La révolution et la contre révolution

La Révolution et la Contre-Révolution

Introduction

En guise d’introduction il faudrait faire un rappel sur la royauté sociale du Christ. Cette notion signifie simplement que le Christ doit régner certes spirituellement dans nos cœurs mais également sur et dans la société. Quatre éléments vont nous aider à prouver ceci.

Premièrement il faut revenir au procès de Jésus. Il annonce face à Pilate que son « royaume n’est pas de ce monde ». Cette phrase loin d’être un refus de la royauté explique que le règne du christ ne dépend pas des choses terrestres. Le Christ affirme lui même sa royauté plus tard : « tu le dis, je suis roi ». Le procès continu et Il déclare encore « Tu n’aurait aucun pouvoir sur moi si tu ne l’avais reçut d’en haut ». La source de tout pouvoir se situe donc en Dieu. On peut donc conclure que la royauté du Christ n’est pas issue du monde mais qu’elle s’exerce sur ce monde, et que les rois terrestres sont soumis au Roi.

Mais l’on objectera cette parole du Christ « rendez à césar ce qui est à césar ». Cette phrase loin de condamner le travail du politique rappel simplement que celui-ci doit êtres payé pour son action dans la cité. « Mais rendez à Dieu ce qui est à Dieu » continu le Christ. En conclusion Il ne sépare pas la politique et la religion mais distingue leurs rôles. Il ne remet pas en cause sa Royauté sur ce monde.

Pour continuer sur le règne du Christ on peut citer le notre père ou l’on récite : « que votre règne arrive, que votre volonté soit faite sur la terre comme au ciel ».

Enfin, l’histoire est pleine d’exemples d’une politique chrétienne, de Clovis jusqu’aux dernières encycliques du pape.

A la vue de tout ceci il faut admettre que le christ règne sur tout l’univers et donc sur la politique, qu’il existe une politique chrétienne qui n’est pas la théocratie, et en conséquence que le pouvoir civil doit obéir à Dieu.

La Révolution

Etudier la révolution, c’est étudier tout ce qui s’oppose à la royauté du Christ. S’y opposent deux choses : l’erreur et ceux qui la transportent. Ces idées sont un danger public. De plus il serait illusoire de vouloir supprimer les idées sans toucher aux sociétés humaines. Il faut donc combattre les deux. L’idée : le Naturalisme, l’armée : la Révolution avec un R majuscule.

Le naturalismeC’est l’erreur qui sous tend toute la Révolution, c’est la répulsion de tout ordre surnaturel et révélé, la négation de tout surnaturel (Dieu). C’est le pur antichristianisme inspiré par Satan. Le péché originel est le premier péché de naturalisme. L’homme cherche à « s’égaler avec Dieu (bien-mal) en ne s’appuyant que sur lui-même et en méprisant l’ordre (surnaturel) et la règle établie par Dieu » dira saint Thomas d’Aquin. Ce Naturalisme est le refus de toute transcendance et le choix de l’horizontalité. L’homme s’en tient à la nature, et refuse l’ordre divin de la grâce.

On peut définir trois sortes de Naturalisme :

1ère catégorie

C’est le naturalisme agressif qui nie l’existence du surnaturel, on y retrouve Athéisme, matérialisme, laïcisme et également tous ceux qui croient en un dieu lointain et désincarné ; le grand architecte des Francs-maçons. Exemple : Le laïcisme : Tous les principes de l’Etat doivent être neutres. Donc l’Etat ne doit adhérer à aucune religion et surtout pas s’en inspirer. C’est la négation de la loi divine. Il en est ainsi pour M. Chirac pour qui il ne doit y avoir de loi morale qui primerait sur la loi civile. En fait la loi dépend forcément d’une philosophie ou d’une religion au moins dans ses principes.

2ème catégorie

Le surnaturel et le naturel sont considérés comme à égalité. La foi et la raison sont à égalité. Ce naturalisme prétend par exemple que la philosophie suffit pour l’élite sociale alors que la religion sert à diriger les peuples. Il prétend aussi à l’égalité des religions, la raison nous faisant faire des parallèles plutôt douteux : par exemple que le Paradis est la même chose que le Nirvana. On peut même aboutir à l’idée que le surnaturel n’est que la somme des bons côtés de l’homme.

3ème catégorie

Cette catégorie est beaucoup plus répandue. Le surnaturel existe à la différence de la première catégorie, il est vraiment d’essence divine, ce qui est différent de la deuxième catégorie. Mais, ce surnaturel est une matière à option dont on peut se dispenser : on est libre vis-à-vis du surnaturel. C’est le refus de la primauté du surnaturel, l’homme croit pouvoir s’en sortir tout seul. « Le Naturalisme part avec ce présupposé que l’homme aurait été constitué d’abord dans un état d’intégrité purement naturel, avec une fin purement naturelle et des facultés et une puissance naturel » Cardinal Pie, Œuvres.

C’est la négation du Péché originel.

Une définition de la révolution

Qu’est ce que cette Révolution dont on nous parle sans arrêt ?

Surtout, il ne faut pas voir la Révolution comme un épisode de l’histoire : « Si tout c’était basé en 1789 et 1793 à renverser une dynastie, à substituer une forme de gouvernement à une autre, il n’y aurait eu qu’une de ces catastrophes dont l’histoire nous offre maints exemples. Mais, la révolution a un tout autre caractère. Elle est une doctrine, ou, si l’on aime mieux un ensemble de doctrines en matière religieuse, philosophique et politique social. » Mgr Freppel, La Révolution française.

Mais surtout ce qu’en dit Mgr Gaume :

« Si arrachant son masque vous lui demandez : qui est tu ?elle vous dira : Je ne suis pas ce que l’on croit. Beaucoup parlent de moi et bien peu me connaissent. Je ne suis ni le carbonarisme… ni l’émeute…ni le changement de la monarchie en république, ni la substitution d’une dynastie à une autre, ni le trouble momentané de l’ordre public. Je ne suis ni les hurlement des Jacobins, ni les fureurs de la Montagne, ni le combat des barricades, ni le pillage, ni l’incendie, ni la loi agraire, ni la guillotine, ni les noyades. Je ne suis ni Marat, ni Robespierre, ni Babeuf, ni Mazzini, ni Kossuth. Ces hommes sont mes fils, ils ne sont pas moi. Ces choses sont mes œuvres, elles ne sont pas moi. Ces hommes et ces choses sont des faits passager et moi je suis un état permanent. Je suis la haine de tout ordre que l’homme n’a pas établit et dans lequel il n’est pas roi et Dieu tout ensemble. Je suis la proclamation des droits de l’homme sans souci des droits de Dieu. Je suis la fondation de l’état religieux et social sur la volonté de l’homme au lieu de la volonté de Dieu. Je suis Dieu détrôné et l’homme à sa place. Voilà pourquoi je m’appelle Révolution, c’est à dire renversement. »

La Révolution est donc la partie humaine de l’erreur.

La Révolution est donc satanique.

Depuis le péché originel, en passant par ses objectifs, en commençait à s’en douter. Mais de l’aveu même des révolutionnaires : « Satan est le premier Révolutionnaire » dira Proudhon.

La Révolution va donc reprendre tous les objectifs Sataniques. Il se livre un combat à mort entre Satan et L’Eglise pour le salut des âmes.

Revenons à ce que disait saint Ignace de Loyola : « L’homme est créé pour louer, honorer et servir Dieu, et par là sauver son âme. Et les choses qui sont sur la terre ont été crée à cause de l’homme pour l’aider dans la poursuite de la fin que Dieu a marqué en le créant. D’où il suit qu’il doit en faire usage autant qu’elles le conduisent vers sa fin et qu’il doit s’en dégager autant qu’elles le détournent. »

En conséquence, la préoccupation majeure de l’enfer est d’interdire aux hommes de louer, honorer, servir Dieu par tous les moyens, pour enrayer la salut des âmes. Tout doit servir à éloigner L’homme de Dieu.

On peu noter que ce plan satanique coïncide avec la civilisation actuelle, Satan est bien le premier révolutionnaire. On va donc retrouver dans la révolution tous les traits sataniques :

a) La haine contre l’Eglise :

La révolution est par essence antireligieuse et politique qu’après. La forme du gouvernement importe peu. Seul les principes comptent. Rapidement on peut rappeler sur ce sujet :

  • que Voltaire disait : « Ecraser l’infâme. » L’infâme étant bien sur l’Eglise.
  • l’anti-catholicisme de la révolution Française.
  • l’invocation de Proudhon : « Viens, Satan. Viens, le calomnié des prêtres et des rois. Que je t’embrasse, que je te serre sur ma poitrine ! »

b) La haine des prêtres et des religieux :

L’histoire des pays révolutionnaires nous offre là de grands exemples.

c) La corruption morale :

Cette corruption découle de l’irréligion Révolutionnaire, mais de plus elle systématique. « Pèche fortement et crois davantage » Luther

La Révolution cherche à populariser le vice car il mène à satan. A cet effet la Révolution cherche à atteindre la famille et surtout les femmes gardiennes de cette Morale. On aura donc : l’apologie de l’union libre, les modes immodestes, la pornographie, l’éducation sexuelle obligatoire, le divorce, la contraception…

d) La corruption intellectuelle :

La Révolution veut maîtriser les esprits. Depuis le XVIII, tous les systèmes philosophiques aboutissent au mépris de l’intelligence. Ainsi, le dogmatisme de l’absurde promulgué par Hegel. En fait, la révolution se propose moins d’éclairer les esprit que de maîtriser l’opinion public et d’anéantir dans la population toute idée chrétienne. Cela va donner une conspiration du silence face à l’Eglise, et à sa doctrine : On étudiera tout sauf les penseurs catholiques.

e) La destruction de l’ordre social :

Il s’agit en fait la destruction systématique de tous les cadres nationaux.

« Notre principe à nous, c’est la négation de tous dogmes ; notre donné, le néant. Nier, toujours nier, c’est la notre seule méthode ; elle nous a conduit à poser comme principe : en religion, l’athéisme ; en politique, l’anarchisme ; en économie politique, la non-propriété. » Proudhon

Il faut tout détruire car tout est à recréer à l’image de l’homme, de l’idéologie et non plus à l’image de Dieu. Cette solution aboutit droit sur la révolution permanente de Trotski. La destruction des cadres va rendre la masse du peuple malléable à tout ce qu’on lui propose. La Révolution va opérer une destruction méthodique des corps intermédiaires et des nations (cf. L’Europe.) Le but ultime après cette destruction est l’avènement de république universelle, age d’or de l’humanité, qui seule permettra la paix universelle. C’est le paradis satanique, strict opposé de la chrétienté.

f) Les tueries et supplices :

C’est le rêve de Lucifer qui est homicide avant tout. Quand on vous parle de massacres fait par des catholiques, attention à la disproportion gigantesque des chiffres vis à vis des révolutionnaires. De plus l’homicide est un moyen légitime d’action révolutionnaire. Les héros de la révolution sont souvent de grand meurtrier, pas chez les catholiques. En exemple on pourrait parler de Robespierre qui a largement participer au massacre des français pendant la révolution, mais qui a toujours des rues à son nom. Mais aussi on pourrait citer Carrier le bourreau de Nantes :« Nous ferrons un cimetière de la France plutôt que de ne pas la régénérer à notre manière ».

A la vue de tout ceci on est obligé de constater une unité d’action révolutionnaire. Cela nous oblige à parler de l’existence d’une contre Eglise d’inspiration satanique. Cela est dur à admettre mais tout concorde. La Contre-Eglise est une et aussi multiple et terriblement divisée. Les sectes se vouent une haine féroce mais, s’accordent pour détruire le catholicisme. Toute l’église militante devrait avoir conscience de ce combat, de ce complot et tout faire pour lutter. C’est notre devoir de chrétien.

Les troupes régulières.

Ces troupes vont véhiculer le naturalisme de premier ordre : la négation du surnaturel.

En premier il faut se rappeler que la Révolution n’est pas un accident. C’est l’aboutissement d’un long travail qui s’est développé depuis les origines de la chrétienté. Sans pouvoir trouver de filiation directe on retrouve les mêmes idées reprises ou transmises depuis les origines dans de nombreuses sociétés secrètes. Ces sectes sans être sataniques en sont inspirées.

a) Les premières sectes hérétiques :

Le premier grand courant contre lequel l’église eu à lutter fut la gnose ; c’est un ésotérisme qui mélange « connaissance » et cabale juive. Cette erreur ne s’est jamais éteinte. Elle a été combattue directement pendant les huit premiers siècles de l’Eglise. Cette gnose va s’unir au Manichéisme et va survivre sous différentes formes et donnera au XII ème siècle le catharisme. Tous ces courants seront repris jusqu’à maintenant par la secte Franc-maçonne.

b) Manichéisme, templiers, paganisme, Rose-Croix :

Malgré les croisades et l’inquisition, ces doctrines ésotériques et surtout le Manichéisme vont continuer en secret. Comment va t il survivre et infecter les sociétés de maçons et l’ordre du Temple ? On ne sait pas. Mais, au XIII ème le Manichéisme est introduit dans la maçonnerie et le Temple. Si l’ordre du temple est innocent on peut noter la culpabilité d’un grand nombre de chevalier.

Lors de la suppression de l’ordre du temple par Clément V, de nombreux chevaliers abjurent et se réfugient dans les corporations de maçons, car elles possèdent de forts avantages, et un certain prestige… De plus, l’organisation des maçons pouvait facilement devenir des sociétés secrètes. Donc, malgré la destruction du Temple son esprit lui survit. On va arriver à un mélange de chevalier venu d’Orient et de Maçon ; de nouveau rîtes vont apparaître mais la doctrine restera la même.

Ils recherchent : « la transformation manichéenne des peuples par la destruction du pouvoir ecclésiastique, et du pouvoir civil, par la ruine de la famille et de la propriété »

Cependant, il n’y a pas que les templiers mais de nombreuses sectes à côté.

On arrive au XIVème siècle. Là, apparaissent les premiers signes de décadence de la chrétienté : le laïcisme, le nominalisme avec Guillaume d’Occam, le grand schisme d’occident avec deux papes, la réapparition de la cabale, des mariages de prêtres un peu trop courant… Le XIV est le début d’une grande série de crises, c’est le début de la Révolution visible. Quelles est la part des sectes ? C’est aussi l’âge d’or des cabalistes, astrologue, alchimiste… tout le beau monde ésotérique !!! Puis, vient Thomas More qui a écrit le tout premier livre pré révolutionnaire : Utopia

Ensuite, il y a l’apparition de la Rose-Croix qui se développe énormément en 1619. Plein d’ouvrages de l’époque sont remplit de leurs signes, dont ceux de Spinoza. Le but de la Rose-Croix est la destruction de la Rome catholique en vue d’une réforme profonde. Ils veulent apporter la gnose qui manque à l’Eglise. Leurs activités sont évidement internationale et universelle. La rose-croix mènera à la création de la Franc-maçonnerie. Leurs idées pullulent du XIV au XVIIIème siècle. Notons au passage que c’est dans les villes où ces sectes sont si nombreuse que la réforme se propagera le plus vite et trouvera ses adhérents.

c) La Réforme prépare la révolution :

La filiation entre réforme et révolution est évidente. La Réforme appartient au cycle révolutionnaire. Il y a une parenté doctrinale qui se double d’une remarquable collaboration historique. En fait, la révolution va marquer le triomphe des idées de la réforme. Ainsi, Rousseau est protestant. « Le meilleur moyen de déchristianiser l’Europe c’est le protestantisme » donc la Révolution n’est pas anti-religieuse en pays protestant. Les pays passés au protestantisme serviront de base arrière à la Révolution. A la même époque Descartes écarte le surnaturel de la philosophie, et fait l’apologie de la Raison. Du protestantisme et de Descarte découle tout le naturalisme actuel.

d) Le grand complot du XVIII :

Louis XIV avait réussit à contenir le phénomène ; à sa mort c’est l’explosion. Le Jansénisme et le Gallicanisme vont miner l’Eglise de l’intérieur et en 1717, il y a la création officielle de la Franc-maçonnerie. « La Franc-maçonnerie a été le laboratoire de la Révolution » . Notons que Voltaire a été reçut Franc-maçon en 1730 en Angleterre. L’Encyclopédie est en fait le dépôt de toutes les erreurs et calomnies contre la religion. En même temps la Franc-maçonnerie distribue des livres dans les campagnes et les salons. Ils infiltrent les élites de chaque pays pour la propagation de leurs idées occultes et révolutionnaires.

1789 sera la sanction institutionnelle d’un écroulement déjà réalisé, de la déchristianisation de tout le tissu social.

Face à ceci le Vatican condamne la Franc-maçonnerie par deux fois ( le 28 avril 1738 et le 18 mai 1751 ) mais ces décisions ne sont pas suivies par les monarchies. Marie- Antoinette aura cette phrase terrible en parlant de la Franc-maçonnerie à sa sœur : « Ici, tout le monde en est. »

e) En 1789, c’est l’explosion.

La période est connue. C’est une rupture totale avec le…

f) Les principaux révolutionnaires sont Francs-maçons : La moitié des députés de 1789 le sont : Philippe égalité, Mirabeau, La Fayette, Babeuf, Marat, St Just, Guillotin, Danton, Desmoulins, Voltaire, D’Alembert, Diderot. Robespierre, quant à lui est rosicrucien. La grande Peur est-elle aussi l’illustration du rôle des loges Franc-maçonnes qui simplement en faisant courir la rumeur de l’arrivée de brigands dans tout le pays réussissent à lever une des plus grandes armée d’Europe. La révolution française va appliquer les idéaux sataniques de la Franc-maçonnerie. En ce sens c’est l’archétype de la Révolution, tout y est. On cherche à reconstruire un monde nouveau sans tenir compte du Christ et de l’histoire. On construit qu’à la lumière de la raison. Le principe d’autorité passe de Dieu à l’homme. On supprime l’idée de Dieu de toute loi et institution. En 1789, dans l’ordre social on a fait un vrai déicide.

g) L’Empire organise la Révolution :

La chute de Robespierre n’est pas une victoire sur la révolution. Il est condamné mais pas ces idées . Arrive l’empire. Le concordat signé est un traité et non un pacte d’alliance. Bonaparte restera entouré de nombreuses sectes, la maçonnerie impériale sera encore plus anticléricale que celle de l’Ancien Régime. Selon Bonaparte lui-même, le concordat a été signé afin d’avoir la paix avec le pape et grâce à ses troupes en Italie il veut réussir à diriger le pape. Son souhait est de diriger le monde temporel et spirituel. De même, tout l’enseignement est dirigé par l’université impériale elle-même dirigée par un franc-maçon et imbus d’idéologie révolutionnaire. Les conquêtes de Napoléon ont plus servi à exporter les idées révolutionnaires et détruire les monarchies catholiques qu’au prestige de la France.

h) La restauration consacre la victoire :

Le retour de la monarchie prouve que la révolution se moque du régime, et qu’elle est avant tout religieuse. Les sectes ne pouvant pas imposer leur choix c’est le retour d’un Bourbon mais avec un entourage infiltré comme en 1789. Au gouvernement on retrouvera Talleyrand et Fouché. Malgré la montée du catholicisme et de la renaissance nationale c’est la Révolution qui sort favorisée par la mise en place du parlementarisme. « La constitution de 1814 est sortie des entrailles mêmes de la révolution » déclare Thiers en 1873. Plus tard, le Baron de Frenelly déclara que c’est un « Contresens de restaurer la légitimité des personnes sans restaurer la légitimité des choses ». De même, Maurras parlera du tord de la restauration en regardant les concessions qu’elle a faite.

A Louis XVIII, il manquait la foi et à Charles X, la formation doctrinale.

i) Louis Philippe.

Il s’entoure de FM et se vante d’être voltairien. Pratiquement, il reconnait l’égalité des religions puisque les rabbins reçoivent le même traitement que les prêtres catholiques. Passons !!!

j) Coalition mondiale contre la papauté.

Sous le règne de Louis-Philippe les sectes vont créer des agitations dans les états pontificaux. La monarchie vient au secours de la papauté et en lui proposant des solutions cherche à lui dicter sa conduite. Il s’en suit un affrontement entre le pape et le roi. Le pape en perdra ses Etats pontificaux.

k) 1848 : un nouveau pas en avant.

En 1847 à Strasbourg se tient un grand convent Franc-maçon, et comme par hasard, tout le futur gouvernement provisoire est là !!! En 1848, se déclenche une nouvelle révolution à Paris et dans toute l’Europe avec beaucoup trop de simultanéité.

La révolution a quasiment tout gagné en France donc maintenant elle partira à la conquête du monde. l) le second empire : un nouveau sauvetage de la Révolution.

La république ne peut être maintenue d’où l’arrivée du second empire. La Révolution avance plus lentement mais sûrement. Le XIX est la période de puissance de la Franc-maçonnerie , et d’une grande homogénéité d’action.

m) La troisième république ou l’ installation du laïcisme.

Le premier objectif des sectes est de mettre la main sur l’école, car c’est la clef des intelligences et la porte de l’avenir. D’où la création de l’école publique, laïc et obligatoire. « Nous voulons organiser l’humanité sans Dieu » tel est le programme de Jules Ferry. De ce fait commencée dés l’école, l’œuvre de déchristianisation se poursuivra de proche en proche dans tout le tissu social. Les institutions ne sont plus fondées sur droits de Dieu mais des hommes. La laïcité devient le corollaire de la souveraineté populaire.

A cette époque de nombreuses lois vont œuvrer dans le sens de la déchristianisation de la société :
1879 Exclusion du clergé des commission administrative des hôpitaux.
1880 Suppression des aumôniers militaires et du catéchisme aux examen.
1881 Suppression du catéchisme dans les écoles maternelles et sécularisation des cimetières.
1882 Le catéchisme est interdit dans les écoles primaires.
1883 Interdiction aux troupes de paraître aux cérémonies religieuses.
1884 Suppression des crucifix dans les écoles et des aumôniers de lycée.
1885 Suppression des prières au parlement et des aumôniers dans les hôpitaux.
1886 Exclusion des congressistes du public et organisation de l’école laïc.
1901 Dissolution et spoliation des ordres religieux et suppression des crucifix dans les tribunaux.
1905 Séparation de l’église et de l’état.
1907 Suppression de la mention « Dieu protège la France » sur les monnaies.

Aujourd’hui il n’y a pas plus besoin d’attaque virulente de la part des sectes car la déchristianisation du pays se fait d’elle-même grâce aux institutions.

n) Rôle actuel de la FM :

Le rôle actuel de la FM tend vers un gouvernement mondial, la République universelle, l’ONU et toutes les ONG, OMS ,,,, c’est le futur gouvernement mondial.

La cinquième colonne de la révolution.

C’est le naturalisme de second degré. Ce sont des catholiques, ou prétendu tel, qui véhiculent des hérésies. Leurs dégâts sont énormes.

a) Preuve de son existence.

L’idée n’est pas récente. Depuis Frédéric II qui déclarait à Voltaire : « Miner sourdement et sans bruit l’édifice c’est l’obliger à tomber de lui-même. », jusqu’à dernièrement les agents communistes infiltrés comme prêtres dans les séminaires et palais épiscopaux.

« Pour nous assurer un pape dans la disposition exigé, il s’agit d’abord de lui façonner une génération digne du rêve que nous rêvons » « Que le clergé marche sous notre étendard croyant marcher sous la bannière des chefs apostoliques. » Ces quelques citations nous montre que la tactique est ouvertement annoncée. En fait, l’église est trop solide pour être détruite par une attaque classique et doit donc être détruite de l’intérieure. Les signes de cette méthode sont nombreux et montre la constante de l’action depuis plusieurs siècles.

b) Jésus-Christ a été trahit par le pouvoir spirituel.

Revenons la Passion du Christ. Celui- ci déclare : « Celui qui m’a livré à toi est coupable d’un plus grand péché. » Or Jésus a été vendu par le Sanhédrin. Le Sanhédrin est donc plus coupable que Pilate. De même les sociétés ont toujours d’abord été ébranlées par les hérésies, et plus encore par les hérésies qui refusent de quitter le corps mystique de l’Eglise.

c) Jansénisme et Gallicanisme.

Jansénisme : C’est la première hérésie ou les tenants refusent de quitter l’Eglise. Leur attitude servira d’exemple pour les hérésies jusqu’à aujourd’hui. Gallicanisme : Cette hérésie professe la laïcité, la séparation de l’église et de l’état. Leurs phrases clef sont : « Mon royaume n’est pas de ce monde », « Rendez à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu »… Avec ces maximes Jansénistes et Gallicanes travaillent à saper l’ordre chrétien.

Ces deux hérésies vont aider la Révolution car celle-ci trouvera devant elle une génération de catholiques sans solide formation doctrinale. Au XVIIIème siècle, toutes les loges ont des curés ou des chanoines.

d) XVIII ième: apparition des catholiques libéraux.

Le XVIIIème va opérer des rapprochements blasphématoires entre le catholicisme et la Révolution. Des révolutionnaires se revendiqueront même de Jésus-Christ, par exemple : Weishaupt, Desmoulins, Marat. « Jésus… premier sans culotte » s’écrira Desmoulins. « La révolution est toute entière sortie de l’évangile. Jésus-Christ est notre maître à tous. » Dira Marat. Proudhon lui parlera du « Divin Socialisme. » Ils aiment Jésus-Christ mais, déteste sa doctrine.

En les écoutant des catholiques vont défendre des positions révolutionnaires, ils deviendront les catholiques libéraux. Avec le temps et l’alliance des deux courants, on arrive aux maximes : « Les peuples ont grandit et n’ont plus besoin que l’Eglise les gouverne », « la foi est une affaire privée », « toutes les religions se valent », « l’Eglise doit être tolérante ». Et toutes ces phrases idiotes, quand elles ne sont pas ridicules, que l’on entend habituellement. Car soit Jésus Christ est d’essence divine et l’Eglise possède la vérité, ce que nous croyons, soit elle ne représente rien.

Ce catholicisme libéral a en fait plusieurs visages. Il change sans arrêt de forme, de nom, échappant par là aux différentes condamnations du saint Siège.

e) Lamennais.

C’est lui qui donne l’impulsion décisive au courant libéral, en somme, il en est le père. Malgré une grande piété son principal défaut est le manque de formation doctrinale. « La révolution donnera au catholicisme une seconde naissance. » déclare-il . Lamenais rapproche catholicisme et Révolution. Ses idées se dissimulent derrière des propositions pieuses et de grandes idées mais sont néanmoins des hérésies.

f) Les ravages du catholicisme libéral.

Les prêtres ne cherchent plus à plaire à Dieu mais aux hommes. l’idée sous jacente est qu’il ne faut pas brusquer, quitte à modifier un peu ce que l’on doit annoncer aux hommes. Le but de ce courant n’est plus d’expliquer l’Evangile mais de chercher dedans des citations plus ou moins révolutionnaires, comme s’ils voulais se justifier. Et on arrive à ceci : « l’évangile est révolutionnaire, Jésus-Christ est mort pour la démocratie de l’Univers. » phrase des plus ridicules.

g) Les ravages dans l’ordre de la foi.

En croyant porter la foi au sein des idées libérales, un certain nombre y ont perdu la leur. ainsi qu’en témoigne la déclaration de ce jeune communiste :

« Quant à vous démocrate chrétien nous ne vous combattons pas, vous nous êtes trop utile. Si vous voulez savoir quelle besogne vous accomplissez, regardez-moi. Je sors de vous, avant la guerre, j’étais l’un des vôtres. Depuis, je suis allé jusqu’à la conclusion logique des principes que vous m’avez enseignez. Grâce à vous, le communisme pénètre où vous-même ne laisseriez pas entrer ses hommes : dans vos écoles, vos patronages, vos cercles d’étude, vos syndicats. Donnez-vous beaucoup de peine, tout ce que vous ferez, vous démocrates chrétiens, c’est pour le la révolution communiste que vous le ferez… » Bonte 10 avril 1927

h) la Métamorphose du catholicisme libéral.

Il va changer de forme pour éviter les condamnations mais ces idées restent et sont transmises d’un mouvement à un autre. Les différents mouvements du catholicisme libéral seront successivement :

L’américanisme : « fils du libéralisme » déclara a sont sujet un protestant. On ne parle plus de révolution mais de civilisation moderne. C’est la « Conciliation entre la tradition de l’Eglise et l’esprit du siècle. » « Il faut adapter l’Eglise à la société moderne adulte pour sauver le monde ».

Le modernisme : Ils refusent aussi de quitter l’Eglise. Ils sont condamnés par l’encyclique Pascendit de saint Pie X. Pour eux, dans l’Eglise comme dans l’Etat le peuple doit être souverain et seules les vérités formulées par la conscience universelle doivent être enseignées par le clergé.

Le sillon : « La révolution de 1793 ne fut pas antireligieuse, un Robespierre, un Danton, un Desmoulins étaient profondément religieux… Leur philosophie religieuse était la substance même du christianisme dont vivait la France » saint Pie X parlera de « l’Evangile interprété à leur manière » et le condamnera le 25 août 1910. Marc Sangnier se soumet mais continue la propagation de sa doctrine.

Le progressisme : …

Aujourd’hui sévit encore un courant voulant interpréter le concile Vatican II. Evidement il s’agit d’une interprétation à leur manière dans la plus pure conception libéral. De cette façon des individus de bonne foi croient défendre l’Eglise alors qu’ils ont des positions et un discours Révolutionnaires.

Nos propres abandons.

C’est le naturalisme de troisième catégorie. Malgré une doctrine correcte se sont nos abandons, nos silences, nos craintes, notre lâche respect humain. Là, c’est en nous qu’il faut chercher l’erreur. Le problème est qu’il faut lutter contre l’adversaire sans utiliser les armes qu’il a lui-même choisies. La nonchalance, l’ignorance, le sommeil de la sentinelle est aussi dangereux que l’armée ennemie. Beaucoup d’entre nous aussi luttons pour la forme de gouvernement et non pour le règne social du Christ. « La Révolution a tant parlé de l’homme et de ses droits que nous avons perdu de vue les droits de Dieu » Blanc de Saint Bonnet.

Souvent l’erreur est moins formulée que vécue. En fait, on proclame le royaume du Christ et on considère que cette royauté est sans intérêt pratique. A ce sujet : Combien de fois n’osons nous pas dire ce que nous pensons ? Combien de fois élucidons nous nos propos dans un langage libéral ? combien de fois parle t’on de morale sans rappeler que sans Dieu il n’y a pas de morale ? Le but évidement est de ne pas choquer afin de convaincre le plus de monde. Mais n’est ce pas aussi un manque de courage… Dans cette optique nous utilisons en général toujours les mêmes procédés, que l’on peut regrouper en quatre raisonnements, tous aussi pervers les uns que les autres. Voici ces raisonnements :

a) Dieu mais pas Jésus-Christ.

On parle de Dieu mais on ne le définit pas. Il ne faut surtout pas parler de Jésus Christ. On en reste par exemple au grand architecte des franc-maçons. Le but, là encore, est de rallier, et chacun est libre de choisir ce qui lui plaît. L’idée est de faire « un front unique de tous les croyants contre l’athéisme. »

Cependant, la Révolution vient de nombreuses hérésies véhiculées par d’autres religions. De plus ce raisonnement véhicule l’idée Révolutionnaire que toutes les religions se valent (naturalisme de deuxième catégorie). Annoncer Jésus Christ semble en définitive plus simple et plus sur.

b) Jésus Christ mais pas l’Eglise

De nombreux révolutionnaires ont utilisé cette formule. Par exemple Weishaupt que nous avons déjà cité précédemment. L’idée qui sous tend ce raisonnement est l’opposition de l’Evangile et de l’Eglise, si chère aux protestants. Pour eux : « l’Eglise n’est qu’une organisation administrative, qui est en est en fait accessoire. Il faudrait revenir à une religion plus simple et plus proche de la bible. »

Pour répondre à ceci il faut rappeler que le Christ a donné son infaillibilité à l’Eglise et non pas à l’Evangile. Mais également que le retour à une religion plus simple serait un retour à une religion floue et plus sécurisante. Mais encore cette idée implique que Dieu aurait donné un message aux hommes mais sans leur laisser les clefs pour le comprendre ??? C’est impensable.

Il nous faut donc défendre les positions de l’Eglise catholique.

c) Agir en chrétien et non en tant que chrétien.

Là l’idée est de ne pas dire que l’on est catholique pour ne pas engager l’Eglise derrière nous et indisposer ses compatriotes. Il s’agit de vivre en chrétien mais de ne jamais le dire.

Cependant, si on applique et annonce ce que dit l’Eglise il n’y a aucune honte. On ne reproche pas à un soldat d’obéir à son général. Aujourd’hui tout le monde agit, réfléchit selon des penseurs connus ou d’après leurs doctrines, sauf les catholiques. Mais encore cela implique qu’il faudrait rechristianiser la société, lutter contre les lois laïcistes sans parler du Christ et de son Eglise ??? ridicule !!!

d) L’ordre national comme absolu. Cette idée ressort régulièrement en période d’élection ou quand apparaît un chef de parti semblant faire l’unanimité autour de lui. Leur raisonnement dit que « La Révolution a opéré de graves destructions dans les intelligences donc qu’il faut prendre partie malgré nos différences doctrinales. » C’est le mythe de l’Union sacrée contre Révolution, union autour de la patrie. Pour tentante que soit cette option elle n’en demeure pas moins utopique. Pratiquement, on voit plus souvent des divisions au sein d’une patrie à cause de doctrines que d’union sacrée. Les élection en France en sont l’exemple le plus courant et le plus explicite. Tout le monde parle de la France mais se déchire au lieu de s’unir. De plus, pour l’union, il faut que la patrie représente plus qu’une doctrine, et c’est un renversement des valeurs. La patrie et la nation deviennent des absolus devant lequel tout doit plier. Or le seul absolu pour un catholique est le Christ. En plus du renversement de valeur, il n’y aura pas d’union car l’amour de la patrie sous-entend toujours un fond doctrinal, on n’a pas la même conception de la patrie et de la nation que les révolutionnaires. De manière doctrinale, cette option ne tient pas. « Tout ordre humain doit s’orienter vers l’au-delà, le surnaturel » dira saint Pie X. Il ne peut donc pas y avoir d’accord sur une simple technique de combat. Un capitaine de navire peut savoir manœuvrer un bateau, le diriger, mais, il a besoin d’un guide, d’une direction, d’une boussole pour le conduire à son but. Seule l’Eglise peut nous donner et nous indiquer ce but.

Il en découle logiquement que l’union nationale ne peut se faire qu’autour de la vérité, de la doctrine catholique.

La Contre-Révolution


Définition

La révolution a conquis le monde et nous vivons aujourd’hui sous le signe de la bête. Notre devoir est donc de réagir face à la Révolution, de la contre : c’est la contre révolution.

Si la Révolution est la négation, la destruction de toutes les valeurs, la contre-révolution est son opposition. Elle prend donc tout son sens constructif, elle construit la chrétienté, le règne social du Christ, la nouvelle évangélisation. Son aspect destructif des forces révolutionnaire n’est que secondaire. La contre-Révolution est une reconquête. Elle doit lutter sur tous les domaines, s’opposer à toutes les formes de la Révolution, à savoir les Naturalismes de première deuxième et troisième catégorie. Joseph de Maistre disait : « La contre-révolution est le contraire de la révolution » et non pas l’opposition pur et dur.

Donc si la révolution est par essence satanique, la contre révolution est donc par essence catholique. Si la révolution s’oppose au règne du Christ, si elle cherche à détruire les liens sociaux, économiques, politiques, à retirer le Christ de toutes les parties de la vie, la contre-révolution va chercher à insuffler le Christ partout, à tout rattacher à sa fin surnaturel. Saint Pie X l’a admirablement dit : « Tout restaurer dans le Christ » Voilà le vrai programme Contre-Révolutionnaire.

Cela ne signifie aucunement qu’il faut prier et seulement cela : « En nom Dieu, les hommes d’armes batailleront et Dieu donnera la victoire » disait sainte Jeanne d’Arc. Ou encore ,il faut tout faire comme si la victoire ne dépendait que de nous, et prier comme si tout dépendait du Ciel. De ce fait le chrétien devient meilleur soldat contre-révolutionnaire à mesure qu’il devient meilleur chrétien. Attention, il n’y a pas de place pour un catholicisme tiède : les tièdes je les vomis a dis le christ.

Un seul devoir, la sainteté.

La volonté de Dieu est la sanctification des âmes. Nous devons donc tous établir pour nous sanctifier, et pour aider autrui à se sanctifier. Cette idée possède une application politique et sociale. Si la politique recherche, comme l’enseigne l’Eglise, la sanctification des âmes, alors elle devient la plus grande des charités.

Notre devoir d’état de Chrétien et de Contre-révolutionnaire est donc la sainteté.

C’est nous qui sommes concerné et pas un hypothétique saint envoyé du ciel et que l’on doit attendre comme le bon génie des contes pour enfants. Le chrétien vrai, en quête de sainteté est le soldat d’élite de la contre-révolution. Cependant ne pas réduire le catholicisme à la vie privée suppose une ascèse, de l’intelligence pour savoir comment Jésus-Christ veut régner sur la société, de la volonté grâce à laquelle l’être tout entier se donne à la sanctification du monde. Pour y arriver le Christ nous a donner les béatitudes comme chemin de sainteté. Ce sont les vertus du combattant contre-révolutionnaire.

Bienheureux les pauvres en esprit.

C’est le détachement des richesses.

Pauvreté réelle : C’est la vertu de tout mouvement contre-révolutionnaire. De nos jours la Révolution a tout les moyens alors que la contre-révolution n’a rien. La contre révolution ne progressera qu’au prix de nos sacrifices. Mais la pauvreté implique aussi du discernement dans l’utilisation de l’argent, et des moyens que l’on possède. Les combattants contre-révolutionnaires devront aller à l’essentiel en négligeant le superflus ou le confortable.

Pauvreté spirituelle : Il ne faut absolument pas chercher à briller, la vérité ne nous appartient pas, mais elle appartient au Christ.

Bienheureux les doux, les miséricordieux.

Cette béatitude nous rappel qu’il faut combattre avec vigueur mais également avec douceur. Les doux obtiendront la terre. Attention la douceur n’est pas la mollesse. C’est à dire qu’il faut pénétrer partout sans violence, sans blesser, et trop souvent on pêche sur ce point là.

Bienheureux ceux qui pleurent, ceux qui ont faim et soif de justice.

L’apostasie générale devrait nous émouvoir et nous faire pleurer. Le combattant contre Révolutionnaire n’est pas un blasé. Il faut une impatience sacrée, c’est le point de départ de toute action sérieuse. Quelqu’un qui a faim et soif de justice divine, c’est qu’il veut rendre à Dieu ce qui lui est dû. On parle de faim et soif, on doit être avide de justice. Cette avidité doit tourner à l’obsession, mais l’ obsession de justice, et pas de belles paroles.

Bienheureux les cœurs purs.

Maître de leur chair, les contre-révolutionnaires auront l’intelligence plus libre, la volonté plus sereine.

Bienheureux les pacifiques, les persécutés pour la justice.

Cette dernière béatitude rappel qu’il faut travailler au règne de la paix. Ceci exclu directement toute politique du pire. Mais la paix n’est pas seulement l’absence d’hostilité ou de combats. « La paix est la tranquillité de l’ordre » et l’ordre par excellence, c’est le règne du Christ. Il faut vouloir cette paix malgré les calomnies, et les persécutions. D’où l’importance de la vertu de sang-froid ; il s’agit rester calme au milieu du combat. Enfin surtout ne jamais oublier que la chrétienté s’est bâtie dans le sang des Martyrs.

Conclusion

Nous l’avons vue en première partie, la Révolution d’inspiration satanique a tout gagné : les institutions sont basée sur des principes pervers, l’Eglise est infiltrée et certains prêtres professent des idées incompatibles avec la foi catholique, mêmes nos manières de raisonner sont faussées et imbue d’idéologie Révolutionnaire. Cependant il serait trop simple de désespérer et de se lamenter. « Le découragement en politique est une idiotie » disait Charles Maurras. Au contraire il faut partir au combat. Les ruines sur lesquelles nous vivons doivent nous motiver pour construire le règne social du Christ. Sans cette construction nous sommes aidés par un catéchisme de combat à savoir les béatitudes du sermon sur la montagne. Egalement il faut nous rappeler qu’à Fatima la vierge marie nous à promis que sont cœur immaculée triompherait. Nous avons donc déjà gagnés, et nous doutons encore… D’un point de vue plus humain nous avons démontrer que la contre-révolution est avant tout catholique avant d’être défendu par un parti politique ou un mouvement. Néanmoins il nous faut constater qu’en France le seul courant de pensée, de doctrine, d’action purement et intrinsèquement catholique est le Royalisme. Lui seul remonte aux origines baptismales de la France et par là montre sont indéfectible attachement à la foi catholique, lui seul assure un lien entre le pouvoir temporel et l’Eglise grâce au sacre du Roy. Dans le paysage politique actuel seul le royalisme peut se dire contre-révolutionnaire.

Le rétablissement de la monarchie apparaît donc de salut public.

Les principaux ouvrages d’ou est tiré cette conférence sont :

  • Pour qu’il règne ; Jean Ousset.
  • Doctrine d’action contre-Révolutionnaire ; Colonel Château-jobert.

G. LEGUEN

Conférence du 23 octobre 2003.

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