MERCREDI 1ER JUIN 2022 à 20 H 30
CONCERT A L’EGLISE SAINT GEORGES LYON 5ème Quai Fulchiron
POUR FETER Anne PINATELLE Organiste à Saint Georges depuis 30 ans


Site de l'association légitimiste PSB Lyon
EGLISE SAINT GEORGES Quai Fulchiron LYON 5ème
Messe spéciale pour Madame ELISABETH organisée
par Madame de VAUBLANC, suivie d’une conférence sur place de Monsieur l’Abbé SNOEK

Décret d’ouverture de l’enquête canonique
Concernant la cause de canonisation
de Madame Elisabeth de France, soeur de Louis XVI
Depuis la mort à Paris de Madame Elisabeth, soeur de Louis XVI, le 10 mai 1794, plusieurs demandes sont parvenues à l’Archevêché de Paris, en vue d’ouvrir sa cause de canonisation.
Le 1O mai 2016 s’est créée une association de fidèles dite « Association pour la béatification de Madame Elisabeth de France » pour faire connaître son action sociale, caritative et spirituelle. Elle a désigné l’Abbé Xavier Snoëk, prêtre de Paris, curé de la paroisse Sainte-Elisabeth, comme postulateur de cette cause. Le 4 avril 2017, celui-ci m’écrivait pour me demander de l’introduire conformément à la Constitution Apostolique « Divinus perfectionis magister » du 25 janvier 1983.
Selon les Normes du 7 février 1983 (n°11), après avoir considéré attentivement les divers éléments qui m’ont été présentés en faveur de cette cause, ayant obtenu le Nihil Obstat de la Congrégation pour les causes des saints, sous le numéro de protocole 571-2/17, et ayant consulté l’assemblée plénière de la Conférence des évêques de France et reçu d’elle un avis positif.
Je déclare
accepter l’instance que l’Abbé Xavier Snoëk, Postulateur de la cause, m’a présentée et autorise qu’une enquête canonique soit menée conformément au droit de l’Eglise.
Fait à Paris le 15 novembre 2017
André Cardinal VINGT-TROIS
Archevêque de Paris
Jean-Marie DUBOIS, chancelier
Par mandement
———–
Au sens strict la béatification est l’acte par lequel le Pape place une personne au rang des « bienheureux » (beati, en latin) et la canonisation celui par lequel il l’inscrit sur la liste officielle (canon) des saints.
LES ÉTAPES D’UN PROCESSUS DE BÉATIFICATION
ET DE CANONISATION
La Béatification
La béatification est l’acte solennel par lequel le pape déclare qu’un culte public peut être
accordé à un serviteur de Dieu, selon les modalités prévues et dans des lieux déterminés
(diocèse ou institut religieux). A partir de Paul V (1605 – 1621), la béatification a été concédée comme une anticipation d’une canonisation prévue, mais retardée pour divers motifs. Elle est désormais considérée comme un degré indispensable dans le processus qui conduit à une canonisation. D’abord simple décret, la déclaration de béatification s’est entourée d’une cérémonie qui a pris de plus en plus d’ampleur. La première béatification solennelle a été celle de saint François de Sales à Saint-Pierre de Rome, le 8 janvier 1662, sur l’instance des évêques de France. Depuis 1971, la cérémonie de béatification est présidée par le pape lui-même et, de ce fait, ne se distingue plus guère, dans les apparences, de la canonisation. La qualité de la procédure suivie pour la béatification a même fait souhaiter à certains de lui reconnaître la valeur d’une canonisation.
(…) Depuis les réformes de Paul VI en 1969 et de Jean-Paul II en 1983, la procédure en vue de la béatification a été grandement allégée. Paul VI a voulu unifier le procès ordinaire et le procès apostolique, qui faisaient en grande partie doublet. Jean-Paul II, pour sa part, a maintenu cette unification des deux procès en un « procès diocésain », en précisant que « l’enquête sur les miracles proposés se fera séparément de celle sur les vertus ou sur le martyre ». Il a aussi simplifié la procédure de l’étape suivante, à la Congrégation, devenue en 1969, « pour les causes des saints ».
Les miracles sont examinés en trois réunions de niveau différent : celle des experts (ou groupe de médecins, s’il s’agit de guérisons), celle des théologiens, enfin celle des cardinaux et évêques membres de la Congrégation. Un seul miracle est requis pour une béatification, et le martyre en dispense. Mais l’enquête est devenue de plus en plus exigeante : ainsi, la « positio » ou rapport attribué à dom Colomba Marmion (1858 -1923), béatifié en 2000, constitue un volume de 366 pages, contenant entre autres textes la déposition de la « miraculée » – une américaine » et de six témoins, les examens et les rapports de deux médecins chargés de l’enquête, avec la photocopie de tous les actes médicaux. Il est à remarquer que l’un des témoins (médecin) est un épiscopalien
et qu’un autre est protestant. Il peut arriver que le miracle reconnu ne soit pas une guérison. Ce fut le cas dans le procès de béatification de Marguerite Bays (1815 -1879), où fut reconnu comme miraculeux un fait singulier d’alpinisme survenu en 1940 : un séminariste de dix-neuf ans, inexpérimenté en alpinisme, accepte de faire l’ascension de la Dent-de-lys en Suisse, en cordée avec un curé, la nièce du prêtre et un jeune de quatorze ans. Lors de la descente, où il est second de cordée, les trois autres sont précipités dans le vide ; lui seul, qui avait invoqué Marguerite Bays pour qu’elle le protège ce jour-là en particulier, demeure sur place, inexplicablement étant donné son inexpérience et sa place en cordée, le cordeau se trouve entièrement sectionné, sans rupture visible due à une roche ou à la glace. Après son sauvetage, le mode de rupture du cordeau et la
survie du séminariste sont aussitôt attribués à l’intercession de Marguerite Bays, seule et
expressément invoquée. Après le procès diocésain de Lausanne, en 1987 – 1988, et un procès additionnel en 1990, un conseil de techniciens, réuni à la Congrégation pour les causes des saints déclara à l’unanimité qu’il n’y avait pas d’explication rationnelle au fait relaté. À partir de là, le procès a pu aboutir à la béatification en 1995.
La Canonisation
La canonisation est l’acte solennel par lequel le pape décrète qu’un serviteur de Dieu, déjà
compté parmi les bienheureux, doit être inscrit au catalogue des saints (c’est à dire le
martyrologe romain) et vénéré dans l’Église universelle (latine). On voit immédiatement ce qui différencie béatification et canonisation. Avec la première, le culte d’un nouveau bienheureux est concédé à une cité, un diocèse, une région ou une famille religieuse : avec la canonisation, la sentence est définitive, et le culte étendu à toute l’Église. Ainsi entendue, la canonisation est l’aboutissement d’une longue histoire.
(…) Dans la procédure actuelle, déterminée par la constitution apostolique Divinus perfectionis magister (1983), il est demandé l’examen d’un miracle nouveau intervenu après la béatification et cela même dans une cause de martyre. L’examen des miracles pour une canonisation se fait selon les mêmes règles que pour une béatification. Dans la plupart des cas, le miracle allégué est un miracle de guérison.
Pour la canonisation de sainte Thérèse de l’Enfant Jésus (décédée en 1897), le postulateur
produisit un rapport sur quatre miracles obtenus par l’intercession de la bien-heureuse, mais les bénéficiaires n’étaient que deux : une religieuse, Gabrielle Trimusi, guérie instantanément d’une arthrosinovite chronique et de l’épine dorsale. Le postulateur allégua, pour justifier ces deux cas doubles, qu’un homme faisant une chute pouvait se casser à la fois la tête et une jambe. La singularité des cas rapportés n’empêcha pas la Congrégation des Rites de suivre la procédure habituelle pour reconnaître les quatre miracles.
Si le nombre des miracles demandés se réduit, depuis 1983, à un seul, l’enquête médicale est devenue de plus en plus exigeante. Mais il peut se trouver que le miracle ne soit pas une
guérison. Pour la canonisation de saint Juan Grande (décédé en 1600) en 1996, le postulateur de la cause soumit un fait miraculeux insolite : une multiplication de riz en faveur des pauvres, due à l’intercession du bienheureux. Ce genre de miracle, assurément rare, a cependant sa place légitime dans un procès de canonisation. Sur ce point, le pape Benoît XIV a établi au XVIIIème siècle les conditions qui devaient être observées : d’abord, qu’il y ait une quantité bien définie de la matière auparavant ; ensuite, que cette matière se trouve multipliée dans une autre quantité bien déterminée ; enfin que soit exclu tout moyen d’obtenir d’une manière naturelle ce qui se trouve ajouté. Il faut aussi examiner la qualité de la matière multipliée, « non parce que Dieu ne pourrait pas multiplier n’importe quelle matière, mais que d’habitude il fait un miracle de multiplication pour des objets qui ne sont pas du tout superflus à l’homme ».
À côté de la canonisation solennelle, plus habituelle, il existe une autre forme de canonisation dite « équipollente », et beaucoup plus rare ; deux cas seulement depuis 1588 : en 1931 (saint Albert le Grand, mort en 1280) et en 1943 (Marguerite de Hongrie, morte en 1270. Il s’agit de cas de personnages anciens, dotés déjà d’un culte local plus ou moins étendu, et dont l’étude est confiée à la section historique de la Congrégation compétente. Aucun miracle n’est requis, mais entre en ligne de compte la renommée des miracles accomplis avant ou après la mort du personnage, et rapportés par des auteurs digne de foi. Ainsi pour Albert le Grand, l’affirmation de saint Pierre Canisius (mort en 1597) : « Le Seigneur Dieu a montré par un grand nombre de miracles son honneur et sa sainteté. » Dans de tels cas, la canonisation se fait par la publication d’une bulle, sans autre cérémonie, mais avec tous les effets d’une vraie canonisation.
D’après les articles du père Jean Evenou, Dictionnaire des miracles et de l’extraordinaire
chrétien, Fayard, 2002
Un modèle de sainteté pour le présent
Vidéo sur Madame Elisabeth lu par Madame Dominique Sabourdin Perrin auteur du livre » Madame Elisabeth de France (1764 – 1794) L’offrande d’une vie.
Voir aussi sur le site Psb notre article :

Je vous remercie chaleureusement pour les nombreux messages que j’ai reçu à l’occasion de mon anniversaire hier.
Comme vous le savez sans doute, je suis né exactement 760 ans, jour pour jour, après Saint Louis, modèle des gouvernants.
Au quotidien, nous voyons tous combien en politique, et plus largement pour toute action humaine, sans la transcendance et le regard tourné vers Dieu ce qu’avait incarné en son temps Louis IX et qui lui a valu d’être canonisé, il est bien difficile de « raison garder ». Sans rendre à Dieu ce que l’on rend aussi à César, il est difficile de trouver le bien commun. Les égoïsmes des individualismes des uns et des autres ont tôt fait de faire perdre à la société ses finalités. Nous le voyons trop actuellement avec notre monde qui a oublié nombre de ses repères traditionnels, préférant le relativisme à la Vérité.
Louis, Duc d’Anjou
Anne de France, triptyque de Jean Hey
La princesse Anne de France, fille du roi Louis XI, à l’honneur à Moulins à l’occasion des 500 ans de son décès ( 04/1461 – 14/11/1522)
Jean Hey, «Pierre II, sire de Beaujeu, duc de Bourbon, présenté par saint Pierre» (vers 1492-1494) et «Anne de France, dame de Beaujeu, duchesse de Bourbon, présentée par saint Jean l’Evangéliste» (vers 1492-1493), huiles sur bois, conservés au Musée du Louvre à Paris © Paris, musée du Louvre
Dominique Bonnet 19/03/2022
Découvrir qui était vraiment la princesse Anne de France, fille de Louis XI et de Charlotte de Savoie, à l’occasion des 500 ans de son décès. C’est ce que propose, depuis ce vendredi, la nouvelle exposition du musée Anne-de-Beaujeu à Moulins.
Le 14 novembre 1522, Anne de France s’éteignait dans son château de Chantelle dans l’Allier. Elle avait 61 ans. Pour marquer le 500e anniversaire de sa disparition en cette année 2022, le musée Anne-de-Beaujeu à Moulins a choisi de lui consacrer une exposition.
Une femme de pouvoir tout autant qu’une princesse des arts
En ce lieu qui porte son nom -promise avant ses 12 ans à plus de six prétendants en Europe, elle avait été finalement mariée à Pierre de Beaujeu, cadet de la maison de Bourbon, de vingt ans son aîné-, cette princesse royale, qui était la fille du roi Louis XI et de Charlotte de Savoie, se dévoile à l’aune des dernières recherches à son sujet. L’occasion de découvrir son rôle politique à la tête du royaume de France. Régente de son jeune frère Charles VIII monté sur le trône en 1483 à seulement 13 ans, celle qu’on surnommait «Madame la Grande» demeura une femme incontournable à la Cour de France, même après le décès de celui-ci en 1498, sous les règnes de Louis XII et François Ier .
Mais cette puissance politique, ainsi que son influence sur de très nombreuses princesses et nobles dames de la Renaissance en France et en Europe, ne sont que l’une des deux facettes d’Anne de France que l’exposition entend faire mieux connaître. La seconde concerne son mécénat et celui de son mari dans leur duché de Bourbonnais et d’Auvergne. Sous leur gouvernement, le Bourbonnais voit «son apogée artistique, tant les commandes se multiplient dans tous les domaines et les échanges avec les autres foyers, dont Tours, Bourges, et enfin même l’Italie et les Flandres s’intensifient», expliquent les co-commissaires de l’exposition, Giulia Longo (conservatrice du patrimoine, musée Anne-de-Beaujeu et Maison Mantin) et Aubrée David-Chapy (agrégée d’histoire et docteure en histoire moderne de l’université Paris-Sorbonne). Lesquelles peuvent se réjouir de pouvoir y présenter des œuvres prestigieuses dont d’exceptionnels tableaux de Jean Hey -le plus grand peintre français actif dans le dernier quart du XVe siècle que l’on connaît aussi sous le nom du Maître de Moulins-, prêtés par le Musée du Louvre.
Jean Hey, «Suzanne de Bourbon, dit Enfant en prière», fille d’Anne de France et de Pierre II (vers 1492-1495), huile sur bois, conservé au Musée du Louvre à Paris © Paris, musée du Louvre
* L’exposition «Anne de France. Femme de pouvoir, princesse des arts» (reconnue d’intérêt national par l’Etat) se tient du 18 mars au 18 septembre 2022 au musée Anne-de-Beaujeu à Moulins .
https://www.ville-moulins.fr/patrimoine/les-autres-sites-culturels/musee-anne-de-beaujeu.html
Le musée Anne-de-Beaujeu prépare la première exposition majeure consacrée à Anne de France.
Du 18 mars au 18 septembre 2022, le musée départemental de l’Allier programme une exposition entièrement dédiée à Anne de France en dévoilant le rayonnement extraordinaire de cette femme de pouvoir et mécène à l’aube de la Renaissance, qui n’a encore jamais fait l’objet d’une rétrospective de grande envergure.
Pour tout renseignements : 04 70 20 48 47
Réservation conseillée / Plein tarif : 8 € ; tarif réduit : 4 € ; gratuit pour les -16 ans.
– Mercredi 25 mai à 18 h
Par Aubrée David-Chapy, commissaire scientifique de l’exposition.
– Vendredi 17 et samedi 18 juin au théâtre de Moulins
Cet évènement permettra de prolonger certaines pistes étudiées au sein du catalogue de l’exposition, comme les réseaux féminins européens d’Anne de France et les travaux sur le livre à la cour des Bourbons, ou bien d’étudier certains aspects moins traités, tels la musique et l’histoire du costume. L’évènement rassemblera environ 18 spécialistes européens.
En partenariat avec le Pays d’Art et d’Histoire Moulins Communauté – Capitale des Bourbons. Gratuit
Née vers 1461, cette fille aînée du roi Louis XI et de la reine Charlotte de Savoie a épousé Pierre de Beaujeu, duc de Bourbonnais et d’Auvergne dès 1488.
À la mort de son père en 1483, elle s’impose au pouvoir, gouvernant le royaume en quasi régente pour seconder son jeune frère, le roi Charles VIII, trop jeune pour régner seul. Sans être reine de France, elle dispose d’un pouvoir inégalé.
Anne de France influence le souverain jusqu’à la mort de ce dernier en 1498 et demeure une princesse incontournable à la cour de France sous les règnes de Louis XII et de François Ier.
Femme de pouvoir, mécène avisée, éducatrice modèle et femme de lettres, Anne de France est l’une des personnalités marquantes de la fin du 15e et du début du 16e siècle. L’exposition ambitionne de dévoiler au public deux facettes trop peu connues d’Anne de France: sa puissance politique et l’influence qu’elle a exercée sur de très nombreuses reines, princesses et nobles dames de la Renaissance en France et en Europe.
La rétrospective accordera également toute sa place à la commande artistique de la princesse qui domina et influença les arts dès la fin du 15e siècle. Son goût pour les enluminures, la peinture, les tapisseries, les émaux, l’orfèvrerie et son grand intérêt pour les livres ont constitué un élément décisif de l’introduction de l’art de la Renaissance italienne en France.
En sa cour ducale de Moulins, elle s’est entourée de grands artistes tels que Jean Colombe, Jean Hey, Jean de Chartres ainsi que d’artistes italiens.
La capitale du duché de Bourbon est ainsi devenue sous son influence la première cour française à développer l’art de la Renaissance italienne, comme en témoignent les formes architecturales du pavillon qui abrite aujourd’hui le musée Anne-de-Beaujeu.
Parallèlement à l’exposition « Anne de France », grâce à une aide exceptionnelle de la part de la Bibliothèque nationale de France dans le cadre du dispositif « Dans les collections de la BnF », une deuxième exposition, toujours au musée Anne-de-Beaujeu, sera consacrée de juin à septembre 2022 aux plus beaux manuscrits enluminés ayant fait partie de la collection des ducs et des duchesses de Bourbon.
Ce partenariat, réalisé sous le commissariat de Maxence Hermant, conservateur à la Bibliothèque nationale de France, permettra le retour au palais de Moulins d’un ensemble exceptionnel de manuscrits ayant appartenu aux ducs de Bourbon, parmi lesquels les splendides Heures de Louis de Laval et le seul manuscrit enluminé par le Maître de Moulins, Les Statuts de l’Ordre de Saint-Michel. Ce projet majeur, intitulé « Trésors des Bourbons dans les collections de la BnF » se tiendra au musée Anne-de-Beaujeu de juin à septembre 2022.
| Titre | |
| Régente du royaume de France | |
| – | |
| Monarque | Charles VIII |
| Régente du royaume de France | |
| – | |
| Monarque | Charles VIII |
| Comtesse de Gien, vicomtesse de Thouars et de Chatellerault | |
| Prédécesseur | Domaine royal |
| Successeur | Charles III de Bourbon |
| Biographie | |
| Dynastie | Maison de Valois |
| Date de naissance | avril 1461 |
| Lieu de naissance | Genappe (Pays-Bas bourguignons) |
| Date de décès | 14 novembre 1522 (à 61 ans) |
| Lieu de décès | Chantelle (France) |
| Sépulture | Prieuré Saint-Pierre-et-Saint-Paul de Souvigny |
| Père | Louis XI |
| Mère | Charlotte de Savoie |
| Conjoint | Pierre de Beaujeu |
| Enfants | Charles de Bourbon Suzanne de Bourbon |

Anne de France, dite Anne de Beaujeu, née en avril 1461 à Genappe (Pays-Bas bourguignons) et morte le 14 novembre 1522 à Chantelle (actuellement dans l’Allier), est une princesse et régente du royaume de France.
Fille aînée du roi Louis XI et de Charlotte de Savoie, elle est également la sœur de Charles VIII, pour le compte de qui elle a assumé la régence de facto lorsque celui-ci était mineur de 1483 à 1491. Durant cette période, elle est considérée comme l’une des femmes les plus puissantes d’Europe à la fin du XVe siècle et est surnommée « Madame la Grande »1. Sa principale réussite est de parachever l’œuvre de son père Louis XI en rattachant de facto le duché de Bretagne au domaine royal, permettant ainsi de mettre au pas le dernier puissant grand feudataire (vassal du roi de France mais susceptible d’être peu obéissant voire en rébellion).
Entre 1503 et 1521, elle est également régente de facto du duché de Bourbon sous le règne de sa fille Suzanne, la duchesse de Bourbon.
Elle est la dernière représentante des Valois directs.
Anne de France est née probablement2 le 16 avril 1461 au château de Genappe, dit « château du Lothier » (Pays-Bas bourguignons), durant le séjour du roi son père dans les territoires du duc Philippe le Bon.
Encore en bas âge, elle est fiancée au jeune Nicolas de Lorraine, marquis de Pont-à-Mousson, qui était le petit-fils de René d’Anjou, héritier (après son père) des trônes de Lorraine, Bar, Anjou, Maine, Provence, Naples et Sicile.
Au mois de mai 1470, son père attribue à sa fille la vicomté de Thouars et les seigneuries de Marans et de Berrye. À la suite de la mort de son fiancé, Nicolas de Lorraine, le 27 juillet 1473, Anne épouse Pierre de Beaujeu, de plus de vingt ans son aîné, sire de Beaujeu et frère cadet du duc Jean II de Bourbon. Le contrat est passé à Jargeau près d’Orléans le 3 novembre 1473, et le mariage célébré l’année suivante. La princesse est alors âgée de 12 ans. Pierre, lui, est âgé de 35 ans.
À partir de 1473, la santé du roi Louis XI décline. Sentant sa fin approcher, selon ses dernières volontés le roi déclare sur son lit de mort qu’il souhaite qu’Anne de Bourbon et son mari le sire de Beaujeu assurent la régence durant la minorité royale de son frère, le dauphin Charles VIII (à l’époque la majorité était fixée à 14 ans)4.
Statue d’Anne de Beaujeu dans la série des Reines de France et Femmes illustres du jardin du Luxembourg.
À la mort de Louis XI en 1483, le dauphin Charles VIII n’a que douze ans. N’ayant pas encore atteint l’âge de la majorité royale, il ne peut exercer le pouvoir. Durant sa minorité, c’est sa sœur Anne qui exerce la régence, de 1483 à 1491, de concert avec son mari Pierre II de Bourbon.
Durant cette période, Pierre et Anne contiennent les ambitions des nobles et réaffirment l’autorité royale contre le parti du duc d’Orléans. Ils consolident également l’unité du royaume en mettant un terme à la guerre folle en 1488 à Saint-Aubin-du-Cormier. Après la reddition des grands princes bretons, qui perdirent plus de 10 000 hommes durant cette bataille, Anne de Beaujeu, qui a mis fin politiquement dans son propre camp aux nombreuses intrigues ou conspirations nourries par quelques grands féodaux, fait signer le traité du Verger, le 19 août 1488 à Sablé-sur-Sarthe.
Conséquence de la guerre folle, elle marie son frère Charles VIII à Anne de Bretagne, ce qui complète l’expansion territoriale accomplie par Louis XI en préparant le rattachement du duché de Bretagne à la Couronne.
Afin de répondre aux contestations des nobles qui avaient commencé dès la mort de Louis XI, Anne convoque alors les états généraux à Tours. Pour se concilier les grands du royaume, elle accepte de se séparer de deux des conseillers de son père, Jean de Doyat et Olivier Le Daim.
Outre ses fonctions de régente, Anne supervise l’éducation de nombreux enfants de l’aristocratie de l’époque, dont Diane de Poitiers et Louise de Savoie. Elle s’occupe également de l’éducation de Marguerite d’Autriche qui deviendra par la suite gouvernante des Pays-Bas bourguignons.
Lors de la Guerre des Deux-Roses qui secoue l’Angleterre à la fin du XVe siècle, Anne apporte son soutien à Henri Tudor contre son rival, le roi Richard III. Lorsqu’Henri lui demande de l’aide pour évincer son ennemi, Anne lui envoie des troupes françaises grâce auxquelles Henri peut envahir l’Angleterre en 1485 et remporte la victoire de la Bosworth7. Henri monte alors sur le trône d’Angleterre sous le nom d’Henri VII.
Après le mariage du roi en 1491, Anne est progressivement écartée du pouvoir par la nouvelle reine, Anne de Bretagne, qui lui en veut d’avoir mis fin à l’indépendance du duché de Bretagne quelques années plus tôt. Cela n’empêche pas le jeune couple royal de continuer à passer plusieurs mois par an chez elle, à Moulins, pour suivre ses conseils.
À la mort du duc Jean de Bourbon en 1488, elle négocie le duché de Bourbon pour son mari. Elle tient à Moulins une des cours les plus fastueuses du royaume.
Elle est aussi, par son conjoint, duchesse d’Auvergne et dame de Beaujeu.
En 1477, son mari récupère le comté de La Marche, après l’exécution de Jacques III d’Armagnac, son cousin au 3e degré. Elle fut aussi comtesse de Clermont en Beauvaisis, baronne du Roannais, princesse des Dombes, comtesse du Forez, vicomtesse de Carlat et comtesse de Gien.
Elle publie également Histoire du siège de Brest, œuvre littéraire dont l’action se déroule durant la guerre de Cent Ans, qui donne en exemple les actes d’une femme lors d’une situation critique.
Anne de France fut inhumée dans la chapelle neuve du prieuré clunisien de Souvigny auprès de son époux et de sa fille.
Personnalité au tempérament affirmé, Anne de France laisse l’image d’une femme énergique, à la fois intelligente et astucieuse. À son propos, son père Louis XI déclare qu’elle est « la moins folle des filles de France, car de sage il n’y en a point ».
Elle était brune avec un front haut et des sourcils finement arqués. Ses yeux étaient marron

Je félicite et j’encourage la jeune équipe du journal La Fugue, qui a à coeur chaque mois, de se consacrer à un sujet de réflexion traité au rythme de leur différentes voix : l’histoire, la philosophie, l’économie, la littérature et l’histoire de l’art, auxquelles s’ajoutent un coup d’œil sur l’actualité et l’entretien d’une personnalité politique ou intellectuelle.
Je les remercie chaleureusement de m’avoir sollicité pour un entretien dans leur dernier numéro sur l’Homme Providentiel.
Comme je leur ai répondu : Chaque Français peut contribuer à être l’homme providentiel dès lors qu’il assume ses devoirs d’état, vis-à-vis de sa famille et de son pays. Il y a une conversion de tous qui est nécessaire. Aide-toi et le Ciel t’aidera. N’inversons pas les rôles.
Cette équipe de rédaction met en application mon conseil aux jeunes qui veulent s’engager pour le bien commun aujourd’hui : N’ayez pas peur ! Allez-y.
Louis, Duc d’Anjou
L’article est disponible ici : https://www.lafuguejournal.com/l-homme-providentiel-interview

Alors que les élections présidentielles approchent et que le climat politique est de plus en plus effervescent, le Prince Louis de Bourbon a accepté de répondre aux questions du média en ligne La Fugue (n° 1, L’homme providentiel) et de lui livrer la vision politique qu’il défend. Héritier de la monarchie capétienne, le Prince incarne un projet authentique et résolument transcendant ; il offre un regard neuf sur la res publica.
Quel héritage doit assumer le chef de la Maison de France au XXIe siècle ?
Celui des quinze siècles de l’histoire de France : c’est-à-dire de sa continuité comme nation souveraine dont l’essentiel de la destinée, près de treize siècles, a été réalisé sous le règne des différentes dynasties qui ont progressivement constitué le pays et mené à son apogée.
Incarnez-vous, au-delà de l’héritage culturel et historique, un véritable modèle politique ? Vous qualifieriez-vous d’« homme politique » ?
Comme héritier de La royauté française, nul ne doute que j’incarne un modèle politique. C’est pour cela que jusqu’aux années 1950, la république imposait l’exil aux chefs de Maison. Il y avait un rejet idéologique de ce modèle.
Ainsi en assumant, comme mes prédécesseurs, cette place de successeur légitime je suis un « homme politique »… Mais encore faut-il s’entendre sur le terme homme politique. En royauté l’homme politique est celui qui est au service de son pays, qui l’incarne dans la durée. Le roi, parce qu’il était sacré, n’exerçait pas seulement une fonction de gestion des hommes et des choses, mais d’abord un service dû à ceux qu’il dirigeait. Cet aspect religieux était très important puisqu’il garantissait les dérives notamment celles menant à la tyrannie qui est l’exercice du pouvoir pour les seules fins de celui qui l’exerce.
Qu’est-ce qui vous distingue des autres hommes politiques ?
Ma liberté. Je ne dépends de personne ni d’aucun groupe. C’est l’hérédité qui m’a désigné c’est-à-dire quelque chose qui échappe totalement au commerce des hommes et aux combinaisons politiciennes. C’est la Providence qui fait qu’on est roi ou chef de Maison. Cela donne une légitimité qu’aucun autre pouvoir ne peut avoir. C’est cela la souveraineté.
Quelles sont vos différentes responsabilités à l’heure actuelle et vos engagements dans la société ?
J’ai des responsabilités familiales, celles d’un père de famille qui avec son épouse, est soucieux d’élever ses quatre enfants en leur transmettant des valeurs afin que, devenus adultes, ils puissent eux même continuer la longue chaîne de la vie qu’incarne toute famille. Complément de ces responsabilités familiales, j’en ai d’autres qui sont professionnelles. Il me semble essentiel en effet que tout chef de famille puisse subvenir aux besoins des siens. Dans le prolongement de ces responsabilités, j’essaye d’avoir aussi des activités sociales notamment vis-à-vis des plus pauvres et j’encourage mes enfants à avoir cette attention aux autres.
Enfin j’assume mes engagements dynastiques en participant comme successeur légitime des rois de France à de nombreuses cérémonies de tous ordres auxquelles je suis convié notamment par les différentes autorités religieuses, politiques, culturelles, économiques. Ce rôle de témoin me parait essentiel car c’est ainsi que la tradition monarchique peut s’inscrire dans la durée et rester un espoir pour demain.
Existe-t-il une figure dans l’Histoire de France qui vous a particulièrement aidé à incarner l’idéal monarchique ?
La question n’a pas grand sens car les « figures » ne sont pas les mêmes selon les circonstances. En treize siècles de royauté comment ne pas voir de multiples figures depuis Clovis qui a baptisé la dynastie et la France jusqu’à Louis XVI, le roi-martyr, en passant par Jeanne d’Arc, la patronne de la légitimité ?
Mais ceci rappelé, la figure de deux souverains demeure pour moi comme celle de deux témoins essentiels, Saint Louis et Henri IV. Le premier est le modèle par excellence des rois puisqu’il a su totalement mêler ses devoirs vis-à-vis de Dieu et vis-à-vis des hommes. Pas simple pour un « homme politique » de faire du décalogue son « programme » sans tomber dans les excès d’une théocratie… Le second, dans de toutes autres circonstances, est celui qui par son charisme a restauré l’harmonie et la paix dans le royaume ravagé par 30 ans de guerres civiles. Ce sont deux figures complémentaires… mais il y en a bien d’autres.
Quelle définition donneriez-vous de l’homme providentiel ?
Celui qui arrive au bon moment… Mais je crois plus en la Providence qu’en l’homme providentiel.
La dimension providentielle peut-elle provenir d’un engouement populaire ou est-elle nécessairement fondée sur l’autorité divine ?
Comme le dit saint Paul, il n’y a pas de pouvoir qui ne vienne de Dieu.
Peut-on dire que les rois, en tant que personnes sacrées et tenant leur autorité de droit divin, sont, par essence, des « hommes providentiels » ?
Ne l’ont-ils pas tous été ?
Dernièrement vous écriviez, évoquant la proximité des élections présidentielles : « N’est-ce pas le moment de placer la barre plus haut ? Qu’est-ce qui sera le bon et le bien pour la France et les Français de demain ? sur le long terme. Voir juste et voir loin ». Voyez-vous en la monarchie le seul régime capable de proposer une telle solution ?
Montrez-m’en d’autres ?
Mais que l’on s’entende bien, je parle plus volontiers de royauté « à la française » c’est-à-dire fortement ancrée sur son territoire (le pré-carré) et le service des hommes, mais couronnée par Dieu par le sacre, que de monarchie, régime d’un seul qui peut être exercé à des fins personnelles…
Quelles réponses la monarchie pourrait-elle apporter aux crises multiples qui fracturent notre société ? crise sociale, économique, politique, écologique, religieuse, etc.
Avant les réponses, au pluriel et selon les conjonctures du moment, il y aurait surtout un changement d’optique. Remettre la société à l’endroit en recréant une société finalisée. Les fractures de notre société viennent de causes profondes qui sont nées d’un abandon des fondamentaux qui garantissent la vie sociale au profit de fausses idéologies délétères. Ce qui fait du mal à la société c’est l’individualisme et le relativisme. Il n’y a plus ni bien, ni vrai, ni juste. La confusion règne partout et la notion de bien commun a cédé la place à la primauté donnée aux intérêts individuels ou communautaristes.
Selon vous, de quel mal souffre le plus la France de nos jours ?
Que ses élites aient perdu le sens du réel et de leur devoir vis-à-vis de la collectivité.
Pour se relever, la France a-t-elle besoin d’un homme providentiel ?
Chaque Français peut contribuer à être l’homme providentiel dès lors qu’il assume ses devoirs d’état, vis-à-vis de sa famille et de son pays. Il y a une conversion de tous qui est nécessaire. Aide- toi et le Ciel t’aidera. N’inversons pas les rôles.
Le risque lié à l’attente de l’homme providentiel, n’est-il pas de tomber dans un attentisme stérile ?
Ni Saint Louis, ni Henri IV n’ont attendu l’homme providentiel. Ils ont mis leur énergie au service de leur royaume.
Que diriez-vous aux jeunes qui veulent s’engager pour le bien commun aujourd’hui ?
N’ayez pas peur ! Allez-y.
Rédaction – La Fugue