La reconstruction de la flèche de la basilique de Saint-Denis est lancée

 

Le coup d’envoi de la reconstruction de la flèche de la basilique de Saint-Denis a été donné samedi par la ministre de la Culture, qui souhaite que la nécropole des Rois de France devienne « aussi reconnue que Notre-Dame ».

Après trente ans de flottement, le gouvernement avait donné son feu vert au projet en février 2017. Evalués à 20 millions d’euros, les travaux, qui devraient durer au moins dix ans, seront financés grâce au mécénat et aux visites du chantier.

Erigées en 1219, la tour nord et la flèche médiévales – qui culminaient à 86 mètres – avaient été démontées pierre par pierre en 1845 après un tornade qui avait fragilisé l’édifice.

Source : Le Figaro 17/03/2018

Par ailleurs article très intéressant sur le site HERODOTE :

https://www.herodote.net

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C’est Louis XVI qui l’a fait : le saviez-vous ?

C’est Louis XVI qui l’a fait : le saviez-vous ?

Louis XVI décida de soulager son peuple en le dispensant du droit de Joyeux avènement, impôt perçu à chaque changement de règne.

Louis XVI, créa le corps des pompiers.

Louis XVI, autorisa l’installation de pompes à feu, pour approvisionner Paris en eau de manière régulière.

Louis XVI, créa un mont-de-piété à Paris pour décourager l’usure et venir en aide aux petites gens.

Louis XVI, abandonna aux équipages de ses vaisseaux le tiers de la valeur des prises qui lui était réservé en temps de guerre.

Louis XVI, décida d’aider l’abbé de l’Epée dans son œuvre pour l’éducation des « sourds-muets sans fortune » auquel il enseignait un langage par signes de son invention. Le Roi lui versa alors une pension de 6000 livres sur sa propre cassette, contre l’avis de l’archevêché qui soupçonnait cet homme de jansénisme.

Louis XVI, dota l’école de Valentin HAUY pour les aveugles.

Louis XVI, donna l’ordre à ses commandants de vaisseaux de ne point inquiéter les pêcheurs Anglais et obtint la réciproque pour les pêcheurs Français.

Louis XVI, donna le droit aux femmes mariées et aux mineurs de toucher eux même leur pensions sans demander l’autorisation de leur mari ou tuteur.

Louis XVI, ordonna aux hôpitaux militaires de traiter les blessés ennemis « comme les propres sujets du Roi » 90 ans avant la 1ere convention de Genève !

Louis XVI, décida d’abolir le servage et la main morte dans le domaine royal et le droit de suite qui permettait aux seigneurs de faire poursuivre les serfs ou mainmortables qui quittaient leur domaine.

Louis XVI, ordonna l’abolition de la question préparatoire et préalable (torture)

Louis XVI, accorda le premier, le droit de vote aux femmes dans le cadre de l’élection des députés à l’assemblée des états généraux.

Louis XVI, décida de faire construire à ses frais, des infirmeries « claires et aérées » dans les prisons.

Louis XVI, s’inquiéta du sort qui était réservé aux prisonniers détenus en préventive de par leur inculpation, avant le procès. Par ailleurs, il décida de leur accorder une indemnité ainsi qu’un droit d’annonce dans le cas où leur innocence serait reconnue lors de leur procès (sujet d’une étonnante actualité) !

Louis XVI, supprima de très nombreuses charges de la maison de Roi (plus du tiers).

Louis XVI, permit aux femmes d’accéder à toutes les maîtrises.

Louis XVI, finança tous les aménagements, de l’hôtel-Dieu pour que chaque malades ait son propre lit individuel.

Louis XVI, employa le 1er, l’expression « Justice sociale ».

Louis XVI, fonda un hôpital pour les enfants atteints de maladies contagieuses, aujourd’hui nommé : « Hôpital des enfants malades »

Louis XVI, créa le Musé des Sciences et Techniques, futur Centre National des Arts et Métiers.

Louis XVI, fonda l’école des mines.

Louis XVI, finança sur ses propres fonds, les expériences d’aérostation des frères Montgolfier.

Louis XVI, finança également les expériences de Jouffroy pour l’adaptation de la machine à vapeur à la navigation.

Louis XVI, exempta les Juifs du péage corporel et autres droits humiliants.

Louis XVI, accorda sept millions aux victimes du froid excessif en 1784.

Louis XVI, accorda des pensions de retraites, à tous ceux qui exerçaient une profession maritime.

Louis XVI, demanda l’établissement annuel de la balance du commerce.

Louis XVI, créa le droit de propriété des auteurs et compositeurs de musique.

Louis XVI, accorda l’état-civil aux non-catholiques.

Louis XVI, créa l’Ecole de musique et de danse de l’Opéra de Paris et le musée du Louvre.

Louis XVI, lança une des plus grandes expéditions de découverte de son époque et choisit Jean-François de la Perouse  pour diriger une expédition autour du monde visant à compléter les découvertes de James Cook dans l’Océan Pacifique.

Louis XVI, aida l’Amérique à proclamer son indépendance le 4 juillet 1776.

 

Source : « Louis XVI a la parole » de Paul et Pierrette GIRAULT de COURSAC, éd de l’OEIL

=> Le bon Roi Louis XVI

 

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SAINT DENIS

 Rendez-vous à la basilique Saint-Denis pour l’exposition « Les Romanov à Saint-Pétersbourg, d’une nécropole à l’autre » jusqu’au 31 mars 2018

Saviez-vous que la basilique cathédrale de Saint-Denis et la cathédrale Saints Pierre-et-Paul, mausolée grand-ducal de Saint-Pétersbourg, sont deux monuments jumelés ?

C’est dans ce cadre que vous pourrez découvrir l’exposition « Les Romanov à Saint-Pétersbourg, d’une nécropole à l’autre », présentée dans les six chapelles de la crypte de la basilique cathédrale de Saint-Denis.
Grâce à de nombreuses illustrations commentées ainsi que plusieurs objets provenant de la Forteresse, les visiteurs seront invités à découvrir ce monument et les plus emblématiques tsars de la famille Romanov : Pierre Ier dit le Grand (1672-1725), Catherine II dite la Grande Catherine (1729-1796), Alexandre Ier (1777-1825) et Nicolas II (1868-1918).

   Les œuvres à découvrir

Vous pourrez découvrir des trésors tels que le masque moulé sur le visage de Pierre le Grand, une empreinte de sa main, ou encore une clef symbolique de la porte de Saint Pierre des anciens remparts de Saint-Pétersbourg.

Des images des funérailles royales des Romanov, faisant souvent écho à celles des souverains capétiens, seront également présentées, telles que celles de Pierre Ier ou celles de Pierre III.

Une présentation numérique permettra au public français de se familiariser avec la cathédrale Saints Pierre-et-Paul de Saint-Pétersbourg, grande nécropole ayant accueilli les dépouilles des Romanov depuis la mort du tsar Pierre Ier dit le Grand en 1725

 LE MEMORIAL de France à SAINT-DENYS, nous informe d’une visite spéciale de cette exposition le

Samedi 24 mars à 15h00

dans la crypte de la basilique , commentée par le Commissaire de l’Exposition, Monsieur André FILLER, professeur d’université.

 A l’issue, Madame Odile BORDAZ, ancienne administrateur de la basilique, vous fera partager son érudition sur le premier monument gothique d’Europe, puis vous aurez l’opportunité de vous réchauffer dans un café proche.

Ci-dessous le formulaire de réservation, pour tous nos amis parisiens et ceux qui pourrons se déplacer ce jour-là.

https://www.saint-denis-basilique.fr/Actualites/Les-Romanov-a-Saint-Petersbourg-d-une-necropole-a-l-autre

 

POUR MEMOIRE ci-après la liste des

Rois et reines de France inhumés à Saint-Denis

Plan des tombeaux

Avec pas moins de 42 rois, 32 reines, 63 princes et princesses et 10 grands serviteurs du royaume qui furent inhumés dans la basilique Saint-Denis jusqu’au XIXe siècle, cette nécropole des rois fait partie des ensembles funéraires les plus importants au monde. Ce statut n’a pas toujours été. En effet, l’Abbaye de Saint-Denis a du s’imposer face à la concurrence, notamment de Saint-Germain-des-Prés, et l’a obtenu grâce à l’obstination de l’Abbé Suger et l’avènement de la dynasties des Capétiens.

70 gisants et tombeaux sculptés se trouvent dans la cathédrale de Saint-Denis, pour la plupart à leur emplacement d’origine. Les restes des rois étaient placés sous les gisants, avant que les révolutionnaires ne les profanent en 1793.

La découverte de la nécropole royale de Saint-Denis constitue un véritable voyage dans l’Histoire de France et un témoignage sans pareil de l’évolution de l’art funéraire du XIIe au XVIe siècle.

Plan au sol de la Basilique Saint-Denis

Gras : souverains (avec date de leur règne)
– tombeau à Saint-Denis avant la Révolution
+ tombeau entré à Saint-Denis après la Révolution

Mérovingiens

+ 1 Clovis Ier 481-511
+ 2 Childebert Ier 511-558
+ 3 Frédégonde † 597
– 4 Dagobert Ier 629-639
– 5 Clovis II 639-657

Carolingiens

– 6 Charles Martel † 741
– 7 – 8 Pépin le Bref 751-768 et Berthe † 783
– 9 Carloman 768-771
– 10 Ermentrude 823-869
– 11 Louis III 879-882
– 12 Carloman 882-884

Capétiens

– 13 Robert II le Pieux 996-1031
– 14 Constance d’Arles † 1032
– 15 Henri Ier 1031-1060
– 16 Louis VI le Gros 1108-1137
– 17 Philippe † 1131
– 18 Constance de Castille † 1160
+ 19 Philippe † 1235
+ 20 Louis † 1260
+ 21 + 22 Blanche † 1243 et Jean † 1248
+ 23 Louis et Philippe
+ 24 Marie de Brienne (?) † v. 1280
– 25 Philippe III le Hardi 1270-1285
– 26 Isabelle d’Aragon † 1271
+ 27 Robert II d’Artois † 1317
+ 28 + 29 Louis, comte d’Évreux † 1319 et Marguerite d’Artois † 1311
+ 30 Blanche † 1320
+ 31 Princesse non identifiée
– 32 Philippe IV le Bel 1285-1314
– 33 
Louis X le Hutin 1314-1316
– 34 Philippe V le Long 1316-1322
– 35 Charles IV le Bel 1322-1328

– 36 Jean Ier le Posthume † 1316
+ 37 Clémence de Hongrie † 1328
– 38 Jeanne d’Évreux † 1371
+ 39 Charles Ier d’Anjou, roi de Sicile † 1285
+ 40 Charles, comte de Valois † 1325
+ 41 Charles d’Évreux, comte d’Étampes † 1336
+ 42 Charles, comte d’Alençon † 1346
+ 43 Marie d’Espagne † 1379
– 44 Jeanne II, reine de Navarre † 1349
– 45 Blanche † 1393
– 46 Marguerite † 1382

Valois

– 47 – 48 Blanche de Navarre † 1398 et Jeanne † 1371
– 49 Philippe VI 1328-1350
– 50 
Jean II le Bon 1350-1364
– 51 + 52 Charles V le Sage 1364-1380 et Jeanne de Bourbon† 1377
– 53 Bertrand Du Guesclin † 1380
– 54 Louis de Sancerre † 1402
+ 55 Léon VI de Lusignan, roi d’Arménie † 1393
– 56 Charles VI 1380-1422
– 57 Isabeau de Bavière † 1435
– 58 Guillaume de Châtel † 1436
+ 59 Béatrice de Bourbon, reine de Bohême † 1383
+ 60 Princesse non identifiée
+ 61 Tombeau des Ducs d’Orléans
+ 61 Louis, duc d’Orléans † 1407
+ 61 Valentine Visconti † 1408
+ 61 Philippe d’Orléans, comte de Vertus † 1420
+ 61 Charles, duc d’Orléans, le poète † 1465
– 62 Louis XII 1498-1515 et Anne de Bretagne † 1514
+ 63 Marie de Bourbon-Vendôme † 1538

Valois-Angoulême

– 64 François Ier 1515-1547 et Claude de France † 1524
– 65 Urne funéraire de François Ier
– 66 Louis, cardinal de Bourbon † 1557
– 67 – 68 Henri II 1547-1559 et Catherine de Médicis † 1589(tombeau et monument)
+ 69 François II 1559-1560
+ 70 + 71 Henri III 1574-1589 et Louise de Lorraine † 1601

Bourbons

+ 72 Louis XVI 1774-1793 et Marie-Antoinette † 1793

Plan de la crypte de la Basilique Cathédrale

Cercueils royaux

1 Louis VII 1137-1180
2 Louis de Lorraine † 1601
3 Louis XVI 1774-1793
4 Marie-Antoinette † 1793
5 Louis XVIII 1814-1824
6 Cercueils princiers
7 Cœurs
8 Ossuaire
Crypte archéologique
10 Cénotaphes des Bourbons
11 Coeur de Louis XVII

Personnages dont les gisants ont été détruits ou n’ont jamais été réalisés

Charles le Chauve 840-877
Eudes 888-898
Hugues le Grand, duc de France, † 956
Hugues Capet 987-996
Philippe Auguste 1180-1223
Louis VIII le Lion 1223-1226
Louis IX, ou Saint Louis 1226-1270 et Marguerite de Provence † 1295
Jeanne de Bourgogne, épouse de Philippe VI, † 1348
Jeanne d’Auvergne, épouse de Jean II le Bon
Charles VII 1422-1461 et Marie d’Anjou † 1463
Charles VIII 1483-1498
Henri IV 1589-1610
Louis XIII 1610-1643
Anne d’Autriche † 1666
Louis XIV 1643-1715
Marie-Thérèse d’Autriche † 1683
Louis, le Grand Dauphin † 1711
Louis, duc de Bourgogne, dauphin † 1712
Louis XV 1715-1774
Marie Leszczynska † 1768

https://www.tourisme93.com/basilique/plan-tombeaux-basilique.html

Téléchargez le plan au format PDF des gisants de la basilique Saint-Denis.

 

Paris Vox propose à ses lecteurs une série de biographie sur les saints personnages qui ont fait la gloire de l’Eglise de Paris,  l’une des plus anciennes de Gaulle, et qui font encore aujourd’hui   le prestige de la Capitale.

Saint Denis, premier évêque de Paris.

https://www.parisvox.info/2018/02/28/vie-de-saint-denis-premier-eveque-de-paris/

Le 22 avril, l’Eglise de Paris célèbre la fête de l’Invention du corps de saint Denis, son premier évêque, et de ses compagnons immolés à la fureur du paganisme, vers la fin du troisième siècle. Les auteurs ne s’accordent ni sur l’année de leur glorieux martyre, ni sur le lieu de leur sépulture. Selon les actes de leur mort, leurs corps furent jetés dans la Seine, pour les dérober à la vénération des fidèles, puis retirés en secret par une pieuse femme, nommée Catulla, qui les fit enterrer honorablement à quelque distance de la ville et près de l’endroit où ils avaient été décapités. Pour ne point perdre de vue le lieu qui renfermait le dépôt précieux des corps des saints martyrs, Catulla le marqua par l’érection d’un monument, où fut construite plus tard sous le règne de Clovis I”, et à la sollicitation de sainte Geneviève, une église, dont la fondation remonte à l’année 469. Cette église devint célèbre par plusieurs miracles qui y furent opérés.

Le roi Dagobert, qui mourut en 638, avait une dévotion particulière à saint Denis. C’est lui qui a fait construire en son honneur la fameuse abbaye qui devint plus tard le séjour de la piété et des lettres, et où il fit transférer le corps de saint Denis. Il voulut lui-même y être enterré, et de là, l’usage d’inhumer les rois de France à Saint-Denis. Les vénérables reliques du saint évêque restèrent exposées à la piété des fidèles jusqu’aux troubles qui agitèrent pendant dix ans notre patrie ; on les cacha alors pour les dérober à la profanation ; mais en 1795, elles furent placées sous le maître-autel de l’église paroissiale de la ville de Saint-Denis. Ce n’est qu’en 1819 qu’elles furent transférées avec beaucoup de pompe dans l’ancienne église abbatiale, convertie en chapitre royal. Cette translation eut lieu en présence de S.E. le cardinal de Talleyrand-Périgord, élu archevêque de Paris, d’un nombreux clergé et d’une immense multitude de fidèles de toutes les classes accourus pour rendre leurs hommages à la mémoire du saint prélat auquel la capitale de la France était surtout redevable du don de la vraie foi.

Théodore-François-Xavier Hunkler

 

L’art de la sépulture   – GISANT – ORANT – TRANSI

Le gisant

Dans sa forme ancienne, le gisant est « à plat », sur sa dalle funéraire : on n’a pas de volumes, mais des jeux de motifs gravés ! Le défunt est représenté allongé, en prière. Ces dalles coûtent néanmoins bien moins chers que les beaux et grands gisants que seuls les grands dignitaires peuvent s’offrir… Dès le XIIIe s, on trouve des gisants représentés dans du cuivre ou du bronze. Au cours du Moyen-Age vient le gisant en pierre, « en relief », celui-là.

C’est le cas dès 1260, lorsque saint Louis fait exécuter à Saint-Denis les effigies de tous ses prédécesseurs depuis le VIIe s, « à la chaîne » : des gisants identiques, stéréotypés ! Mais avec le gisant de Philippe le Hardi, tout change : on veut des portraits plus fidèles… Alors, dès le milieu du XIVe s, les rois font faire leurs tombeaux de leur vivant : plus pratique, on est sûr d’avoir un portrait fidèle de l’intéressé, au poil de barbe près !

On peut se servir du masque mortuaire réalisé tout de suite après la mort (voir celui d’Agnès Sorel au musée Lallemant de Bourges ou celui d’Henri II au Louvre). Puis, à la Renaissance, le transi apparaît, figure macabre à souhait mais bien plus réaliste… Les tombeaux deviennent aussi plus imposants, somptueux. Il y a des codes, pour représenter un défunt. Si !

En général, le gisant :

• a les mains jointes (il prie) mais il peut aussi tenir des objets, un sceptre ou un livre comme Aliénor d’Aquitaine à Fontevraud.

• porte une couronne, un manteau et un sceptre, pour les rois ; une armure, une épée ainsi qu’un blason pour les chevaliers.

• a les yeux ouverts : il aura la vie éternelle…

• défie les lois de la pesanteur ! Les plis des vêtements, les draperies, les membres, rien ne s’affaissent mollement ! Comme si le gisant avait été sculpté pour tenir debout… Sauf évidement pour des gisants réalistes (transi), comme ceux de Louis XII et d’Anne de Bretagne, par exemple.

• a aux pieds, un lion symbole de force (pour les chevaliers), un chien symbole de fidélité (pour les femmes généralement) voire même d’autres bestioles, rappelant une devise, un trait de caractère ou un prénom : un ours (duc de Berry à Bourges) ou un agneau (Agnès Sorel à Loches) ; l’évêque ou le religieux a une crosse qu’il enfonce dans la gueule d’un dragon à leurs pieds (saint Ronan à Locronan).

Et quelquefois, ces bébêtes de pierre s’animent : le chien au lieu de rester sagement couché peut manger un os, jouer avec une balle ou chasser un lapin (tombeau des fils du comte d’Alençon) !

• a généralement des anges qui soutiennent le coussin où repose sa tête.Vous pensiez que le gisant arborait généralement le costume de son époque, la barbiche, les favoris et la coupe de cheveux à la mode ? … aah, pas toujours, en fait ! Quelquefois le sculpteur a représenté des vêtements anachroniques…

Tel est le cas de Marie-Antoinette et de Louis XVI, qui portent des costumes typiques du XVIe s… ou de ces statues qui portent la cotte de maille alors que la chevalerie a disparu depuis belle lurette !

Tombeau de Marie-Antoinette et Louis XVI : cénotaphe car  les restes des souverains se trouvent sous le caveau de la crypte et non dans la Chapelle St Louis.

Les pleurants

Certains gisants ont des pleurants, comme ceux des ducs de Bourgogne à Dijon, celui d’Aubazine, ceux de la nécropole de Saint-Denis ou encore celui du duc de Berry à Bourges. Les plus impressionnants restent ceux de Philippe Pot, au Louvre : grandeur nature, ils sont inquiétants, vous ne trouvez pas ?

Mais au fait… c’est quoi, un pleurant ? Et bien, c’est un cortège de funérailles qui représente le clergé séculier, le clergé régulier, les laïcs et qu’on trouve sous le gisant et sa dalle.

On a des arcades avec une procession de petits personnages : enfants de cœur, diacre, chantres, gens de la maison… tous drapés des mêmes manteaux de deuil qu’on donne lors des funérailles. Les pleurants accompagnent le défunt dans son voyage et sa « nouvelle vie », il faut bien que quelqu’un prie pour lui, non ?

Chaque pleurant a sa propre personnalité : c’est sans compter ces détails hallucinants de précision, ces plis des vêtements, ces mains, ces visages, certains qui essuient leurs larmes, se mouchent… Les pleurants naissent vers le XIIIe s, avec les tombeaux du frère de saint Louis, Philippe, et de son fils Louis, enterrés à l’abbaye de Royaumont puis à Saint-Denis.

Petite sélection des plus beaux gisants à travers la France

(pour voir les gisants, transis et orants, cliquez sur le nom qui vous intéresse, en dessous apparaît un lien, cliquez dessus pour valider)

 

 


Véritable nécropole des Plantagenêts, on découvre dans l’abbaye les gisants d’Isabelle d’Angoulême, de Richard Cœur de Lion, d’Aliénor d’Aquitaine et d’Henri II d’Angleterre.• Philippe Potau musée du Louvre (Paris)
Les pleurants, on ne les trouve pas que sur les tombeaux des ducs, en Bourgogne : voilà le tombeau de Philippe Pot (mort en 1493), seigneur bourguignon de la cour de Philippe le Bon.

On a donc le gisant an armure, un lion à ses pieds, posé sur une dalle que supporte 8 pleurants grandeur nature (ou presque, ils mesurent environ 1,40 m), avec leurs grands manteaux noirs et leurs capuches sur la tête, dissimulant leurs visages. Tous portent des écus qui correspondent aux 8 quartiers de noblesse de Pot. A l’origine, le tombeau, réalisé entre 1477 et 1483 du vivant du seigneur, se trouve à l’abbaye de Cîteaux…

• Gisant de Michel de Montaigne au musée d’Aquitaine de Bordeaux (33)

• Gisants dit des Enervés, abbaye de Jumièges (27)

• Gisants des ducs de Bourgogne, musée des Beaux-Arts de Dijon (21)

• Gisant de Jean duc de Berry, crypte de la cathédrale de Bourges (18)

• Gisant d’Agnès Sorel, Loches (37)

• Chapelle royale, Dreux (28)
Nécropole de la famille d’Orléans. Un vrai cours d’histoire et d’art !

• Gisants de la cathédrale de Rouen (76)
On trouve le transi de Louis de Brézé mais aussi les gisants du premier duc de Normandie Rollon, Richard Cœur de Lion, Henri dit le Jeune (son frère), Guillaume Ier de Normandie (fils de Rollon), Georges d’Amboise en orant.

• Nancy (54), gisants dont celui de Philippe de Gueldre

• Gisants de la cathédrale d’Amiens (80)
Ce sont des gisants en bronze, ceux d’Evrard de Fouilloy et Geoffroy d’Eu, évêques.

• Gisants de Brou (01)
On voit les tombeaux de Marguerite d’Autriche, son mari Philibert II de Savoie et la mère de celui-ci, Marguerite de Bourbon.

• Gisants de l’abbaye d’Hautecombe (73)
C’est le « Saint-Denis de la maison de Savoie » !

• Gisants de la cathédrale de Nantes (44)
On y voit le gisant de François II de Bretagne et de sa femme Marguerite de Foix. C’est leur fille Anne de Bretagne qui commande cet imposant tombeau Renaissance.

• Gisant d’Aubazine

  • Les cimetières ont aussi leurs gisants ! La preuve avec ce spécimen, au Père-Lachaise (75)… Le cousin germain de Napoléon III, Pierre Bonaparte, assassine, au n° 59 de la rue d’Auteuil à Paris, le journaliste Victor Noir. Nous sommes le 10 janvier 1870…Tout ça parce que le prince avait menacé publiquement un journal corse via un autre journal corse, le prenant à parti ! Le journal relève le défi : il envoie deux journalistes, dont Noir, chez Bonaparte à Paris… Et ce qui arrive… arrive. L’indignation s’empare de la capitale ! Plus de 100 000 personnes assistent aux funérailles au Père-Lachaise.  Le tombeau, réalisé grâce à une souscription publique, représente Noir en gisant en bronze pour le moins réaliste !Allongé sur le dos, en manteau, grandeur nature, il vient d’expirer, son chapeau tombé à côté de lui. La braguette du monsieur brille, patinée par de nombreuses mains venues le toucher au fil du temps… Comme saint Greluchon dans le Berry, les femmes en mal d’enfants viennent toucher le monsieur à cet endroit en faisant un vœu ! Pourquoi a-t-on attribué ce pouvoir à ce journaliste, ça, ça reste un mystère…

L’orant

On a l’orant ou priant, qui, à la différence du gisant (qui gît), prie ! On le retrouve toujours mains jointes, agenouillé, en prière. On le voit apparaître à la toute fin du XIIIe s, début du XIVe s…

Petite sélection des plus beaux orants à travers la France

  • • Orant de Louis XI à Cléry (45)
    Ce roi avait tellement peur de la mort qu’il a voulu se faire représenter agenouillé, vivant… Il a bien sûr demandé à ce que son portrait le flatte ! Contrairement à beaucoup de rois de France, inhumés à Saint-Denis, Louis a décidé de reposer ici, tout seul… pas bête, comme ça, tous les yeux sont braqués sur lui !• Orant de Philippe de Commynes au Louvre (75)
    L’orant du chroniqueur de Louis XI est l’un des premiers de la Renaissance ! Son tombeau, ainsi que celui de sa femme Hélène de Chambes et de sa fille Jeanne, se trouvaient dans une chapelle de l’église du couvent des Grands-Augustins à Paris. A la Révolution, ils atterrissent à Versailles… puis plus tard au Louvre.• Orants de Notre-Dame de Paris
    On voit dans la cathédrale les orants de Jean Juvénal des Ursins, de l’évêque de Paris Pierre de Gondi, des archevêques Louis-Antoine de Noailles, Dominique-Auguste Sibour, François-Nicolas Morlot, Léon-Adolphe Amettte.• Orants de Saint-Denis (93)

Louis XII et sa moitié, François Ier et la sienne, Louis XVI et Marie-Antoinette… on en parle dans le dossier sur la nécropole de Saint-Denis !

Le transi

Un transi, dans l’art funéraire de la fin du Moyen Âge et de la Renaissance, est une sculpture représentant un mort. Le terme transi, du verbe transir, signifie étymologiquement « aller, passer (du latin ire) au delà (du latin trans-) », c’est-à-dire mourir1, de la même façon que le plus moderne trépassé Contrairement au gisant représentant un personnage couché et endormi, dans une attitude béate ou souriante, le transi représente le défunt de façon réaliste, nu, voire en putréfaction.

Le transi qui git nu, à l’état de cadavre décomposé, nous rappelle la terrible vérité de la mort. On n’a plus le gisant paisiblement endormi, habillé et bien en chair, non, mais bel et bien un squelette ! On voit même quelquefois les incisions faites au moment de l’embaumement (Louis XII), des vers, les lambeaux de peau (René de Châlon)…

Argh, mais c’est terrible ! Quelquefois aussi, on représente le défunt vivant avec le transi en-dessous (le duc de Brézé à Rouen monte à cheval, Valentine Balbiani est couchée, en train de lire…), comme pour rendre le parallèle encore plus flagrant.

Petite sélection des plus beaux transis à travers la France

 

• Transi du cardinal Lagrange au musée d’Avignon (84)

• Transi de Catherine de Médicis au Louvre (75)
Œuvre Renaissance de l’Italien della Robbia, c’est le transi qui devait se trouver avec celui d’Henri II, dans le tombeau monumental de Saint-Denis. Seulement, lorsque la reine vit le transi, elle fut tellement choquée qu’elle arrêta nette son exécution ! Voilà pourquoi elle charge Germain Pilon de lui en faire un nouveau, moins décharné, qu’on voit aujourd’hui à Saint-Denis…

• Transi de Valentine Balbiani, Louvre (75)
Valentine, c’est l’épouse de René de Birague, chancelier de France sous le règne d’Henri III. On doit ce bas-relief en marbre à Germain Pilon, véritable génie de la sculpture Renaissance. Il faisait partie d’un ensemble monumental érigé dans l’église parisienne de Sainte-Catherine-du-Val-des-Ecoliers puis déménagé en 1783 dans l’église Saint-Paul de Paris.

La Révolution a détruit le tombeau, ne laissant « que » le gisant et son transi. Valentine a rendu son dernier soupir en 1572 à l’âge de 54 ans. On la voit allongée sur ses coussins, soulevée sur le coude gauche, dans ses beaux atours. Elle tient un livre de la main droite, un petit épagneul vient la voir pour jouer. En-dessous, le transi la représente non plus vivante mais bien morte…

Pilon l’a sculptée à moitié enveloppée d’un suaire, alors qu’on va l’ensevelir. Ses yeux sont fermés, ses cheveux longs se répandent sur ses épaules et sa poitrine. Alexandre Lenoir précise que deux figures en bronze portaient de petits écriteaux : « Morte n’est point qui vit au ciel » et « Qui bien aime tard oublie »…

Le petit épagneul revit ! Saviez-vous que le chien qu’on voit près du gisant a de fortes chances d’être celui à qui le neveu de René de Birague dédie ce poème, Epitaphe d’un petit chien de madame la chancelière de Birague ? « Ce petit chien aima tellement sa maîtresse Qu’après qu’elle eut quitté la terre pour les cieux, Le regret causa tant en son cœur de tristesse Qu’après trois jours laissa le vivre soucieux »…

• Duc de Brézé à la cathédrale de Rouen (76)

• Les transis de François Ier et de Louis XII à Saint-Denis (93)

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Dates importantes de Lyon

DATE Histoire de LYON   DATE Histoire de France
43 AV J.C Fondation de LYON par Munatius Plancus Gouverneur de la Gaule et Fondateur de la Colonie de Lugdunum   58-52 AV J.C. Guerre des Gaules
II °siècle Le christianisme se répand à Lyon et la région    
177 Pérsécution des chrétiens de Lyon      
177 / 202 Saint Irénée Evêque de Lyon      
197 Pillage de Lyon par les troupes de Septime-Sévère   267 Début des invasions barbares
443-474 Occupation burgonde de la rive gauche du Rhône et de Lyon   406 Invasion germanique
534 Le lyonnais fait partie du Royaume Franc   481 CLOVIS, roi des Francs
549 Fondation légendaire par Childebert du 1er hôpital de Lyon      
733 Charles Martel s’empare de Lyon et refoule les Sarrasins   731 Invasion des Sarrasins dans le midi de la France
798 Leidrade d’origine germanique, Evêque de Lyon de 798 à 814, Bibliothécaire de Charlemagne, il fit renaitre l’Ecole cléricale et le scriptorium (*)    
843 Le Lyonnais attribué à la Lotharingie, aux partages de Verdun   768-814 Charlemagne
852 / 875 Saint Rémy – Evêque de Lyon      
870 Charles-le-Chauve bat Gérard de Roussillon à Lyon   823-877 Charles-le-Chauve
879 Assemblée de Mantaille; Lyon se rattache au royaume de Provence 843 Traité de Verdun
Fin du X° siècle Le Lyonnais se divise en Lyonnais, Forez, Roannais, Beaujolais.      
928-942 Lyon aux Carolingiens   922-936 Raoul 1er
942-1032 Lyon fait partie du royaume d’Arles   936-954 Louis IV d’Outremer
1032 Rattachement de Lyon au Saint Empire romain germanique   937-993 1024-1039 Conrad le Pacifique, roi de Bourgogne transjurane Conrad II le Salique, roi des Germains et empereur
1157 Frédéric Barberousse concède ses droits sur Lyon à l’archevêque Héraclius de Montboissier   1152-1190 Frédéric 1er Barberousse
1173 Traité de partage entre l’archevêque de Lyon et le Comte de Forez      
1245 Grand Concile tenu par Innocent IV où fut déposé l’empereur Frédéric II   1226-1270 Saint Louis, Roi de France
1268-1271 Lutte des bourgeois contre les archevêques      
1269 Arbitrage de Saint Louis   1270-1285 Philippe III le Hardi
1271 Arbitrage de Philippe III le Hardi      
1273 Concile tenu à Lyon par Grégoire X      
1292 Philippe le Bel prend les bourgeois sous sa protection. Installation d’un gardiateur royal   1285-1314 Philippe Le Bel
1305 Couronnement à Lyon du pape Clément V en présence du Roi Philippe IV le Bel.      
1307 Conventions entre Philippe Le Bel, l’archevêque et les Bourgeois, dites « Philippines »      
1312 Rattachement de Lyon à la France      
1320 Constitution de la Commune Lyonnaise par la Charte du 21 juin   1328-1350 Philippe de Valois, Roi de France
1360-1364 Les Tards-venus en Lyonnais      
1420 Le Dauphin Charles institue les premières foires   1422-1460 Charles VII
1435-1445 Ravage des Ecorcheurs      
1463 Institution de 4 foires annuelles   1460-1483 Louis XI
1473 Premier livre imprimé par Barthélemy Buyer – Imprimeur Conseiller de la Ville Inhumé en l’Eglise de St Nizier. Lyon capitale de la soie, mais aussi capitale du Livre avec des poètes comme Maurice Scève, Louis Labé, et patrie des botanistes (famille de Jussieu)      
1476 (23.03 au 10.07) Louis XI fit son entrée à Lyon après un pèlerinage à Notre Dame du Puy et y reste 5 mois.      
1478 Premier livre à gravures   1483-1498 Charles VIII
1494-1540 Lyon capitale provisoire du royaume pendant les guerres d’Italie   1498-1515 Louis XII
1529(25/27avril) Révolte de la Grande Rebeyne   1515-1547 François 1er
1536 François 1er va à Montbrison prendre possession du Comté de Forez      
1546 Première Eglise réformée lyonnaise   1547-1559 Henri II
1562(29/30avril) Prise de Lyon par les troupes protestantes du baron des Adrets, suivie des prises de Feurs, Montbrison, Montrond, en Forez      
1563 (15 juin) Rentrée des troupes royales. Fin de la domination protestante      
1572 (31.08/02.09) Saint Barthélemy lyonnaise   1572 (23 août) Saint Barthélemy
1589 Lyon adhère à la Ligue   1589 1589 – 1610 Assassinat d’Henri III Henri IV
1595 Henri IV fait son entrée à Lyon. C’est dans cette ville que ses noces avec Marie de Médicis y seront célébrées à la Cathédrale Saint Jean le 16.12.1600   1599 Edit de Nantes
1630 (02.05) Louis XIII, n’y séjourne pas car il part guerroyer en Savoie, mais laisse sa mère,Marie de Médicis et son épouse Anne d’Autriche, ainsi que la Cour et le Conseil Royal.      
1642 Exécution de Saint Mars et de Thou   1643 Avénement de Louis XIV
1643 (12/03) Vœu des Echevins En 1643, pour conjurer la peste qui sévit, les échevins promettent de monter à Fourvière chaque année, le jour de la NATIVITE, pour offrir au sanctuaire au cours d’une messe, un écu d’or et 7 livres de cire blanche. Peu de temps après le mal recule, leur voeu est exaucé. La basilique est vouée et consacrée à la Vierge conçue sans péché. 2 siècles avant la proclamation du dogme défini par Pie IX de  » l’Immaculée Conception »      
1646-1655 Construction de l’Hôtel de Ville   1715 1774 1789 Louis XV Roi de France Louis XVI Convocation des Etats-Généraux
1653 / 1693 Camille de Neufville de Villeroy – Archevêque de Lyon Gouverneur Lyonnais en 1646      
1790 Première municipalité lyonnaise et formation du département de Rhône et Loire   1790 (14 juillet) Fédération parisienne
1790 (30 mai) Fédération lyonnaise      
1793 (29 mai) Insurrection lyonnaise victorieuse des Jacobins   1793 (21.01) Louis XVI guillotiné
1793 (8.08/9.10) Siège de Lyon. Le département est scindé en deux : le Rhône et la Loire. Lyon devient Ville affranchie   1793 (31.05/2.06) Les Montagnards éliminent les Girondins de la Convention
1793-1794 Terreur lyonnaise de Novembre à Avril      
1795 Lyon reprend son nom par décret      
1802 Réunion de la « Consulta Cisalpine »   1800 Napoléon Bonaparte, 1er Consul
1802 / 1815 Cardinal Joseph FESCH Archevêque de Lyon Oncle de Napoléon 1er, mort à Rome en 1839      
1804 Passage de Pie VII   1804 Napoléon, empereur
1805 Séjour de Napoléon à LYON      
1810 Loi remettant à l’Etat le droit d’autoriser l’exploitation des mines      
1814 Première occupation autrichienne      
1815 Retour de l’Ile d’Elbe et deuxième occupation autrichienne   1815 Les Cent jours
1827-1832 Construction de la première ligne de chemin de fer française de Lyon à Saint -Etienne   1830 Révolution de Juillet. Avénement de Louis-Philippe
1831 (20/22.11) Insurrection ouvrière de la Croix-Rousse « Vivre en travaillant, mourir en combattant »      
1834 (9/14.04) Emeute ouvrière qui fit 200 victimes   1848 1852 1870 / 1871 II° République Second Empire Guerre Franco-allemande
1839 / 1870 Cardinal Louis-Jacques-Maurice de BONALD Archevêque de Lyon      
1848 Renouvellement du vœu des Echevins par le Cardinal de BONALD      
1852 Le 8.09 Inauguration de la statue de la Vierge, reportée à cause d’une crue au 8.12. « O, Marie cette ville est à Vous, protégez-la !)      
1870 (8.10) Pétition des dames, et vœu pour préserver la ville de la guerre contre la construction d’un nouveau sanctuaire. Vœu exaucé. Par 3 fois l’ennemi prussien reçut l’ordre de marcher sur Lyon, 3 fois l’ordre fut retiré, et la paix signée le 1.03.1871      
1872 (7.12.) Pose de la 1ère pierre du futur sanctuaire de Fourvière      
1884 (2.06) Pose de la dernière pierre (architecte Pierre Bossan 1814/1888)      
1894 (21 Juin) Assassinat du Président Sadi Carnot      
1896 (16.06) Consécration de la Basilique de Fourvière      
1914 Rétablissement d’une Foire internationale d’échantillons   1914 / 1918 Guerre mondiale
1940 (19/30.06) Première occupation allemande, Lyon en zone libre, voit affluer les réfugiés   1939 / 1945 Guerre mondiale
1942 – 1944 Deuxième occupation allemande pendant 2 ans, et 5000 exécutions dans la région. Le 2 septembre les allemands évacuent la ville en faisant sauter les ponts      
1944 (3.09) Libération de LYON par l’armée de de Lattre de Tassigny et les troupes américaines.      
         
         
  Source : Visages du Lyonnais par André Gibert – Alice & Henri Joly – Louis Pize – Gabriel Magnien – René Jullian      
(*) Scriptorium : Le mot scriptorium désigne l’atelier dans lequel les moines copistes réalisaient des livres copiés manuellement, avant l’introduction de l’imprimerie en Occident.
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Les Papes dans le Diocèse de Lyon

LES PAPES DANS LE DIOCESE DE LYON

En dehors de Rome et Avignon, la ville de Lyon est celle qui reçut le plus de papes et le plus longtemps, jusqu’à se voir surnommée « la seconde Rome » par Nicolas de Curbio, biographe du Pape Innocent IV. 

JEAN VIII

(872 / 882)

Fin mai 878 JEAN VIII passe par Lyon pour se rendre au Concile de Troyes, accueilli par l’archevêque Aurélien.
URBAIN II

(1088 / 1099)

Du 8 au 15 octobre 1095 URBAIN II fait halte à Lyon sur la route de Clermont-Ferrand où il annonce la première croisade le 27 novembre. Il confirme la primatie de l’archevêque de Lyon face à l’archevêque de Sens auquel le Pape Jean VIII avait attribué le titre. L’archevêque Hugues l’accompagne dans son voyage.
PASCAL II

(1099 / 1118)

27 janvier au 2 février 1107 PASCAL II réside à Lyon.
29 janvier 1107 PASCAL II consacre l’église abbatiale Saint-Martin d’Ainay et nomme son abbé,Gaucerand, archevêque.
GELASE II

(1118 / 1119)

Du 14 au 18 janvier 1119 GELASE II venu se réfugier en France passe par Lyon sur la route de Vézelay. Il est accueilli par l’archevêque Humbald. Il meurt à Cluny.
CALIXTE II

(1110 / 1124)

4 février 1119 (Guy de Bourgogne), élu pape à Cluny le 2 février, passe par Lyon pour aller se faire couronner dans sa cathédrale de Vienne le 9 février.
Du 22 janvier au 1er février 1120 CALIXTE II passe par Lyon pour rejoindre Rome.
Le 23 janvier 1120 CALIXTE II confirme la fondation du prieuré de Beaulieu près de Roanne.
INNOCENT II

(1130 / 1143)

En octobre 1130 (incertain) INNOCENT II est à Lyon.
4 mai 1130 INNOCENT II est à Roanne où il signe deux bulles.
13 et 14 novembre 1130 INNOCENT II passe à Lyon.
Du 17 au 26 février 1132 INNOCENT II est à Lyon.
Le 12 février 1132 INNOCENT II consacre l’église Saint-Nicolas de Beaujeu.
EUGENE III

(1145 / 1153)

Le 22 mars 1147 EUGENE III sur la route de Paris pour présider le Chapitre de l’Ordre des Templiers s’arrête à Lyon, accueilli par l’archevêque Aimeric Guerry.
INNOCENT IV

(1243 / 1254)

Du 2 décembre 1244 au 19 avril 1251 réside à Lyon durant 6 ans , hôte du cloître de Saint-Just. Il nomme Philippe de Savoie archevêque en 1245. Il fixe la date de la Nativité de Marie au 8 septembre. Il consacre le maître-autel de la cathédrale.
Du 28 juin au 17 juillet 1245 INNOCENT IV préside le Concile œcuménique de Lyon et choisit Philippe de Savoie comme archevêque
En juillet 1248 INNOCENT IV reçoit Louis IX qui passe à Lyon en Juin 1248 pour aller en Terre Sainte (8ème croisade). Avant son départ il consacre la nouvelle église Saint-Just (selon Pouzet1929). Après son départ il écrit plusieurs lettres d’indult (1251, 1252)
GREGOIRE X

(1271 / 1276)

Du 18 novembre 1273 au 13 avril 1275 Chanoine de la Primatiale, réside à Lyon, accueilli par l’archevêque Pierre de Tarentaise qu’il nomme cardinal-évêque d’Ostie et qui sera son successeur. Il nomme à sa place Adémard de Roussillon.Il reçoit Philippe le Hardi.
Du 7 mai (2 mai) au 17 juillet 1274 GREGOIRE X préside le Concile de Lyon.
CLEMENT V

(1305 / 1314)

Du 29 octobre 1305 (ou du 5 novembre) au 4 mars 1306 Ancien vicaire de son frère archevêque de Lyon Bérard de GOTH, réside à Lyon, accueilli par l’archevêque Louis de Villars.
Le 14 novembre 1306 Elu pape le 1er novembre à Pérouse CLEMENT V se fait couronner en l’église Saint-Just. La cérémonie est suivie d’un incident qui cause la mort de plusieurs de sa suite. Clément V va plusieurs fois se reposer à Saint-Genis-Laval et à Saint-Cyr–au-Mont-d’Or dans les propriétés du Chapitre Saint-Jean. 1er pape d’Avignon, Ville qui deviendra la résidence de la papauté pendant 68 ans
JEAN XXII

(1316 / 1334)

Le 6 août 1316 JEAN XXII est élu pape au conclave qui se tient au Couvent des Jacobins du 28 juin au 6 août 1316, Pierre de Savoie étant archevêque.
Le 5 septembre 1316 JEAN XXII est couronné à la Primatiale.
Le 18 septembre 1316 JEAN XXII quitte Lyon pour Avignon.
PIE VII

(1800 / 1823)

Du 19 au 21 novembre 1804 PIE VII passe par Lyon pour aller sacrer l’empereur Napoléon à Paris, son oncle Joseph Fesch étant archevêque. Il réside dans la propriété des frères Caille à Fourvière.
Du 16 au 20 avril 1805 Au retour de Paris Pie VII s’arrête à Lyon.
Le 16 avril 1805 Pie VII bénit la chapelle des Frères de la Salle, place du Petit Collège. Il se promène sur la Saône jusqu’à l’Ile-Barbe. Il bénit Lyon d’un immeuble de la place Bellecour (ou un groupe d’enfants).
Le 19 avril 1805 Il rouvre au culte la chapelle de Fourvière d’où il bénit la ville. (chapelle qui appartenait a une propriétaire privée Mme Besson depuis le 23 messidor An 4 soit le 11.07.1796, durant 9 ans)
JEAN-PAUL II

(1978 / 2005)

Du 4 octobre au 7 octobre 1986 JEAN-PAUL II est en visite pastorale à Lyon, Ars, Taizé et Annecy. Il est accueilli par l’archevêque Albert Decourtray et réside au Grand Séminaire Saint-Irénée, vendu en 2007 à un promoteur immobilier.

Autres articles :

Siège de Lyon et capitulation le 9 octobre 1793

Rois de France en visite à Lyon

Le Lyonnais, Terre Chrétienne

L’Abbaye Royale de l’ile Barbe

Place Louis le Grand (Bellecour)

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