Message de Mgr Louis de Bourbon, Duc d’Anjou pour la fête de Saint Louis

Chers Français,

Quand je me suis exprimé, comme chaque année, le 25 août dernier, à l’occasion de la fête de la Saint-Louis, qui aurait pu penser que les mois qui allaient suivre, seraient si paradoxaux, mêlant le meilleur au pire.

Le meilleur, d’un certain point de vue, demeure assurément ce que nous venons de vivre avec la parenthèse des Jeux Olympiques. Ces derniers ont certes été inaugurés, de manière ouvertement calamiteuse, par une cérémonie dont plusieurs éléments ont été si indignes de la France que de nombreux pays ont refusé de la diffuser sur leurs réseaux nationaux. Toutefois ces Jeux ont pu donner l’impression de vivre un moment d’unité retrouvée pour notre pays. Comme les autres nations,  ce dernier a vibré devant les nombreuses prouesses de ses champions.

Les succès obtenus ont été nombreux et la position de la France a été magnifiée.  Remercions ainsi ceux qui se sont engagés jusqu’aux limites de leurs forces, de leur courage, de leur volonté. Soyons fiers de nos médaillés et saluons chaleureusement ceux des autres nations, dans un mouvement que nous souhaitons voir se prolonger, dès les jours prochains, pour les jeux para-olympiques.

Le pire, à l’évidence, concerne, en revanche, la situation politique dégradée dans laquelle notre pays est entré depuis des mois au point de devoir constater, avec un Gouvernement démissionnaire, une quasi vacance apparente des pouvoirs. La France traverse ainsi une crise telle qu’elle n’en a peut-être jamais connue en temps de paix. Il y a un an nous avions, pourtant formulé l’espoir que, malgré les difficultés croissantes, des changements pourraient advenir. Changements si nécessaires pour notre cher Pays, dont la société fracturée est de plus en plus  fragilisée depuis des décennies.

Au-delà de l’accumulation de mauvaises décisions prises (poursuite d’un déficit chronique et alimentation d’une dette abyssale, conséquences d’un accroissement de flux migratoires incontrôlés, subversions de tous ordres sur le plan du respect des valeurs et de l’ordre public …), il nous faut considérer surtout l’esprit sciemment et délibérément perverti dans lequel beaucoup de décisions ont été prises, ou beaucoup d’autres, ne l’ont pas été.

Idées partisanes, intérêts privés ou communautaristes et options conjoncturelles ont, trop souvent remplacé les règles élémentaires de bon sens, d’équité et de justice, le souci des populations les plus fragiles, la pleine mesure des questions de société (sécurité intérieure et extérieure, politique familiale, personnes âgées,  retraite, Défense nationale…).

Force est ainsi de reconnaître que l’organisation de notre société ne répond plus actuellement  aux besoins réels qu’expriment la majorité des Français. Cela sous-entend donc bien l’existence d’une véritable fracture qui s’aggrave entre eux et des institutions qui assurent de moins en moins correctement leurs fonctions.

Nous constatons ainsi que, de plus en plus nombreux, certains de nos concitoyens se mettent en retrait de la société. Ce repli s’exprime de différentes manières : retour au troc ; recherche d’une auto-suffisance préférée à celle d’une aisance partagée, pourtant seule source de richesse et de progrès ; repli sur le village, sur le département, la région parfois. Mais fait-on nation ainsi ? Sans doute non et la France de tout temps a formé une nation forte parce que, au-delà des particularismes, elle unissait tous ses enfants dans un destin commun.

Ainsi la France paraissait, il y a un an, à un tournant pouvant lui permettre de reprendre en main sa destinée. Le cadre proche des élections paraissait propice à exprimer de hautes ambitions, en permettant de renouveler certaines élites politiques et, de redéfinir les enjeux de la solidarité européenne. En effet, au-delà des questions économiques, il y a, sur ce point, nécessité de clarifier les questions de souveraineté, de sécurité et d’identité des composantes de notre continent, dans leur diversité, face aux dangers qui les menacent (immigration incontrôlée, mondialisation des échanges).

Or le vrai débat qui semblait ainsi s’amorcer a été occulté, opposant un déni aux aspirations légitimes qui paraissaient s’exprimer avec force. Il en est résulté une situation en impasse et un blocage institutionnel tendant à affaiblir notre pays à l’intérieur comme sur la scène internationale.

Comme pour toutes les crises profondes que notre cher Pays a traversées, nous ne pouvons qu’espérer que celle-ci ne soit que temporaire et que, en particulier, cesse le plus rapidement possible cette sorte d’inversion des valeurs. Le temps des faux bilans cachant la vérité est manifestement  passé et celui de la nécessité d’engager des actions concrètes et réalistes, doit s’imposer à tous, chacun dans son domaine, de manière à pouvoir, au quotidien, redonner un sens au mot avenir.

Ne doutons pas un instant, la France va se reprendre. Les Français attendent ce renouveau, ce sursaut qui fera franchir les écueils qui guettent notre pays. Il importe donc de ne pas s’enfermer dans un isolement sans issue, mais, au contraire, de s’évertuer à donner du sens au débat politique en consacrant du temps à la réflexion et à des actions menées, dans le souci du Bien Commun. Déjà de nombreuses jeunes familles s’engagent dans cette voie.

Au niveau personnel, cela passera par la nécessité de poser clairement des objectifs, souvent à rebours d’idées ambiantes. Au plan collectif, cela passera, par l’abandon du déni pour dresser le tableau de ce qui ne va pas et l’acceptation de la réalité, même si cette dernière impose des efforts, voire des sacrifices. Comme nos sportifs, les Français devront avoir une mentalité de gagnants.

Pour notre société faite d’hommes et de femmes, il est absolument nécessaire de réaffirmer le principe de l’encouragement des valeurs familiales, seule garantie d’une évolution à nouveau positive de notre société vieillissante et rempart naturel contre les dangers des immigrations. Défendre la vie de la conception à la mort, doit demeurer également un objectif premier avec l’appui  unanime des religions qui ont accompagné et continuent d’accompagner, en leur diversité même, le déroulement de notre histoire.  Assurer enfin, dans l’esprit de saint Louis,  par la garantie du droit, la sécurité et le respect des personnes et des biens.

Parce que la société est, par définition, une communauté civile, il nous faut redonner toute sa place à la morale sociale, notamment le « tu ne tueras pas », et aux règles communes partagées, claires et acceptées par tous, en étant justes et ressenties comme telles. Equilibre nécessaire entre droits et devoirs. Cette vie civile et sociale intègre une définition claire du principe de laïcité, qui ne doit pas être affirmé comme celui d’une exaltation des valeurs matérialistes et celui d’une hostilité intentionnelle et systématique à l’égard de l’expre

ssion de religions, mais celui de permettre, au contraire, aussi l’expression des transcendances sans lesquelles l’homme ne peut s’épanouir pleinement.

Enfin, parce que notre France est une société inscrite dans un contexte international, l’avenir de notre pays nécessite de réaffirmer son engagement européen, sur la base du respect des intérêts nationaux de tous les Etats, en s’appuyant sur le principe de subsidiarité, toujours énoncé, mais si souvent détourné en pratique.  Cet esprit européen d’une véritable civilisation féconde, permettra  seul d’apporter le supplément d’âme qu’attend le monde à une époque où le dialogue et les relations entre les états et les blocs doivent s’inscrire sur des bases nouvelles.

Puisse notre pays, en retrouvant le sens de sa mission, se reprendre à l’intérieur pour être fort vis-à-vis de l’extérieur. Que saint Louis, modèle des gouvernants, fêté en ce 25 août par les catholiques, nous aide ainsi à retrouver à nouveau l’Espérance en l’avenir de la France.

Louis, Duc d’Anjou

Tribune de Valeurs Actuelles parue le 25 Août 2024 – revue N° 4579 du 29 Août 2024

La cérémonie d’ouverture des JO, un spectacle dénaturé !

Communiqué de Louis de Bourbon, duc d’Anjou :

Le dépassement de soi, le respect des autres. Voilà un bel enseignement que nous pouvons tirer des Jeux Olympiques pour le monde entier en général mais évidemment pour la France en particulier.
Dans la grande tradition antique, les Jeux célèbrent ce qu’il y a de beau et de bon dans l’homme.

Les athlètes que nous verrons s’affronter susciteront autant notre admiration que notre enthousiasme et ceci, dans un climat festif bienvenu après un début d’année ponctuée par des crises internationales et nationales.

Je souhaite donc que ces Jeux Olympiques de Paris soient un moment de saine communion pour tous les Français, une parenthèse qui permette de sortir quelques instants de nos soucis quotidiens.

Cependant, malgré cet engouement auquel je prends part, en tant qu’aîné de la Maison de Bourbon, en tant que descendant des quarante Rois qui ont fait la France, je ne peux rester muet face au désolant spectacle d’une partie de la cérémonie d’ouverture. Alors que durant celle-ci des performances artistiques et techniques étaient à la hauteur de ce qu’est la France, certains se sont plu à distiller un contenu idéologique mortifère et abject. S’éloignant du projet initial des Jeux Olympiques de rassembler et d’unir les peuples dans un climat respectueux et à portée de tous, des petits comme des grands, des scènes ont été volontairement offensantes et provocantes.

Une fois de plus, le régime actuel a montré son vrai visage, profondément anti-chrétien, oublieux du long passé de la France dont la monarchie chrétienne fait partie, et désireux de mettre au pinacle des époques troubles où ne régnaient que la terreur et la division. Alors que la cérémonie se voulait inclusive et respectueuse de tous, la religion catholique, comme les morts – que venait donc faire là le massacre de la pauvre reine Marie-Antoinette ?- ont été marqués du sceau de l’infamie et de la dérision.

Je refuse que la France soit conforme au modèle qui en a été présenté. Notre pays vaut mieux que le sang et le burlesque grinçant. Avant d’être la mère des révolutions et du progressisme dévergondé, la France fût la Fille aînée de l’Église ainsi que la patrie des Lettres, des Arts et du raffinement.

Tant que ma Maison demeurera, et avec l’appui de nombreux Français de bonne volonté, nous ne cesserons de montrer qu’un autre chemin est possible, que la grandeur vaut mieux que le sarcasme, que le Beau vaut mieux que la laideur, que la Vérité vaut mieux que le mensonge. À tous les Français qui se sont sentis humiliés et bafoués, à tous les sportifs ayant le sens du sacré et du religieux, à tous les autres peuples de la Terre qui ont été outragés, je vous le dis, la France n’est pas le spectacle auquel vous avez assisté. Cela n’était que l’émanation d’idéologues qui ont piétiné un héritage millénaire dont ils sont pourtant redevables.

Une cérémonie d’une telle ampleur ne peut être que pensée et réfléchie à l’avance. Rien n’est dû au hasard ou à la maladresse. Notre pays subit les assauts toujours plus violents de cette idéologie profondément contre nature et destructrice. Ainsi, chaque jour de manière plus pressante, à nous
Français, de choisir le modèle que nous voulons pour la France. Il nous faut rebâtir notre patrie chérie, et construire un avenir solide, crédible, ancré dans les traditions, le respect et l’union.

Que saint Louis protège la France, et qu’il donne de la force à nos athlètes pour que brille une authentique fierté française, modèle pour les autres nations.

Louis Duc d’Anjou

source : https://www.facebook.com/legitimite/?locale=fr_FR

Le duc d’Anjou au pèlerinage de Chrétienté

Par Michel Janva le 21 mai 2024

Le Prince Louis a participé au pèlerinage de Chartres lundi de Pentecôte, après avoir visité le bivouac de Gas dimanche soir, où il a pu s’entretenir avec le cardinal Müller. Voici son message :

« Hier, alors que la colonne du pèlerinage de Notre-Dame de Chrétienté s’ébranlait pour sa dernière étape, afin de parcourir les quelques kilomètres qui la séparaient encore de la cathédrale de Chartres, j’ai eu la grande joie de pouvoir me joindre aux milliers de pèlerins. Je tenais à être en communion avec cette jeunesse ardente qui prie et qui marche pour la France et pour l’Église universelle toute entière.

Magnifique leçon pour chacun d’entre nous de voir que l’Espérance, loin de mourir, habite et vivifie ceux qui sont inéluctablement appelés à être le futur de notre pays.

J’ai porté dans mes prières les joies et les souffrances de la France et de chaque Français et je les ai déposées aux pieds de la Vierge, dans la cathédrale de Notre-Dame de Chartres.

Je tiens à remercier tout spécialement Son Éminence le Cardinal Müller pour la Messe qu’il a accepté de célébrer pour nous à Chartres. Que saint Louis nous protège et nous garde tous. »

Louis  Duc d’Anjou

Source :https://lesalonbeige.fr/le-duc-danjou-au-pelerinage-de-chretiente/

Pèlerinage de Chartres : une jeunesse du dépassement, pas du vandalisme !

bvoltaire.fr/ Philippe Montillet 19 mai 2024

Ferveur pour les participants. Émotion pour les passants et autres riverains. Ferveur pour les milliers de pèlerins, partis de l’église Saint-Sulpice à Paris, ce samedi 18 mai, après la messe célébrée à 7 heures du matin pour rejoindre Chartres. Plus de quatre-vingt-dix kilomètres. Une belle marche. Une belle épreuve dans nos époques où il semble parfois que le moindre effort coûte beaucoup. Pas pour tous. Heureusement.

Leur passage devant Saint-Pierre d’Alésia où je les admirais et les enviais, dura quatre-vingt-dix minutes. Long cortège en rangs serrés, occupant la moitié de la chaussée, pour ne pas obstruer la circulation déjà bien entravée dans ce secteur par la mairie de Paris. 90 minutes en chantant des cantiques et en récitant des prières. Une voiture de police à l’avant, une à l’arrière. Cette jeunesse-là n’est pas celle des désordres et du vandalisme. Elle est celle qui estime que le dépassement de soi vaut la peine.

90 minutes pour voir ces 20.000 jeunes, tous enthousiastes, mêlant gaité et prière, pensant à la longue route qu’ils allaient faire jusqu’à Notre-Dame de Chartres, d’autant que le soleil du matin devait se transformer en pluie, selon la météo. Mais ce matin, les muscles se croient encore en promenade… De nombreuses nationalités étrangères étaient présentes derrière leur drapeaux. Il était réconfortant d’entendre ces cantiques repris dans toutes les langues d’Europe. Ceux-là savent que l’Europe existe et qu’elle puise ses racines au même souffle de la chrétienté. Sur le trottoir, on les imagine priant pour eux et sans doute encore plus pour la France. Car derrière cette ferveur religieuse, comment ne pas imaginer qu’il y a forte conscience du devoir de citoyen. Les deux ne vont-ils pas ensemble ? « Mon Dieu – Mon roi ! Mon Dieu – Ma France ! » Le cri de Bouvines est encore actuel à qui veut bien entendre la France profonde. Cette Pentecôte est encore très proche de la fête de Jeanne d’Arc, le week-end dernier. Il y a des moments comme cela où l’Histoire est présente pour nous rappeler à l’essentiel.

Quelle ferveur ! En les voyant, revivent les épopées passées, des croisades au franchissement du Rhin en 1945 en passant par Verdun ou Ðiện Biên Phủ – autre clin d’œil de l’Histoire, en ce mois de mai. Et, en toile de fond, déjà, se dessinent les épopées qu’il faudra sans doute retrouver dans le futur. Il y aura tant à reconstruire pour l’avenir qu’il faudra utiliser toute cette ferveur.

Drapeaux et bannières claquaient au vent. Certains avançaient en cadence. D’autres montraient leur habitude de la marche et des efforts prolongés. D’autres, aussi, combien ils étaient novices… Tous étaient à l’unisson, marchant dans ce long ruban de prières, ponctué de la présence de prêtres dont, déjà, certains confessaient les pèlerins dont ils avaient la charge. La marche permet de faire ressortir tous les péchés à se faire pardonner. Pas de triche possible quand on souffre sur la route. Dieu premier servi !

Et que d’émotion dans le regard des riverains, en admirant ces pèlerins mettant tout leur cœur et leur âme dans des pas qui allaient vite leur paraître si lourds.

En voyant ces jeunes portés par leur foi et leur enthousiasme, les larmes m’en venaient aux yeux. Pour une fois, j’avais une belle image de la France, pas celle dont les médias nous rebattent les oreilles et les yeux. « France fille des arts, des armes et des lois », tu avais retrouvé, en ce samedi de Pentecôte, les promesses de ton baptême.

Philippe Montillet

Source : https://www.bvoltaire.fr/pelerinage-de-chartres-une-jeunesse-du-depassement-pas-du-vandalisme/‌