Un serviteur de la monarchie qui disparaît

17 juin 2020

Il y a des êtres que l’on aimerait voir immortels. Tel est le cas de Jean Raspail qui vient de rejoindre la maison du Père samedi 13 juin 2020. Il incarnait le modèle de la tradition française autant par son œuvre littéraire couronnée du Grand Prix du roman de l’Académie française que par la manière dont il avait mené sa vie avec panache. Pensons à ses explorations et notamment sa belle et courageuse expédition dans l’ancienne Louisiane française quand la France était fière d’apporter la civilisation au-delà des mers, relatée dans En canot sur les chemins du Roi. S’il défendait la tradition française par ses écrits (romans, récits et articles),  il était aussi de tous les bons combats quand Dieu ou la France étaient attaqués. Avec Jean Raspail, il n’y avait pas de transaction si l’honneur du pays était engagé. Autant dire que ces dernières années, avec la trahison de ceux – si  nombreux pour le malheur du Pays-  qui préfèrent le reniement à la grandeur, la soumission au combat, il n’était pas vraiment heureux de ce qu’il voyait autour de lui. La France qui se défaisait n’était pas celle qu’il aimait.  Elle le menait parfois au pessimisme.

Au contraire Jean Raspail se sentait bien avec les héros de toujours, les chevaliers du Moyen-âge, les grands chefs comme Turenne, Condé ou Charette. Et avec les Rois de France à qui il a rendu un vibrant hommage dans son roman Sire et en s’engageant pour les célébrations du bicentenaire de l’assassinat de Louis XVI (1993) qui ont dû beaucoup à sa notoriété et à son énergie. Toujours chantre de la tradition française faite d’honneur, de gloire et d’abnégation.

Mais peut-être fut-il aussi plus encore pour notre famille de pensée, celle du royalisme. En effet  à la fin des années 1980 il a bien connu le Prince Alphonse rencontré lors de plusieurs manifestations. Il a pu en faire notamment un beau portrait : « « Dès que j’ai eu l’honneur et le bonheur de faire la connaissance de Mgr le duc d’Anjou, puis de l’approcher et de m’entretenir longuement avec lui en différentes circonstances, j’ai immédiatement su et compris qu’il existait quelque chose de sacré dans sa personne, toute de lumineuse simplicité.

(…) C’est vrai que le duc d’Anjou [Alphonse] n’avait pas le pouvoir. Mais j’ai la conviction qu’il était dépositaire d’une parcelle de divin. Ce n’est que cela et rien de plus, la légitimité »[1]  

Ses rencontres avec le Prince Alphonse avaient permis à Jean Raspail de comprendre que le royalisme n’était pas mort en France et, après 1989, il aurait aimé tenir pour le jeune Prince Louis, le rôle qui fut, au siècle précédent, celui de Chateaubriand vis-à-vis du Comte de Chambord. La célèbre formule du poète à la Duchesse de Berry « votre fils est mon roi » était de celles qui parlaient à Jean Raspail. Les époques ne se ressemblent pas, et  cet hommage se traduisit notamment dans le roman Sire. Il fut écrit en pensant au Prince Louis qui servit de modèle au Prince Philippe du roman. Le héros jeune et pur reconquérant son royaume à cheval. C’est du moins ce que pensèrent ceux qui, à l’époque, croisèrent l’écrivain et le Prince.

Déçu par le présent mais plein d’espérance pour le futur, Jean Raspail, attendait un renouveau de la France. Renouveau passant par Reims et Saint-Denis les deux pôles de la royauté, fille aînée de l’Eglise… là où tout s’est toujours joué. Le Sacre et la permanence. Mais ces deux villes attendent encore la nouvelle Jeanne d’Arc qui ramènera le roi puisque le roi ne meurt jamais en France et qu’il suffit de le remettre dans la lumière. Dans cette attente, Jean Raspail, s’était mis en embuscade pour pouvoir la rejoindre dès que son étendard paraitrait. Il avait pour cela le royaume de Patagonie dont il avait relevé le drapeau pour la plus grande joie de tous ses amis. Ceux-ci sont nombreux et, de même que pour eux, Antoine de Tounens était devenu un symbole immortel, Jean Raspail, sera l’immortel de notre génération qui a tant besoin de modèles pour les maintenir dans les voies de l’espérance et de l’honneur d’être Français.

Source : www.legitimite.fr

Grande Fête Catholique et Légitimiste 2018

 

Le Samedi 26 Mai 2018 à partir de 11h30

Ecole Saint Jean BOSCO Château de la Ville,

Allée des Platanes 01240 Marlieux

Conférence de Madame Marion SIGAUD

« Le Roi, le Travail, la Révolution. »

VENEZ NOMBREUX APERITIF DANS LE PARC si beau temps

Au choix : Repas tiré du sac ou plateau repas.

Réservation obligatoire avant le 16 Mai 2018

OUVERT à TOUS

Libre Participation pour les frais d’organisation

=> Réservation

TER  POUR ALLER A MARLIEUX

De Perrache   10 H 08  Part Dieu : 10 H 20  arrivée  11 H 09  et retour  Marlieux  16 H 52  OU 17 H 52  arrivée  18 H 39 Part Dieu 18 H 51 Perrache

La gare est à 1 km de l’allée des platanes

=> TER SNCF

=>  Plan d’accès

Grande Fête Catholique et Légitismiste 2015

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Grande Fête Catholique

Légitimiste du Lyonnais

et de la Bourgogne

 

Le Samedi 6 Juin 2015 de 10h00 à 17h00 à Bourg

Château d’Attignat – 01340 Attignat

 

Conférence :

Monsieur Reynald SECHER

« François 1er » 

  

avec la participation de la Chorale « La Joyeuse Garde » qui chante le Roi et nos traditions !

=> Programme détaillé

Compte rendu :

Nous étions réunis pour la cinquième édition de la Grande Fête Catholique et Légitimiste du Lyonnais et de la Bourgogne au Château d’Attignat samedi 6 Juin 2015. Ce n’était pas l’affluence des grands jours mais nous étions heureux de nous retrouver autour du même idéal pour partager un moment de vie entre amis. Nous avons suivi avec intérêt la conférence sur François 1°. Ensuite nous avons pris l’apéritif avant de nous diriger vers la salle réservée aux agapes. Nous sommes passés devant la haie d’honneur de la Cour du Dauphin venue nous faire une démonstration très réussie de danses en costumes d’époque. Le traiteur avait bien fait les choses, les mets étaient délicieux et notre ami viticulteur Monsieur COQUARD nous a pourvu du nectar nécessaire à l’accompagnement des plats. Nos amis de la Joyeuse Garde toujours d’entrain nous ont régalé de vieilles chansons françaises à la mode de l’ancien régime. Les costumes chatoyants nous invitaient à rejoindre le temps de notre glorieux passé. Puis nous avons visité les stands installés pour l’occasion, tous tenus par des fidèles, avant de nous disperser avec regret à la fin de la journée.

Que soient ici remerciées toutes les bonnes volontés qui ont permis ce rassemblement. Nous avons une pensée émue pour notre ami Jean- Jacques DURANCEAU qui a rejoint la maison du Père trois jours seulement après la dernière réunion préparatoire de notre Fête, le mois dernier.

Nous adressons ici un message à nos amis qui n’ont pas pu venir ou qui n’ont pas encore compris l’enjeu que représente ce rassemblement sur la région. Ainsi qu’à ceux qui ont été troublés par des mots d’ordre séditieux, à prendre conscience, de la légèreté de certaines personnes, empêtrées dans leur petit, tout petit, égo. Notre cause mérite mieux. Vive le Roi !

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