L’action capillaire

L’action capillaire

Légitimistes

Aujourd’hui, on ne peut plus vivre sous ces institutions. Tout croule, c’est tout un monde qu’il faut rebâtir depuis ses fondements naturels.
Ce qui n’est pas évident pour l’ensemble de nos concitoyens, imprégnés qu’ils sont par les idéologies de la Révolution, que depuis plus de deux cent ans, elle diffuse dans les esprits à l’aide des institutions et de ses lois.
C‘est un combat à mener et à gagner. Un combat de tous les instants auprès de tous ceux avec lesquels ont est en contact au cours de la journée. Donc un combat de 24h sur 24, les 365 jours de l’année, la vie durant.
Pour le mener à bien il faut avoir des bases solides d’une part, pour refaire ses forces intellectuelles et spirituelles, et d’autre part repartir au combat avec les munitions nécessaires et nouvelles, pour continuer à conquérir ou reconquérir les esprits.
Les combat qu’il nous faut mener et ses impératifs sont bien exposés par l’analyse que fait Jean Vaquié : dans son écrit « Les trois batailles préliminaires« .
En quoi consiste cette action de salut ? trouver le petit nombre d’hommes, sans envergure humaine dont Dieu veut se servir pour montrer à nouveau son Amour et sa puissance et régner à nouveau sur la société.
Où les trouver ? parmi les gens de notre entourage sur lequel Dieu a arrêté son choix de toute éternité. Ils répondront ou ne répondrons pas à l’appel que Dieu nous demande de leur adresser. L’essentiel est que nous leur transmettions.
Comment ? par l’action capillaire.
Le pape Pie XII la définit ainsi: « un travail d’approche individuel d’âme à âme, en tous lieux et en toutes circonstances dont aucun ne devrait s’estimer dispensé. Nous voudrions que personne ne parlât avec vous, ne traitât avec vous, ne travaillât avec vous, sans recevoir un rayon de lumière chrétienne dans l’esprit. Aussi insistons-nous sur la nécessité, l’urgence et l’efficacité de l’action capillaire à accomplir »

L‘exhortation Evangelii nuntiandi, en 1976 confirmée par J.P.II rappelle que « le champ propre de l’activité évangélisatrice des laïcs, c’est le monde, vaste et compliqué, de la politique, de la réalité sociale, de l’économie ; comme aussi celui de la culture, de la science et des arts, de la vie internationale, des instruments de communication sociale ; et encore d’autres réalités particulièrement ouvertes à l’évangélisation, comme, celle de l’amour, de la famille, de l’éducation des enfants et des adolescents, le travail professionnel, la souffrance.
Plus il y aura de laïcs pénétrés d’esprit évangélique, responsables de ces réalités et explicitement engagés en ces réalités, compétents dans le travail de leur développement et conscients de l’obligation qui leur incombe de développer toute leur capacité chrétienne souvent jusque là tenue cachée et étouffée, alors plus ces réalités, sans rien perdre ni sacrifier de leur coefficient humain, mais révélant une dimension transcendante souvent ignorée, se trouveront au service de l’édification du Royaume de Dieu, et donc du Salut en Jésus-Christ
».

Il nous est demandé d’être les VRP du Seigneur.
En bon VRP il nous faut connaitre les besoins de ceux que nous approchons et pour cela dans un premier temps les écouter, l’écoute est primordiale. Nécessaire aussi de savoir poser les questions qui permettront d’établir un check-up moral, intellectuel, spirituel de l’interlocuteur et de rentrer ainsi en phase avec lui.
Il y a un art du dialogue à acquérir.
Poser les bonnes questions et fournir les réponses judicieuses demande d’acquérir une formation.
Deux façons de l’acquérir, soit à partir des livres de base, c’est long et fastidieux, soit en alternance, c’est beaucoup plus vivant, attrayant et payant. On se fait ainsi des amis, car les réponses fournies à leurs interrogations, préoccupations, problèmes voire à leur angoisse leur permet de repartir rassérénés. On ne dira jamais assez combien de personnes ont gâché leur vie pour ne pas avoir rencontré sur leur chemin l’ami capable de leur montrer l’importance des idées des principes.
En les écoutant donc on s’aperçoit souvent qu’on n’a pas vraiment la réponse satisfaisante. L’entretien alors n’est plus fécond comme il devrait l’être, il reste ou tourne au choc de deux opinions.
Il faut se taire et travailler la question individuellement ou avec des copains.
La formation se fait sur le tas et rapidement. En effet il y a une trentaine de questions qui reviennent toujours sur le tapis. Il suffit d’en avoir la réponse pour être en possession d’une formation de base qui vous fait passer pour quelqu’un qui en connaît un bout. Aujourd’hui, avec 3 idées générales vous passez pour philosophe, avec trois idées de petit catéchisme pour un théologien.
Il suffit alors de compléter sa formation à la demande avec deux livres de base : les Fondements de la Cité et Pour qu’il Règne, un abonnement à l’AFS, les quatre ou cinq encycliques qui correspondent à la vie de tous les jours.
Il y a une autre façon de travailler pour le Règne du Christ Roi et donc pour son lieutenant futur, c’est d’avoir prêt dans la poche, façon de s’exprimer, une réunion d’information en kit. L’idée d’en faire une m’est venue à la suite d’un entretien avec un ami qui, pour gagner sa vie après guerre, avait acquis une carte de VRP en vin.

Aujourd’hui vous rencontrez une foule d’amis ou de personnes qui gémissent sur les malheurs des temps vous pouvez en rajouter et pleurer avec eux, la charité politique veut que vous soyez à même de leur montrer que c’est logique et que s’il n’en était pas ainsi vous seriez obligé de vous remettre en question et qu’il est nécessaire pour ne pas dire urgent de ne pas tomber de la dernière pluie. Cinq points sont à faire passer. En bon VRP il faut prendre une commande.

Conférence du 10 janvier 2002.

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