Messe anniversaire du Roi LOUIS XVI

COMPTE RENDU DE LA VISITE DE

SAR LE PRINCE REMY de BOURBON PARME

LYON LE 17 et 18 JANVIER 2020

        C’est avec un très grand plaisir que nous avons eu l’honneur d’accueillir Son Altesse Royale le Prince Rémy de BOURBON PARME, venu représenter SAR le Prince Louis, Duc d’Anjou, Chef de la Maison de France et la Princesse Marie Marguerite, Duchesse d’Anjou lors de la messe anniversaire des 227 ans de l’exécution du Roi Louis XVI.

          Nous avons visité le Musée Gallo Romain de Fourvière puis la Cité Internationale de la Gastronomie située sous le dôme des Quatre Rangs, la partie la plus ancienne du Grand Hôtel Dieu datant du XVII° siècle, ou nous avons fait quelques dégustations avant de voir quelques objets ayant appartenu aux Grands Chefs Lyonnais. 

          Le lendemain Le Prince Rémy de BOURBON PARME a été reçu à la Basilique Saint Bonaventure par le Recteur le Père Patrick ROLLIN et l’Abbé Brice MEISSONNIER. Les trompes de chasse de la Diane Lyonnaise ont animé la nef ou plus de 600 Lyonnais étaient venus pour témoigner de leur attachement au Roi martyr.

         Enfin le déjeuner a réuni les plus fidèles autour du Prince. L’Association Présence du Souvenir Bourbonien tient à remercier ici vivement toutes les personnes qui se sont déplacées ce Samedi 18 Janvier 2020 ainsi que toutes celles qui ont contribué de près ou de loin au succès de cette journée. 

      HOMELIE de l’Abbé Brice MEISSONNIER

LOUIS XVI

Lyon Basilique Saint-Bonaventure 2020

« Fils de Saint Louis, montez au Ciel ! »

Au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit.

Monseigneur1,

Monsieur le Recteur2,

Mes bien chers frères,

  Au dernier instant de sa vie d’homme, à la dernière extrémité de son temps sur la terre, trahi par beaucoup, abandonné de tous, arraché à sa famille, le roi Louis XVI entendait cette parole prophétique.

Unique parole de soutien et de consolation en ce 21 janvier 1793, glacial et terrible.

Au milieu d’une foule déchainée, hystérique et devant les représentants de la Convention, le Roi Capétien entendit donc cette phrase de son confesseur, l’Abbé Edgeworth de Firmont : « Fils de Saint Louis, montez au Ciel !»

Et en cette circonstance, cette injonction n’est pas une prière, mais un ordre !

Un ordre de l’Eglise (que représente ce courageux prêtre réfractaire) au roi martyr.

Fortifié par cet ordre, Louis XVI gravit alors les marches de l’échafaud sans qu’on l’y aide, sans qu’on l’y force. « Comme un agneau immolé qu’on mène à l’abattoir ».

« Il se fit alors un grand silence » sur la place, pourtant noire de monde… Un silence assourdissant … Le même silence qui se fit au Golgotha le Vendredi Saint… Le silence de ceux qui, d’un coup ! comprennent la portée terrifiante de ce qui se passe… Un Silence de stupeur pour avoir osé défier Dieu.

Louis XVI rappelle alors son innocence, offre son pardon et prie.… Mais les tambours de Santerre couvrent ses derniers mots. Il est 10h22, le bourreau Sanson actionne le couperet de la guillotine. Louis XVI est décapité ; il avait 38 ans…

Par cette exécution, MBCF, par ce meurtre, par ce sacrifice, la toute jeune république française voulait un acte irrémissible ! Un acte qui ne permettrait plus que l’on revînt en arrière.

Car les conventionnels connaissaient bien l’Histoire de France et sa mystique…

Or le Roi de France était « Roi Très Chrétien ». Il était Roi « par la Grâce de Dieu ». Il était le « lieutenant du Christ ».  Et il fallait donc rompre le pacte historique et spirituel scellé entre la terre et le Ciel lors du baptême de Clovis ! Il fallait rompre ce pacte qui était renouvelé à chaque sacre d’un nouveau roi, à Reims !

Il ne fallait donc pas seulement éliminer Louis XVI, se débarrasser de l’homme à la va-vite, dans un fossé. Il fallait que sa mort soit publique, légale, officielle, solennelle !

Il fallait un acte qui serait vu, en même temps, comme « le point final de l’Ancien Monde » et comme « l’évènement fondateur du Nouveau. »

 Une fois le Roi exécuté, le lien serait alors rompu, la ligné serait coupée, le tronc serait déraciné, et le rubicond serait franchi.

Louis XVI était donc la victime idéale pour signifier tout cela. La convention avait besoin que le sang le plus précieux de France soit versé sur le fameux « autel de la Patrie ».

Et, en ce sens, la mort du roi fut voulue comme l’exact opposé de l’alliance millénaire entre Dieu et les français. À la mystique de l’ancestral Sacre Royal, la révolution répondit par la contre-mystique d’un acte sacrilège. Comme un « contre-baptême » : comme une messe à l’envers, dont le sacrifice serait offert non plus à Dieu (dont on voulait s’émanciper) mais tout bonnement à l’ennemi de Dieu.

Le 21 janvier 1793, c’est bien le Seigneur des Seigneurs, et non pas seulement un roi, que l’on voulut détruire.

Alors assister à la messe célébrée pour le repos de l’âme du roi Louis XVI, ce n’est pas d’abord, ni même nécessairement, manifester publiquement des opinions politiques monarchistes, c’est reconnaître que le roi Louis fut assassiné non seulement parce qu’il était le roi, mais aussi parce qu’il était le roi très-chrétien, garant d’un ordre chrétien où les princes temporels reconnaissaient, au moins dans le principe, leur subordination à Jésus-Christ, et l’autorité de son Eglise. C’est cet azur de l’ordre chrétien que l’on perdit lorsque Louis monta à l’échafaud.

Alors MBCF, vous venez prier avec beaucoup de fidélité, pour le roi Louis XVI, car vous reconnaissez en lui un homme, un chrétien, parce que vous reconnaissez que la France sur laquelle il régnait était vraiment la France, parce que vous reconnaissez que l’ordre chrétien auquel la France appartenait alors, était une réalité belle et bienfaisante dont vous déplorez la disparition. Vous dénoncez ainsi le mensonge qui, depuis plus de deux cents ans, défigure la France en niant ses origines chrétiennes, vous êtes les témoins d’une vérité qui est de moins en moins connue, parce que le monde moderne ne peut vivre que si elle reste ignorée, la vérité de la nécessaire soumission de la souveraineté temporelle, quel que soit par ailleurs le régime politique, à l’autorité de Jésus-Christ et de son Eglise.

Et à celui qui oserait dire que le roi de France n’était très-chrétien que de nom et que sa soumission à Dieu n’était que le moyen de mieux obtenir l’obéissance de ses sujets chrétiens, il  suffit de montrer le roi Louis dans ses derniers instants. Il fut vraiment soumis à Dieu, dans l’humilité d’un grand chrétien, dans la charité de Notre Seigneur, qui lui fit dire : « Je pardonne de tout mon cœur à ceux qui se sont faits mes ennemis sans que je leur en ait donné aucun sujet ». Ce sont ces paroles qui peuvent sauver la France du mensonge qui la tient captive depuis deux siècles, ces paroles qui ne sont pas autres, dans l’esprit, que celles que le Seigneur prononça sur la Croix : « Père, pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu’ils font ».

Au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit. Ainsi soit-il.

Abbé Brice Meissonnier +

  1. SAR le prince Remy de Bourbon Parme, représentant SAR le prince Louis de Bourbon, duc d’Anjou et chef de la Maison de Bourbon.
  2. Monsieur l’abbé Patrick Rollin, recteur de la basilique Saint-Bonaventure à Lyon.

DISCOURS du Président Henri BURGAT 18 Janvier 2020

Monseigneur, Monsieur le Recteur,

Chers Amis,

          Je vous remercie d’être venus commémorer le 227° anniversaire de la mort du Roi Louis XVI. Je vous souhaite en mon nom et au nom du Conseil d’Administration une bonne et sainte année 2020.

          Nous remercions le Prince Rémy de BOURBON PARME venu représenter la famille Royale, puis le Recteur du Sanctuaire Saint Bonaventure le Père Patrick ROLLIN ainsi que l’Abbé Brice MEISSONNIER pour sa belle homélie, et l’équipe pastorale pour leur excellent accueil, puis Monsieur Christian LAFAYE et l’équipage de la Diane Lyonnaise ainsi que toutes les personnes qui de près ou de loin ont participé à l’élaboration et au succès de cette journée.

          Si nous continuons à célébrer une messe 227 ans après la mort du Roi Louis XVI c’est moins pour le repos de son âme que pour notre salut, pour implorer le secours du ciel, nous sommes dans l’attente d’une délivrance qui ne peut venir que d’en Haut. Il ne s’agit pas d’une nostalgie du passé mais de la volonté de ne pas oublier notre histoire, car depuis la révolution fort nous est de constater que la France est en perpétuel déclin. L’Abbé Lefranc nous avait pourtant prévenus en 1792 « Réfléchissez-y français, bientôt vous n’aurez plus de Dieu, de Roi, de religion, de patrie, de morale, de vertus, de fortune, de ressources »…

          2019 a été encore une année difficile le pouvoir a réussi à faire perdurer une situation de plus en plus désastreuse et sans issue. 2020 verra t il le retour de la Liberté ou serons nous encore sous le joug de la servitude ? Comme Jean RASPAIL nous pensons que seul un Roi pourrait apporter une solution durable à la crise actuelle. La Royauté est liée à la religion Catholique et à ses valeurs  nous dit encore Jean RASPAIL. Il n’y aura pas de salut en dehors de l’Eglise Catholique. Soyons des combattants, le salut ne dépend que de nous, nous devons réaffirmer haut et fort nos valeurs morales et chrétiennes.  Comme nous le disait Jean VAQUIE  l’Eglise nous a donné des protecteurs. Prions Saint Denis, Saint Martin, Saint Hilaire, Sainte Clotilde, Sainte Geneviève, Saint Louis, Sainte Jeanne d’Arc, ils intercéderont pour nous.

          J’espère que notre programme 2020 vous séduira, nous recevrons des conférenciers de qualité, Notre Grande Fête Catholique et Légitimiste aura lieu en Mai. Faites la connaitre autour de vous et venez nombreux.


  « Vive le Roi ! Le Vrai ! Le Bon ! Le BOURBON ! VIVE LOUIS XX !!

         Je vous remercie de votre attention, et vous souhaite un bon appétit !

 

Programme 2020

PSBlysPSBlysPSBlys

Samedi
18 janvier 2020
à 10h30
à la Basilique Saint Bonaventure
Place des Cordeliers
Lyon 2ème

Messe à la mémoire du Roi Louis XVI et pour la France

En présence de SAR le Prince Rémy de BOURBON PARME représentant le Prince Louis

et animée par les Trompes de Chasse de la Diane Lyonnaise

Déjeuner traditionnel sur réservation

PSB separateur

Samedi
15 février 2020
à 14h15
Lyon

Conférence de Monsieur Lorris CHEVALIER

« La femme au moyen age »

Basilique Saint Bonaventure

 

PSB separateur

Samedi
7 mars 2020
à 14h00 Assemblée Générale et 14h45 Conférence

Assemblée Générale de la PSB suivie d’une conférence de M. Bruno Savornin

« Le système corporatif sous Salazar, et son équivalence en France »

PSB separateur

Samedi
18 avril 2020
à 14h15
Lyon

Conférence de Monsieur VALODE

« Marie Antoinette« 

PSB separateur

Samedi
 xx mai 2020 de 10h00 à 17h00

Grande Fête Catholique et Légitimiste du Lyonnais et de la Bourgogne

à Marlieux (01)

Conférence à l’étude

PSB separateur

Vendredi 
8 juin 2020
à 18h30
Lyon 5ème

Messe à la mémoire de Louis XVII et de Madame Elisabeth 

Église Saint Georges Quai Fulchiron LYON 5°

PSB separateur

Samedi
17 octobre 2020
à 11h00
Lyon 5ème

Messe à la mémoire de la Reine Marie Antoinette

Église Saint Georges Quai Fulchiron LYON 5°

Suivie d’un déjeuner sur réservation

PSB separateur

Samedi
14 novembre 2020
à 14h15

Conférence de Monsieur Nino San Fere « Les symboles des forces occultes à travers les médias »

PSB separateur
   

 Nos conférences sont ouvertes à tous. 

Renseignements complémentaires

JOYEUX NOEL 2019 A TOUS

Attribué à Michel I Corneille (vers 1603-1664)
La Vierge à l’Enfant
Huile sur toile – 88 x 75,5 cm
Collection particulière
Photo : Sotheby’s

Le président et les membres du Conseil  d’Administration de Présence du Souvenir Bourbonien en Lyonnais

vous souhaitent un Joyeux et Saint Noël 2019

de paix, d’amour, de partage et d’espérance

entouré de tous ceux qui vous sont chers.

Conférence « La mission juridique de Jeanne d’Arc »

Samedi 23 novembre 2019 à 14h15.

Dans les salons de l’Escale Lyonnaise 100, rue de Créqui 69006 LYON

« La mission juridique de Jeanne d’Arc»

Par Monsieur Joseph COLOMBE, Doctorant et Universitaire.

Résumé de la conférence :

Jeanne d’Arc a une haute idée du droit. Aux menaces de condamnation de ses juges ennemis, elle répond : « tout le clergé de Rouen ou de Paris ne saurait me condamner sans droit ». Et pour cause, le droit est pour Jeanne le seul véritable titre de légitimité du roi de France. En témoigne son attachement, avant le sacre, à désigner Charles non pas uniquement comme « Dauphin » mais aussi comme « roi de France » en vertu de son droit. Ainsi, pour Jeanne, Charles est le « vrai héritier » contre le faux héritier anglais ; pour elle, le Valois a le droit, tandis que le Lancastre n’a « aucun droit ». Conformément à l’antique coutume, la succession à la Couronne de France est dans l’esprit de Jeanne des plus simple : est héritier et a le droit celui qui est le « fils du roi », celui qui est de « sang royal », ni plus ni moins, quoi qu’en dise le traité de Troyes. En somme, toute la mission de l’envoyée de Dieu est centrée sur le droit : elle veut consacrer et manifester le droit royal de Charles à Reims, elle réclame sur son passage « l’obéissance et la reconnaissance » du peuple à son vrai roi, et, boutant les Anglais, elle restaure par les armes la royauté légitime de Charles sur « tout le royaume de France ».