Cérémonie du 24 janvier 2009

 

Compte rendu de la visite de son Altesse Royale
le Prince Rémy de Bourbon Parme

Nous avons eu l’honneur de recevoir le Prince Rémy de Bourbon Parme, qui comme chaque année, avec beaucoup de constance et dévouement, représente son Altesse Royale le Prince Louis, Duc d’Anjou, Chef de la Maison de France et la Princesse Marie Marguerite, Duchesse d’Anjou lors des cérémonies de la messe anniversaire de la mort de Louis XVI.


Nous avions rendez vous à l’Eglise Saint Pothin place Edgar Quinet Lyon 6°, ou nous avons retrouvé avec plaisir Monsieur l’Abbé dont vous pourrez suivre l’homélie ci-après. La messe était célébrée en latin. Par un caprice de dernière minute, l’orgue de Saint Pothin n’a pas daigné nous accompagner cette année et nous a privé de la voix de Madame Jacqueline Nicolas qui avait pourtant essayé de l’apprivoiser lors de la répétition… 250 personnes avaient fait le déplacement pour témoigner de leur fidélité au Roi martyr.

Nous nous sommes ensuite rendus à l’Hôtel Mercure rue de Bonnel ou nous étions plus de 60 personnes autour de SAR le Prince Rémy de Bourbon Parme. Le repas était excellent, les tables bien mises, le Président Maître Loïc Bernard nous a gratifiés du discours d’entrée que vous trouverez ci-dessous.

Nous remercions toutes les personnes qui ont contribué au succès de cette journée et en particulier notre Président qui s’est dévoué depuis de nombreux mois pour préparer cette manifestation. Encore une fois Merci et Bravo!


Discours prononcé le 24 Janvier 2009
par SAR le prince Rémy de Bourbon Parme

Dans moins d’une semaine nous commémorerons le 20eme anniversaire la disparition tragique du prince Alphonse.

A ceux qui, comme moi, ont eu la chance de le rencontrer, il laisse un souvenir impérissable.

Je citerai un texte extrait d’une préface du prince Alphonse pour l’ouvrage du baron Pinoteau l’Etat présent de la maison de Bourbon ?

Ce texte qui nous est transmis est on ne peut plus d’actualité.
C’est une pensée d’espoir et de fidélité. C’est un texte dont chacun d’entre nous devrait se souvenir.


Voilà ce qu’il écrivait en substance :


Dans le monde en mouvement qui est le notre, il me semble bon de maintenir au mieux toutes les traditions qui viennent du fond des âges et qui peuvent encore rendre d’excellents services à des sociétés perturbées par tant de maux. Le rôle du chef de maison est tout particulièrement de faire mémoire des gloires d’antan, mais aussi des aïeux qui ont su diriger les nations que Dieu leur avait confiées. ?

Lors d’un discours prononcé au Château de Maupas en 1980, ses paroles peuvent tout aussi bien s’adresser à vous ici présents.

Que donnera le futur? Je n’en sais rien, mais mon devoir est celui de la lignée que je représente. Voilà ce que je ressens à ce sujet et l’ampleur des résultats obtenus par notre commune action est pour l’heure accessoire. Je suis quant à moi disposé à faire tout ce qui est utile dans la mesure de mes moyens qui sont, hélas, limités. Vous pouvez comprendre combien la tâche est difficile pour moi. Le maintien des valeurs essentielles est quand même facilité parce qu’il y a des gens comme vous pour agir et, puisque vous existez, je n’en ai que plus de raisons à continuer mon action. ?

Ce sont des paroles d’espoir que le prince Alphonse a laissé à la postérité, des encouragements pour tous ceux qui comme vous perpétuent la tradition. Elles nous demandent de persévérer malgré tout. Nous ne pouvons que souhaiter que son fils, le prince Louis, puisse s’investir dans cette cause autant que l’a fait son père.

Je vous remercie vous tous organisateurs et participants de maintenir aussi le souvenir des moments graves ou heureux qui ont jalonné notre histoire. C’est notre devoir comme cela l’avait été pour le prince Alphonse.


Je signale à ceux qui se trouveraient à Paris vendredi prochain qu’une messe donnée à la mémoire du Prince Alphonse est organisée par l’Institut de la Maison de Bourbon à 18h30 en l’église de Notre-Dame du Val de Grâce.

Homélie pour la messe à la mémoire du Roi Louis XVI
Et pour la France
Eglise Saint Pothin – Lyon
Le 24 janvier 2009

Monseigneur,
Monsieur le Président du Souvenir Bourbonien en Lyonnais, Forez et Beaujolais
Chers amis,

L’homme qui monte à l’échafaud, en ce sinistre 21 janvier 1793, n’a plus aucune dignité extérieure montrant qu’il est roi de France, fils de Saint Louis, héritier de la plus ancienne et de la plus prestigieuse des familles régnantes d’Europe. Enfermé dans une solitude à laquelle personne ne peut l’arracher, Louis monte les marches avec la seule dignité qui lui reste, une dignité inaliénable : fils de Dieu par son baptême.
Le roi-martyr entre alors dans une communion de souffrance avec toutes les victimes de la Révolution et, par delà cet épisode tragique de notre histoire nationale, toutes les victimes de la barbarie moderne qui sévit dans des tribunaux où l’on a voulu faire taire la voix de Dieu. Ceux qui en 1793 condamnèrent Louis XVI sont les mêmes qui, au nom d’une liberté dévoyée et folle, transforment des êtres humains en chair à canon, en prisonnier faméliques des camps de la mort, en victimes de toutes les tyrannies. La tragédie du 21 janvier 1793 inaugure deux siècles de fureur et de sang, de larmes et de ruines. Une histoire qui est loin d’être achevée si l’on en juge par les drames multiples qui frappent l’humanité : pandémie du sida en Afrique, violences tribales en Irak, islamisme agressif, persécutions anti-chrétiennes en Inde. Et que dire, chers amis, de l’enfance martyrisée, défigurée, vouée aux caprices criminels d’un monde adulte n’ayant plus de repères fondamentaux. La voix du Saint Père s’est élevée dans la nuit de Noël, un cri déchirant afin de briser la chape de plomb de nos conformismes mondains :


« Sur chaque enfant, il y a le reflet de l’enfant de Bethléem. Tout enfant réclame notre amour. En cette nuit, pensons donc d’une façon particulière à ces enfants auxquels l’amour des parents est refusé. Aux enfants des rues qui n’ont pas de foyer. Aux enfants qui sont utilisés d’une façon brutale comme soldats et dont on fait des instruments de violence, plutôt que de pouvoir être porteurs de réconciliation et de paix. Aux enfants qui, par l’industrie de la pornographie et par toutes les autres formes abominables d’abus, sont blessés au plus profond de leur âme. L’Enfant de Bethléem est un nouvel appel qui nous est adressé pour faire tout ce qui est possible afin que soient mis un terme aux épreuves de ces enfants, de faire tout ce qui est possible afin que la lumière de Bethléem touche le cœur des hommes. »

Ces fortes paroles du Pape font émerger de nos mémoires le beau visage de Louis XVII, victime lui-aussi de la folie d’hommes livrés aux pulsions les plus viles. Que monte toujours du cœur de l’Eglise ce cri pour les petits, les pauvres, les solitaires, les sans-voix. Que toujours l’Esprit Saint suscite la parole prophétique qui, à l’exemple de l’apôtre Paul, annonce à temps et à contre temps, l’Evangile de la vérité et de la vie, l’Evangile de la paix et de la joie. C’est là qu’un autre de nos princes puisa la force pour que ses droits soient reconnus et respectés. Un prince dont la belle figure là encore émerge de nos mémoires, 20ans après sa tragique disparition sur une piste de ski. Je veux parler de SAR le Prince Alphonse de Bourbon. Toux ceux qui l’ont approché furent touchés par sa personnalité, ses convictions, son indéfectible attachement aux valeurs et aux principes de la monarchie capétienne. Ici même à Lyon, il vint au milieu d’une foule heureuse, commémorer le millénaire de son ancêtre Hugues Capet. Dans une primatiale tendue de fleurs de Lys le regretté Cardinal Albert Decourtray sut accueillir ce fils de France et célébrer une messe dont nous conserverons à jamais la mémoire. 20 ans plus tard, nous n’oublions pas le Prince Alphonse, nous demandons à Dieu de lui donner le titre de serviteur fidèle et nous prions le Maitre de la Vie de bénir son héritier le Prince Louis et son épouse la Princesse Marie-Marguerite, particulièrement par le don d’un enfant mâle, héritier du Trône.

Ces événements tragiques nous invitent toujours à aller à l’essentiel. Le roi Louis XVI qui gravit l’échafaud sait, depuis sa petite enfance grâce à la profonde éducation chrétienne qu’il reçut de ses parents, que, dans les épreuves, l’amour de Dieu ne déçoit jamais. Comme St Paul, il peut répéter : « Je sais en qui j’ai mis ma foi ». Là est sa joie malgré les apparences extérieures d’une foule muette, d’un ciel triste, d’une capitale de France livrée au fanatisme de quelques individus, ivres d’un pouvoir qu’ils perdront aussi rapidement qu’ils l’ont conquis par la force ou la bassesse.
Louis XVI, réconforté par le sacrement de pénitence et la dernière messe célébrée par son confesseur, l’abbé Edgeworth de Firmont, monte les dernières marches de son existence avec la dignité de son rang, la grandeur d’un Roi très chrétien. L’antique sage Ben Sirac n’écrivait-il pas : « c’est à sa mort qu’on reconnaît un homme ». Tous les témoins de ces ultimes instants du monarque sont unanimes. Ecoutons son confesseur : « Quel homme ! Quelle résignation ! Quel courage ! Non la nature seule ne saurait donner tant de forces ; il y a quelque chose de surhumain ». Louis XVI affronte le mystère de sa mort non dans la peur et les tremblements mais avec la certitude que procure la foi en la vie éternelle.
Le courage héroïque de Louis XVI, et quelques mois plus tard, le 16 octobre, de sa chère épouse, la Reine Marie-Antoinette, nous invite à poser dans notre vie des actes de courage et de force pour que notre foi et notre vie s’harmonisent et deviennent un témoignage pour tous. La mort de Louis XVI et de Marie-Antoinette, la mort des martyrs lyonnais des Brotteaux, tout près d’ici, la mort des vendéens, la mort des martyrs des Carmes à Paris, tous ces morts que nous ne voulons pas oublier, malgré certains silences de l’histoire officielle, et notre messe annuelle en est la plus éclatante proclamation, oui tous ces morts nous adressent un message de fidélité à la Parole du Christ quoiqu’il en coûte. Car seule cette Parole contient une puissance de vie et d’amour capable de combler nos cœurs assoiffés de vérité et de les tourner, à travers les choses visibles de ce monde, vers le monde qui demeure, le monde de Dieu.

Nous recevons ce précieux héritage avec la gratitude de fils reconnaissants. Nous voulons transmettre ces pages de notre histoire : pages d’une France façonnée par la prière de ses moines, l’audace de ses architectes, le labeur de ses paysans ; pages d’une France portant au monde une civilisation raffinée et subtile ; pages d’une France ensanglantée par des haines et des mépris dont la Révolution est à jamais le symbole. Autant de pages qui forment le merveilleux livre d’une Nation qui n’a pas à rougir de son histoire mais qui, au contraire, en la transmettant veut la poursuivre selon des voies nouvelles dans une fidélité aux racines sans lesquelles aucun arbre ne pousse et ne peut porter du fruit.

Ces racines sont chrétiennes, profondément chrétiennes. L’oubli actuel ne doit pas nous paralyser. Ceux qui nient l’essence de l’âme française sont ceux-là mêmes qui la détruisent au nom de principes radicalement opposés à la Parole du Christ.
Que pouvait un Louis XVI face à des juges qui combattaient la vérité ?
Que pouvaient les victimes du stalinisme et des barbaries modernes face aux bourreaux athées ?

L’oubli de Dieu conduit toujours à l’abandon de l’homme. C’est pourquoi en évoquant la mémoire du Roi-martyr, de tous les martyrs, nous proclamons le primat de Dieu comme seule garantie de la dignité de l’homme. Ce que fit Louis XVI au soir de sa vie dans son bouleversant testament :

« Je laisse mon âme à Dieu, mon Créateur, je le prie de la recevoir dans sa miséricorde et de ne pas la juger d’après ses mérites mais par ceux de Notre-Seigneur Jésus-Christ qui s’est offert en sacrifice à Dieu son Père, pour nous autres hommes quelques indignes que nous en fussions, et moi le premier ».

Là est la grandeur d’un chrétien face au mystère de sa mort. Et l’espérance d’un Roi que nous aimons.


Amen.

 


Samedi 24 Janvier 2009
Présence du Souvenir Bourbonien en Lyonnais, Forez et Beaujolais

 

Messieurs les Abbés,


Votre Altesse Royale,


Monsieur le Maire,


Mesdames, Messieurs les Présidents,


Madame le Professeur,


Mesdames, Messieurs, Chers Amis,

A vous tous, je vous adresse mes Meilleurs Vœux pour vous et votre famille en cette année 2009.


Je me tiens devant vous, avec un sentiment d’humilité en ce jour de la commémoration de la mort du Roi Louis XVI et de la tâche qui nous attend, mais aussi de reconnaissance pour la confiance que vous me témoignez depuis six ans.

Je remercie le Conseil d’Administration pour les services qu’il rend à notre association, ainsi que pour sa générosité et sa coopération .

Nul n’ignore que nous sommes au cœur d’une crise sérieuse. Notre économie est sérieusement affaiblie, conséquence de la cupidité et de l’irresponsabilité de certains, mais aussi de notre incapacité collective à faire des choix difficiles et à préparer notre pays à une ère nouvelle.


La France a eu pendant de nombreux siècles un destin hors du commun et joué un rôle de premier plan dans les domaines les plus variés : la foi, la philosophie, la culture, les arts, les sciences…Cette trajectoire historique a été le fruit de la rencontre des peuples qui ont constitué cette nation et des trois races royales qui se sont succédées à sa tête avec tant d’intelligence et d’efficacité.


Hélas force est de constater aujourd’hui la décadence de notre pays, amorcée dès le XVIIIème siècle sous les coups de ce que l’on a imprudemment et abusivement appelé « Les Lumières », mais dont il est à craindre que nous n’en ayons pas encore vu le pire tant l’oligarchie au pouvoir et ses compères médiatiques, cuirassés de certitudes arrogantes, s’avèrent incapables de s’opposer aux désordres envahissants du monde et aux avancées de la barbarie.


Allons-nous donc attendre avant de rappeler aux Français comment et combien on leur a menti ? Que les Lumières auxquelles se réfère sans cesse le nouvel ordre de la pensée conforme et obligatoire se sont bien vite éteintes dans les lanternes révolutionnaires qu’elles avaient pourtant perfidement élaborées. Que des idées généreuses de 1789 ont été dénaturées dans les violences de 1793 puis dévoyées dans les totalitarismes que l’Europe a connu par la suite.


Que depuis l’instauration de la République le 21 Septembre 1792, les institutions de notre pays ressemblent à un bateau ivre se trompant sans cesse de port et favorisant le scepticisme, la défiance voire l’animosité des Français.


Aussi avons-nous proposé de remettre la question monarchique au cœur de l’incontournable débat institutionnel qui doit s’instaurer dans notre pays et qui ne manquera pas de gagner en acuité face au délabrement de notre tissu social et de notre situation politique ?


Mais il est piquant d’observer combien ces graves préoccupations d’un nombre croissant de français restent éloignées du festivisme institutionnel du système politique en place : que l’on s’attarde sur les nombreuses révisions successives de la constitution de la Vème République, qui nous donnent le tournis sans jamais répondre à nos attentes.


Cependant, nous avons le devoir non seulement d’en envisager les moyens mais de nous interroger aussi sur nos chances de succès en des temps et dans un pays où règne avec tant d’efficacité la désinformation.


Ne nous nous y trompons pas, la pseudo dictature qui a nos affaires en main, a encore de beaux jours devant elle. Après s’être acharnée à faire perdre aux Français la mémoire de leurs racines, de leur foi, de leur histoire, de leur culture elle va jusqu’à mettre en pratique la sentence théâtrale de Bertolt Brecht : « si le peuple ne veut pas changer, il faut changer le peuple ».

Elle le fait avec autant d’impudence que d’irresponsabilité en s’avérant incapable de réussir l’assimilation de cette population allogène à la société française. Ses motivations n’étant à la fois qu’idéologiques, économiques et électoralistes, favorisent le repli sur soi et nous exposent chaque jour davantage à ce choc des civilisations.

Mais quand le vin est tiré, il faut le boire : à nous de savoir distinguer dans cette nouvelle situation historique d’insoupçonnés alliés de reconquête, avec l’aide de Dieu.

Face aux illusionnistes et aux menteurs de l’oligarchie au pouvoir proclamons avec force : « VEXILLA REGIS PRODEUNT » (les étendards du Roi s’avancent) et montrons-les, à tous ceux qui ne savent plus, autant qu’à tous ceux qui ne savent pas encore.

Il faut pour cela commencer par panser nos blessures et nous rassembler avec pour seul objectif la venue du Roi.


Il faut nous mettre à la tâche afin de déciller les yeux des Français et leur montrer que la République si majestueuse dans ses palais, son impuissance mais aussi hélas, et par voie de conséquence, sa tyrannie.

Chacun le sait, chacun le voit, la République est à l’agonie et ne survit plus que grâce aux soins palliatifs des Grands Prêtres de la démocratie d’opinion.

Allons-nous attendre encore avant de dire aux Français que lorsqu’ils ont assassiné le Roi Louis XVI, le 21 Janvier 1793, « ils se sont trompés de cible ; aujourd’hui le Roi n’est plus là mais l’absolutisme règne » (Henri Vivier dans Regards sur la France, le Seuil 2007) ?


Allons-nous attendre la disparition de la France pour nous dresser contre ses fossoyeurs en oubliant que le royalisme est une idée neuve, de plus de mille ans ?

Qui en effet peut avoir, mieux que le Roi, l’autorité, l’équité et le rôle fédérateur nécessaire à l’unité autant qu’à l’épanouissement de la diversité des peuples ? Le caractère héréditaire et successible du principe monarchique ainsi que les règles fondamentales de dévolution de la Couronne de France lui assurent la clé de sa légitimité politique : l’indépendance.


Celle-ci, est illusoire dans le système républicain actuel, mais elle permet au Roi d’être le représentant unique, permanent et incontestable de la nation aux yeux du monde autant que des Français.


Etre royaliste aujourd’hui ce n’est plus seulement être partisan du Roi ou de la royauté, c’est aussi une dignité.


Nous sommes des gens de conviction, l’avenir nous appartient.


Je finirais par une phrase de Prince Alphonse : « Je ne prétends pas, je suis »


Le président : Loïc BERNARD

Programme-Messe-24-janvier-2009