Bonne Fête au Prince Henri de BOURBON- Duc de Touraine

Discours du Prince Louis de Bourbon, Duc d’Anjou, à l’occasion de la fête de son 3ème Fils, Henri né le 01.02 2019.

Le 13 juillet, l’Eglise catholique honore Saint Henri. Au-delà de la pensée et des vœux que la Princesse Marie-Marguerite et moi-même adressons à notre troisième fils, cette fête me ramène au souvenir des rois qui ont porté ce prénom ponctuant l’histoire capétienne depuis le XIème siècle. Je pense notamment au grand Henri IV, le premier monarque de la branche des Bourbons, mais aussi en cette année qui est celle du bicentenaire de sa naissance, au Comte de Chambord qui aurait dû devenir Henri V.

Peu de princes sont aussi méconnus que ce dernier et voient leur pensée pareillement travestie. Pourtant, alors que la France se défait un peu plus chaque jour, que les Français sont toujours plus mis à la peine et voient leurs libertés chaque jour plus bafouées, la pensée de ce roi apparaît dans toute sa force et son originalité. Le Comte de Chambord a refusé avec courage et abnégation de « couronner la Révolution ». Il avait déjà largement perçu les effets néfastes des nouvelles institutions basées sur un droit dévoyé au profit des majorités changeantes et pour lesquelles la souveraineté n’est plus un absolu. Pour Henri V il était encore temps, par la restauration de la monarchie traditionnelle, de ne pas accepter les fausses valeurs issues d’idéologies qui ne mènent qu’à la mort et à la disparition de la société. Le drapeau blanc était le signe de cette rupture nécessaire. Sans doute moins perceptible à son époque, cette rupture nécessaire est aujourd’hui d’une profonde actualité. Pour Henri V, à la suite de tous les rois de France, la fonction royale avait d’abord pour mission de contribuer au bien commun sans lequel il n’y a pas d’avenir possible. Cela est toujours vrai.

Bonne fête de Saint Henri à tous. 

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Un serviteur de la monarchie qui disparaît

17 juin 2020

Il y a des êtres que l’on aimerait voir immortels. Tel est le cas de Jean Raspail qui vient de rejoindre la maison du Père samedi 13 juin 2020. Il incarnait le modèle de la tradition française autant par son œuvre littéraire couronnée du Grand Prix du roman de l’Académie française que par la manière dont il avait mené sa vie avec panache. Pensons à ses explorations et notamment sa belle et courageuse expédition dans l’ancienne Louisiane française quand la France était fière d’apporter la civilisation au-delà des mers, relatée dans En canot sur les chemins du Roi. S’il défendait la tradition française par ses écrits (romans, récits et articles),  il était aussi de tous les bons combats quand Dieu ou la France étaient attaqués. Avec Jean Raspail, il n’y avait pas de transaction si l’honneur du pays était engagé. Autant dire que ces dernières années, avec la trahison de ceux – si  nombreux pour le malheur du Pays-  qui préfèrent le reniement à la grandeur, la soumission au combat, il n’était pas vraiment heureux de ce qu’il voyait autour de lui. La France qui se défaisait n’était pas celle qu’il aimait.  Elle le menait parfois au pessimisme.

Au contraire Jean Raspail se sentait bien avec les héros de toujours, les chevaliers du Moyen-âge, les grands chefs comme Turenne, Condé ou Charette. Et avec les Rois de France à qui il a rendu un vibrant hommage dans son roman Sire et en s’engageant pour les célébrations du bicentenaire de l’assassinat de Louis XVI (1993) qui ont dû beaucoup à sa notoriété et à son énergie. Toujours chantre de la tradition française faite d’honneur, de gloire et d’abnégation.

Mais peut-être fut-il aussi plus encore pour notre famille de pensée, celle du royalisme. En effet  à la fin des années 1980 il a bien connu le Prince Alphonse rencontré lors de plusieurs manifestations. Il a pu en faire notamment un beau portrait : « « Dès que j’ai eu l’honneur et le bonheur de faire la connaissance de Mgr le duc d’Anjou, puis de l’approcher et de m’entretenir longuement avec lui en différentes circonstances, j’ai immédiatement su et compris qu’il existait quelque chose de sacré dans sa personne, toute de lumineuse simplicité.

(…) C’est vrai que le duc d’Anjou [Alphonse] n’avait pas le pouvoir. Mais j’ai la conviction qu’il était dépositaire d’une parcelle de divin. Ce n’est que cela et rien de plus, la légitimité »[1]  

Ses rencontres avec le Prince Alphonse avaient permis à Jean Raspail de comprendre que le royalisme n’était pas mort en France et, après 1989, il aurait aimé tenir pour le jeune Prince Louis, le rôle qui fut, au siècle précédent, celui de Chateaubriand vis-à-vis du Comte de Chambord. La célèbre formule du poète à la Duchesse de Berry « votre fils est mon roi » était de celles qui parlaient à Jean Raspail. Les époques ne se ressemblent pas, et  cet hommage se traduisit notamment dans le roman Sire. Il fut écrit en pensant au Prince Louis qui servit de modèle au Prince Philippe du roman. Le héros jeune et pur reconquérant son royaume à cheval. C’est du moins ce que pensèrent ceux qui, à l’époque, croisèrent l’écrivain et le Prince.

Déçu par le présent mais plein d’espérance pour le futur, Jean Raspail, attendait un renouveau de la France. Renouveau passant par Reims et Saint-Denis les deux pôles de la royauté, fille aînée de l’Eglise… là où tout s’est toujours joué. Le Sacre et la permanence. Mais ces deux villes attendent encore la nouvelle Jeanne d’Arc qui ramènera le roi puisque le roi ne meurt jamais en France et qu’il suffit de le remettre dans la lumière. Dans cette attente, Jean Raspail, s’était mis en embuscade pour pouvoir la rejoindre dès que son étendard paraitrait. Il avait pour cela le royaume de Patagonie dont il avait relevé le drapeau pour la plus grande joie de tous ses amis. Ceux-ci sont nombreux et, de même que pour eux, Antoine de Tounens était devenu un symbole immortel, Jean Raspail, sera l’immortel de notre génération qui a tant besoin de modèles pour les maintenir dans les voies de l’espérance et de l’honneur d’être Français.

Source : www.legitimite.fr

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Décès de Jean Raspail

Mort de Jean Raspail, écrivain et explorateur, auteur du «Camp des Saints»

DISPARITION – L’écrivain, journaliste et explorateur est mort samedi 13 juin à l’âge de 94 ans à l’hôpital Henry-Dunant à Paris, a appris Le Figaro. Adoré par certains, maudit par d’autres, l’auteur de Moi, Antoine de Tounens, roi de Patagonie et du Camp des Saints a marqué la littérature française de son univers.

Par Michaël Naulin

Source : Le Figaro 13/06/2020

Le consul général de Patagonie n’est plus. Écrivain, explorateur, aventurier, poète… Jean Raspail a marqué la littérature française du XXe siècle. Avant d’être aventurier des mots, l’homme a parcouru les terres isolées. Épaisse moustache, sourcils broussailleux, visage taillé au couteau, Jean Raspail était un être obstiné, fier de ses positions, assumant de ses profonds yeux bleus sa foi catholique et son attachement à la monarchie. Un écologiste royaliste, utopiste et aventurier. Jean Raspail était un romantique.

À considérer les cheminements intérieurs de la vie, c’est là que je suis né, à l’âge de vingt-trois ans et neuf mois, par un matin glacial de printemps de l’année 1949Jean Raspail, «L’île Bleue»

Né le 5 juillet 1925 à Chemillé-sur-Dême en Indre-et-Loire, Jean Raspail est un enfant de la bourgeoisie. Descendant de François Vincent Raspail (qui donna son nom au Boulevard) qui rétablit le suffrage universel en 1848. Son père est président des Grands Moulins de Corbeil et directeur général des mines de la Sarre. Pourtant, malgré les écoles privées et une éducation stricte, le jeune Raspail a des envies d’ailleurs. Trop jeune pour s’engager dans la Résistance, il devra attendre 1949 pour prendre le large. «À considérer les cheminements intérieurs de la vie, c’est là que je suis né, à l’âge de vingt-trois ans et neuf mois, par un matin glacial de printemps de l’année 1949», écrira-t-il dans L’île Bleue (Robert Laffont, 1990).

Le pêcheur de lune de 23 ans quitte alors son monde de confort pour l’aventure. Une équipée de jeunesse annonciatrice de 30 ans de voyages autour du globe, auprès des peuples menacés et aux confins des terres hostiles. Il a posé son sac en Terre de Feu, aux Antilles, en Alaska, au bord du lac Titicaca ou encore à Macao et en a rapporté des guides et des récits. Aventurier des mots et des terres isolées, ses premiers livres sont des reportages. Son premier vrai roman, Le Vent des pins, sort chez Juillard en 1958. Récit rédigé à la suite d’un voyage au Japon. De ces aventures, Raspail tira une quasi-biographie, un monument. Moi, Antoine de Tounens, roi de Patagonie, (Albin Michel, grand prix du roman de l’Académie en 1981). Histoire d’un jeune homme de Tourtoirac partit, vers 1860, conquérir la lointaine Patagonie. Raspail s’en amuse et s’autoproclame consul général de Patagonie. Des lecteurs lui écrivent pour lui demander d’être naturalisés patagons, ils veulent partager cet état d’esprit. Le mythe est né.

Le sulfureux Camp des Saints

Raspail écrit pour s’évader. Défenseur des causes perdues, il publie en 1986, Qui se souvient des hommes, suite à ses séjours chez les Alacalufs, peuple en Terre de feu annihilé et menacé d’extinction par le progrès. Son œuvre séduit par sa force, son obstination, et gagne de nouveaux lecteurs à chaque génération. Elle divise aussi. En 1973, l’écrivain publie ce qui deviendra un brûlot: Le Camp des Saints (Robert Laffont). Roman apocalyptique dans la France de 2050, confrontée à l’arrivée massive de migrants sur ses côtes. Prophète? Il s’en défendait. Les polémiques, elles, proliférèrent.À lire aussi : «Aujourd’hui, «Le Camp des Saints» pourrait être poursuivi en justice pour 87 motifs»

En 2011, le livre est réédité. L’auteur y ajoute une préface coup de poing, intitulée «Big Other». Dans cette même réédition, il ajoute en annexe toutes les pages tombant sous le coup de la loi. Le PDG de Robert Laffont, Leonello Brandolini, précise alors dans un avant-propos que son opinion n’est pas celle de l’auteur qu’il publie. L’auteur est associé à l’extrême droite, ses propos sont dénoncés. Daniel Schneidermann signera une tribune au vitriol contre l’auteur avec en titre: «Appeler racistes les racistes». Les lecteurs tranchèrent: 132.000 exemplaires vendus à ce jour.

Après Le Camp des saints, l’homme publiera une vingtaine d’ouvrages, beaucoup moins polémiques. L’âme utopiste du voyageur avait repris ses droits. Il revenait sur ses voyages à la rencontre des peuples oubliés. Un imaginaire romanesque fertile salué en 2003 par le Grand prix de littérature de l’Académie française pour l’ensemble de son œuvre. Ironique pour celui qui avait le sentiment de ne jamais avoir eu «la carte» auprès du milieu littéraire. Même le 9e art a dessiné ses traits émaciés et sa moustache éternelle. Le dessinateur Jacques Terpant adapte ses romans d’aventures. L’auteur de Moi, Antoine de Tounens, roi de Patagonie fait même une apparition dans le 19e Tome des aventures du célèbre milliardaire Largo Winch. Le dessinateur, impressionné par son physique so british, lui a emprunté ses traits pour un personnage.

La monarchie au cœur

La fleur de lys. Raspail l’arborait fièrement sur ses cravates. Son œuvre en était tout aussi couverte. Le fameux Sire (1991) (qui narre le sacre de Philippe Pharamond de Bourbon en 1999), Le Jeu du roi (1976), Le Roi au-delà de la mer (2000), ont nourri cet amour pour la monarchie. Profondément chrétien, l’homme tenait à ses convictions. Dans son appartement, les ouvrages des guerres de Vendée rappelaient son attachement royaliste. Le 21 janvier 1993, il organisa contre vents et marées une commémoration des 200 ans de la mort de Louis XVI, place de la Concorde, en présence de l’ambassadeur des États-Unis Walter Curley. En 1971, Raspail avait publié le Jeu du roi, roman où il évoquait un homme rêvant de son royaume évanoui en regardant la mer. Bravant les tempêtes, l’écrivain a tenu le cap, a continué à dire et écrire ce en quoi il croyait, sans fléchir. Le consul de Patagonie est mort, vive le consul!

3 livres de Jean Raspail à avoir lu:

Moi, Antoine de Tounens, roi de Patagonie, Albin Michel, 1981

Le Camp des saints, Robert Laffont, 1973

Qui se souvient des hommes…, Robert Laffont, 1986

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Dixième anniversaire ce Jeudi 28 Mai 2020 de Monseigneur le Dauphin et de Monseigneur le Duc de Berry.

Louis et Alphonse, les jumeaux du duc d’Anjou atteignent l’âge de Louis XVII

Louis de Bourbon, appelé Louis XX par les partisans légitimistes au trône de France, a souhaité un bon anniversaire à ses jumeaux, les princes Louis et Alphonse. Ses fils ont aujourd’hui 10 ans. Le même âge qu’a atteint Louis-Charles de France, appelé Louis XVII, mort en captivité en 1795.

Louis de Bourbon, duc de Bourgogne et Alphonse de Bourbon, duc de Berry fêtent leurs 10 ans ce 28 mai 2020 (Photo : Twitter/louisducdanjou)

Le duc de Bourgogne et le duc de Berry ont 10 ans

« C’est avec beaucoup d’émotion que nos fils Louis et Alphonse atteignent aujourd’hui l’âge de Louis XVII », écrit le duc d’Anjou sur ses réseaux sociaux. Le prétendant au trône a écrit un message qui permet à la fois de célébrer l’anniversaire de ses fils mais aussi de rendre hommage au fils de Louis XVI, qui fut le premier prétendant au trône de France de l’histoire.

« Avec Marie-Marguerite, nous leur souhaitons un joyeux anniversaire et les incitons à continuer à être sages, responsables, généreux et gais », conclut le prince Louis de Bourbon, à l’occasion de l’anniversaire de ses jumeaux. Louis et Alphonse sont nés à New-York, le 28 mai 2010. Considéré comme l’aîné et comme dauphin de France par les partisans légitimistes, le prince Louis porte le titre de duc de Bourgogne. Le prince Alphonse a reçu le titre de duc de Berry. Ils ont une grande sœur, la princesse Eugenie, née en 2007 et un petit frère, le prince Henri, duc de Touraine, né le 1er février 2019.

https:// histoiresroyales.fr/prince-louis-prince-alphonse-jumeaux-anniversaire-10-ans-28-mai-age-louis-xvii/

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