
Louis le Grand est de retour sur la place Bellecour.

Site de l'association légitimiste PSB Lyon
Par Michel Janva le 21 mai 2024
Le Prince Louis a participé au pèlerinage de Chartres lundi de Pentecôte, après avoir visité le bivouac de Gas dimanche soir, où il a pu s’entretenir avec le cardinal Müller. Voici son message :
« Hier, alors que la colonne du pèlerinage de Notre-Dame de Chrétienté s’ébranlait pour sa dernière étape, afin de parcourir les quelques kilomètres qui la séparaient encore de la cathédrale de Chartres, j’ai eu la grande joie de pouvoir me joindre aux milliers de pèlerins. Je tenais à être en communion avec cette jeunesse ardente qui prie et qui marche pour la France et pour l’Église universelle toute entière.
Magnifique leçon pour chacun d’entre nous de voir que l’Espérance, loin de mourir, habite et vivifie ceux qui sont inéluctablement appelés à être le futur de notre pays.
J’ai porté dans mes prières les joies et les souffrances de la France et de chaque Français et je les ai déposées aux pieds de la Vierge, dans la cathédrale de Notre-Dame de Chartres.
Je tiens à remercier tout spécialement Son Éminence le Cardinal Müller pour la Messe qu’il a accepté de célébrer pour nous à Chartres. Que saint Louis nous protège et nous garde tous. »
Louis Duc d’Anjou
Source :https://lesalonbeige.fr/le-duc-danjou-au-pelerinage-de-chretiente/
bvoltaire.fr/ Philippe Montillet 19 mai 2024
Ferveur pour les participants. Émotion pour les passants et autres riverains. Ferveur pour les milliers de pèlerins, partis de l’église Saint-Sulpice à Paris, ce samedi 18 mai, après la messe célébrée à 7 heures du matin pour rejoindre Chartres. Plus de quatre-vingt-dix kilomètres. Une belle marche. Une belle épreuve dans nos époques où il semble parfois que le moindre effort coûte beaucoup. Pas pour tous. Heureusement.
Leur passage devant Saint-Pierre d’Alésia où je les admirais et les enviais, dura quatre-vingt-dix minutes. Long cortège en rangs serrés, occupant la moitié de la chaussée, pour ne pas obstruer la circulation déjà bien entravée dans ce secteur par la mairie de Paris. 90 minutes en chantant des cantiques et en récitant des prières. Une voiture de police à l’avant, une à l’arrière. Cette jeunesse-là n’est pas celle des désordres et du vandalisme. Elle est celle qui estime que le dépassement de soi vaut la peine.
90 minutes pour voir ces 20.000 jeunes, tous enthousiastes, mêlant gaité et prière, pensant à la longue route qu’ils allaient faire jusqu’à Notre-Dame de Chartres, d’autant que le soleil du matin devait se transformer en pluie, selon la météo. Mais ce matin, les muscles se croient encore en promenade… De nombreuses nationalités étrangères étaient présentes derrière leur drapeaux. Il était réconfortant d’entendre ces cantiques repris dans toutes les langues d’Europe. Ceux-là savent que l’Europe existe et qu’elle puise ses racines au même souffle de la chrétienté. Sur le trottoir, on les imagine priant pour eux et sans doute encore plus pour la France. Car derrière cette ferveur religieuse, comment ne pas imaginer qu’il y a forte conscience du devoir de citoyen. Les deux ne vont-ils pas ensemble ? « Mon Dieu – Mon roi ! Mon Dieu – Ma France ! » Le cri de Bouvines est encore actuel à qui veut bien entendre la France profonde. Cette Pentecôte est encore très proche de la fête de Jeanne d’Arc, le week-end dernier. Il y a des moments comme cela où l’Histoire est présente pour nous rappeler à l’essentiel.
Quelle ferveur ! En les voyant, revivent les épopées passées, des croisades au franchissement du Rhin en 1945 en passant par Verdun ou Ðiện Biên Phủ – autre clin d’œil de l’Histoire, en ce mois de mai. Et, en toile de fond, déjà, se dessinent les épopées qu’il faudra sans doute retrouver dans le futur. Il y aura tant à reconstruire pour l’avenir qu’il faudra utiliser toute cette ferveur.
Drapeaux et bannières claquaient au vent. Certains avançaient en cadence. D’autres montraient leur habitude de la marche et des efforts prolongés. D’autres, aussi, combien ils étaient novices… Tous étaient à l’unisson, marchant dans ce long ruban de prières, ponctué de la présence de prêtres dont, déjà, certains confessaient les pèlerins dont ils avaient la charge. La marche permet de faire ressortir tous les péchés à se faire pardonner. Pas de triche possible quand on souffre sur la route. Dieu premier servi !
Et que d’émotion dans le regard des riverains, en admirant ces pèlerins mettant tout leur cœur et leur âme dans des pas qui allaient vite leur paraître si lourds.
En voyant ces jeunes portés par leur foi et leur enthousiasme, les larmes m’en venaient aux yeux. Pour une fois, j’avais une belle image de la France, pas celle dont les médias nous rebattent les oreilles et les yeux. « France fille des arts, des armes et des lois », tu avais retrouvé, en ce samedi de Pentecôte, les promesses de ton baptême.
Philippe Montillet
Source : https://www.bvoltaire.fr/pelerinage-de-chartres-une-jeunesse-du-depassement-pas-du-vandalisme/
La Messe à la mémoire du Roi Louis XVII et de Madame Élisabeth aura lieu le :
Samedi 8 Juin 2024 à 11h00
A l’Eglise Saint Georges Quai Fulchiron LYON 5°
La messe sera suivie par le renouvellement de la consécration de la PSB Lyon au Sacré Cœur.

Voici la 1e partie du résumé de la conférence du 4 mai 2024 de Monsieur Bruno SAVORNIN
Les Robertiens: Eudes (888-898), Robert Ier (922-923) et Raoul (923-936)
I – Eudes (860-888-898)
Eudes va être élu sur le trône en 888 suite à la défaillance des rois ou empereurs carolingiens à lutter, où à lutter efficacement contre les envahisseurs vikings.
Les assauts vikings commencent en Europe dans les années 790: l’abbaye de Lindisfarne est mise à sac en 793.
Première attaque notable en France en 841: prise de Rouen. Puis saccage d’une partie de Paris le jour de Pâques 845.
Bataille de Paris (novembre 885 – novembre 886). Les vikings (entre 10 000 et 40 000 soldats) sont battus par quelques centaines de défenseurs grâce aux processions, d’excellentes forteresses et une stratégie magnifique d’Eudes, alors comte de Paris et de Gozlin Evêque de Paris.
C’est suite à la négligence de l’empereur Charles le Gros à lutter contre les vikings qu’il est contraint à abdiquer en 888, puis assassiné quelques mois plus tard dans sa prison par des seigneurs germaniques.
Eudes, qui n’est pour rien dans son abdication, est élu roi de France (mais pas empereur) pour le remplacer.
Il obtient la victoire de Montfaucon en 888, puis celle de Montpensier en 893. Sans descendance mâle vivante (son seul fils est mort en bas-âge), il demande à ses vassaux d’élire Charles III, un carolingien, pour lui succéder sur le trône, ce qui sera fait peu après sa mort le 1/1/898.
Voici la deuxième partie du résumé de la conférence du 4/5/2024.
II – Robert Ier (922-923)
Robert Ier est né vers 866. Il est le frère d’Eudes, le premier roi Robertien. Ils sont tous les deux fils de Robert le Fort, marquis de Neustrie, qui n’a jamais été roi de France.
Robert Ier épouse Béatrix, fille de Pépin Ier, comte de Valois, et descendante de Charlemagne (6 générations après lui).
On voit donc que le petit-fils de Robert Ier, Hugues Capet (né entre 938 et 941 et mort en 996) descend à la fois des Carolingiens (par une femme) et des Robertiens (par les hommes).
Robert Ier a joué un grand rôle dans la négociation du traité de Saint-Clair-sur-Epte (911) qui accorde une partie de la Normandie actuelle à Rollon, l’un des plus puissants chefs vikings. Celui-ci, après un premier refus avant ce traité, finit par se préparer au baptême et à être baptisé à Pâques de l’année 912. Le prénom de baptême de Rollon est Robert.
Précisons que son baptême n’était pas une condition du traité.
Rollon fait venir des Scandinaves pour restaurer l’agriculture, dévasté par ses propres vikings. Il met en place un code des lois qui prévoit notamment l’instauration d’une Cour suprême de justice appelé « L’Echiquier », terme qui est encore utilisé au Royaume-Uni aujourd’hui. A l’époque de Rollon, cette Cour suprême est composée d’évêques et de seigneurs.
C’est ainsi que les envahisseurs vaincus se sont assimilés, aussi bien du point de vue surnaturel que naturel.
D’abord soutien du roi carolingien Charles III (898-922), Robert finit par s’opposer à lui car Charles III l’a nommé comte Palatin (sans comté attribué) en 918, ce qui mécontente les grands du royaume. En effet, Haganon n’est pas noble. Au champ de mai, les grands montrent qu’ils contestent l’autorité de Charles II en quittant la réunion en jetant devant le roi des brins de paille.
Robert Ier finit par accepter d’être couronné roi en 922 pour remplacer Charles III, à la demande des grands. Mais il meurt lors d’une bataille contre les troupes de Charles III. Charles III assistait à cette bataille de loin. Robert Ier succombe après avoir été encerclé par de nombreux adversaires.
Voici la troisième partie du résumé de la conférence du 4/5/2024.
III – Raoul (923-936)
Le concile du 27/8/923 blâme tous ceux qui ont participé à la bataille de Soissons où le roi Robert Ier a été tué. Les survivants sont condamnés à une pénitence de 3 ans.
Le roi Charles III ne profite pas de la mort de Robert Ier. Il est prisonnier à Château-Thierry. Il est transféré à Péronne en 926, suite à l’incendie de Château-Thierry. Il est libéré en 927. Guillaume Longue-Epée, fils de Rollon et duc de Normandie lui rend hommage. Toutefois, il reste à la disposition de Herbert de Vermandois qui le transfère à Reims.
Le roi Raoul accorde à Charles III les revenus fiscaux d’Attigny et de Ponthion.
Mais Herbert enferme à nouveau Charles III dans une tour à Péronne. Il y meurt assassiné par un petit seigneur.
Les seigneurs de Touraine et du Berry repoussent un nouveau débarquement scandinave à la fin de l’année 935.
Raoul meurt peu après, le 14/1/936. Il a dû combattre la plus grande partie de son règne contre des opposants pour affirmer son autorité.
Bruno Savornin
Au moment où il entame sa deuxième vie que nous lui souhaitons encore plus belle et plus intense que la première, avec la satisfaction et la fierté pour ce chemin déjà parcouru fait de moments précieux et fructueux avec sa si belle famille et de bonheurs encore à venir.
Joyeux Anniversaire Monseigneur, de la part de la PSB LYON