Meuble de Marie-Antoinette vendu aux enchères

Ce meuble de Marie-Antoinette, en vente chez Christie’s, est estimé à 1 200 000 euros

Christie’s va présenter l’une des ventes les plus exceptionnelles de son histoire.

Par Manon Garrigues 18 novembre 2022 Sony Pictures/Courtesy Everett Collection

Le 22 novembre 2022, Christie’s propose une vente aux enchères de haut vol. Sûrement l’une de ses plus prestigieuses. The Exceptional Sale (nom évocateur) réunira des pièces rares du mobilier de Marie-Antoinette, mises en dialogue avec des chefs-d’oeuvre haute couture signés Chanel et Yves Saint Laurent. Des trésors du patrimoine français que l’on peut admirer de très près jusqu’au 22 novembre.

Le mobilier de Marie-Antoinette

Parmi les 34 lots présentés, deux pièces frôlent l’indécence. Et pour cause, elles ont appartenu à Marie-Antoinette. Estimée entre 800 000 et 1 200 000 euros, Christie’s met aux enchères une commode au décor rouge et or d’inspiration chinoise, livrée en 1770 à la dauphine au château de Compiègne, et façonnée par le célèbre ébéniste Pierre Macret ainsi qu’un fauteuil de Georges Jacob (estimé entre 100 000 et 200 000 euros), au décor dit à l’étrusque, présent dans la chambre à coucher de la reine à Versailles.

Commode royale d'époque transition estampille de Pierre Macret  vers 1770 © Christies Images Limited 2022
Commode royale d’époque transition, estampille de Pierre Macret – vers 1770 © Christie’s Images Limited 2022
Fauteuil royal à l'étrusque d'époque Louis XVI Estampille de Georges Jacob © Christies Images Limited 2022
Fauteuil royal à l’étrusque d’époque Louis XVI, Estampille de Georges Jacob © Christie’s Images Limited 2022

The Exceptional Sale, vente en salle le 22 novembre à 16h00, exposition jusqu’au 22 novembre, tous les jours de 10h à 18h sauf le mardi 22 novembre de 10h à 14h 9, Avenue Matignon, 75008 Paris www.christies.com

https://www.vogue.fr/culture/article/vente-christies-mobilier-marie-antoinette

Cette vente intervient presque exactement un an après la vente par Christie’s de deux bracelets en diamants ayant appartenu à la reine. Ces bracelets ont finalement été vendus à plusieurs reprises avant la vente, pour un montant d’environ 8 millions d’euros. Une boîte en velours bleu portant l’étiquette « bracelets de la reine Marie-Antoinette » contenait les bijoux, chacun composé de trois rangées de diamants et de grands fermoirs, pour un total de 112 diamants.

ADJUDICATIONS

300° anniversaire du Sacre de Louis XV à Reims – Message de Mgr le Duc d’Anjou

Nous commémorons aujourd’hui le tricentenaire du Sacre du Roi Louis XV à Reims, le 25 octobre 1722. J’aurais dû assister aux cérémonies qui s’y sont déroulées les 22 et 23 octobre, en présence des autorités religieuses, culturelles et politiques, mais des contraintes de dernière minute m’ont hélas empêché de m’y rendre.

Cette commémoration est l’occasion de rappeler ce que représente le Sacre, un évènement parmi les plus éminents de la Royauté. A ce titre, le Sacre compte encore de nos jours parmi les cérémonies les plus connues de l’ancienne France, et ce alors même qu’il était assez rare : il y en eut seulement deux au XVIIIème siècle, deux au XVIIème. C’est que le Sacre revêt une dimension politique de tout premier plan. Il permet en effet de réaffirmer, roi après roi, la transcendance sans laquelle il n’est pas de vrai pouvoir, à la fois fort et équilibré. Mettre le divin au cœur du pouvoir permet d’abord au Souverain d’avoir toujours présent à l’esprit qu’il n’est pas un maître absolu, parce qu’il n’est pas lui-même à l’origine de son propre pouvoir, et qu’il devra par suite rendre des comptes de l’exercice de ce pouvoir devant Dieu. Cela permet aussi à ses sujets de se souvenir qu’il y a un ordre des choses, qui dépasse la volonté et les désirs des hommes, et qui ne saurait être enfreint sans péril

Comment ne pas y être tout particulièrement sensibles en des jours où les événements tragiques se multiplient dans notre pays, jusqu’à parfois atteindre des sommets d’horreur, comme tout dernièrement avec le meurtre barbare de cette jeune enfant à Paris ?

L’onction du Roi consacrait ainsi le bien commun comme principe qui légitime le pouvoir, celui du plus grand et du plus puissant comme celui du plus humble. Le Sacre rappelait que, tous, nous sommes responsables de nos actes. Les Rois, mes ancêtres, le savaient et le serment qu’ils prononçaient au jour du sacre demeurait pour toujours leur principale loi. C’est ce qui fit la grandeur de leur office pouvant aller jusqu’au sacrifice, comme pour Louis XVI.

Puisse ce tricentenaire nous donner l’occasion de redécouvrir le sens du pouvoir comme service de la communauté, d’un pouvoir qui revêt de ce fait par nature une dimension transcendante. Ainsi une nouvelle fois la commémoration servira l’action ; la mémoire servira au présent.

Louis, Duc d’Anjou

16 Octobre – Mémoire

Assassinat de la Reine Marie-Antoinette – Message de Mgr le Duc d’Anjou

N’oublions pas notre histoire de France !

En ce 16 octobre, nos pensées et nos prières vont à la Reine Marie-Antoinette, odieusement assassinée, après un procès inique. Durant les derniers mois qu’elle a vécus, d’abord avec le Roi Louis XVI et leur famille, puis seule, séparée de ses proches et notamment de ses enfants, Marie-Antoinette a montré comment savait mourir une Reine de France. Jusqu’au bout elle a tenu tête à ses ennemis.

Plus de deux siècles après elle demeure un modèle pour les chefs d’état qui savent que le sacrifice fait partie de leur devoir et de la charge qu’ils ont reçue de Dieu pour gouverner les hommes.

Louis, Duc d’Anjou

Hommage

La Grande Bretagne et le Commonwealth viennent de perdre leur souveraine

La Grande Bretagne et le Commonwealth viennent de perdre leur souveraine. Au cours de son long règne, Sa Majesté la Reine Élisabeth II sut gagner le cœur de ses sujets et incarner les vertus britanniques.

Elle fit preuve durant la seconde guerre mondiale de courage et de dévouement puis comme Reine elle a admirablement exercé son rôle fédérateur pour faire vivre ensemble les différentes composantes du Royaume-Uni.

Chef de la maison de Bourbon, je m’associe à l’hommage unanime rendu à la reine et adresse mes plus sincères condoléances à Sa Majesté le Roi Charles III ainsi qu’aux princes et princesses de la famille royale britannique que j’assure de mes prières.

Louis, Duc d’Anjou