Procès canonique, en vue de la béatification et de la reconnaissance de 24 martyrs, durant la période de la Terreur, au Puy-en-Velay, au cours de la Révolution française.

Quel beau témoignage de foi que ces hommes et femmes innocents, qui ont perdu leur vie lors de la révolution, que ce soit à Montréjeau en Haute Garonne, comme rappelé dans un précédent article, au Puy-en-Velay, ou nombres de prêtres refusèrent de prêter serment de fidélité à la Convention, mais aussi à Feurs…., et dans toute la France où La Terreur et le Tribunal révolutionnaire fit de nombreuses victimes et où les bourreaux dénoncés par la suite pour leurs crimes odieux n’eurent jamais de compte à rendre du moins de leur vivant…

https://www.leveil.fr/puy-en-velay-43000/actualites/un-proces-en-beatification-qui-arrive-bien-tard_13621502/

Les descendants de Marguerite Audier, épouse Bauzac : Jean-Paul et Chantal Gagne, Yves Gagne, Marie-Paule Rabeyrin. © eveil

Lors d’une cérémonie, très suivie, à la chapelle du Grand séminaire au Puy-en-Velay, le diocèse a ouvert, samedi, le procès canonique, en vue de la béatification et de la reconnaissance de 24 martyrs, durant la période de la Terreur, au cours de la Révolution française. Les descendants d’une habitante de Solignac-sur-Loire témoignent.

La Terreur révolutionnaire qui fit 20.000 victimes en France n’épargna pas la Haute-Loire où 64 condamnations à mort furent prononcées qui se traduisirent par des exécutions sommaires. Les révolutionnaires ont largement eu recours à la guillotine, dressée place du Martouret au Puy-en-Velay dans les années 1793 et 1794. Le diocèse du Puy a ouvert samedi matin, au Grand séminaire, selon un rituel bien rodé, le procès canonique en vue de la béatification de 24 martyrs, mis à mort au nom de leur foi chrétienne.

Un appel à témoins lancé

Le diocèse a par la même occasion, lancé un appel à témoins auprès de descendants des personnes exécutées. Ces derniers sont invités à transmettre à l’évêché tout document de famille pouvant servir à instruire la cause des martyrs. Comme dans tout procès, un tribunal est constitué et présidé par le père Emmanuel Dursapt.

« la reconnaissance arrive bien tard. Plus de 200 ans se sont écoulés… »

JEAN-PAUL GAGNE, DESCENDANT DE MARGUERITE 

Lors de la cérémonie d’ouverture du procès en présence de l’évêque, Mgr Luc Crepy, les descendants de Marguerite Audier, épouse Bauzac, native de Solignac-sur-Loire, avaient tenu à être présents. Ils connaissaient l’histoire de leur aïeule sans se douter qu’un jour viendrait où elle pourrait être reconnue comme martyre. Pour cette sixième génération, « la reconnaissance arrive bien tard. Plus de 200 ans se sont écoulés… ». Et si un jour reconnaissance il y a. Une fois l’instruction terminée, le dossier sera transmis au Saint-Siège qui rendra son verdict dans un an, deux ans, voire davantage.

Marguerite guillotinée à 57 ans

Marguerite Audier qui a été guillotinée le 24 mai 1794, à l’âge de 57 ans, a élevé six enfants dont un seul a eu une descendance. « En Haute-Loire, 50 % des martyrs de la Révolution sont des ecclésiastiques, contre 10 % environ, ailleurs en France », explique le Ponot Jean-Paul Gagne, médecin à la retraite, un des descendants de Marguerite Audier. Cette dernière avait un fils, qui était réfractaire, ordonné prêtre à la chartreuse de Ripail en Savoie par Monseigneur de Galard où l’évêque avait trouvé refuge.

Faute de pouvoir mettre la main sur le fils, les révolutionnaires ont emmené la mère. Dans la haute vallée de la Loire, il se murmurait à l’époque qu’un dénommé Rome, révolutionnaire zélé, aurait été éconduit par Marguerite. Comment une banale histoire de coeur s’immisce-t-elle dans la grande histoire celle de la Terreur et pourrait avoir entraîné l’arrestation ?

Prêtre réfractaire avant de devenir chanoine de la cathédrale

Le fils de Marguerite et son mari ont pu s’enfuir d’Agizoux et rejoindre la vallée de la Beaume. Ils ont vu leurs biens confisqués. Cette famille de propriétaires terriens aisés possédait trois paires de bœufs, c’est pas peu dire pour l’ époque ! Des biens qui leur ont été rendus trois ans plus tard. « La Révolution a été comme effacée », constate encore Jean-Paul Gagne qui s’est penché sur cette période bien trouble de l’histoire de France.

Augustin, le fils de Marguerite est devenu supérieur du Grand Séminaire et chanoine à la cathédrale du Puy. La légende raconte que le jour de l’exécution de sa mère, une sœur l’avait revêtu d’habits de femme. Sur le passage du char conduisant à l’échafaud sa mère, il aurait béni celle-ci. Un hommage a été rendu cent ans après sa mort, à Marguerite Bauzac, née Audier, par l’abbé Fouillit lequel a retracé sa vie dans un modeste opuscule. Pour ses descendants, une béatification serait une manière de lui rendre enfin justice.

Philippe Suc

Vingt-quatre martyrs de la Terreur

Abbé François Mourier (originaire de Saint-Julien-Molhesabate), Barthélémy Best (Beaune), Marie-Anne Roche, épouse Best (Beaune), sœur Marie-Anne Garnier (Lissac), sœur Jeanne-Marie Aubert (Beaune), abbé Jean-Baptiste Abeillon (Coucouron), abbé Jean-Mathieu Vassel (Saint-Pierre-Duchamp), abbé Jacques Chabrier (Chadron), abbé Claude de Talode du Grail (Saint-Agrève), abbé Jean-Jacques Gérentes (Laussonne), abbé Jacques Perbet (Recharinges), abbé Pierre Bernardon (Sainte-Eugénie-de-Villeneuve), Marguerite Audier née Bauzac (Solignac-sur-Loire), abbé Antoine Clavel (Craponne-sur-Arzon), Catherine Boutin épouse Clavel (Craponne), abbé Jean-Baptiste Mosnier (saint-Julien-d’Ance), sœur Elisabeth Dorat (Sauvessanges), Jean Abrial Versilhac, Marie-Anne Chalendard (Yssingeaux), Isabeau Abrial (Yssingeaux).

Brève biographie des victimes

Qui étaient les prêtres, religieuses et laïcs, victimes de la Révolution française dans le diocèse du Puy ?

Abbé François MOURIER

Né et baptisé le 1er avril 1764 dans la paroisse de Saint Julien Molhesabate, il est le dernier enfant d’une famille de sept.

Au terme de ses études cléricales au Grand Séminaire du Puy, il est ordonné prêtre fin 1790 (à l’avant dernière ordination que fit au Puy Monseigneur de Galard), avant qu’il ne quitte le diocèse pour l’exil. [1]

Nommé aussitôt vicaire dans la paroisse de Beaune. Le 6 Février 1791 invité à prêter le « Serment de Fidélité » à la Constitution Civile du Clergé, il le fit « en exceptant formellement de ladite constitution tous les objets qui sont de l’autorité spirituelle de l’Église, et tout ce qui pourrait porter atteinte à la foi et à la religion. »

En septembre 1792, il demanda son passeport pour l’étranger, mais resta dans la paroisse, assumant clandestinement les charges du ministère.

Arrêté le 21 avril 1793, il réussit à échapper à ses gardes avant d’arriver au Puy. Il revint aussitôt dans sa paroisse pour y continuer son ministère, sans que la crainte de l’échafaud ne le détournât de porter à ceux qui en avaient besoin les secours de la religion.

Le 12 juin 1794, se sentant à bout de forces, il demanda l’hospitalité à un cultivateur du village de Bruac : Barthélemy Best. Deux jours après la maison était cernée par un piquet de cinquante patriotes.

Avec lui, treize personnes furent arrêtées et conduites au Puy, pour être jugées. Six furent condamnées à la peine capitale.

Le 17 juin 1794, ils étaient guillotinés sur la place du Martouret, avec un autre prêtre, jugé le même jour : l’abbé Jean Baptiste Abeillon.

Abbé Jean Baptiste ABEILLON

Né le 16 octobre 1720 et baptisé le lendemain dans l’église de Coucouron, iI était l’aîné d’une famille de six enfants, dont les trois garçons devinrent prêtres.

A l’âge de 19 ans, il entra au Grand Séminaire de Viviers. Le 19 décembre 1744, il était ordonné prêtre par l’évêque de ce diocèse.

Curé d’Arlempdes dans le diocèse du Puy, en 1782, il résignait sa charge en faveur de son jeune frère Pierre, tout en continuant d’exercer le ministère à titre de vicaire.

Après avoir eu la faiblesse de prêter le Serment de Fidélité à la Constitution, ils comprirent leur faute. Le quatrième dimanche qui suivit, ils se rétractèrent solennellement devant tous les paroissiens et leur demandèrent pardon.

Malgré la présence d’un « curé intrus » ils continuèrent leur ministère dans leur paroisse. Mais le 11 Juin 1794, l’abbé Jean Baptiste fut arrêté à Montmoulard, son village natal, et écroué au Puy.

Le 16 Juin, devant le Tribunal Criminel, il était jugé et condamné à la peine capitale qu’il subit, le dernier après les six condamnés de Beaune.

Barthélemy BEST et son épouse Marie-Anne ROCHE

Barthélemy Best est né le 13 Août et fut baptisé le 14 août 1754 à Beaune. Il épousa le 26 Juin 1776 Marie-Anne Roche, qui était née le 26 Juin 1755 et baptisée le même jour.

Ils étaient agriculteurs au village de Bruac, dans la paroisse de Beaune, avec sept enfants à charge. Ils accueillirent et donnèrent asile à l’abbé François Mourier qui, ce 12 Juin 1794, était fatigué, à bout de forces.

Marie BEST, sœur de Barthélemy

Née et baptisée le même jour 14 mars 1766 à Beaune, elle était célibataire. Elle vivait de son travail sur la ferme et de la confection de dentelle, à la manière traditionnelle dans la région.

Tous les trois furent condamnés pour avoir recélé et hébergé le prêtre Mourier.

Sœur Marie Anne GARNIER, religieuse de Saint Joseph du Puy, sœur Saint Julien

Née le 2 Février 1756, elle fut baptisée le même jour dans la paroisse de LISSAC. Elle appartenait à la communauté des religieuses de Saint Joseph de BEAUNE

Jeanne Marie AUBERT

Née au village de Largentière, tout près de Bruac le 18 novembre 1765 et baptisée le lendemain 19 novembre. Comme Sœur Anne marie Garnier, elle fut condamnée pour avoir soigné et assisté le prêtre Mourier alors qu’il était malade et alité dans la maison Best.

Abbé Jean Mathieu VASSEL

Né le 9 septembre 1758 au village de Besses, de Saint Pierre du Champ, où il fut baptisé le lendemain dans l’église paroissiale.

Il fut ordonné prêtre à une date qui nous est inconnue, pour les mêmes raisons que celle de l’abbé Mourier. La révolution le trouva vicaire à Saint Just près Chomelix. Contrairement à son curé, l’abbé Pompel, il refusa de prêter le “Serment de fidélité à la Constitution” déclarant qu’avant d’obéir aux hommes, il devait obéir à Dieu.

Arrêté Le 13 avril 1793, par la Garde Nationale de Craponne dans la commune voisine de Sauvessanges, il fut transféré au Puy, et écroué à la Maison d’arrêt. En vertu d’un décret de la Convention Nationale du 18 mars 1793, il fut jugé par un Jury militaire pour ne s’être pas conformé à la Loi du Serment, et puni de la peine capitale, il fut guillotiné le 16 avril 1793.

Il semblerait que l’abbé Vassel soit le premier martyr qui, en France, depuis les empereurs païens ait, en vertu d’un édit public donné sa vie pour la foi.

Abbé Jacques CHABRIER

Né le 7 février 1761 au bourg de Chadron, près du Monastier sur Gazeille., il fut baptisé le lendemain en l’église du village, toute proche de l’habitation de ses parents. Après son ordination sacerdotale dont on ne connaît pas la date pour les raisons déjà évoquées, il est vicaire à Alleyras. A l’exemple de son ami, l’abbé Jean Mathieu Vassel, il refusa de prêter le Serment de fidélité à la Constitution.

Appelé pour assister un malade dans un village éloigné du bourg, il tombe dans le traquenard qu’on lui avait tendu. Arrêté par un détachement de la Garde nationale de Saint Privat d’Allier, il est conduit au Puy, et incarcéré à la maison d’arrêt le 28 mai 1793.

Le lendemain il comparait devant un Jury militaire, qui le condamne à mort, pour non-respect de la Loi sur le Serment. Le jour même, la sentence est exécutée.

Abbé Claude de TALODE du GRAIL

Né le 21 juillet 1760 à Saint Agrève, dans une famille noble, profondément chrétienne. Après ses études au Collège de Bourg Saint Andéol, il entre au Grand Séminaire de Viviers. Dans les premiers mois de 1791 il est ordonné prêtre par Mgr de Savines, évêque de Viviers qui avait prêté Serment de fidélité à la Constitution.

Le jeune prêtre se retira dans sa famille. Mais craignant de les compromettre, il quitta le toit paternel pour parcourir les hauteurs de la Haute Loire limitrophes de l’Ardèche, déguisé en marchand mercier et exerçant le saint ministère.

A la mi-janvier 1794, fatigué par la marche et les intempéries il demanda l’hospitalité dans une ferme isolée. Il y resta plusieurs jours pour se remettre de sa fatigue.

Dans la nuit du 23 Janvier, suite à une dénonciation, il fut arrêté par la Garde Nationale et conduit au Puy. Il resta près de trois semaines dans l’attente de son jugement.

Le 16 février 1794, il fut condamné à la peine capitale, pour n’avoir prêté aucun des serments prescrits par les Lois. Il fut exécuté le même jour que l’abbé Jean-Jacques Gérentes.

Abbé Jean Jacques GÉRENTES

Né à la Vialette, paroisse de Laussonne, le12 Mars 1767, il fut baptisé le même jour en l’église paroissiale.

Ordonné prêtre par Monseigneur de Galard, peu de temps avant son départ pour l’exil, Il n’avait pas encore reçu de fonctions dans le diocèse lorsque le 11 décembre 1793, il fut arrêté dans le village de Mendigoules, à quelque distance de Tence, chez un cultivateur du lieu, Mathieu Poinas et son épouse qui, pour avoir hébergé un prêtre, furent déportés et eurent leurs biens confisqués.

On peut présumer que l’abbé Gérentes venait à Tence pour rencontrer Monsieur de Rachat, que l’évêque en exil avait chargé d’administrer le diocèse en son absence.

Conduit au Puy par la garde nationale, en compagnie de ses bienfaiteurs, il dut attendre près de trois semaines, le jugement qui devait le condamner à la peine capitale pour n’avoir pas prêté les serments de fidélité à la Loi. Le 16 février 1794, il fut guillotiné en compagnie de l’abbé du Grail.

Abbé Jacques PERBET

Né Le 28 juin 1732, il fut baptisé le 30 Juin, en l’église de Recharinges, Paroisse d’Araules. Au terme de ses études au Grand Séminaire du Puy il fut ordonné prêtre (si l’on se fie à des documents de famille, ce serait au printemps 1763.)

Après son ordination il fut vicaire au Chambon sur Lignon, ensuite à Saint Just près de Chomelix. Le 2 décembre 1771, il était nommé chapelain de Queyrières, qui dépendait de la paroisse de saint Hostien.

Lorsqu’arriva la tourmente révolutionnaire, il refusa de prêter le Serment de fidélité à la Constitution, ce qui lui valut d’être dénoncé comme « prêtre, aristocrate, fanatique et dangereux » Il dut alors se cacher pour assurer son ministère.

Le 25 avril 1794, il fut arrêté par une patrouille de la garde nationale à la recherche d’un royaliste notoire contre-révolutionnaire que ses amis avaient fait s’échapper la veille. Ils se vengèrent de leur déconvenue, en mettant la main sur l’abbé Perbet, âgé de 62 ans. Ils lui infligèrent les plus mauvais traitements, en l’abreuvant d’insultes, et de coups.

Ils décidèrent de le mettre à mort, en compagnie d’un autre de leurs prisonniers, sur le chemin du transfert vers la ville du Puy. Ainsi fut fait le 28 avril 1794: le prêtre réfractaire et le royaliste furent fusillés, et leurs corps rapidement enterrés sur place.

Le 13 novembre 1802, les restes de deux victimes furent exhumées. Et ceux que l’on reconnut comme étant ceux de l’abbé Perbet furent inhumés dans une chapelle latérale de l’église de Saint Pierre Eynac.

Les membres de la garde nationale qui assassinèrent l’abbé Perbet furent présentés à un tribunal qui reconnut les faits, mais refusa de reconnaître la responsabilité des coupables.

Abbé Pierre BERNARDON

Né le 22 Janvier 1747, il fut baptisé le lendemain dans la paroisse de Saint Julien de Fix. Il aurait été ordonné prêtre en 1776. Il fut vicaire à Champagnac le Vieux, à saint Vert, à Auteyrac, puis chapelain de Villeneuve de Fix en 1784.

Il avait refusé de prêter le Serment de fidélité à la Constitution civile du clergé. Il continuait d’assumer les charges de son ministère, hébergé dans l’une ou l’autre des fermes de cette région boisée et difficile d’accès. Le 11 mai 1794, alors qu’il était venu rendre visite à son vieux père âgé de 94 ans, il y fut arrêté, conduit à Brioude pour y être incarcéré.

De là, il fut transféré au Puy, pour y être jugé. Le tribunal criminel le condamna à mort « pour avoir donné la preuve du fanatisme le mieux caractérisé. » Avec lui furent condamnées et exécutées sa belle-sœur, et une cousine.

Claire BERNARDON

Née le 12 septembre 1763, elle fut baptisée le même jour au lieu de Villeneuve, de la paroisse de Fix. Cousine germaine de l’abbé, elle était employée comme servante dans la maison. Pour ne pas avoir dénoncé la présence du prêtre réfractaire et l’avoir caché, elle fut condamnée et exécutée,

Thérèse SAUGUES, épouse BERNARDON

Née le 25 juin 1732, elle fut baptisée le surlendemain, 27 Juin, dans la paroisse de Siaugues Saint Romain. Elle avait épousé Claude Bernardon le 26 Juin 1759. Elle a affirmé, dans son interrogatoire, connaître le prêtre Pierre Bernardon, depuis 34 ans. Elle habitait évidemment la maison de famille.

Pour les mêmes raisons que Claire Bernardon, elle fut condamnée et exécutée.

Marguerite AUDIER, épouse BAUZAC

Née le 28 août 1737 au village de Chassilac Paroisse de Solignac sur Loire où elle fut baptisée le même jour. Le 21 novembre 1757 elle épousa Jean Bauzac, du village d‘Agizoux, dans la même paroisse de Solignac.

Leur fils Augustin, fut ordonné prêtre, par Monseigneur de Galard, alors en exil, le 29 janvier 1792. Au début de 1794, l’abbé Augustin, exerçait son ministère dans sa paroisse natale. Il se cachait dans la maison familiale.

Dans la nuit du 18 au 19 mai 1794, la Garde nationale encercla la maison pour arrêter le prêtre. Grâce à la complicité de voisins, le prêtre et son père réussirent à s’enfuir. La maman, ainsi que ses deux filles et deux domestiques (libérées sous caution quelques heures plus tard) furent conduites sous bonne garde au Puy.

Le 21 mai, Marguerite fut présentée au Tribunal criminel et accusée d’avoir donné asile à son fils prêtre. Le jugement fut renvoyé au lendemain. Elle fut, avec son époux Jean, alors en fuite, condamnée à la peine de mort et exécutée; lui ne sera jamais repris.

Abbé Antoine CLAVEL

Né le 26 janvier 1734, à Craponne, il fut baptisé le lendemain dans l’église paroissiale. Ses études de théologie terminées, il fut ordonné prêtre et nommé vicaire dans sa paroisse natale, puis à Saint Georges l’Agricol, paroisse voisine de Craponne, enfin il revint à Craponne, vicaire et missionnaire itinérant.

Après son refus de prêter le Serment de fidélité à la Constitution il continua d’exercer son ministère, évitant de paraître le jour dans la ville de Craponne, se cachant dans les bois et les fermes qu’il connaissait bien.

Alors qu’il était venu à la maison familiale, chercher quelque réconfort, il fut dénoncé. La garde nationale encercla la maison et mit en état d’arrestation l’abbé Antoine, son frère Jean-Baptiste, sa belle-sœur Catherine, ainsi qu’un domestique et une autre personne qui se trouvait là, de passage. Arrêté le 18 Juin, il fut conduit au conduit au Puy, avec son frère et sa belle-sœur Le lendemain, ils étaient jugés et condamnés à la peine de mort. L’abbé, pour n’avoir pas respecté la Loi qui exigeait des prêtres qu’ils prêtent serment à la Constitution, Jean Baptiste et Catherine Boutin, au prétexte qu’ils avaient hébergé un prêtre réfractaire. Quelques heures après le Jugement, la sentence était exécutée.

Jean Baptiste CLAVEL

Né le 20 mai 1756, il fut baptisé le lendemain 21 mai en l’église de Craponne. Il avait épousé le 14 janvier 1777 Catherine Boutin qui était née et baptisé le 25 Septembre 1761 à Saint Georges l’Agricol. Ils exerçaient la profession d’agriculteurs, au village d’Ollias, paroisse de Craponne.

Les raisons de leur condamnation sont expliquées ci-dessus.

L’abbé Jean Baptiste MOSNIER

Né à Saint Julien d’Ance le 7 septembre 1757, il fut baptisé le même jour en l’église paroissiale toute proche. Doué d’une grande intelligence, il sollicita à 18 ans son admission au Grand Séminaire du Puy. Les registres du séminaire en font foi déjà en 1775.

En fin d’année 1780, il devait être ordonné prêtre. Les prêtres de Saint Sulpice, responsables du Séminaire, lui confient rapidement l’enseignement de la philosophie à ses Jeunes confrères. Au bout de quelques années il est nommé vicaire à Saint Maurice de Roche.

Dans les premiers jours de la tourmente révolutionnaire, il se laisse entrainer dans les tourbillons des idées nouvelles. Et il prêtera un temps le Serment exigé des prêtres. Mais bien vite il se rétractera publiquement le dimanche 8 Mai, devant la municipalité et les paroissiens rassemblés pour l’office dominical.

Dès lors, il doit se cacher pour assurer son ministère. Toujours en mouvement, de passage dans les diverses paroisses des environs, il répond à tous les appels qu’on lui adresse. L’une de ses retraites préférées se situait au village de Tourris, chez les Dorat. C’est là qu’il sera arrêté au matin du 26 Juin 1794. Transférés à Craponne, et ensuite au Puy, ce seront 21 prisonniers qui seront présentés au tribunal criminel. L’abbé Mosnier et une fille de la maison, Religieuse de Saint Dominique, seront condamnées à la peine capitale, le premier parce que n’étant pas en règle avec la Loi sur le serment, la religieuse pour avoir hébergé le prêtre réfractaire. Les 19 autres personne arrêtées seront condamnées à la réclusion temporaire ou acquittées.

Elizabeth DORAT, Sœur Saint Thomas

Née le 29 octobre 1753 au village de Tourris, Paroisse de Sauvessanges, elle fut baptisée le lendemain. Agée de 25 ans, elle demanda son admission dans la Congrégation des Religieuses Dominicaines de Craponne, ou elle prit le nom de Sœur Saint Thomas. On l’affecta à l’enseignement des petites filles de la paroisse.

Devant les menaces révolutionnaires les religieuses se dispersent et se réfugient dans leurs familles. A la maison familiale on est heureux d’accueillir l’abbé Mosnier. Il célèbrera la messe, et prendra quelques temps de repos.

Mais le 26 juin 1794 Elizabeth, Sœur Saint Thomas donnera le témoignage suprême.

Jean ABRIAL, son épouse Marie Anne CHALENDARD, leur fille Isabeau.

Ils étaient agriculteurs, en un lieu appelé « maison seule » dans la commune d’Yssingeaux. Chez eux se retiraient, à l’occasion ou plus souvent, des prêtres qui devaient se cacher, tout en assurant leur ministère dans la région. Jean Abrial était né vers 1729, à Versilhac, paroisse d’Yssingeaux, son épouse Marie Anne Chalendard), quelques années plus tard 1734 (?), et leur fille Isabeau vers 1764. Un incendie en 1888 ayant détruit les archives de la mairie d’Yssingeaux. Nous déduisons les années de naissance à partir de l’interrogatoire préalable au jugement. Nous n’avons pas davantage de traces de leur baptême.

Ils étaient croyants et s’étaient engagés généreusement dans l’accueil des prêtres réfractaires, ils n’ignoraient pas les représailles dont ils pourraient être victimes. Dans la nuit du 16 au 17 juillet, une perquisition eut lieu dans la ferme de « maison seule » La garde nationale découvrit deux cachettes et dans ces cachettes des ornements sacerdotaux, des calices, un missel, et divers objets de piété. Il n’en fallut pas plus pour que Jean Abrial, son épouse et sa fille soient arrêtés, interrogés à Yssingeaux et au Puy ou ils furent jugés parce qu’ils recelaient des prêtres réfractaires, et condamnés à la peine de mort. L’exécution de ces trois laïcs eut lieu le lendemain de leur jugement soit le 27 juillet 1794.


[1] Aucun document d’Archives Diocésaines concernant les dates d’ordination ou de nominations des prêtres ne subsiste, pour plusieurs raisons : le 22 novembre 1782 un violent incendie a ravagé la totalité de l’évêché du Puy. Après cette date, les quelques documents diocésains qui avaient dû être versés, selon la loi, aux Archives Départementales, ne nous apportent aucun renseignement précis sur le sujet.

Le Linceul de Turin

Le Linceul de Turin ne peut venir que de la Résurrection du Christ

CONCLUSIONS SUR LE LINCEUL DE TURIN :

Aujourd’hui, avec l’accumulation de découvertes étonnantes sur cet objet qui est le plus étudié au monde (500.000 heures de recherches scientifiques de haut niveau) il est possible de conclure que ce linge est bien celui qui a enveloppé le cadavre du Christ après sa mort en l’an 30 à Jérusalem et d’affirmer que le rayonnement qui a provoqué l’image imprimée sur le tissu, – image stupéfiante, inexplicable et non reproductible par la science à ce jour – (négatif montrant une image nette à partir d’une oxydation acide déshydratante de densité variable indiquant une information de distance) ne peut venir que du « flash » de la Résurrection.

En s’attachant à mettre en lumière 5 arguments précis qui sont tous décisifs, la présentation explique pourquoi, dans l’état de la connaissance actuelle, rester dans le doute et ne pas conclure serait une attitude idéologique, incohérente et inadaptée.

Plan de la vidéo :

00:38 : Ne pas se tromper sur la possibilité théorique de conclure
02:21 : Ne pas se tromper sur les preuves et la foi
04:04 : Les 2 thèses entre lesquelles il faut choisir
06:04 : 1/5 – Le codex de Pray prouve que le Linceul existe bien avant 944
16:40 : 2/5 – Le Linceul est un « négatif », notion totalement inconnue avant le XIXème siècle
22:28 : 3/5 – L’Évangile de la Passion se lit étonnamment sur le Linceul avec notamment 18 détails inconnus et inconcevables au Moyen-âge
29:04 : Témoignage du photographe juif Barrie Schwortz, membre du STURP (extrait du DVD Net for God : « Il est l’image du Dieu invisible »)
32:24 : 4/5 – Un rayonnement 3D orthogonal au Linceul incompréhensible et impossible à reproduire à ce jour, qui a provoqué une oxydation acide déshydratante superficielle
37:10 : 5/5 – Une singularité absolue constatée de 1.000 manières qui conduit logiquement à mettre en rapport cet objet absolument unique et non reproductible avec une cause forcément unique et non reproductible.
38:10 : Arbre logique résumant le raisonnement qui conduit à conclure de manière certaine à une cause surnaturelle
41:44 : Extrait de réponses aux questions
41:51 : Qu’est-ce qu’une preuve ?
42:40 : Les preuves ne sont jamais contraignantes
43:50 : La foi n’est pas une affaire de connaissance
44:30 : Se décider pour la seule attitude cohérente, juste, adaptée
45:12 : Si un objet matériel devait garder une trace matérielle de l’événement de la Résurrection, ce ne pouvait être que le Linceul du Christ qui était, en cet instant décisif et absolument unique où le corps physique du Christ a été transformé en un corps glorieux, le seul objet matériel en contact direct avec lui.

Vidéo datée du 25 mars 2018
Source : Ecrivez-nous et posez vos questions à : 30videosapologetiques@gmail.com
& Retrouvez nos autres vidéos sur la chaîne Youtube : « Marie de Nazareth »

8 Septembre

Naissance de la Vierge par Bartolome Esteban Murillo vers 1661
Musée du Louvre

 8 Septembre  : Nativité de la Vierge

Marie (en hébreu, Myriam) est la mère de Jésus-Christ. Elle a été reconnue par le concile d’Éphèse (431) comme étant vraiment la « Mère de Dieu » et occupe à ce titre une place centrale dans la foi chrétienne. Plusieurs fêtes catholiques la célèbrent, dont celle du 8 septembre  sa naissance avec pour parents, Joachim et Anne.

Depuis le VIème siècle on vénère à JERUSALEM près de la piscine de Bézatha, le lieu où serait née la Vierge Marie. C’est dans la Basilique de la Nativité-de-Marie, devenue au XIIe siècle l’église Sainte-Anne, que saint Jean de Damas a célébré le mystère de ce jour : « Venez, tous : avec allégresse fêtons la naissance de l’allégresse du monde entier ! Aujourd’hui, à partir de la nature terrestre, un ciel a été formé sur la terre. Aujourd’hui est pour le monde le commencement du salut. »

La Nativité de la sainte Vierge est mentionnée dans les homélies d’André de Crète (660-740). A Rome, on célébrait alors la dédicace de la basilique du martyr Adrien et il faudra attendre le pontificat du pape Serge I° (687-701) pour trouver une trace incontestable de la célébration de la Nativité de la sainte Vierge où le Pape, en sandales, faisait procession de la basilique Saint-Adrien à celle de Sainte-Marie-Majeure.  

C’était un 8 septembre Il y a plus de 100 ans :

 le 8 septembre 1914 : le miracle de la Marne

   

Certains historiens parlent de l’événement militaire du 8 septembre 1914 comme d’un « miracle », toujours entre guillemets, ou du « petit miracle ». Lequel « miracle » entre guillemets ils attribuent à diverses causes, mais jamais à Celle qui seule pouvait accomplir un (vrai) miracle, et qui l’a fait : la Sainte Vierge.

Le Courrier de la Manche, le 9 janvier 917, avait compilé plusieurs témoignages.

« Un prêtre allemand, blessé et fait prisonnier à la bataille de la Marne, est mort dans une ambulance française où se trouvaient des religieuses. Il leur a dit : “Comme soldat, je devrais garder le silence ; comme prêtre, je crois devoir dire ce que j’ai vu. Pendant la bataille, nous étions surpris d’être refoulés car nous étions légion comparés aux Français, et nous comptions bien arriver à Paris. Mais nous vîmes la Sainte Vierge toute habillée de blanc, avec une ceinture bleue, inclinée vers Paris… Elle nous tournait le dos et, de la main droite, semblait nous repousser.” »

Un officier allemand : « Si j’étais sur le front, je serais fusillé, car défense a été faite de raconter, sous peine de mort ce que je vais vous dire : vous avez été étonnés de notre recul si subit quand nous sommes arrivés aux portes de Paris. Nous n’avons pas pu aller plus loin,  une Vierge se tenait devant nous, les bras étendus, nous poussant chaque fois que nous avions l’ordre d’avancer. Pendant plusieurs jours nous ne savions pas si c’était une de vos saintes nationales, Geneviève ou Jeanne d’Arc. Après, nous avons compris que c’était la Sainte Vierge qui nous clouait sur place. Le 8 septembre, Elle nous repoussa avec tant de force, que tous, comme un seul homme, nous nous sommes enfuis. Ce que je vous dis, vous l’entendrez sans doute redire plus tard, car nous sommes peut-être 100.000 hommes qui l’avons vue. »

Deux officiers allemands blessés sont accompagnés par une infirmière. Entrés à l’hôpital, ils aperçoivent une statue de la Vierge de Lourdes et l’un d’eux s’écrie : « Die Frau von der Marne ! » (Oh ! La Vierge de la Marne !). Son compagnon lui désigna l’infirmière afin qu’il se taise car elle les écoutait. Elle tenta vainement de les faire parler.

Une religieuse qui soignait des blessés à Issy-les-Moulineaux :

« C’était après la bataille de la Marne. Parmi les blessés soignés à l’ambulance d’Issy, se trouvait un Allemand très grièvement atteint et jugé perdu. Grâce aux soins qui lui furent prodigués, il vécut encore plus d’un mois. Il était catholique et témoignait de grands sentiments de foi. Les infirmiers étaient tous prêtres. Il reçut les secours de la religion et ne savait comment témoigner sa gratitude. Il disait souvent : “Je voudrais faire quelque chose pour vous remercier.” Enfin, le jour où il reçut l’extrême-onction, il dit aux infirmiers : “Vous m’avez soigné avec beaucoup de charité, je veux faire quelque chose pour vous en vous racontant ce qui n’est pas à notre avantage mais qui vous fera plaisir. Je payerai ainsi un peu ma dette. Si j’étais sur le front, je serais fusillé car défense a été faite d’en parler. » Et il parla de cette visite de la Vierge qui épouvanta les soldats allemands et provoqua leur fuite.

Dans une ambulance, un soldat allemand dit à la religieuse française qui le soignait :

— Ma sœur, c’est fini, bientôt je serai mort. Je voudrais vous remercier de m’avoir si bien soigné, moi un ennemi. Alors je vais vous dire une chose qui vous fera grand plaisir. En ce moment, nous avançons beaucoup en France mais, malgré tout, à la fin c’est votre pays qui gagnera.

— Comment le savez-vous ?

 À la bataille de la Marne, nous avons vu la Sainte Vierge nous repousser. Elle vous protège contre nous. Les officiers nous ont défendu, sous peine de mort, de parler de cette vision. Mais maintenant je suis fini. Quand je serai mort vous pourrez raconter la chose, pourvu que vous ne me nommiez pas.

Témoignage d’un Allemand sur la bataille de l’Ourcq :

« Pendant plusieurs jours, toute notre division a vu devant elle, dans le ciel, une Dame blanche avec une ceinture bleue flottant et un voile blanc. Elle nous tournait le dos et nous effrayait beaucoup. Le 5 septembre 1914, nous avons reçu l’ordre d’avancer et nous avons essayé de le faire : mais la Dame a paru tellement éblouissante et nous repoussait de ses deux mains de façon si terrifiante que nous nous sommes tous enfuis. »

Témoignage d’un soldat, à Liège, après l’armistice :

« Oh ! dès le commencement de la guerre je savais bien qu’à la fin nous serions battus. Je peux bien vous dire ça car je sais bien que vous ne le répéterez pas à nos officiers. À la première bataille de la Marne, nous avions devant nous, dans le ciel, une Dame blanche qui nous tournait le dos et nous repoussait de ses deux mains. Malgré nous, nous étions pris de panique, nous ne pouvions plus avancer. Trois de nos divisions au moins ont vu cette apparition. C’était sûrement la Sainte Vierge !  À un moment, Elle nous a tellement épouvantés que nous nous sommes tous enfuis, les officiers comme les autres. Seulement, le lendemain ils ont défendu d’en parler sous peine de mort : si toute l’armée l’avait su, elle aurait été démoralisée. Pour nous, nous n’avions plus le cœur à nous battre puisque Dieu était contre nous. C’était sûr qu’on allait à la mort pour rien mais il fallait bien marcher quand même. Nous ne pouvions pas faire autrement. C’est dur la guerre ! »

A Saint-Germain-en-Laye, près de la terrasse du château, il y a un chêne qui abrite une statue de la Vierge appelée Notre Dame des Anglais, parce que Jacques II Stuart, roi d’Angleterre, exilé en 1668 au château de Saint-Germain où il mourut en 1701, aimait prier devant une statue de la Vierge, placée sur un chêne près de la terrasse. La statue, et sans doute l’arbre, ont changé, mais la dévotion demeure.

En septembre 1914, lors de la bataille de la Marne, cette Vierge fut l’objet de ferventes prières et supplications pour demander l’arrêt des armées allemandes qui menaçaient Paris. Une plaque commémorative de la Victoire de la Marne, le 8 septembre, jour de la Nativité de Marie, à été placée sous la niche en gage de reconnaissance.

  • L’apparition du 8 septembre 1914 à Versailles

[Les apparitions « musclées » de la Sainte Vierge dans les guerres ne sont pas rares. On connaît par exemple celle du 7 août 626 à Byzance, qui fut à l’origine de l’hymne acathiste, ou celle de 1655 à Czestochowa, quand l’armée suédoise qui ravageait la Pologne, après avoir assiégé le monastère pendant 40 jours, décampa le lendemain de Noël, ce qui fut le prélude de la libération du pays. J’avais aussi évoqué cette apparition en 1900 lors de la guerre des Boxers en Chine.]

Sources