L’association royaliste Présence du Souvenir Bourbonien en Côte d’Azur réunit ses membres et sympathisants chaque mois dans un salon de l’hôtel BRICE 44 rue du Maréchal Joffre à NICE.
Prochaines réunions :
le mardi 1 septembre 2015 de 15h à 17h. Le thème de la causerie sera: “ Le Comte de Chambord” par M. Léonard SAVIANO, professeur.
Le mardi 6 octobre 2015 “1534, Découverte du Canada, premier empire colonial français“ par Mme Jacqueline CIRON de Pradines. La réunion sera précédée d’un repas à 12h30 au restaurant Villa Corleone 48 Bd Victor Hugo. Prière de s’inscrire.
Renseignements au 06 87 33 65 88.
PRO DEO ET LUDOVICO XX DEI GRATIA FRANCIAE REGE CHRISTIANISSIMO.
Le monument, qui abrite la nécropole royale, est privé de sa tour nord depuis le XIXe siècle. La municipalité souhaiterait la remonter pour redonner à la basilique son aspect originel. Mais le projet rencontre de vives oppositions dans le milieu de la culture.
La façade de la basilique de Saint-Denis en Seine-Saint-Denis vient d’être rénovée. Elle a retrouvé la blancheur de ses pierres moyenâgeuses, ses inscriptions dorées et cette incroyable horloge en forme de serpent que le temps lui avait enlevés. Mais face au monument, à bien y regarder, on ne peut s’empêcher de ressentir un vide. Comme s’il manquait quelque chose et que l’édifice était amputé d’un élément naturel. Depuis un siècle et demi, il manque en effet à la basilique sa tour nord, surmontée d’une flèche. Une lacune que certains aimeraient réparer, tandis que d’autres s’opposent à tous travaux de reconstruction sur le monument.
Voilà exactement cinq siècles, François 1er, ce jeune géant aimant la bouffe, les femmes et la guerre, hérite du trône de France. Une de ses premières décisions est de quitter le château d’Amboise pour s’installer dans celui de Blois avec son épouse Claude et toute la cour. Il décide de s’offrir une nouvelle aile de style Renaissance dont il confie la construction à l’architecte italien Dominique de Cortone, le Boccador. Il lui ordonne de mettre les bouchées doubles. Du coup, celui-ci ne prend même pas la peine d’abattre la muraille où s’élèvera la nouvelle construction, il l’intègre dans la maçonnerie. Le maître maçon Jacques Sourdeau reçoit l’ordre de disposer les nouvelles salles côté cour et les galeries et les « chambres » ouvrant sur des loges, côté campagne. La conservatrice en chef de Blois Élisabeth de la Trémolière nous entraîne dans les combles de l’aile de François Ier où le vieux rempart et ses tourelles restent parfaitement visibles. Lire la suite…
Née à Dijon le 23 Janvier 1572, décédée à Mougins le 13 Décembre 1641 à l’âge de 69 ans.
Elle a 18 mois quand elle perd sa mère, et sera élevée par sa tante. Son père Bénigne Fremyot est président à mortier au Parlement de Bourgogne. Il la marie en 1592 à Christophe de Rabutin, baron de Chantal, de cette union naitront 6 enfants élevés au Château de Bourbilly, Domaine que Jeanne-Françoise gère avec son mari, il appartient aux Rabutin depuis 1467 légué par Celse de Rabutin oncle de son mari. Seigneurie mitoyenne de celle de Thôtes, appartenant au Président Freymot.
Château de Bourbilly
Intéressons-nous à leur descendance :
1ère enfant mort né en 1592
2ème enfant également mort né en 1594
Celse-Bénigne de Rabutin-Chantal né en 1596, mort à la bataille de l’Ile de Ré le 22/07/1627,marié à Marie de Coulanges (le père est Conseiller d’état et secrétaire des finances) en 1623, parents d’une fille prénommée Marie, Baronne de Chantal, et future Marquise de Sévigné de RABUTIN-CHANTAL mariée en 1644 avec Henri de Sévigné.
Madame de Sévigné
Marie-Aimée née en 1598, décédée en 1617, se marie en 1609 avec Bernard de Sales, Baron de Thorens (1583 / 1617) frère de François de Sales, évêque de Genève, cofondateur de la Visitation avec la baronne de Chantal. Son mari, colonel, meurt lors de la guerre entre la France et l’Espagne ayant emmené sa troupe dans le Piémont. Marie-Aimée inconsolable, met au monde 3 mois plus tard, un fils qui ne vécut que quelques heures. Elle décédera des suites de ses couches, éplorée, faisant confiance à Dieu, acceptant la volonté divine, et déclarant « Je suis toute vôtre, mon Dieu, je suis toute vôtre ». Sur son lit de mort elle demanda à revêtir l’habit des novices de la Visitation, et ayant reçu l’extrême onction, elle sera enterrée avec l’habit des religieuses, la croix d’argent sur la poitrine et une couronne de roses blanches sur la tête.
Françoise née en 1598, décédée en 1685, et mariée en 1620 à Antoine de Toulongeon, Seigneur d’Alone décédé en 1633 à 59 ans, parents de 2 enfants Gabrielle née en 1622 et François né en 1633.
Charlotte : 1601 / 1610
Suite à un accident de chasse malheureux son mari décède en 1601 à l’âge de 38 ans. Veuve à 28 ans, elle vient juste d’accoucher 15 jours avant d’une petite fille, Charlotte, elle va donc habiter avec ses enfants au Château de Monthelon, chez son beau-père.
Château de Monthelon
En 1604, elle fait connaissance de François de Sales Evêque de Genève, (en résidence à Annecy) pour le mariage de sa fille. Il vient souvent prêcher à Dijon, il deviendra son confesseur et l’aidera à fonder une nouvelle congrégation religieuse « La Visitation », dont le premier couvent ouvrira à Annecy, en 1610. Le nom fut choisit par François de Sales, en référence à la visite de Marie à sa cousine Elisabeth, signe de la rencontre, de l’amitié, de la charité et de l’accueil.
Il lui reste cependant 2 enfants en bas âge, qu’elle laissera à leur grand père, son fils pour l’empêcher de s’en aller, se coucha devant la porte d’entrée, elle fut donc contrainte de l’enjamber pour partir, et la séparation fut un vrai sacrifice.
Il lui dit « Si je ne puis vous retenir du moins vous passerez sur le corps de votre fils»
Malgré son entrée au couvent elle s’est toujours occupée du bonheur et des biens de ses enfants.Lire la suite…
Issu d’une famille de la noblesse de robe parisienne, son père Jean de Longueil (1554/1629) est Maître à la Chambre des Comptes.
Son fils René est Conseiller au Grand Conseil en 1618, puis 1er Président de la Cour des Aides en 1620.
(La Cour des Aides traite du contentieux des finances extraordinaires : fiscales)
Les Longueil possède la Seigneurie de MAISONS depuis plus de 2 siècles, située à proximité de la résidence royale de St Germain de Laye, et à 18 km environ au Nord-Ouest de Paris, son père d’ailleurs reçoit plusieurs fois le jeune Louis XIII aimant chassé dans le secteur.
René fait un riche mariage en épousant le 22.05.1622 Madeleine Boulenc de Crèvecoeur, fille d’un riche magistrat de la Chambre des Comptes, qui lui apporte en plus de sa dot, celle des Milon et des Chevalier par sa grande tante maternelle.
Malheureusement il perd sa femme très tôt, en 1636 elle a 26 ans et elle lui laisse 4 enfants, il ne se remariera pas, le souvenir de son épouse restera gravé dans son château par des monogrammes aux initiales entrelacées de leurs 2 prénoms. (Madeleine & René)
En 1642, il devient Président à mortier (*) au Parlement de Paris, une des plus haute fonction judiciaire et on le surnomme « Président de MAISONS », car la fortune aidant, il a entrepris de reconstruire le château familial de MAISONS dans les Yvelines, avec l’aide du plus grand architecte de l’époque en la personne de François MANSART, oncle de Jules Hardouin Mansart, (Bâtisseur de Versailles) qui va lui construire un château correspondant à son rang, fastueux, digne de recevoir le Roi sur plus de 300 Hectares. Les travaux vont durer de 1640 à 1649 .
(*) Président des Parlements comprenant 11 chambres, mortier désignant leur couvre-chef, en l’occurrence une toque de velours noir rehaussée de 2 galons dorés)
En 1645 il devient Gouverneur des Châteaux de St Germain en Laye et de Versailles, et Surintendant des finances entre 1650 et 1651 comme un certain Nicolas Fouquet, mais trois ans plus tard..
Homme très compétent il a su obtenir la confiance de Richelieu et du Roi, mais Richelieu décède en 1642 et Louis XIII en 1643.
Mazarin occupe les fonctions de premier ministre, mais sa politique n’est pas très appréciée, d’autant qu’il augmente considérablement les impôts, tailles et aides.
En 1648 l’impôt « la Paulette » qui permettait de devenir propriétaire de sa charge et de pouvoir la transmettre, moyennant une taxe correspondant à un soixantième de la valeur de la charge, versée annuellement au roi, passe au un centième de la valeur et est la cause du début de la fronde parlementaire.
Des émeutes s’en suivent, et Mazarin fait même arrêter des conseillers du Parlement, ce qui occasionne la « journée des barricades de septembre 1648 ».
Longueil est pris entre deux feux : d’une part il ne veut pas déplaire à Mazarin ni au roi, il est aussi très proche du Prince de Condé, et solidaire des parlementaires.
Mazarin doute un peu de sa sincérité craignant qu’il s’allie au Prince de Condé, et à Gaston d’Orléans plutôt qu’au Roi. Enfin la Cour et le Parlement recherchent une solution et des négociations s’engagent qui aboutiront au traité de Rueil le 11/03/1649 .
Après la paix de Rueil, René de Longueil reçoit en sa demeure la Reine Anne d’Autriche et son fils le jeune Roi Louis XIV âgé de 13 ans, pour un souper en avril 1651. C’est l’apothéose, le dîner est composé dit-on de 1800 pièces de gibier, 500 pains mollets et 154 bouteilles de vin.
Cela ne vous rappelle –t’il rien ?
Evidemment tout ce déploiement de magnificence fait douter de sa probité, le coût de la demeure est évalué à 6 millions. En septembre 1651 c’est la disgrâce, il est relevé de sa charge, tout en conservant toutefois le titre de Ministre d’Etat, et la charge de Président à Mortier.
En 1653, il perd également les charges de gouverneur des 2 châteaux St Germain en Laye et Versailles.
(Fouquet lui fut arrêté le 5.09.1661)
Longueil a plus de chance, il se retire dans son château de Maisons et à Grisolles, fief de sa femme et lieu de sa sépulture, situé près de St Pierre de Conches dans l’Eure, ou son Fils est abbé commendataire. Après 5 ans d’absence, il est rappelé à la cour, et obtient même le marquisat pour son château de Maisons, et le Roi l’autorise privilège extrême, à clore de murs sa propriété.
Il faut dire qu’entre temps, en 1656 il a marié sa fille avec le Marquis de Soyecourt, chevalier des Ordres du Roi et Grand Maître de sa garde robe, ce qui a permit de rassurer Mazarin. Il obtient la capitainerie des chasses de MAISONS et DU MESNIL.
Les travaux au château reprennent, Louis XIV y séjourne une nuit avec sa femme Marie Thérèse d’Autriche et son frère Philippe d’Orléans, au moment du décès de son fils au château de St Germain, alors que Versailles n’est pas encore habitable. Une place prépondérante est donnée aux chevaux par le Marquis en créant un véritable haras avec manège.
Il meurt à Paris à l’âge de 82 ans, le 1.09.1677
Sa descendance :
Jean IX de Longueil Président à Mortier du Parlement de Paris, capitaine et gouverneur des Châteaux de Versailles, de St Germain en Laye et de Poissy. Décédé le 10.04.1705 à 80 ans.
Guillaume de Longueil : Conseiller au Parlement, abbé de Conches, mort en 1669
Michel meurt jeune en 1640
Marie- Renée de Longueil épouse de Monsieur de Belleforière Marquis de Soyecourt, Grand veneur de France, Grand maître de la garde robe du Roi.
Histoire du Château
Le château va rester dans la famille Longueil jusqu’en 1732, puis suite à l’extinction de la branche aînée, va revenir à un descendant de la fille de René Longueil, Louis Armand de Seiglière de Bellefortière, qui endetté cherche à le vendre.
En 1777 il appartient à Charles Philippe comte d’Artois futur Charles IX, qui entreprend des travaux jusqu’en 1784, puis les abandonne faute de moyen et d’exil. En 1791 le château est confisqué comme bien national et vendu en 1798 au citoyen Lanchère, Eleveur de chevaux, ce qui l’intéresse c’est les écuries, il ne séjournera jamais au château qu’il délaisse.
En 1804, il devient propriété du Maréchal Jean Lannes, qui l’embellit, le meuble, s’occupe du parc et fait même l’élevage de moutons mérinos, mais il meurt à la Campagne d’Autriche le 31.05.1809 à l’âge de 40 ans. Il repose au Panthéon.
En 1818, sa veuve vend le domaine à Jacques LAFFITTE, Propriétaire de la Banque « la Société d’escompte » 1ère banque de Paris, Ministre des Finances de Louis Philippe,
M. LAFFITTE deviendra Gouverneur de la Banque de France de 1814 à 1820.
Homme très riche, mauvais gestionnaire apparemment, il s’endette et ne peut rembourser ses dettes, aussi divise-t’il la propriété en plusieurs lots afin de réaliser une avantageuse opération immobilière. Il souhaitait construire » une ville à la campagne » avec plus d’une centaine de maisons modestes pour la classe moyenne.
En 1836 la fortune revient mais il meurt en 1844, suivi de près par sa femme en 1849, la propriété échoit donc à leur fille unique : Ambine Laffitte, Princesse de Moskowa, car elle a épousé le fils du Maréchal Ney.
1850: Albine LAFFITTE le vend à Charles Xavier Thomas de Colmar créateur de la Compagnie d’assurances : » le Soleil « , qui lui aussi fait lotir un certain nombre de parcelles.
la Ville de Maisons qui existait depuis IXème siècle, s’est appelé Maisons sur Seine jusqu’en 1882, auquel on a substitué LAFFITTE, pour devenir MAISONS-LAFFITTE en l’honneur de Jacques LAFFITTE et son plan d’urbanisation du parc.
La Ville est surnommée « cité du cheval », avec un hippodrome possédant la plus grande ligne droite d’Europe 2200 m, avec un parc relié directement à la forêt de St Germain en Laye.
En 1877, le château appartient au peintre Tiklan Grommé qui finit de lotir le parc sans grand succès, et abandonne le domaine qui a failli appartenir à un promoteur immobilier désireux de le détruire .
En 1905, l’état en devient propriétaire, il sera classé monument historique en 1914. Le parc ne fait plus qu’une dizaine hectares.
Château qui préfigure Versailles, le chef d’oeuvre de Mansart, et de l’architecture du XVIIème siècle, d’une beauté époustouflante aussi bien par ses formes, que par sa décoration intérieure, son escalier en coupole, la grande galerie, l’appartement du roi, le cabinet aux miroirs, ses parquets, ses tableaux…
Il existe une copie du Château de MAISONS, en Chine, créé à 55 km de Pékin par un industriel richissime, ex garde rouge ayant fait fortune et reconverti dans l’immobilier.