Et Colbert fonda l’Académie des Sciences

22 décembre 1666

Colbert présente à Louis XIV les membres de l’Académie Royale des sciences en 1667.

Sans cérémonie, ils se sont rassemblés, ce 22 décembre 1666, dans la bibliothèque du Roi (Louis XIV). Des savants illustres, comme Huygens, et d’autres plus obscures. Vingt et un, en tout, pour la première réunion de ce qui ne s’appelle encore que « la Compagnie » ou l' »Assemblée ». Mail il y a déjà là l’embryon d’une future Académie Royale des Sciences, qui structurera et fera briller dans toute l’Europe la science française. Pour l’heure la Compagnie n’a ni lettre patente ni règlement à faire valoir. Le Roi en a voulu ainsi. Ce qui lui évite, persiflent les mauvaises langues, de s’imposer des obligations en particulier financières, à son égard. Nul ne doute, néanmoins, de son entier soutien. Et tous s’en réjouissent…

Pour la gloire de Louis XIV

Dès le début du XVIIe siècle, des premières assemblées savantes ont donc émergé. Ainsi, le père Marin Mersenne, un mathématicien, ouvrit en 1635 une académie au couvent parisien des Minimes, où se discutaient les travaux de Galilée, Descartes, Fermat…. Sa mort, en 1648, interrompit cette première expérience. Une autre assemblée prit le relais, à l’initiative cette fois de l’Abbé Bourdelot, médecin du Prince de Condé. On y croisait Roberval, Gassendi, Pascal… La Fronde y mit fin un an plus tard. D’autres tentatives, aussi éphémères, devaient lui succéder, comme celle de Montmor, en 1657.

Mais ces premières assemblées dépendaient toutes de la générosité d’un mécène. Et le besoin d’une structure plus pérenne se fait sentir. A l’image de la Royal Society, qui apporte en 1660 à l’Angleterre la première institution publique consacrée à la recherche scientifique. Une structure, qui transcende la durée d’existence des ses membres, tout entière dédiée à la recherche du savoir.

Un ancien secrétaire de l’assemblée de Montmor propose en avril 1663 à Colbert, puissant ministre de Louis XIV, un modèle de société savante placée sous la protection du Roi. L’astronome Auzout, qui souhaite obtenir un observatoire, appuie sa requête. « Il y va, Sire, de la gloire de Votre Majesté et de la réputation de la France » écrit-il. Le grand savant hollandais Huyens, invité à s’installer à Paris, se joint au projet d’une Compagnie des sciences et des arts qui réunirait enfin des savants professionnels rémunérés sur le Trésor Royal. Suivi du mathématicien Pierre de Carcavi, fraîchement nommé garde de la bibliothèque du Roi et conseillé du ministre en matière scientifique.

La requête arrive à point. Alors que Louis XIV instaure une monarchie absolue, Colbert comprend que les arts et les sciences doivent contribuer au rayonnement du Roi. Son entourage a déjà préparé le terrain ; le conseiller Chapelin a dressé une listes d’hommes de lettres et de savants dignes de recevoir une gratification royale.

Le conteur Charles Perrault propose, lui, de fonder une académie générale qui rassemblerait toutes les disciplines, des Belles Lettres aux mathématiques. Mais l’Université, le Collège Royal et l’Académie française se pressent d’enterrer l’idée. Colbert tranche alors pour une seule académie des sciences dont la mission serait de répondre aux problèmes technologiques du Royaume et de contribuer à l’accroissement du savoir.

Huygans en sera l’étendard. Ses travaux en mathématiques, son identification des anneaux de Saturne et les perfectionnements qu’il apporte à la lunette astronomique ont assis sa renommée dans toute l’Europe. On met à sa disposition un appartement dans la bibliothèque du Roi et une pension annuelle de 6 000 livres.

Entre mai et juin 1666, six autres savants vont être retenus : Auzout, de Carcavi, Buot, de Roberval, de Bessy et l’Abbé Picard. Ils forment la section des sciences mathématiques, qui comprend l’a géométrie et l’astronomie. En octobre, les membres de la section de Physique, c’est à dire les sciences expérimentales, sont choisis à leur tour. ET le 22 décembre 1666, ils décident de se réunir deux fois par semaine, le mercredi pour les mathématiques et le samedi pour la physique. Au nom de l’unité du savoir, il est convenu qu’ils assisteront tous à toutes les réunions de Carcavi servant d’intermédiaire avec le ministre…

Reste à lui donner les moyens de ses ambitions. Un laboratoire de chimie est installé à côté de la bibliothèque du Roi et un Observatoire est construit dans le sud de Paris, où est dessiné, en juin 1667 sur une pierre, le méridien qui servira de référence pour la France…

L’académie devra toutefois attendre 1699 pour obtenir le règlement qui fera d’elle une institution officielle : l’Académie Royale des Sciences. Elle sera entre-temps devenue l’un des principaux pôle savant de toute l’Europe. Position qu’elle gardera pendant trois siècles, traversant sans grand dommage les péripéties de l’histoire.

Source : Sciences et Vie.

L’Armée de Louis XIV et de Louis XV

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Conférence

L’Armée de Louis XIV et de Louis XV

par Monsieur Jean-Pierre BOIS

agrégé d’histoire, docteur ès lettres.

Le samedi 26 novembre 2016 à 14h15

Nous avons écouté avec énormément d’intérêt la conférence du Professeur Jean Pierre BOIS sur les armées de Louis XIV et de Louis XV. Nous avons passé un moment agréable au cœur de l’Histoire de France. C’est un sujet passionnant, très bien décrit avec beaucoup de détails savoureux par l’orateur.

 Nous vous indiquons ci dessous le détail de son œuvre :

  • Les Vieux, Fayard, 1989

  • Les anciens soldats dans la société française au XVIIIe siècle, Économica, 1990

  • Histoire des 14 juillet 1789-1919, Ouest-France, 1991

  • Maurice de Saxe, Fayard, 1992

  • Les Guerres en Europe, 1494-1792, Belin, 1993

  • Bugeaud, Fayard, 1997

  • Fontenoy 1745, Économica, 1996

  • Louis XV arbitre de l’Europe, 1999

  • L’Europe à l’époque moderne, Armand Colin, 1999

  • De la paix des rois à l’ordre des empereurs. 1714-1815, Nouvelle Histoire des relations internationales, tome 3, Seuil, 2003 prix de Loire Atlantique décerné par l’Académie littéraire de Bretagne et des Pays de la Loire

  • Dumouriez : Héros et proscrit, Perrin, 2005

  • Don Juan d’Autriche, Tallandier, 2008

  • La Fayette, Perrin, 2015.

  • La Paix, histoire politique et militaire.  Perrin 2012

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La présidentielle est un spectacle de gladiateurs » interview du Docteur Philippe PICHOT BRAVARD par le Rouge et le Noir


pichot-bravardPhilippe Pichot-Bravard : « Les Français sont des orphelins de Saint Louis »

Source : https://www.lerougeetlenoir.org

R&N : La pensée unique interdit de débattre des grandes questions…

Philippe Pichot-Bravard : Aujourd’hui, il est permis de débattre sur les questions secondaires, sur les questions purement techniques, sur les aspects accessoires des grandes questions. Il est interdit de discuter des grandes questions elles-mêmes. Ainsi, dans une ville, il est permis de se demander si la nouvelle mosquée aura deux ou trois mille places, si elle sera construite dans tel quartier de la ville ou dans tel autre ; il est même permis de discuter sur la couleur de ses murs, blanc ou vert ; mais il est interdit de discuter du bien-fondé de la construction d’une mosquée dans la ville, car si vous vous y risquiez, l’étiquette infamante d’« islamophobe » vous exposerait immédiatement au pilori médiatique.
Au cours de la prochaine élection présidentielle, il sera interdit de discuter la pertinence de la politique migratoire. Il sera interdit de contester l’esprit de mai 1968 et les réformes qu’il a inspirées, notamment la récente loi Taubira dénaturant le mariage. Il sera interdit de remettre en cause l’avortement et son remboursement intégral par la sécurité sociale. Il sera interdit de discuter du bien-fondé de la politique commerciale de libre-échange. Il sera interdit de douter des bienfaits de la monnaie unique. Il sera interdit de critiquer l’Union européenne et son oligarchie bureaucratique si sensible aux arguments des groupes de pression, des entreprises multinationales et des grandes banques. Il sera interdit de réclamer la suppression des subventions versées aux associations idéologiques de copains.
En réalité, il n’y aura pas de débat parce que la puissance souveraine a été transférée à des instances supranationales, parce que la pensée est emprisonnée dans un carcan idéologique, parce que les dés sont pipés de sorte à porter à la tête de l’État le candidat préalablement choisi par les forces oligarchiques qui sont les véritables maîtres de notre pays.

R&N : Pouvez-vous nous donner un exemple ?

Philippe Pichot-Bravard : Illustration de cette absence de véritable débat ? Au printemps dernier, le Parlement, avec une discrétion remarquable a voté une loi permettant au Conseil Supérieur de l’Audiovisuel de mesurer les temps de parole des candidats à l’élection présidentielle non pas de manière égale mais en fonction du résultat obtenu par ces candidats lors de la dernière élection et de la cote que leur attribuent discrétionnairement les instituts de sondage.
Ainsi, la compétition est légalement verrouillée ; seuls les quatre ou cinq candidats présentés par les « grands partis » pourront se faire entendre à la télévision et à la radio. Les autres ne pourront qu’essayer de contourner l’obstacle au moyen d’Internet, sans pouvoir d’ailleurs échapper, au pilonnage de sondages, dont le rôle principal est de conditionner les électeurs et de canaliser leur choix vers ceux qu’ils leur désignent comme « favoris ». Cette loi illustre à quel point la démocratie française est un trompe-l’œil qui maquille de plus en plus mal la réalité oligarchique de notre gouvernement.

R&N : Les Français ne demeurent-ils pas attachés au pouvoir de choisir le chef de l’État  ?

Philippe Pichot-Bravard : Les Français demeurent en effet attachés au pouvoir qui leur a été donné en 1962 de choisir le chef de l’État. Pourtant, ce pouvoir est un leurre. Aujourd’hui le pouvoir n’est plus exercé par la présidence de la République et par le Parlement mais par des instances supranationales, comme le groupe Bilderberg ou la Commission Trilatérale, fondée en 1973 par Rockefeller et Kissinger, véritable parlement oligarchique, composé d’hommes politiques, de grands patrons, de financiers de haut vol, cooptés, qui, deux fois l’an, se réunit pour déterminer les grandes axes de la « gouvernance mondiale ». Le président du Conseil européen dut ainsi subir de la part de cette commission un véritable entretien d’embauche avant d’être nommé. « Ce sont eux qui nous gouvernent », confia un jour à Philippe de Villiers le Premier Ministre François Fillon (Le Moment est venu de vous dire ce que j’ai vu, p. 322). Et Villiers d’ajouter : « En 2015, Alain Juppé a été agréé au Bilderberg qui s’est réuni en Autriche » (p. 323).
Le scénario de l’élection de 2017 est donc écrit. Les journalistes aux ordres et les instituts de sondage sont là pour guider, par leurs chiffres trafiqués et leurs commentaires, le vote des Français. Et chacun aura remarqué à quel point ils sont complaisants avec Alain Juppé, une complaisance dont l’ampleur n’a d’égale que le passif politique de l’ancien ministre des affaires étrangères (Rwanda, 1994 ; Libye, 2011). En janvier 2012, la décision des agences de cotation de dégrader la note de la France manifestait la volonté des milieux financiers d’affaiblir la candidature de Nicolas Sarkozy au profit de celle de François Hollande. Au même moment, le système médiatique s’acharnait sur le même Nicolas Sarkozy de manière aussi outrée qu’il l’avait porté aux nues en 2007. Il est très rare que le système oligarchique n’atteigne pas son objectif.

R&N : Existe-t-il une alternative bénéfique à la Cinquième République  ?

Philippe Pichot-Bravard : La France traverse aujourd’hui une crise de régime. Les institutions de la cinquième République, à force d’avoir été déformées, sont complètement usées, ce qui n’a rien d’étonnant : établies dans un contexte particulier, elles ne se sont pas adaptées aux situations nouvelles qui sont apparues. Le personnel politique est lui aussi usé, à bout de souffle, à court d’idées. Et les plus jeunes n’échappent pas à cette usure. Ils sont, au bout de cinq ou dix ans de vie publique encore plus usés que ne l’étaient certains vieux briscards des années quatre-vingts qui avaient quarante ans de carrière derrière eux  ! Ceux qui prétendent nous gouverner n’ont aucune vision, aucune liberté de parole, aucun sens du bien commun. Ils sont le plus souvent très éloignés des réalités de la vie quotidienne. Ils sont incapables d’imaginer les solutions pragmatiques et efficaces qui permettraient de répondre aux besoins réels des Français. Au contraire, trop souvent au cours de ces dernières années, ils ont donné aux Français le sentiment qu’ils les méprisaient. Trop souvent, ils nous ont trompés. Trop souvent, ils nous ont mentis. Ce mensonge généralisé a tué la confiance. Aujourd’hui, en France, plus personne n’a confiance en qui que ce soit. Non seulement le gouvernement est profondément déconsidéré, mais l’opposition l’est presque autant. La majorité des Français n’attendent rien d’elle.
Cette crise de régime suscite depuis quelques années une réflexion constitutionnelle. Certains préconisent une sixième République, laquelle ressusciterait en fait la quatrième dont nous savons à quel point elle fut impuissante à apporter des solutions efficaces aux difficultés que connaissait notre pays. Tout se passe comme si nous n’avions le choix qu’entre une république présidentielle et une république d’assemblée. Or il existe une autre voie possible qui pourrait permettre de porter remède à quelques-uns des maux qui minent notre société : la royauté tempérée, c’est-à-dire une royauté soumise au respect de lois fondamentales. Nous ne devrions pas négliger d’explorer cette possibilité.

R&N : Qu’est-ce qu’un Roi pourrait apporter à la France ?

Philippe Pichot-Bravard :
1-Le Roi incarne le principe de légitimité sans lequel l’autorité est sans cesse exposée à la discussion, à la contestation. Il incarne le principe d’autorité, dont l’absence se fait cruellement sentir. Il incarne un lien de transcendance sans lequel il n’y a pas d’autorité solide. Les Français doivent pouvoir estimer et respecter leur chef d’État. La détestation et le mépris qui entoure la personne du chef de l’État depuis plus de dix ans est gravement dommageable.
2-Le Roi incarne la continuité de l’État. Les gouvernements passent. Le Roi reste. Songez à la Reine Elizabeth qui règne sur le Royaume-Uni depuis plus de soixante-quatre ans. De par cette continuité, sa vision porte beaucoup plus loin, d’autant plus loin qu’il travaille pour la génération qui lui succédera. La royauté permettrait de s’extraire de l’immédiateté médiatique et d’inscrire l’action politique dans la durée.
3- Le Roi incarne l’unité nationale. Contrairement au président de la République qui est tributaire des forces qui l’ont porté à la magistrature suprême, qui ne représente qu’une minorité de Français, le Roi tient sa couronne de l’application mécanique des lois fondamentales de succession. Il est donc indépendant des forces politiques, médiatiques et financières. Contrairement au président de la République, il n’est pas l’homme d’un camp mais l’homme de la Nation toute entière. Il est, au-dessus des intérêts particuliers divergents, qu’il peut arbitrer, le garant du bien commun. Il ordonne les intérêts particuliers à la réalisation du bien commun.
4-Le Roi a pour mission de veiller à la préservation de l’indépendance nationale et à la défense vigilante des intérêts de la Nation. On l’a souvent oublié : les lois fondamentales du royaume avaient jadis pour objet principal de garantir l’indépendance de la Couronne, tant à l’égard des puissances extérieures, qu’à l’égard des intérêts particuliers, des grandes féodalités. Les règles de succession, ainsi que le principe d’inaliénabilité du domaine et les libertés de l’Église gallicane, avaient d’abord pour but de garantir cette indépendance. La monarchie est le régime qui permet le mieux à la France de tenir son rang dans le concert des nations et d’y défendre une vision géopolitique propre, conforme à son histoire et à ses intérêts. Songez au surcroît de prestige et de puissance que la Reine d’Angleterre procure au Royaume-Uni en étant placée à la tête du Commonwealth, en coiffant, outre la couronne d’Angleterre et d’Écosse, les couronnes du Canada, d’Australie et de Nouvelle-Zélande  ! Lorsque l’on sait dans quelles conditions les gouvernements successifs ont, depuis 1990, bradé la souveraineté de la France, l’abandonnant à des institutions supranationales, au mépris de la volonté exprimée par le peuple, lorsque l’on réalise la nullité profonde de la politique étrangère menée par la France depuis plusieurs décennies lorsque l’on mesure l’influence exorbitante, destructrice, des grandes puissances financières, véritables nouvelles féodalités, nous ne pouvons que déplorer amèrement que la France n’ait pas à sa tête un homme indépendant, qui ne tienne son pouvoir de personne ici bas, un homme qui soit le gardien vigilant de la souveraineté française, qui puisse faire obstacle aux abandons de souveraineté, un homme qui confierait le soin de nos relations extérieures à des diplomates chevronnés ayant une vision claire des intérêts géopolitiques en présence, la volonté de faire entendre la voix de la France et non d’être les porte-voix d’intérêts allogènes.
5-Le Roi est le garant de la justice. Autrefois, toute la symbolique royale, toutes les institutions monarchiques étaient imprégnées de cette idée. De la justice qu’il servait, le Roi tirait sa légitimité. La justice nourrissait l’amitié qui le liait à ses peuples. La justice fortifiait la paix civile. Elle en était la condition. De ce devoir de justice, est né au XIIIe et au XIVe siècle, notre État de Justice, lointain ancêtre d’un État de Droit qui n’en est que la pâle copie, un État de Droit qui ne permet pas de faire régner la justice dans la société, qui applique des normes formelles sans se soucier de rechercher la solution la plus équitable, un État de Droit qui, par ailleurs, ne permet pas à la société française de se défendre efficacement contre ceux qui lui font la guerre.
La première mission est de faire régner la justice dans la société. Veiller à préserver les principes de la justice, à assurer l’indépendance effective de la magistrature, notamment des juges nommés au sein du conseil constitutionnel, à faire respecter l’autorité du droit naturel afin que la loi soit toujours juste, et non le caprice de majorités de contrebande, placerait le Roi dans la continuité historique de la mission justicière assumée pendant mille ans par ses ancêtres. Ce faisant, la royauté permettrait de couronner la définition de l’État de Droit en lui donnant la consistance qui lui fait encore défaut, tout en le dépouillant des scories idéologiques qui le défigurent et le privent d’efficacité face aux ennemis de la société.
6-La royauté permettrait ainsi de surmonter la crise de confiance qui affaiblit profondément notre pays depuis plusieurs décennies. Pour rétablir la confiance, il n’y a qu’une seule solution : il faut que ceux qui gouvernent s’appliquent, de manière exemplaire à faire régner dans le pays la justice. Seule une royauté statutaire, indépendante, encadrée par le Droit, ordonnée au règne de la justice, peut y parvenir.
Aujourd’hui, les Français, consciemment ou inconsciemment, sont des orphelins de Saint Louis. Lire la suite…