Les vœux 2025 de Louis de Bourbon, Duc d’Anjou

TRIBUNE. Dans ses vœux pour l’année à venir, le duc d’Anjou, chef de la Maison de Bourbon et prétendant légitimiste aux trônes de France et de Navarre, dresse un bilan de l’état du pays et appelle à une réflexion sur la pertinence des institutions actuelles.

Au seuil de l’année 2025, fidèle à ma position d’héritier de la plus ancienne tradition politique française, j’adresse mes vœux de bonheur et d’espérance à tous les Français. Que l’œuvre des siècles continue !

Chers amis,

Nous voici réunis pour commémorer l’exécution du Roi Louis XVI. Chaque année, fidèles à cette commémoration, nous entretenons la mémoire de ce moment qui rendit la France orpheline. En effet, ce jour du 21 janvier 1793 vit bien plus que la mort d’un homme innocent des crimes qu’on lui imputait. Il vit la mort de celui qui se vivait comme un père pour tous ses peuples et qui était reconnu comme tel par les Français. Le couperet qui s’abattit à 10h22 à Paris ne mit pas seulement un terme à 39 ans d’une vie humaine, mais bien à plusieurs siècles d’une tradition authentiquement chrétienne et française. Le chaos qui s’ensuivit en France et en Europe durant plus de 20 ans est la manifestation du caractère
profondément subversif de cet évènement. Mais il serait désespérant et malhonnête de s’arrêter à ces lignes de notre Histoire. En effet, la monarchie française n’avait pas encore dit son dernier mot. Et pour cause, l’année qui vient de s’écouler nous a permis de célébrer le bicentenaire de la disparition du Roi Louis XVIII, mort sur son trône, aux Tuileries. Quelle
puissante leçon d’espoir et détermination ! Qui, en 1810, pouvait encore espérer que les Lys refleuriraient un jour en France alors que Napoléon régnait en maître sur la France comme en Europe ? Des Français, comme vous n’avaient pourtant jamais abdiqué cette juste espérance. Et quand le moment vint, ils se levèrent en nombre pour accueillir celui qui, à l’étranger, n’avait jamais été que le comte de l’Isle, et qui en France fut reconnu comme ce qu’il n’avait jamais cessé d’être : l’hériter de l’antique monarchie française. Le double retour de Louis XVIII en 1814 et en 1815 doit nous faire espérer. Rien n’est jamais définitif, rien ne peut éternellement s’opposer à une volonté constante et déterminée. La mort du Roi Louis XVI ne doit jamais devenir dans notre esprit le point final de l’Histoire de France. Gardons la Foi et l’Espérance, soyons résolument tournés vers l’avenir, pour que nous puissions entreprendre de restaurer notre beau pays. Je veux également profiter de vous retrouver tous réunis pour vous adresser mes vœux les plus sincères au seuil de l’année 2025.

Que la nouvelle année permette à chacun de retrouver les chemins de l’espoir et de croire, de nouveau, en l’avenir. Cette voie est possible si nous en avons la volonté. L’histoire de la France nous apprend qu’il n’est jamais de situation si désespérante soit-elle, qui ne trouve son dénouement. Il y a toujours eu des hommes de bien qui continuent à entreprendre et à se battre pour apporter à leurs contemporains cette harmonie et les progrès qu’ils chérissent tant. C’est pourquoi, malgré les temps difficiles que nous vivons, j’ai confiance quant au retour de jours heureux si, collectivement, nous œuvrons dans ce sens et si, individuellement, nous acceptons nos responsabilités de tous ordres, dans le souci de l’équilibre entre droits et devoirs. Cela passe par les familles et nos activités qui doivent être soucieuses du bien commun.

Sans doute faut-il aussi ouvrir une réflexion sur les institutions comme cela a été souvent le cas au cours de notre histoire. Comment ne serions-nous pas capables de faire ce qu’ont réalisé en leur temps, Louis IX, François Ier, Henri IV, Louis XIV, à savoir faire évoluer la société non pas vers sa perte mais vers son salut ?

Les institutions actuelles ont montré ces derniers mois combien elles étaient usées et ne répondaient plus à ce qui fait normalement l’essence même du pouvoir, à savoir la gestion des hommes et des choses. La démocratie n’est plus qu’un vain mot quand elle n’assure plus la représentativité des forces vives. Le droit lui-même est bafoué quand il sert les intérêts de certaines communautés et ne garantit plus la justice, quand les délinquants sont préférés aux victimes, quand la partialité supplante l’équité. L’économie est faussée quand elle ne sert plus à produire pour répondre aux besoins mais qu’elle n’est plus que financiarisation au profit sur de quelques- uns. Ce sont maintenant, non plus seulement telle ou telle catégorie de la société qui est atteinte mais la société dans son ensemble du
haut en bas de l’échelle sociale. Tout nous porte à redonner à nos institutions le souffle qui leur manque depuis des décennies.

Ainsi seront chassés les doutes et l’inquiétude qui rongent notre société et ébranlent la France. Appuyons-nous sur l’histoire, nos valeurs et nos traditions ; revenons aux fondamentaux puisés aux racines chrétiennes et à celles de l’antiquité gréco-romaine. Ce sont ces principes et ces valeurs dont la Révolution nous a coupé et qui, peu à peu, ont été oubliés jusqu’à mener la France à l’abandon des promesses de son baptême.

Retrouvons-les et la France se réinscrira dans sa destinée qui est d’être souveraine. Redevenant grande, fière, audacieuse, elle retrouvera aussi sa mission de modèle pour éclairer les nations. Elles en ont tant besoin alors que dans une grande partie du monde la barbarie revient ! Abandonnons les idéologies et le déni qu’elles engendrent pour renouer
avec le réel ! Retrouvons dans tous les domaines l’objectif du bien commun partagé, la Res Publica, c’est à-dire la volonté de faire passer l’intérêt social nécessaire à tous avant les individualismes. Cet esprit fait de volonté, de réalisme et de bon sens est celui qui a guidé la France durant des siècles. Abandonné progressivement à partir du XVIIIème siècle, il n’est, heureusement, pas perdu. Il demeure dans de nombreux foyers et se transmet dans les familles. Amour du travail, du métier bien fait, souci des autres sont ce qui fait vivre la France que l’on aime et lui permet et d’échapper aux fausses valeurs délétères qui détruisent notre société.

Ainsi, il y a en ce début d’année suffisamment d’espoir pour croire en l’avenir. N’ayez pas peur ! N’ayons pas peur ! La France possède de nombreux atouts. Il lui faut maintenant les ordonner vers le bien commun, vers le renouveau. Tels sont les vœux que je forme, en ce début d’année, sachant que Notre-Dame qui vient encore de faire tant de miracles et Saint-Louis veillent sur notre cher et vieux pays.

Louis de Bourbon, Duc d’Anjou.

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LE DUC D’ANJOU A PARIS

LE PRINCE Louis de BOURBON, Duc d’Anjou a commémoré comme chaque année à la Chapelle Expiatoire à PARIS, la mort du Roi Louis XVI guillotiné le 21 janvier 1793,   déclarant que :

 «  Chaque année, fidèle à cette commémoration, j’entretiens la mémoire de ce moment qui rendit la France orpheline. Le 21 janvier 1793 vit bien plus que l’exécution d’un homme innocent des crimes qu’on lui imputait… mais la mort de celui qui se vivait comme un père pour tous ses peuples qui le reconnaissaient comme tel. Prions pour son âme et plus encore pour la France et les Français. »

L’après-midi il a tenu à manifester son soutien, à la « Marche pour la Vie » défendant la vie humaine depuis la conception jusqu’à la fin naturelle, et a laissé  le message suivant :   

« La défense de la Vie, quel qu’en soit son état, est une œuvre de justice. En défendant l’être humain, du ventre de sa mère jusqu’à son dernier soupir, nous ne nous livrons pas à un acte de charité mais à un devoir impérieux, guidé par notre conscience. Vous pouvez être fiers ! » 

MONSEIGNEUR LE PRINCE LOUIS DE BOURBON – DUC D’ANJOU

pour la remise du PRIX HISTOIRE et du PRIX de THESE de la FONDATION MAISON DE BOURBON à PARIS le Dimanche 19 Janvier 2025

Prix Histoire remis au Professeur Yves SASSIER pour son livre « ROBERT LE PIEUX l’enracinement dynastique « 

Prix de Thèse a été remis à Monsieur Luc TAUPENAS, portant sur « la nature juridique du sacre et du couronnement dans la tradition française médiévale ».

Discours de Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, Duc d’Anjou
pour la remise du Prix Histoire et du Prix de Thèse
de la Fondation Maison de Bourbon
à Paris le dimanche 19 janvier 2025

Mesdames et Messieurs,
Mesdames et Messieurs les Universitaires,
Cher Monsieur le Professeur,
Cher Lauréat du Prix de Thèse

Nous sommes réunis pour la remise des deux prix décernés, pour l’année 2024, par la Fondation Maison de Bourbon : le prix Histoire et le Prix de Thèse. Le premier récompense un ouvrage particulièrement important pour la connaissance de la royauté française ; le second a été créé pour permettre l’édition d’une thèse de doctorat et donc contribuer ainsi à la diffusion de la recherche historique. Les deux prix se complètent . Par votre présence vous vous associez, à l’hommage rendu aux auteurs et travaux primés.

Le prix Histoire 2024, est attribué au Professeur Yves Sassier pour son Robert le Pieux –
l’enracinement dynastique, publié aux éditions Fayard. C’est la seconde fois que ce prix est décerné après l’avoir été l’an passé, en 2023, au Professeur Jacques Krynen. Il a été fondé pour honorer un travail non seulement qui approfondit la connaissance que l’on a de l’histoire des siècles de la royauté française, mais surtout qui permet de mieux comprendre quelle en est sa nature. Sa spécificité. En un mot, comment politique et métapolitique se conjuguent. Tel est bien la particularité de ce prix non pas seulement décrire et observer mais surtout comprendre.

Cher Professeur, votre livre qui est distingué aujourd’hui porte dans son sous-titre même,
l’enracinement dynastique, cette particularité que je viens d’évoquer : au-delà des faits, l’esprit qui inspire et anime et, en l’occurrence, ce qui a assuré la pérennité de la dynastie… En effet, après l’avènement de Hugues Capet l’essentiel demeurait. Il fallait prolonger le geste fondateur qu’il avait fait en devenant roi. Avec Robert, a été posé le second fondement de la dynastie capétienne en gestation, celui de l’hérédité et de la transmission du pouvoir à l’ombre de l’Eglise. Le qualificatif de Pieux associé à son nom, montre, en effet, toute la spécificité de la dynastie, puisant son pouvoir non seulement des hommes et de la force des armes mais surtout de son caractère sacré. Autour de l’an Mil était posée la base d’un pouvoir qui allait durer huit siècles et qui demeure encore comme un modèle. De Robert le Pieux à Charles X dont le bicentenaire du sacre sera commémoré en 2025, c’est
une même histoire qui a été possible car bien enracinée…. De l’onction, des premiers capétiens au sacre du dernier roi Bourbon .

Votre livre, Monsieur le Professeur, permet de comprendre que si la dynastie dont nous avons fêté le millénaire il y a 40 ans, doit évidemment beaucoup à Hugues Capet, elle le doit également au Roi Robert qui fut celui qui assura la continuité. En effet, rien n’était joué lorsqu’il succéda à son Père. Par la suite, l’œuvre de chaque souverain permit de constituer la geste des Rois de France.

Honorant l’an passé le livre de votre Collègue Jacques Krynen qui mettait en valeur la place du droit dans le fait monarchique français, le prix Histoire Maison de Bourbon donnera à voir ainsi, prix après prix, un véritable corpus de ce qu’est l’exception de la royauté capétienne, si différente de toutes les expressions des formes de pouvoir, qu’elles soient monarchiques ou autres.

Merci, Professeur Sassier, de nous permettre, au-delà de la biographie du roi Robert que vous renouvelez, de pénétrer ainsi au cœur de l’idée royale.

En cette journée, est récompensée également la thèse qui vient d’être soutenue par Monsieur Luc Taupenas et qui lui vaut d’être le premier Lauréat du Prix de Thèse de la Fondation. La sienne porte sur le sacre et plus spécialement la nature juridique du sacre et du couronnement dans la tradition française médiévale. Il s’éclaire par son sous-titre « Entre le Prince et Dieu: la double donation d’un pouvoir constitué par le Peuple ». Elle a reçu les éloges du Jury et a conféré à son auteur le titre prestigieux de Docteur en Droit. Notre Jury Maison de Bourbon est heureux d’en faire le premier récipiendaire du Prix de Thèse. Celui-ci, rappelons-le, a pour objectif non seulement de récompenser la qualité d’un travail de doctorat, mais celui d’en assurer la publication. Trop de travaux, demandant dans la plupart des cas une dizaine d’années de travail, ne peuvent être publiés. Le prix de thèse Fondation Maison de Bourbon, par sa dotation, entend remédier à cette lacune.
C’est une juste reconnaissance que la société peut donner à ceux qui consacrent tant d’années aux recherches et la Fondation le considère comme une mission de service publique. La thèse de M. Luc Taupenas mérite d’être publiée c’est-à-dire diffusée par sa qualité et l’éclairage nouveau qu’elle apporte sur le sacre, sujet qui paraissait bien connu tant il est inhérent à la royauté française.

Or, Luc Taupenas sait le renouveler en prenant un angle original encore très actuel, via ce qu’il qualifie de double donation sur laquelle il nous donnera quelques explications. La démonstration effectuée par notre Lauréat est exemplaire, ce qui lui a permis de recevoir le titre de Docteur et les félicitations du jury. Cette première reconnaissance par ses pairs, a été doublée par celle du jury du Prix de Thèse de la Fondation Maison de Bourbon, qui, sous la direction du Professeur Demouy a reconnu la qualité de la recherche tant dans sa méthode que dans ses conclusions. Il ne pouvait y avoir meilleur parrain pour notre prix de thèse tant les travaux de Patrick Demouy, sur le Sacre sont unanimement reconnus par toute la communauté scientifique.

Nous vivons donc aujourd’hui un évènement important par la qualité des deux travaux que nous honorons fidèle à la vocation de l’institut de la Maison de Bourbon pour favoriser la recherche et la connaissance historique pour laquelle on ne fera jamais trop. Je suis heureux de voir que de nombreux Universitaires sont présents à la fois pour honorer un des leurs et pour encourager leur jeune confrère qui entre dans la carrière. Je tiens aussi à associer ici le travail des maisons d’édition qui soutiennent la recherche historique en assurant la diffusion des ouvrages et des thèses. Telle est leur contribution à l’exception culturelle française.

Monsieur le professeur Sassier en distinguant votre ouvrage sur Robert le Pieux paru cette année, c’est en fait toute votre œuvre qui doit être honorée depuis la parution de votre premier ouvrage sur Hugues Capet en 1987. Votre œuvre en effet forme un tout.

Quand à vous cher Luc Taupenas, je ne peux qu’espérer que votre thèse publiée vous aide à asseoir votre carrière universitaire. Vous avez encore beaucoup à donner à l’Université pour qu’elle continue à être un pôle d’excellence.
Cette cérémonie est donc celle de la grandeur de notre Université en honorant un professeur Emérite et un de ceux qui va assurer la relève.

A vous tous un grand merci

Bordereau de versement
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Les péripéties du calice utilisé lors de la dernière messe de Louis XVI

Les églises de Notre-Dame des Victoires à Paris et de Saint-Pierre-et-Saint-Michel à Saint-Urcize (Cantal) assurent toutes les deux conserver le calice utilisé lors de la dernière messe de Louis XVI, le 21 janvier 1793. Mais lequel est le vrai ?

Nous sommes le 21 janvier 1793. Enfermé à la prison du Temple, le roi Louis XVI s’apprête à être exécuté sur l’échafaud. Mais avant de rejoindre le Ciel, le monarque désire se préparer à paraître devant Dieu. La veille, il a demandé trois jours pour pouvoir accomplir son devoir de chrétien. Cependant cette requête lui avait été refusée. On lui concède uniquement le droit de se confesser auprès du prêtre de son choix. C’est l’abbé Edgeworth de Firmont, prêtre d’origine irlandaise et contre-révolutionnaire, que Louis XVI choisit pour l’accompagner durant ces dernières heures. Depuis 1791, ce dernier est le confesseur de Madame Elisabeth, sœur du roi. Le 20 janvier au soir, à 18h, l’abbé se présente à la prison du Temple pour y demeurer jusqu’à l’exécution du roi. Il porte un habit civil, la soutane n’étant plus autorisée depuis avril 1792.

Louis XVI se prépare à assister à sa dernière messe

Le 21 janvier, Louis XVI est très matinal. Debout depuis 5h du matin, il se prépare en compagnie de Cléry, son valet de chambre. Il exécute sa toute dernière confession à 6h du matin. Durant ces confidences privées, Cléry en profite pour aménager dans la chambre, à l’aide d’une commode, un modeste autel qui servira à l’abbé Firmont pour célébrer la dernière messe à laquelle assistera le roi. Une messe rendue possible grâce à l’abbé qui, la veille, a réussi à convaincre les commissaires de se procurer les objets liturgiques nécessaires à la célébration. À son arrivée à la prison, l’abbé n’ose venir avec une custode de peur que celle-ci soit profanée. Mais aux Tuileries, on accède néanmoins à sa demande.

Seule condition, les commissaires iront chercher eux-mêmes les objets et ornements sacerdotaux. Pour cela, ils se rendent dans l’église ouverte la plus proche, celle des Capucins du Marais. Située à quelques rues, elle est devenue aujourd’hui la cathédrale Sainte-Croix de Paris des Arméniens. À leur retour, ils confient à l’abbé les nappes, vases sacrés, hosties, vin et une magnifique chasuble d’or. Une fois revêtu de l’habit, et assisté de Cléry qui fait office de servant d’autel, l’abbé Firmont célèbre la messe. Il donne la communion au corps et au sang du Christ à Louis XVI qui la reçoit à genoux. À 8h, il est temps de partir. Le roi monte dans la voiture qui l’emmène vers son funeste destin. Sur l’échafaud, alors que le couperet s’apprête à tomber, l’abbé prononce ces derniers mots : « Fils de saint Louis, montez au Ciel ! ». À 10h22, Louis XVI, 39 ans, a rejoint le Ciel. 

231 ans après sa mort, les quelques objets ayant côtoyé les dernières heures du roi demeurent de précieux et émouvants témoignages de la foi profonde qui l’a animé jusque dans ses derniers instants. En témoigne la chasuble d’or conservée précieusement dans la sacristie de l’église Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle à Paris ou encore le dernier calice que les lèvres du roi ont effleuré. Le calice ou les calices… ?  Car l’Histoire nous apprend que deux églises en France se disputent l’authenticité du calice de cette dernière messe de Louis XVI. 

Deux calices

Deux calices donc, conservés bien loin l’un de l’autre. Le premier se trouve dans le Trésor de la petite église romane Saint-Pierre-et-Saint-Michel de Saint-Urcize dans le Cantal, au cœur de l’Aubrac. Il est abrité dans une petite niche du transept et protégé par une vitre blindée. Classé monument historique en 1980, ce calice, en argent et vermeil, est l’œuvre d’un orfèvre parisien du début du XVIIIe siècle. L’Histoire raconte, encouragée par un érudit local, qu’il aurait été donné par l’abbé Saint-Pée d’Amon à Pierre-Jean Ipcher, curé de Saint-Urcize, au début du XIXe siècle, en raison de leurs liens familiaux. Mais comment le calice a-t-il pu se retrouver dans les mains de ce fameux abbé Saint-Pée d’Amon ?

Celui-ci l’aurait acheté par « l’entremise d’un ami », selon la notice historique du Ministère de la Culture. Bien que l’histoire soit belle, il s’avère peu probable qu’il s’agisse du vrai calice de Louis XVI. Le manque de sources solides oblige à écarter une telle hypothèse. Les incohérences chronologiques, affichées dans l’église, confirment d’ailleurs le flou autour de cette histoire. La notice raconte que le calice aurait été offert en cadeau par l’abbé Saint-Pée d’Amon au curé de Saint-Urcize à l’occasion de sa toute première messe. Pourtant, si l’on s’attarde sur l’âge du curé de Saint-Urcize, celui-ci, né en 1761, a sans doute été ordonné prêtre à moins de 30 ans (comme il était courant à l’époque), soit dans les années 1780. Impossible donc, que sa toute première messe ait été célébrée après le 21 janvier 1793. 

La seconde église qui se défend de posséder le calice de Louis XVI est Notre-Dame des Victoires à Paris. Une hypothèse bien plus probable au regard de l’Histoire et des événements qui ont suivi l’exécution du roi. Interrogé par Aleteia, Noël Stassinet, qui a écrit un article sur le sujet dans la revue du Souvenir Chouan de Bretagne, est lui-même convaincu que le vrai calice est aujourd’hui conservé à Notre-Dame des Victoires. « Après l’exécution du roi, l’abbé Edgeworth de Firmont s’est enfui pour éviter les représailles. Les vêtements et objets liturgiques sont donc restés dans la prison du Temple. On peut facilement imaginer qu’ils ont été récupérés par le prêtre de l’église des capucins du Marais. » Lors de la désaffectation de l’église, tous les objets sont alors dispersés dans les églises voisines. C’est sans doute, à cette époque, que le calice arrive à Notre-Dame des Victoires. 

Une calice remis entre les mains de Charles X ?

Également interrogée, l’archiviste de Notre-Dame des Victoires, évoque, quant à elle, une toute autre histoire. L’abbé Edgeworth de Firmont aurait lui-même donné le calice à l’archevêque de Reims. Ce dernier l’aurait ensuite transmis au roi Charles X. C’est ensuite Xavier de Bourbon Parme, descendant du roi, qui en serait devenu propriétaire, par transmission familiale, avant que le calice ne soit remis entre les mains du cardinal Verdier, archevêque de Paris. « C’est le cardinal Verdier qui a décidé de mettre le calice à Notre-Dame-des-Victoires dans les années 1930 », raconte l’archiviste.  

Si le mystère demeure quant à la véritable destinée des objets sacrés, la présence de ces deux calices a le mérite de rappeler à nos mémoires, cette émouvante dernière messe du roi Louis XVI. Une messe simple et modeste qui a fait du roi, ce matin-là, non plus un souverain mais un chrétien ordinaire entièrement absorbé par ses devoirs religieux dans l’espoir de sauver son âme et dans l’attente imminente de sa rencontre avec Dieu.

Source : https://fr.aleteia.org/2022/01/20/les-peripeties-du-calice-de-la-derniere-messe-de-louis-xvi

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Programme 2025

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Messe 2025 pour le Roi Louis XVI

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