Massacres de Montréjeau / Haute-Garonne en 1799

Message de Mgr le Duc d’Anjou à l’occasion des commémorations du soulèvement catholique et royaliste du Midi toulousain en 1799

August 17, 2019

Chers Amis, 

En cette journée de commémoration des évènements douloureux de l’été 1799, je me joins à vous par la pensée et l’émotion.

Le massacre de Montréjeau fut le dernier et non des moindres, de la terrible décennie commencée avec les événements de l’été 1789. La République, ne se contenant pas de mettre à bas les institutions qui depuis huit siècles avaient fait le bonheur de tous et la gloire de la France, était enfantée dans le sang des Français. Ces derniers, animés par leur foi ardente et leur attachement au roi le protecteur naturel de leurs libertés, furent en effet nombreux dans toutes les provinces à résister au prix souvent de leur vie. La Vendée paya un terrible tribut, et le Midi toulousain n’est pas en reste.

Mais à l’horreur des massacres, les responsables ont ajouté le déni. Le forfait exécuté, il fallait l’oublier. Ainsi les morts n’eurent ni actes de décès ni sépultures. Il fallait supprimer les traces du crime afin qu’il soit oublié et que les familles et les enfants ne puissent pas se recueillir sur la tombe des martyrs. 

Mais le sang ne s’efface pas. Deux siècles après, les descendants ont souhaité qu’enfin la lumière soit faite sur ces événements. Comme cela commence en Vendée, les archéologues se mettent à étudier les charniers où furent déposées les victimes. La science vient au secours de l’histoire. Au secours de la Vérité. 

Merci donc à tous ceux qui sont présents aujourd’hui. 

Merci aux organisateurs de l’évènement. 

Merci aux membres du Comité du souvenir des victimes de la Révolution en Midi toulousain qui œuvrent pour qu’un monument commémoratif soit érigé. Il permettra de garder la trace de ce massacre afin de rendre un hommage aux victimes. Mais au-delà il permettra de se rappeler qu’il ne faut pas laisser les idéologies pernicieuses comme celles de 1789 remplacer les principes hérités du décalogue chrétien qui avaient fait la gloire de la monarchie et de la France. 
Que tous les saints de France veillent sur les morts de Montréjeau et continuent à inspirer les Français et les rendent fidèles à leur histoire millénaire.

Louis,
Duc d’Anjou
 

Rappel des événements toulousains, et notamment les massacres de MONTREJEAU le 19.08.1799 – Pour ne pas oublier :

Montréjeau : une commémoration pour les martyrs de la révolution
https://www.infos-toulouse.fr/2019/08/09/montrejeau-commemoration-terreur-revolution-midi/

Message pascal du Duc d’Anjou

Message de Pâques du prince Louis de Bourbon

Voici le message de Pâques du prince Louis de Bourbon, duc d’Anjou. (Merci à Actarus)

Mes chers compatriotes,

En ce jour où toute la Chrétienté célèbre dans la joie et l’Espérance la Résurrection de Notre Seigneur Jésus-Christ, comment ne pas vous souhaiter une joyeuse et belle fête de Pâques !

La Semaine Sainte a pourtant commencé de manière terrible par le tragique incendie de Notre Dame de Paris qui nous a tous profondément bouleversés.
Dieu merci, la cathédrale a survécu à ce déluge de feu et d’eau. Et ses principaux trésors ont été miraculeusement épargnés, en particulier la couronne d’épines, la tunique de Saint Louis, le maitre-autel de Louis XIV, les rosaces…et bien d’autres encore.

Et si la charpente et la flèche se sont effondrées sous l’assaut violent des flammes, les murs eux ont tenu.
Au-delà des signes et des symboles que nous pouvons y voir, c’est vraiment toute la France qui a tremblé saisie d’émotion pour ce joyau qui fait partie de notre Histoire, de notre patrimoine.

Souhaitons que cette unité d’une nuit, restaurée quelques instants autour de ce qui constitue le départ de toutes les routes de France, de ce qui en est le cœur spirituel et culturel, puisse régner durablement, plus forte que les divisions qui nous minent trop souvent.

Témoignons notre reconnaissance aux héroïques Sapeurs-Pompiers de Paris, et pensons tout particulièrement à leur frère d’armes blessé dans cette bataille contre le feu. Prions pour son rétablissement complet et rapide.

Que le peuple de France, conduit par les architectes des bâtiments de France et des monuments historiques, s’appuyant sur le professionnalisme exceptionnel de nos corps de métiers restaure à présent patiemment Notre Dame, en prenant le temps comme meilleur allié, pour lui rendre sa splendeur, dans l’esprit de Foi et de sacrifice qui était celui de ses bâtisseurs, nos ancêtres.

Et que ce brutal événement nous soit une incitation à convertir nos cœurs, à les dépouiller du superficiel, à les ramener à l’essentiel.

Que le Christ règne sur nos cœurs apaisés et que Notre Dame qui est la Reine de France, protège le peuple de France qu’Elle affectionne tant!

Le Christ est ressuscité !

Joyeuse fête de Pâques à vous tous!

Louis, Duc d’Anjou

Monseigneur Louis de Bourbon nous présente son dernier né

Louis XX et la reine Marie-Marguerite présentent Henri de Jésus

Le site EFE Estillo a obtenu une entrevue de Louis de Bourbon. Nous en donnons la traduction française.

Madrid, vendredi 12 avril 2019

Louis-Alphonse de Bourbon et Marie-Marguerite de Vargas posent avec toute leur famille dans leur résidence à Madrid, où ils présentent le garçon de la famille, Henri de Jésus, ainsi que ses frères, Eugénie, Louis et Alphonse.


Le duc d’Anjou, Louis-Alphonse de Bourbon, et son épouse Marie-Marguerite de Vargas, ont fourni à l’agence Efe la première image de toute leur famille après la naissance de leur quatrième enfant, Enrique de Jésus, au mois de février à New York.

Nous vivons une étape très heureuse dans toute la famille

a-t-il expliqué rayonnant cet après-midi à Efe, Louis-Alphonse de Bourbon,.
Henri de Jésus, né le 1er février à New York, pesait 4,2 kilos et mesurait 53 centimètres. Il apparaît pour la première fois en public dans les bras de sa mère sur les deux photographies, profondément endormi dans l’une d’elles et avec ses yeux noir, très ouvert dans l’autre.

La famille a choisi une gamme de couleurs similaire pour les deux photographies : en gris dans l’une, tandis que les tons bleus prédominent dans l’autre, où ils s’effacent tous devant Marie-Marguerite de Vargas et le nouveau-né. La femme de Louis de Bourbon affiche une image sereine et resplendissante, les cheveux relâchés et un doux sourire sur les lèvres.

Autour de lui, ses frères jumeaux, Luis et Alfonso, âgés de neuf ans, et sa sœur Eugénie, âgée de douze ans, posent avec bonheur et sourire avec leurs parents.

Photo prise dans le salon du domicile à Madrid

Les ducs d’Anjou posent avec leurs fils jumeaux, Louis et Alphonse, leur fille Eugénie et le petit Henri de Jésus. Eugénie, Louis et Alphonse sont heureux de l’arrivée de leur frère.

En vieillissant, ils ne connaissent aucune attaque de jalousie, comme on en connaît à d’autres âges

détaille le duc d’Anjou, qui ajoute que « c’est un jouet pour eux ».

L’un des souhaits de Louis-Alphonse de Bourbon était d’avoir une famille nombreuse, qui affirme que « plus que difficile, c’est une question de volonté » et ajoute qu’ils ont le soutien des « plus âgés qui s’entraident et travaillent ensemble à la maison» .

Louis-Alphonse de Bourbon, fils de feu le duc de Cadix et Carmen Martínez Bordiú, et Marguerite Vargas, fille du financier vénézuélien Víctor José de Vargas, se sont mariés le 6 novembre 2004 en République dominicaine.

Malgré la joie, le duc d’Anjou se souvient de sa grand-mère, Carmen Franco, décédée au mois de décembre 2017, à laquelle il était très proche.

C’est dommage qu’elle ne l’ait pas connu, mais heureusement, elle connaissait et appréciait la compagnie de mes enfants plus âgés et eux aussi.

Les photographies, prises il y a quelques jours à la résidence habituelle de la famille à Madrid, montrent une image heureuse et décontractée du ménage avec leurs enfants, qui envisagent de baptiser le nouveau-né prochainement. « Les parrains seront Borja Ardid, ma cousine, et Paloma Cuevas », une grande amie du couple, conclut Louis-Alphonse de Bourbon.

Discours Louis XX à VERONE

Discours de Monseigneur le Duc d’Anjou devant l’assemblée du Congrès mondial des Familles à Vérone

30 Mars 2019

Monsieur le Président,
Cher Brian Brown,
Mesdames et Messieurs
Chers Amis,


Merci de me laisser un temps de parole pour exprimer, une nouvelle fois, l’importance que je j’accorde à la Famille et à sa défense. Actuellement un combat se joue entre deux modèles : celui d’un monde déshumanisé et celui d’une société -il faudrait dire d’une civilisation- qui donne à l’homme toute sa place.


Entre l’homme objet, soumis, esclave d’une globalisation excessive et celui que les institutions aident à s’élever, à se construire, c’est-à-dire sujet de droit, il ne s’agit pas d’un choix à faire entre deux conceptions qui se valent, mais il s’agit d’en rejeter une pour promouvoir l’autre. Tel est le but des  rencontres du Congrès mondial des Familles –WCF), et donc de leur importance. Il faut, en effet, sortir de l’équivoque dans laquelle les sociétés occidentales ont trop longtemps vécu, reposant sur un certain scepticisme et sur le relativisme. Les deux ont conduit à des impasses. L’enseignement chrétien, socle de nos sociétés, est pourtant là pour nous rappeler qu’il n’y a pas place pour deux vérités. Mais qu’a-t-on fait de ce message durant les deux derniers siècles ? Il a été battu en brèche en permanence, la religion étant présentée souvent comme source d’oppression voire « opium » du peuple. Mais qui sont ceux qui ont proféré ces idées ? Ceux qui ont menée aux Terreurs et aux totalitarismes. Maintenant que les historiens ont retrouvé une certaine liberté de pensée, Marx longtemps exalté, n’est plus que l’homme des cent millions de victimes accumulées dans le monde. Triste bilan. Les idéologies peuvent tuer !


Mais l’histoire nous apprend que l’excès mène toujours à la saine réaction. Ne la voit-on pas venir actuellement ? Elle passe par les familles qui, partout, commencent à réagir de multiples manières. Là c’est en reprenant ses droits naturels sur l’éducation et l’instruction ; là en recréant des structures pour la petite enfance, pour les personnes âgées ou handicapées ; là en s’affirmant, comme en France actuellement, pour retrouver un niveau de vie décent et ne pas être accablées de taxes et règlements multiples n’ayant de sens que pour ceux qui les élaborent. Ce retour au réel est mené par les familles. Ce sont elles qu’il faut encourager en leur redonnant un cadre d’action précis. Celui-ci passe par trois points : la reconnaissance de la famille comme cellule de base de la société, celle dont découleront les autres, la commune, les communautés de travail qu’il soit manuel ou intellectuel et cela jusqu’à l’Etat qui peut ou non encourager les familles ; ce cadre doit ensuite exalter la vie dans toutes ses expressions c’est-à-dire rejeter ce qui la détruit avant la naissance comme au moment des dernières années. Nous devons assurer à nos enfants comme à ceux qui nous ont précédés l’assurance d’une existence la plus paisible. Enfin le troisième pilier d’une société équilibrée est celui de la justice qu’il faut entretenir pour garantir à la société un équilibre entre ceux qui la composent. Nous savons qu’il y aura toujours des forts et des faibles, mais le bon gouvernement est celui qui permet au fort d’exercer ses talents et au faible de n’être pas opprimé. Chacun à sa juste place, tel est le secret d’une société équilibrée. La France d’Ancien Régime l’avait compris et les Rois, mes ancêtres, génération après génération,  ont toujours eu à cœur de faire respecter cette justice qui était leur premier devoir dont le sacre était le garant. Rompre cet équilibre en donnant la priorité non plus à la loi éternelle mais à la loi contingente que des majorités de hasard et de circonstance peuvent changer, est ce qui a entraîné nos sociétés dans l’impasse.


Il est temps qu’elles en sortent. Une réunion comme celle-ci  y contribuera puisqu’elle permet aux uns et aux autres de mieux se connaître, de s’entraider dans leurs pratiques mutuelles, et surtout de reprendre espoir en demain. Cette espérance là aussi inscrite dans les gènes de la société chrétienne est ce qui nous aide tous. 


Que Saint Louis, mon aïeul, inspire nos dirigeants et que la Sainte-Famille demeure l’icône qui nous guide. 

Prince Louis de Bourbon,
Duc d’Anjou