EXPOSITION A VERSAILLES « LES ANIMAUX DU ROI »

« Les animaux du roi », une exposition sur l’impressionnant bestiaire du château de Versailles

Exposition à découvrir jusqu’au 13 février 2022. Près de 300 œuvres pour retrouver l’impressionnant bestiaire constitué des milliers d’animaux qui peuplaient le château de Versailles.

Dès la construction du château sous Louis XIV, le roi fait construire une ménagerie, aujourd’hui disparue, où les animaux les plus rares côtoient les plus exotiques. Une extraordinaire collection qui faisait la fierté du monarque.

L’exposition

L’exposition s’attache à décrire le lien qu’entretenait la Cour de Versailles avec les animaux, qu’ils soient dit « de compagnie » (chiens, chats, oiseaux notamment), exotiques ou « sauvages ». Le château de Versailles, sous le règne de Louis XIV, ne peut s’étudier sans la Ménagerie royale, que le Roi Soleil fait aménager à proximité du Grand Canal. S’y côtoient les animaux les plus rares et les plus exotiques – du coati au couagga, du casoar à la grue couronnée (surnommé « l’oiseau royal ») – formant une extraordinaire collection dont le roi ne cesse de s’enorgueillir. 

Les animaux de la Ménagerie constituent d’ailleurs une formidable inspiration pour les artistes de l’époque ; ils serviront à Claude Perrault pour son Histoire naturelle, mais aussi aux dissections menées dans le cadre de l’Académie royale des Sciences, puis aux naturalisations menées pour Louis XV et Louis XVI.

À l’animal collectionné et étudié se mêle la symbolique animale dans la représentation du pouvoir : l’exposition décrit en effet le lien entre la fabrique du pouvoir à Versailles – et ce dès la construction même du château à l’emplacement d’un ancien relais de chasse de Louis XIII – et la symbolique animale.

Vue et perspective du Salon de la Ménagerie, par Jean-François Daumont © château de Versailles Le lien vers le site collection

Une place est accordée, dans l’exposition, à la pratique quotidienne de la chasse : activité du roi de guerre en temps de paix, la chasse est perçue comme un entraînement et une manifestation de puissance. Cette pratique trouve à ce titre une place de choix dans l’iconographie royale.

La mort d’un chevreuil, par Alexandre-François Desportes © château de Versailles Le lien vers le site collection

L’exposition a pour ambition de faire revivre ce bestiaire de Versailles, et de faire redécouvrir les hauts lieux de la vie animale du domaine. En effet, la nature symbolique et politique de l’animal se lit aussi dans les décors mêmes du château. Sa nature symbolique, notamment inspirée des histoires naturelles antiques et médiévales, revêt à Versailles une dimension nouvelle, employée à grande échelle.

Aux décors intérieurs de la Ménagerie aujourd’hui disparue – notamment ceux peints par Nicasius Bernaerts – s’ajoutent les célèbres sculptures des jardins, comme celles du Bassin de Latone ou du bosquet du Labyrinthe. Ce dernier, aujourd’hui disparu, était à ce titre constitué de pas moins de 300 animaux de plomb, réunis autour d’une mise en scène de la Fable antique d’Esope, traduisant une vision du monde où l’animal est chargé d’exprimer un discours politique, souvent moralisateur, toujours pédagogique. L’exposition présentera à ce titre trente-sept sculptures rescapées de ce bosquet disparu.

Deux espaces disparus sont évoqués dans l’exposition : la Ménagerie royale, et le bosquet du Labyrinthe. Véritables joyaux des jardins de Louis XIV, ces deux espaces sont aujourd’hui connus grâce aux dessins, peintures et témoignages de l’époque.
Vue de l’entrée du bosquet du Labyrinthe avec des nymphes et des amours
prenant des oiseaux dans leurs filets, par Jean Cotelle © château de Versailles Le lien vers le site collection

Le labyrinthe disparu

Les animaux eux-mêmes reviendront en foule à Versailles, car ils n’ont pas disparu sans laisser de traces : les meilleurs peintres du Roi, de Bernaerts, Boel et Le Brun à Desportes et Oudry, nombreux sont les artistes ayant réalisé des portraits de ces animaux exotiques, sauvages et familiers. Au-delà des peintures, on découvrira des portraits tissés à la Manufacture des Gobelins, mais aussi des animaux disséqués, gravés, puis naturalisés à l’Académie des Sciences et au Jardin du Roi, aujourd’hui Muséum national d’Histoire naturelle. On découvrira ainsi l’éléphante naturalisée de Louis XV, offerte par Napoléon au Muséum de Pavie, mais aussi le squelette du premier éléphant de Versailles, une éléphante offerte à Louis XIV par le roi du Portugal, et qui vécu treize années à Versailles.

L’exposition s’attardera sur la place et le rôle de l’animal de compagnie à la Cour, de la famille royale aux courtisans. Partout présents, les animaux de compagnie emplissaient et animaient les appartements royaux, agrémentant le quotidien des enfants et des adultes, comme le montrent de nombreux portraits. On note que parmi les souverains, nombreux sont ceux qui ont choisi de s’entourer de leurs animaux de prédilection, comme Marie Lesczcynska, épouse de Louis XV.

Cette attention de la cour pour le monde animal a permis l’émergence d’une sensibilité animale, à l’opposé de l’idée des animaux-machines propres à la théorie cartésienne, un engouement notamment porté par Madame Palatine et, plus tard, par Madame de Pompadour.

La Princesse Palatine, protectrice des animaux

Exposition organisée avec la collaboration exceptionnelle du musée du Louvre.

https:// www.chateauversailles.fr/actualites/expositions/animaux-roi

LA SOIERIE LYONNAISE

Maison des canuts: la prestigieuse histoire de la soierie lyonnaise

La soierie a fait les beaux jours de Lyon, depuis la Renaissance jusqu’à l’arrivée des tissus synthétiques. Cette histoire fondatrice de l’identité lyonnaise est évoquée à la Maison des canuts. Le point fort de ce musée : des démonstrations sur des métiers à tisser anciens. Par Jeanne Palay – 02 nov. 2021 à 13:00 – Temps de lecture : 3 min |  |  Vu 3672 fois

L’histoire commence en 1536. Quand François Ier décide de faire de Lyon la seule ville habilitée à entreposer de la soie. Ce qui lance le tissage dans la ville.

Découverte en Chine, la fabrication de fil de soie à partir du cocon de ver à soie est une activité prestigieuse. La soie est en effet une matière noble, réservée aux grands de ce monde.

Le Roi soleil aime la soie

L’industrie soyeuse se développe rapidement à Lyon. Réputée pour sa beauté, sa complexité et sa qualité.

Le règne de Louis XIV représente l’une des périodes les plus fastes. Le roi passe beaucoup de commandes, à la fois pour l’habillement et l’ameublement.

Les cours européennes se mettent au diapason. Frédéric II de Prusse fait partie des clients les plus importants. Ainsi que Catherine II de Russie. Les nobles de l’Europe entière copient également ce qu’ils voient au château de Versailles.

Lyon tisse pour l’Europe entière

La Révolution ralentit la production. Forcément : les principaux clients sont guillotinés !

Mais Napoléon relance la soierie. Il décide que toute personne travaillant pour la France à l’étranger doit s’habiller uniquement avec de la soie tissée à Lyon. La ville fournit alors l’Europe entière, et même les États-Unis !

Puis la soierie continue de se développer au XIXe siècle. Elle représente les trois-quarts de l’activité économique de Lyon à cette époque.

https://www.youtube.com/watch?v=uxetfzGT1x

La révolte des canuts

Le terme “canut” apparaît au XIXe siècle. Il viendrait de “canette”, la bobine utilisée dans la navette du tisseur.

Les canuts sont installés dans le vieux Lyon. Mais comme leur nombre augmente, ils s’installent ailleurs. Notamment sur la colline de la Croix-Rousse.

Le canut travaille à domicile en famille, il est propriétaire de son outil de travail. Il est payé en fonction de ce qu’il produit. De la complexité des motifs, du nombre de défauts…

Au début du XIXe siècle, les canuts demandent un tarif minimum. Un accord est trouvé avec les Soyeux (industriels de la soie) en 1831. Mais le roi Louis-Philippe casse la décision. Les canuts descendent alors dans la rue. Ils prennent l’Hôtel de ville, mais n’obtiennent pas gain de cause.

La deuxième révolte des canuts, en 1834, est violemment réprimée.

Haute couture et fibres techniques

L’arrivée des tissus synthétiques au XXe siècle met à mal la soierie lyonnaise. Aujourd’hui, l’activité est restreinte à la haute couture, la restauration de tissus anciens, et la création de fibres techniques.

Lyon reste néanmoins la première ville textile de France. Avec environ 30 000 employés.

Des tissus fabriqués sur place

La Maison des canuts fait revivre cette histoire qui a tissé l’identité lyonnaise. Ce musée implanté sur la Croix-Rousse présente le matériel de la soierie. Avec notamment des démonstrations de tissage sur un ancien métier à bras.

Sont aussi évoqués les origines de la soie, l’histoire de la soierie lyonnaise, le cycle du ver à soie…

https://francenewslive.com/la-prestigieuse-histoire-de-la-soie-de-lyon/461944

Une boutique permet d’acquérir de beaux objets en soie, fabriqués sur place. Qui ne sont plus réservés aux rois aujourd’hui !

Source : https://leprogres.fr/magazine-tourisme-et patrimoine

https://francenewslive.com/la-prestigieuse-histoire-de-la-soie-de-lyon/461944/

Vente aux enchères de 2 bracelets en diamants

Les sulfureux bracelets en diamants de Marie-Antoinette aux enchères

Deux bracelets en diamants de l’épouse de Louis XVI sont mis aux enchères par Christie’s. Au-delà des millions d’euros que ces bijoux devraient atteindre, leur histoire est rocambolesque.

Par Le Dauphiné Libéré – 06 nov. 2021  |

Les deux bracelets en diamant de la reine Marie-Antoinette font 18,7 cm de long chacun. Photo CHRISTIES

Elle les désirait au point de s’endetter. Les deux bracelets en diamant de Marie-Antoinette, épouse de Louis XVI, sont mis aux enchères par la maison Christie’s, à Genève, mardi prochain. Ces bijoux, comprenant 140 à 150 carats de diamants, ont une histoire qui est loin d’être simple.

Marie-Antoinette emprunte pour les acheter

Marie-Antoinette, née en 1755, est princesse autrichienne et épouse du roi Louis XVI. La reine de France, très décriée, est connue entre autres pour être dépensière. En 1776, elle achète ces bracelets à son joaillier, Charles Auguste Boehmer, pour 250 000 livres (équivalant à 4 million d’euros aujourd’hui). Un achat qui lui est même reproché par sa mère, l’impératrice Marie-Thérèse d’Autriche, dans une lettre datée du 2 septembre 1776 : « J’ai appris que vous aviez acheté des bracelets pour 250 000 livres et que cela a déstabilisé vos finances. »

Les diamants sont conservés dans un boîtier avec la mention « Bracelet de la Reine Marie-Antoinette ». Photo CHRISTIES

En effet, la reine voulait tellement ces bracelets qu’elle a dû vendre certaines de ses pierres précieuses dans l’urgence, donc à un prix plus bas que la moyenne. En outre, elle a emprunté 29 000 livres à son mari, Louis XVI, comme le révèlent les livres de comptes de 1777, aux Archives nationales. On retrouve ces bijoux, parmi ses favoris, sur un portrait officiel de la souveraine et de ses enfants. 

Les bijoux cachés de la reine

En 1789, la Révolution explose. La famille royale quitte de force le château de Versailles le 6 octobre 1789 pour le Palais des Tuileries à Paris. Une monarchie constitutionnelle est instaurée, mais c’est un échec. En janvier 1791, Marie-Antoinette cache ses bijoux les plus précieux dans un coffre en bois, qui sera envoyé au comte de Mercy-Argenteau, ex-ambassadeur d’Autriche, à Bruxelles (alors autrichienne). Florimond de Mercy-Argenteau a quitté Paris en 1789, mais a toujours entretenu une correspondance avec la reine. Il conserve le coffre intact.

A gauche, Marie-Antoinette et ses bracelets, à droite sa fille, Marie-Thérèse de France, avec les mêmes bracelets. Peintures : « Marie-Antoinette, reine de France, et deux de ses enfants dans le parc du Trianon », Adolf Ulrik Wertmüller / « Marie-Thérèse-Charlotte de France, duchesse d’Angoulême, dite Madame Royale (1778-1851) », Baron Antoine-Jean Gros

Marie-Antoinette est décapitée le 16 octobre 1793. Quatre mois plus tard, l’empereur des Romains François II, neveu de la reine défunte, ordonne l’ouverture du coffre et l’inventaire de son contenu : un médaillon « entouré de 19 gros diamants », douze gerbes en diamant, une montre sertie de nombreux diamants… Le 6e article répertorié est « une paire de bracelets dont les deux barrettes sont composées de 3 diamants dont un gros au milieu, les deux barrettes servant de fermeture sont composées de 4 diamants chaque et 96 chatons » (les chatons, en bijouterie, sont les bases qui accueillent une pierre précieuse. On y met des « griffes » pour sertir les pierres).

Un lourd passé en héritage

Les bijoux ont ensuite été conservés à Vienne, afin de les remettre un jour à la fille de Marie-Antoinette, Marie-Thérèse Charlotte de France, seule rescapée royale de la Révolution. Elle les récupère à son arrivée en Autriche, après un échange de prisonniers, fin 1795. 

Marie-Thérèse n’a jamais eu d’enfants. Elle a légué ses bijoux à son neveu et à ses deux nièces : le comte de Chambord, la comtesse de Chambord et la duchesse de Parme. Cette dernière a hérité des bracelets, qu’elle a transmis à son fils, Robert, duc de Parme. Ils sont restés la propriété de cette famille depuis.

« C’est un miracle que ces bracelets soient restés intacts, explique Jean-Marc Lunel, expert en bijoux chez Christie’s. Ils auraient pu connaître le même sort que beaucoup d’autres bijoux royaux, décomposés pour être revendus ou transformés. » Les bracelets sont estimés entre 1,9 et 3,8 millions d’euros. Mais le jeu des enchères et l’intérêt des collectionneurs pour ce qui appartenait à Marie-Antoinette pourraient faire envoler le prix.

Les deux bracelets en diamants ayant appartenu à la reine de France, Marie-Antoinette, ont été vendus au bout de 5 minutes aux enchères en Suisse pour plus de 8 millions de dollars, soit 7 millions d’euros,

Un serviteur de la monarchie qui disparaît

17 juin 2020

Il y a des êtres que l’on aimerait voir immortels. Tel est le cas de Jean Raspail qui vient de rejoindre la maison du Père samedi 13 juin 2020. Il incarnait le modèle de la tradition française autant par son œuvre littéraire couronnée du Grand Prix du roman de l’Académie française que par la manière dont il avait mené sa vie avec panache. Pensons à ses explorations et notamment sa belle et courageuse expédition dans l’ancienne Louisiane française quand la France était fière d’apporter la civilisation au-delà des mers, relatée dans En canot sur les chemins du Roi. S’il défendait la tradition française par ses écrits (romans, récits et articles),  il était aussi de tous les bons combats quand Dieu ou la France étaient attaqués. Avec Jean Raspail, il n’y avait pas de transaction si l’honneur du pays était engagé. Autant dire que ces dernières années, avec la trahison de ceux – si  nombreux pour le malheur du Pays-  qui préfèrent le reniement à la grandeur, la soumission au combat, il n’était pas vraiment heureux de ce qu’il voyait autour de lui. La France qui se défaisait n’était pas celle qu’il aimait.  Elle le menait parfois au pessimisme.

Au contraire Jean Raspail se sentait bien avec les héros de toujours, les chevaliers du Moyen-âge, les grands chefs comme Turenne, Condé ou Charette. Et avec les Rois de France à qui il a rendu un vibrant hommage dans son roman Sire et en s’engageant pour les célébrations du bicentenaire de l’assassinat de Louis XVI (1993) qui ont dû beaucoup à sa notoriété et à son énergie. Toujours chantre de la tradition française faite d’honneur, de gloire et d’abnégation.

Mais peut-être fut-il aussi plus encore pour notre famille de pensée, celle du royalisme. En effet  à la fin des années 1980 il a bien connu le Prince Alphonse rencontré lors de plusieurs manifestations. Il a pu en faire notamment un beau portrait : « « Dès que j’ai eu l’honneur et le bonheur de faire la connaissance de Mgr le duc d’Anjou, puis de l’approcher et de m’entretenir longuement avec lui en différentes circonstances, j’ai immédiatement su et compris qu’il existait quelque chose de sacré dans sa personne, toute de lumineuse simplicité.

(…) C’est vrai que le duc d’Anjou [Alphonse] n’avait pas le pouvoir. Mais j’ai la conviction qu’il était dépositaire d’une parcelle de divin. Ce n’est que cela et rien de plus, la légitimité »[1]  

Ses rencontres avec le Prince Alphonse avaient permis à Jean Raspail de comprendre que le royalisme n’était pas mort en France et, après 1989, il aurait aimé tenir pour le jeune Prince Louis, le rôle qui fut, au siècle précédent, celui de Chateaubriand vis-à-vis du Comte de Chambord. La célèbre formule du poète à la Duchesse de Berry « votre fils est mon roi » était de celles qui parlaient à Jean Raspail. Les époques ne se ressemblent pas, et  cet hommage se traduisit notamment dans le roman Sire. Il fut écrit en pensant au Prince Louis qui servit de modèle au Prince Philippe du roman. Le héros jeune et pur reconquérant son royaume à cheval. C’est du moins ce que pensèrent ceux qui, à l’époque, croisèrent l’écrivain et le Prince.

Déçu par le présent mais plein d’espérance pour le futur, Jean Raspail, attendait un renouveau de la France. Renouveau passant par Reims et Saint-Denis les deux pôles de la royauté, fille aînée de l’Eglise… là où tout s’est toujours joué. Le Sacre et la permanence. Mais ces deux villes attendent encore la nouvelle Jeanne d’Arc qui ramènera le roi puisque le roi ne meurt jamais en France et qu’il suffit de le remettre dans la lumière. Dans cette attente, Jean Raspail, s’était mis en embuscade pour pouvoir la rejoindre dès que son étendard paraitrait. Il avait pour cela le royaume de Patagonie dont il avait relevé le drapeau pour la plus grande joie de tous ses amis. Ceux-ci sont nombreux et, de même que pour eux, Antoine de Tounens était devenu un symbole immortel, Jean Raspail, sera l’immortel de notre génération qui a tant besoin de modèles pour les maintenir dans les voies de l’espérance et de l’honneur d’être Français.

Source : www.legitimite.fr