La barbarie islamiste a frappé sur le sol de France – Message Mgr le Duc d’Anjou
Une nouvelle fois, la barbarie islamiste a frappé sur le sol de France. L’acte est ignoble, innommable, inhumain. Il constitue une offense terrible au genre humain et à Dieu, son Créateur.
Mes pensées et mes prières vont tout d’abord auprès de la famille de Samuel Paty si profondément choquée et bouleversée. Nous lui disons du fond du cœur toute notre compassion, notre solidarité, notre soutien dans cette terrible épreuve.
Il appartient maintenant aux autorités de l’Etat, au delà des déclarations et des manifestations, de prendre concrètement la mesure des lâchetés et abandons successifs qui sont la cause la plus directe de ces drames qui se succèdent désormais sans fin, menaçant ainsi les fondements de la société française.
Il est temps de nommer le mal par son nom et d’agir courageusement , concrètement, sans faux semblant, par des mesures énergiques contre ce qui est à l’évidence une volonté d’imposer aux Français, insidieusement ou par la terreur, une idéologie étrangère, foncièrement contraire à nos valeurs, notre culture et notre identité.
Aux Français, je voudrais redire cette injonction du saint Pape Jean-Paul II, « n’ayez pas peur »!.
La peur est précisément le but du terrorisme, le meilleur moyen d’obtenir notre soumission.
Seul le retour aux promesses du baptême de la France, seul le retour aux sources de notre identité française et chrétienne, seule la conversion, individuelle d’abord, collective ensuite, peuvent nous rendre le courage, et la Force et la Foi.
C’est à ce prix que nous remettrons la France debout.
C’est à ce prix que les Français retrouveront le bonheur et la fierté d’être Français.
C’est à ce prix que la paix, le droit et la civilisation s’imposeront dans notre patrie si malmenée.
J’implore la Sainte Trinité, j’implore le Sacré-Coeur du Christ Sauveur, j’implore tous les Saints de France, en particulier Saint Louis mon aïeul, Sainte Jeanne d’Arc, Sainte Geneviève, Sainte Thérèse de Lisieux, Saint Charles de Foucauld de prendre la France et les Français en pitié, et de nous venir en aide, pour que nous trouvions en nous-mêmes chacun à notre place les ressources d’une véritable renaissance de la Fille Aînée de l’Eglise.
En cette fête de Saint Louis, mon aïeul et mon saint patron, mes pensées et mes prières se tournent avec reconnaissance vers ces Américains courageux qui ont empêché la destruction de la statue du saint roi à Saint-Louis du Missouri. Je pense tout particulièrement à l’abbé Stephen Schumacher, mais aussi à tous les laïcs anonymes qui ont fait bloc autour de lui.
Les violences contre le patrimoine et contre notre histoire participent toujours du même processus révolutionnaire et totalitaire qui coûta la vie à Louis XVI à qui les Etats-Unis doivent tant, et, depuis, à des dizaines de millions d’êtres humains. Ce processus vise à faire table rase du passé pour créer un « homme nouveau ». Mais les hommes sont davantage que leur propre nature biologique : ils sont façonnés par l’œuvre des générations précédentes et ils ont une destinée surnaturelle. Nos saints et nos héros nous sont nécessaires pour mener une vie réellement humaine en nous offrant des modèles. Sans eux, nous ne sommes plus que des objets que les puissants du jour peuvent aisément réduire en esclavage. Ce n’est pas en vain que la piété filiale, le respect de ce que nous ont transmis nos ancêtres, l’amour de la patrie constituent le quatrième commandement du Décalogue : sans piété filiale, il ne peut exister de société durable.
Aussi, je voudrais associer à ma prière reconnaissante tous ceux qui travaillent, dans les familles, les écoles, les universités – et partout ailleurs dans nos sociétés –, à transmettre la culture occidentale qui puise aux sources gréco-romaines et chrétiennes, Seuls des barbares irresponsables pourraient vouloir jeter aux orties ce trésor si riche et si essentiel à l’épanouissement de l’homme.
Puisse Saint Louis, saint patron des chefs d’Etat, veiller sur leur mission et bénir une nouvelle floraison de la culture chrétienne pour le XXIe siècle !
Déclaration de la Saint-Louis – Message de Mgr le Duc d’Anjou
August 25, 2020
Chers Amis, chers compatriotes,
Quelle tristesse de constater que d’année en année, la situation de la France se dégrade. Fort de la responsabilité que m’imposent les huit siècles de royauté capétienne dont je suis l’héritier, la gravité actuelle de l’état de la France, m’amène à m’exprimer, en ce jour où l’Eglise fête Saint Louis, le modèle des gouvernants.
Force m’est de constater que notre pays s’enfonce vers des jours de plus en plus graves, alors que j’aimerais que mes déclarations puissent saluer le renouveau que tous les Français fidèles et qui croient en la destinée de leur pays, espèrent de tout leur cœur.
Atteinte depuis plusieurs années par une crise morale qui la fait douter d’elle-même, de sa mission, de son identité, la France doit aussi subir de nombreuses attaques venues de l’extérieur, tellement diffuses et perverses, qu’il est difficile de toujours bien les cerner, et de trouver les bonnes ripostes. La difficulté est d’autant plus grande que la vérité n’est plus regardée en face et que les mots sont travestis par l’idéologie au point de perdre leur sens. Ceux qui résistent vaillamment sans perdre confiance, souvent animés d’une foi profonde, ne suffisent pas à redresser la situation. Pareillement, nos militaires engagés sur de nombreux terrains au-delà de nos frontières, constatent que leur sacrifice et leur abnégation ne suffisent pas isolément à recréer une dynamique de vainqueur. Les combats se gagnent certes sur le terrain, mais c’est d’abord dans les cœurs et les esprits que se forgent les conditions de la victoire qui doit trouver son expression politique.
Or, bien souvent, la France donne l’impression que cette volonté n’est plus là. Pourtant il faudrait peu de choses : lui redonner le goût et le sens de la victoire qu’avait la France sûre d’elle-même et de sa mission ; et lui rappeler les grands moments de son passé qui demeurent des exemples pour demain.
Cet état d’esprit qui pourrait surgir à nouveau si les Français le veulent, semble oublié, annihilé. Les « élites » depuis la Révolution n’ont agi que par intérêt. Quand reviendra-t-on au Bien Commun, à la justice, à la protection des plus faibles ? Quand acceptera-t-on de redonner aux mots leur sens et d’oublier qu’il n’y a ni incivilité, ni jeunes sauvageons mais violences gratuites et nouveaux barbares sans foi ni loi qu’il s’agit de combattre et de punir. En effet, chacun de leurs crimes ruine la vie sociale. Or elle est déjà bien difficile pour de nombreux Français déjà confrontés à une situation économique et sociale souvent critique. Pourtant, la dernière crise sanitaire a montré combien nos compatriotes étaient capables de sursauts et d’initiatives quand l’Etat ne les oppresse pas ; quand il ne les accable pas d’une fiscalité de plus en plus lourde et injuste puisqu’elle n’assure plus les services publics même les plus essentiels ; quand l’Etat ne s’attaque pas aux libertés. Les Français, en nombre toujours plus grand, se rendent compte que les institutions ne répondent plus à leurs attentes légitimes.
Combien de crises faudra-t-il encore ? combien de sacrifiés pour que les yeux s’ouvrent ?
Il y a quelques mois, crise sanitaire aidant, des esprits lucides avaient posé la question de savoir si ces évènements, dûs largement au moins dans leurs conséquences, aux erreurs accumulées qui se traduisent par des centaines de milliers de mort, en France, en Europe et dans le monde entier, n’étaient pas l’occasion de réfléchir aux désordres des dernières décennies. Le beau symbole du « jour d’après » semblait porteur d’avenir. En réalité quelques mois après, les mauvaises habitudes ont largement triomphé des bonnes résolutions et les jours d’après semblent encore plus catastrophiques que ceux d’avant. Le vote, devant une assemblée quasi déserte de la loi dite bio-éthique en est la plus éclatante manifestation… Elle est à la fois contraire à l’ordre naturel et à l’éthique. Elle cumule le déni du système représentatif actuel par la manière dont elle a été élaborée et la rupture avec les fondements de l’humanité. Les manipulations contre nature sont en train de franchir une nouvelle étape vers une société de chimère ou plus aucune limite ne semble retenir les hommes. La société de la peur et des contraintes est aussi, désormais, celle de la mort planifiée.
Quel monde avons-nous devant nous ? Quel monde laisserons-nous à nos enfants ?
Je parle ici comme héritier et successeur des Rois de France mais aussi comme père et époux. Je sais combien de jeunes couples sont inquiets pour l’avenir de la société ; l’avenir de leurs enfants ; de nos enfants.
Heureusement les siècles d’histoire nous apprennent que les situations les plus terribles ne sont pas irréversibles. La France s’est sortie d’autres périls et cela même quand elle a failli perdre sa souveraineté comme au temps de Charles VII. La mission de Jeanne d’Arc l’a sauvé d’un péril d’autant plus éminent que l’ennemi était déjà installé sur notre sol. Celle qui est devenue en 1920 la patronne du Patriotisme a sauvé le pays et a restauré la monarchie légitime.
De tels exemples doivent nous redonner espoir et susciter de nouvelles initiatives pour reconstruire la France.
Puisse Saint Louis, modèle des souverains et des gouvernants, protéger la France et l’aider à retrouver le sens de sa mission.