 01/08/2017 à 18h04

http://www.lyonne.fr/tonnerre/loisirs/tourisme/2017/08/01/le-chevalier-d-eon-mystere-de-tonnerre_12503754.html

https://www.youtube.com/watch?v=-oRjv2Q9Ew8

 

18 – La  Chapelle Expiatoire  PARIS                        ouverte au public

Aymeric Peniguet, administrateur de la chapelle Expiatoire (VIIIe) a tout fait pour en faire un lieu ouvert au public et au quartier.      LP/Eric Le Mitouard

Aymeric Peniguet, 43 ans, a choisi de quitter le château de Vincennes et ses 80 000 visiteurs annuels pour devenir en décembre 2012 l’administrateur de la chapelle Expiatoire, ce petit monument coincé entre les boulevards Haussmann et Malesherbes (VIIIe). « C’est mon tempérament d’entrepreneur. Ce site méconnu était fermé au public en 2012 et j’ai voulu l’ouvrir au plus grand nombre. Depuis début 2017, il est accessible toute l’année. Et nous espérons faire 18 000 visiteurs. Ce serait une grande réussite », affirme-t-il.

Derrière lui, Aymeric Peniguet a toute la machine du Centre des Monuments Nationaux (CMN), le soutien de son directeur, Philippe Bélaval, et le mystère de ce lieu insolite. « Il a été bâti par la volonté de Louis XVIII pour expier le péché de la mort de Louis XVI, roi sacré à Reims. L’aspect politique est passionnant : j’ai recensé 21 projets de démolitions de cette chapelle rien qu’entre 1826 et 1910, par la Commune de Paris en 1871 ou par Jean Jaurès ensuite. Pourtant, la chapelle est toujours là, souligne ce diplômé de Science Po-Paris. J’admire en outre la valeur de ce patrimoine »

La chapelle

 

Passé le vestibule, les marches conduisent au jardin, ancien cimetière de la Madeleine dans lequel près de 600 victimes de la guillotine de l’actuelle place de la Concorde ont été placées en fausse commune, dont Louis XVI et Marie-Antoinette. « Nous sommes au cœur de Paris et la magie de ce jardin est d’être parfaitement calme. Un vrai lieu de mémoire », réagit-il. Entrons sous la nef de la chapelle de style néoclassique érigée par Pierre François Léonard Fontaine. Le plan est une référence au Panthéon de Rome. Deux statues, de Marie-Antoinette et de Louis XVI montrent les personnages historiques à l’épreuve de la souffrance. Louis XVI bénéficie d’une messe annuelle des Bourbons. Marie-Antoinette, elle, est la star du lieu, notamment après le film de Sofia Coppola.

Louis XVIe trône sous la nef

Au-dessus du porche d’entrée, un bas-relief représente le transfert des cendres du couple royal à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis). Il ne reste plus ici que la mémoire du passé et un hommage à l’histoire. « Le lieu doit aussi vivre avec le quartier. Nous y donnons des conférences (La prochaine aura lieu le 14 septembre sur Tronchet défenseur de Louis XVI). Grâce à Jeanne d’Hauteserre (Maire LR du VIIIe), un premier festival de musique y a été donné en juin. Une exposition d’art contemporain est aussi prévue. L’ancien cimetière est bien vivant…

« Un beau site qui sort des sentiers battus »

Laure est notaire à Rouen. Elle connaissait déjà le testament de Louis XVI inscrit en lettre d’or sur une plaque de marbre noire placée sous la statue de la nef. « Ce serait le cauchemar des notaires d’aujourd’hui », s’amuse-t-elle. Mais bien que son étude l’appelle constamment sur son portable, Laure n’est pas venue ici pour travailler. « Avec mon fils, nous sommes entrés par hasard après être passés dans les grands magasins. Le plaisir de découvrir un beau site qui sort des sentiers battus par son originalité. Et puis il n’y a pas beaucoup d’affluence. On a un peu l’impression d’être les seuls à avoir osé pénétrer ici ». Derrière, une Brésilienne et une Chinoise franchissent le jardin, avec le même sentiment de visiter un lieu unique.

29, rue Pasquier (VIIIe). Entrée 6 €, gratuit pour les moins de 26 ans.

Île-de-France & Oise>Paris>Paris VIII|    Eric Le Mitouard|     03 août 2017, 16h36

http://www.leparisien.fr/paris-75008/il-ouvre-la-chapelle-expiatoire-au-quartier-haussmann-03-08-2017-7173702.php

 

19 – Les Châteaux connus ou moins connus, de l’Ile-de-France  

© France 3 Paris
© France 3 Paris

Il n’y a pas que Versailles, en Ile-de-France. La région compte de très nombreux châteaux et domaines, laissés par l’histoire. Certains sont très connus, comme bien sûr Vaux-le-Vicomte ou Rambouillet. D’autres sont plus secrets. Tous constituent de vraies promenades-découvertes.

Voici donc, parmi nos séries de l’été, un petit florilège, forcément trop court trop partiel, des très beaux châteaux de l’Ile-de-France. Laissez-vous guider dans ces premières propositions. Elle vous donneront sans doute, après ces premières visites, l’envie de découvrir tous les autres.

Commençons donc par un château privé, assez important, posé dans un parc de quatre hectares. Dans le Vexin, en Val-d’Oise, la famille Coutau-Bégarie est propriétaire du château d’Ambleville. C’est évidemment un immense privilège mais ce sont aussi beaucoup de sacrifices.
Car il n’est pas toujours facile d’assumer le coût d’un tel bijou du patrimoine. Histoire d’un domaine sauvé par des propriétaires passionés
Une série d’Amélie Lepage et Nedim LoncarevicAmélie Lepage, Nedim LoncarevicLes châteaux de l’Ile-de-France Le château d’Ambleville

Autre monument privé, et c’est le plus grand de France, le château qui a, dit-on, entraîné la chute du sur-intendant des finances (Nicolas Fouquet) de Louis XIV, qui a vu là une volonté d’égaler voire de surpasser Versailles : le château de Vaux-le-Vicomte, en Seine-et-Marne. Une splendeur, et effectivement le seul château au monde capable de supporter la comparaison avec Versailles.

Depuis sa construction, au XVIIème siècle, le domaine de Vaux le Vicomte a appartenu à quatre familles successives. Il est aujourd’hui dirigé par 3 frères. Une histoire familiale

Les châteaux de l’Ile-de-France Château de Vaux-le-Vicomte

Les châteaux de l’Ile-de-France Château de Vaux-le-Vicomte

Cette fois, c’est dans les Yvelines que nous allons. La troisième étape de notre série nous conduit au château de Breteuil. Un château et encore une famille. A la différence, de taille, que cette famille est la famille du marquis de Breteuil. Depuis plus de quatre siècles, le domaine n’a pas changé de mains. Il appartient toujours aux De Breteuil. Et le marquis Henri-François De Breteuil, l’actuel propriétaire qui habite le château, nous accueille et nous guide

Les châteaux de l’Ile-de-France Château de Breteuil

Dans les Yvelines encore, où les trésors architecturaux sont nombreux, direction un petit château qui est aussi une vraie curiosité. Celui-ci est plus récent. Il a été construit au XIXème siècle par … l’écrivain Alexandre Dumas. C’est bien sûr le château de Monte-Cristo. Une petite fantaisie que l’auteur des Trois Mousquetaires et du Comte de Monte-Cristo a fait construire comme une mise en scène de son imaginaire.
Le résultat est un lieu qui donne l’impression d’une plongée dans l’esprit créatif d’Alexandre Dumas

Les châteaux de l’Ile-de-France Château de Monte-Cristo

Source : http://france3-regions.francetvinfo.fr/paris-ile-de-france/chateaux-connus-moins-connus-ile-france-1303563.html

Par Christian Meyze 

20  – Patrimoine : la renaissance du Château de RAMBOUILLET

Après deux ans et demi de travaux, le château de Rambouillet (Yvelines) rouvre ce vendredi 15 septembre 2017 Un site qui a vu défiler François Ier, Louis XVI, Napoléon…

De François Ier à la reine d’Angleterre, en passant par Poutine ou Nelson Mandela, le château de Rambouillet, dans les Yvelines, a accueilli un nombre impressionnant d’hôtes de marque. Après deux ans et demi de travaux, le bâtiment rouvre ses portes au public ce vendredi, avec une exposition sur les princes qui ont fait son histoire.

Face à la bâtisse qui se dresse au bout d’une double allée plantée d’arbres, on peine à imaginer le marécage qui entoure le château, fortifié à la demande du roi Charles V, en prévision de la guerre de Cent ans. « Rambouillet assiégé n’a jamais cédé », annonce fièrement Laurent Mortier, administrateur du château. Une tour témoigne encore de ce passé de place forte. Quand la ville était attaquée — ça s’est produit trois fois —, « tout le monde se repliait dans la tour, qui disposait d’un puits, et on relevait le pont-levis ». Ainsi isolés du reste du château, lui-même « entouré de douves en eau », les habitants résistaient.

La paix revenue, le domaine de Rambouillet redevient un formidable terrain de chasse, où François Ier vient régulièrement. « Il est mort là-haut », indique Laurent Mortier, le doigt pointé vers le sommet de la tour. De la Renaissance, le château conserve des escaliers à voûtes de brique en bel état.

page Patrimoine, visite du château de Rambouillet   LP/Aurélie Ladet

La façade empire et son escalier à double volet sont l’œuvre de Napoléon Ier. « C’est quelqu’un qui court beaucoup. Mais il a résidé 60 jours ici. Pour lui, c’est déjà énorme », sourit l’administrateur du château. L’empereur laisse également une salle de bains unique, qui ne fait pas partie du parcours de la visite. Les médaillons viennent d’être restaurés. Ils figurent des scènes des propriétés napoléoniennes. On retrouve l’aigle impérial, la ruche, le cygne blanc de Joséphine… Dans un renfoncement du mur, la baignoire de Napoléon attend.

Depuis l’extérieur, le public peut apercevoir une autre salle de bains, celle du comte de Toulouse, construite en 1730. Du sol au plafond, pas moins de 6 000 carreaux de faïence de Delft sont assemblés. « Nous savons qu’à l’époque, 12 000 carreaux ont été commandés. Y en a-t-il eu une autre, à Versailles peut-être, qui aurait été cassée ensuite ? On ne sait pas », s’interroge Laurent Mortier. Reste cette pièce, tout en bleu et blanc, sublime, décorée de scènes maritimes.

page Patrimoine, visite du château de Rambouillet   LP/Aurélie Ladet

A Rambouillet, le faste de l’Ancien régime côtoie les ors de la République. Avant d’être confié au centre des monuments nationaux en 2009, le domaine était la résidence d’été des présidents. « Le premier G 6 a eu lieu ici », rappelle l’administrateur du domaine. Pour la réouverture, la salle à manger a d’ailleurs été aménagée suivant le protocole. Les chaises sont d’origine. Les fenêtres ouvrent sur un jardin infini.

Dommage qu’on ne reste pas pour le dîner, à l’heure où le soleil se couche et se reflète dans le lustre de 250 kg en cristal de Bohème, doré à la feuille d’or.

 Une luxueuse laiterie

 

page Patrimoine, visite du château de                               Rambouillet       La laiterieLa reine impatiente, a fait le déplacement depuis Versailles. Marie-Antoinette ne goûte guère Rambouillet, cette « crapaudière » où Louis XVI aime tant chasser. Devant elle, une haute palissade de verdure obstrue la vue. Sur un signe du roi, elle s’effondre et laisse apparaître un temple au fronton duquel on peut lire, en lettres majuscules, « laiterie de la reine ».

Le cadeau est intéressé : le monarque espère convaincre son épouse de passer davantage de temps près de la forêt où il traque le gibier. Peine perdue ! « La reine ne serait venue que 6 ou 7 fois », note Laurent Mortier, administrateur du château.

Louis XVI n’a pourtant pas lésiné sur les moyens. Sur les murs, blancs de lait, des tableaux mettent en lumière la vie agricole, si chère à l’esprit des Lumières. Au centre, une table permet de déguster beurre, crème et fromages. Et le spectacle ne s’arrête pas là. Au fond de la pièce, une lourde porte dissimule la salle de repos où trône, majestueuse, une grotte artificielle, parcourue de fontaines où le lait était mis à rafraîchir. Si ces splendeurs n’ont pas su adoucir le cœur de Marie-Antoinette, elles ont conquis l’impératrice Joséphine quelques années plus tard. « Regardez attentivement le fronton », invite Laurent Mortier. Après le « L » de l’article, une minuscule apostrophe se détache dans la pierre. Elle n’a pas été redorée. « A l’envers de la plaque, Joséphine avait fait graver son rang. » Il y a donc eu une « Laiterie de l’impératrice ».

CLIQUER EGALEMENT SUR LE LIEN CI-DESSOUS  POUR PLUS DE PHOTOS ET DE RENSEIGNEMENTS :

http://www.chateau-rambouillet.fr/Explorer/Histoire-du-domaine-de-Rambouillet

 Le château de Rambouillet (78) est ouvert tous les jours sauf le mardi, de 9 h 50 à 12 heures et de 13 h 50 à 18 heures (17 heures d’octobre à mars). Tarif : gratuit ce dimanche, sinon de 7 à 9 € (gratuit pour les moins de 18 ans).

21  – Bretagne la vie de château et ses défis

Sources : leparisien.fr, France3
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Madame Elisabeth ou l’histoire d’une longue marche vers la béatification

A l’occasion de la conclusion de ses travaux, l’Assemblée plénière des évêques de France réunie à Lourdes du 3 au 8 novembre 2017, a ouvert la voie au procès de béatification de Madame Elisabeth : ce dernier épisode s’ajoute à l’histoire d’un dossier vieux de près d’un siècle.

La sœur de Louis XVI fut incarcérée à la prison du Temple, puis exécutée place de la Concorde à Paris, le 10 mai 1794 : de l’avis de tous les témoins, elle est morte en odeur de sainteté. Le pape Pie VII lorsqu’il vint à Paris pour le sacre de Napoléon Ier, passant devant le portrait de Madame Elisabeth, prononça en public cette invocation : « Sancta Elisabeth, ora pro nobis ».

Entre 1848 et 1850, fut édifiée au Petit-Montreuil où Madame Elisabeth avait son domaine et recevait les pauvres, une chapelle dédiée à sainte Elisabeth de Hongrie, chapelle aujourd’hui devenue une paroisse de Versailles.

En 1920, grâce aux efforts de Mme de Villeroy, tertiaire du Carmel de Meaux, une association est créée pour la béatification de Madame Élisabeth. Puis, en 1947 le marquis de La Franquerie lance une seconde association, approuvée par de très nombreux cardinaux et évêques.

C’est en 1953 que la cause de béatification est officiellement introduite par le cardinal-archevêque de Paris, Mgr Maurice Feltin : Madame Elisabeth est alors déclarée servante de Dieu, mais on n’ira pas plus loin, et le dossier s’endort pour de longues décennies… Jusqu’en en 2016, lorsque le cardinal André Vingt-Trois, archevêque de Paris, procède à la réouverture de la cause.

=> Madame Elisabeth sur PSB Lyon

FSSPX. Actualités propose à ses lecteurs de redécouvrir le visage de la sœur du roi Louis XVI, guillotinée en 1794, à travers l’entretien accordé à Nouvelles de Chrétienté (n°128 – nov.-déc. 2011), par le Professeur Jean de Viguerie, auteur d’une biographie très remarquée : « Le sacrifice du soir : vie et mort de Madame Elisabeth » (Cerf, 2010).

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