BENOIT BINET ( – 1695)
Perruquier du Roi Louis XIV
JEAN QUENTIN
Baron de CHAMPLOST (Yonne) (1637 – 1717)
Perruquier du Roi Louis XIV
BENOIT BINET ( – 1695)
Perruquier du Roi Louis XIV 1638 / 1715
Le port de la perruque remonte très loin dans l’histoire, puis qu’elle existe déjà dans l’Antiquité, chez les Grecs, les Romains, et dans l’Egypte ancienne les femmes avaient le crâne rasé, comme Cléopâtre. Louis XIII en raison de sa calvitie l’adopte à la fin de sa vie, son usage va se répandre rapidement à la cour, sauf en la personne du Cardinal de Richelieu, toujours coiffé d’une calotte en satin rouge.
Tout commence pour Benoit BINET, quand Louis XIV tombe malade alors qu’il se trouve à Calais, il est traité pendant 2 mois pour le typhus, par des médecins qui le soignent par ingestion d’antimoine et autres médicaments qui ont raison de la maladie puisqu’il guérit miraculeusement mais en y laissant ses cheveux car devient chauve à 20 ans. Il lui faut d’urgence un perruquier, ce sera M. BINET, qui a déjà pignon sur rue, et qui pour satisfaire le souverain désireux dans un premier temps de montrer les quelques cheveux qui lui restent en les complétant par une perruque, va envoyer des émissaires dans toute la France pour trouver des cheveux de couleur identique au modèle..
Véritable créateur, artiste, il exposait ses plus belles réalisations pour le Roi et pour la Cour, dont la plus célèbre, est celle réalisée spécialement pour le roi lors de la représentation de PHEBUS aux Tuileries en 1662. Certaines étaient tellement extravagantes, qu’on les appelait les « Binettes » perruques d’apparat, démesurées, d’où vient l’expression « avoir une drôle de Binette » expression encore utilisée de nos jours.
Son fils reprend la charge et devient Capitaine de cavalerie, chevalier de Saint Louis, et 1er valet de chambre de Monseigneur le Dauphin. Fortune faite M. BINET put faire construire à Versailles un hôtel particulier revendu plus tard à Madame du BARRY.
Il meurt en 1695 son fils lui succède jusqu’en 1716 date de sa démission.
Par analogie, signification des mots suivants :
BINET : Brûle-bout muni d’une pointe ou de ressorts pour brûler le bout des chandelles
Faire BINER : Brûler les bouts de bougie : Économiser – Épargner
JEAN QUENTIN
( 1637 en Touraine – 1717 à 80 ans)
Officier commensal de la Maison de Louis XIV
Perruquier ordinaire en 1673, Porte-manteau en 1676
1er Barbier en survivance en 1676 puis en titre en 1679
1er Valet de la Garde-robe (2 charges : 1/ 1690 – 1/1697)
Maître d’Hôtel en 1706

Né à la Celle-Saint-Avant en 1637 de René Quentin et d’Antoinette BINET (tante de Benoit BINET) ;
1er Barbier en survivance en 1676 puis en titre en 1679
Il devient Perruquier du Roi en 1673, puis en 1676 1er barbier en survivance des charges que possèdent son frère aîné François Quentin dit « La Vienne », puis en titre en 1679. Les frères acquièrent de nombreuses charges d’ailleurs forts chères, ils étaient considérés comme « officiers de la maison »
Avec sa charge de porte-manteau en 1676, il a le titre d’écuyer et le droit d’entrer à cheval derrière le Roi, de monter à cheval dans la Cour du Louvre, privilège certain qui n’appartient pas à tout le monde, quotidiennement au côté du Roi, qu’il assiste depuis le lever jusqu’au coucher en recueillant le chapeau, les gants la canne, l’épée de sa Majesté et le manteau de parade qui est installé et ôté par le porte-manteau, si le grand maître de la Garde Robe n’est pas présent. De surcroît, il est logé avec toute sa famille à la Cour.
Il va révolutionner les perruques, avant peu esthétiques, mal faites, peu confortables, en inventant la perruque « au métier », industriel en somme puis qu’il faisait passer les cheveux au four en les entourant d’une pâte protectrice, puis il tressait les cheveux sur une coiffe pour les coudre sur un support élastique et léger; ses perruques qui vont s’exporter à l’étranger.
Le Roi ne tarit pas d’éloges et accorde à Jean Quentin le privilège par lettres patentes du 17.10.1675 octroyant « droits et privilège de faire par tout le royaume, toutes sortes de perruques au métier », ce qui ne convient pas à la Corporation des barbiers, ni au Parlement qui rechigne à enregistrer le privilège, et refuse plusieurs fois, jusqu’à l’intervention personnelle du Roi en mai 1681.
Les 2 frères vont être anoblis, enrichis.
Jean achète la Terre et la Seigneurie de Villiers-sur-Orge en 1687, et devient Monsieur de Villiers.

Il est anobli avec le titre de Chevalier en Août 1693, et acquière en 1702 la terre et la baronnie de Champlost, devenant ainsi Baron de Champlost, Seigneur de Villiers-sur-Orge, Mercy, Le Bois de la Raye, Vachy… Demeure qui restera dans la famille jusqu’en 1830, elle fut par la suite démontée, démolie, et servit de carrière aux habitants des environs. De nos jours il n’en reste plus rien.

De son union en 1676 avec Marie Angélique POISSON, de vingt sa cadette, 1ère femme de chambre de Marie Adelaïde de Savoie, future Duchesse de Bourgogne, et Dauphine de France en 1711, il eut de nombreux enfants dont : ses fils Jean et Louis devinrent 1er valet de la garde robe du Roi, Jean épousa Angélique fille de Pierre Le Tessier de Montarsy, secrétaire du Roi et orfèvre bijoutier. Lire la suite…