Actualité des spectacles et expositions 2017 / 2018

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ANNEE 2018

LES BIJOUX DE MARIE-ANTOINETTE AUX ENCHÈRES  CHEZ SOTHEBY A GENEVE LE 12 NOVEMBRE 2018

Le goût de Marie-Antoinette pour les diamants est connu par les historiens et passé à la postérité, en témoigne l’ « affaire du collier ». Connue pour son extravagance et le faste de sa cour, la Reine est aussi souvent représentée portant des perles. Symbole de richesse et de statut social depuis des temps immémoriaux, les perles naturelles étaient très prisées des familles royales européennes au XVIII ème siècle.
bijoux marie antoinette aux enchères
Portrait de Marie-Antoinette à la rose, 1783, par Elisabeth Vigée Le Brun (1755–1842)

L’affaire du collier (1785-1786)

L’origine de l’affaire est une escroquerie montée par une aventurière, la comtesse de la Motte la Cour, qui réussit à convaincre le cardinal de Rohan tombé en disgrâce, qu’elle peut le réconcilier avec Marie-Antoinette. Elle lui ménage une entrevue nocturne avec une comparse, Mlle d’Oliva, que le cardinal prend pour la reine. Puis elle le persuade qu’il consoliderait sa rentrée en grâce en servant d’intermédiaire pour l’achat d’un collier de diamants de 1 600 000 livres, prétendument désiré par la reine. Le cardinal achète à crédit le collier aux joailliers de la Cour, sur la garantie d’une signature contrefaite de Marie-Antoinette, puis le remet à un pseudo-officier de la reine, complice de Mme de La Motte. Devant l’incapacité du cardinal à payer la première traite, les joailliers s’adressent directement à la reine, et l’escroquerie est découverte. Louis XVI fait embastiller le cardinal et porte l’affaire devant le parlement de Paris. D’emblée, l’opinion se tourne contre la reine, contre le luxe et le gaspillage de la Cour. Les aristocrates font bloc derrière Rohan et feignent de considérer qu’en jugeant l’un d’entre eux la royauté fait leur procès à eux tous. Le jugement acquitte le cardinal. Calomniée, bien qu’étrangère à l’affaire, Marie-Antoinette et avec elle la Cour virent redoubler leur impopularité.

Un ensemble de bijoux de Marie-Antoinette jamais vu en public

À l’automne prochain, c’est à Genève que Sotheby’s présente un ensemble époustouflant de bijoux de la Reine de France, jamais vu en public depuis deux siècles. Parmi les lots phares de la collection Bourbon-Parme proposée aux enchères par la maison de ventes figurent un superbe pendant en diamants avec une perle naturelle d’une taille exceptionnelle (26 mm x 18 mm) (est. 1-2 millions $), une paire de pendants d’oreilles (est. 30 000 – 50 000 $) ainsi qu’un collier composé de plus de 300 perles naturelles (est. 200 000-300 000 $).
pendant diamant
A stunning diamond pendant, supporting a natural pearl of exceptional size. Estimate: $ 1-2 millions

Des bijoux rescapés : une histoire extraordinaire

En mars 1791, Louis XVI, Marie-Antoinette et leurs enfants s’apprêtent à fuir la France. Dans ses mémoires, Madame Campan, première femme de chambre de la reine raconte qu’elle a passé une soirée entière au Palais des Tuileries avec la reine à emballer les bijoux de cette dernière dans du coton avant de les placer dans un coffre en bois. Les jours qui suivent les bijoux sont envoyés à Bruxelles où règne la sœur de la reine, Marie-Christine et où demeure le Comte Mercy Argentau, ancien Ambassadeur d’Autriche à Paris et homme de confiance de Marie-Antoinette. C’est ce dernier qui les réceptionnera et les remettra à l’Empereur d’Autriche, neveu de Marie-Antoinette. Au mois d’août 1792, la famille royale de France est emprisonnée à la Prison du Temple. Louis XVI et Marie-Antoinette sont guillotinés en 1793 et leur fils, Louis XVII meurt en captivité à l’âge de dix ans. Seule rescapée, leur fille Marie-Thérèse de France (1778-1851), « Madame Royale » est libérée en décembre 1795 après trois ans d’isolement total. Après avoir découvert le sort de sa mère et de son jeune frère, elle est envoyée en Autriche. A son arrivée à Vienne, l’empereur lui remet les bijoux de sa mère. Sans enfant, elle léguera une partie de ses bijoux à sa nièce et fille adoptive Louise de France (1819-1864), Duchesse de Parme et petite-fille du roi Charles X (1757-1836), qui à son tour, les transmettra à son fils, Robert I (1848-1907), dernier Duc de Parme régnant.
collier de Marie-Antoinette
A fabulous necklace featuring 331 natural pearls. Estimate: $ 200,000 – 300,000
pendants d'oreille Reine
A pair of natural pearl drops. Estimate: $ 30,000 – 50,000

Une des plus importantes collections de bijoux royaux jamais mises en vente

C’est l’une des plus importantes collections de bijoux royaux jamais mises en vente proposée par la maison de vente anglo-saxone le 12 novembre prochain. Intitulée « Bijoux royaux de la collection Bourbon-Parme », la vente retrace en fait des siècles d’histoire. En plus des bijoux de Marie-Antoinette, la vacation regroupe la collection Bourbon-Parme, qui comprend également plusieurs bijoux jouissant de multiples provenances royales qui montrent comment les pierres de la famille furent, au gré des générations, remontées dans différents bijoux. Destinée à Louise de France (1819-1864), petite-fille de Charles X, roi de France, et mère de Robert I, Duc de Parme, une époustouflante parure composée de 95 diamants compte ainsi cinq diamants solitaires ayant appartenu à Marie-Antoinette, plusieurs pierres ayant orné l’épée du Duc de Berry, fils de Charles X et père de Louise (assassiné par un bonapartiste en 1820), ainsi qu’un large diamant taille poire provenant de la collection de l’Archiduchesse Isabelle d’Autriche, Princesse de Croÿ (1856-1931) (est. 300 000-500 000 $).
parure Marie-Antoinette
A breath-taking diamond parure composed of 95 diamonds. Includes five solitaire diamonds that belonged to Marie-Antoinette. Estimate: $ 300,000 – 500,000
Les lots phares de la collection seront présentés la semaine prochaine à Milan et sera suivie d’une tournée internationales. MILAN 27 juin 2018 MUNICH 18 Septembre 2018 COLOGNE 21 Septembre 2018 Les bijoux seront aussi exposés à Londres, New York, Hong Kong et Genève cet automne par Sotheby’s    source : https://www.auctionlab.news/bijoux-marie-antoinette-aux-encheres/

 CHATEAU DE VERSAILLES

JEAN COTELLE  (1646/1708)

EXPOSITION AU GRAND TRIANON

12 JUIN AU 16 SEPTEMBRE 2018

La vue de Neptune

Le dragon

Jean Cotelle dit le Jeune, ou Jean II Cotelle, est un peintre né en 1642 et décédé en 1708 qui a réalisé de nombreuses peintures des bosquets des jardins du château de Versailles et du Grand Trianon, agrémentés de figures mythologiques. Il a également peint des miniatures de ces bosquets, notamment pour le Château de Meudon. La décoration de la galerie du Grand Trianon, où sont conservés les peintures des bosquets, date des années 1690. Jean Cotelle a peint vingt et une des vingt-quatre toiles accrochées dans la galerie de Trianon1Étienne Allegrain deux autres, et Jean-Baptiste Martin la dernière. Pour plus de renseignements lire la présentation de l’exposition en cliquant sur le lien ci-dessous : https://www.chateauversailles.fr/sites/default/files/dossier_mecenat_exposition_cotelle.pdf Marie-Antoinette, le spectacle pyrotechnique dans l’Orangerie du Château de Versailles
Marie-Antoinette, c’est l’incroyable spectacle qui se joue dans les jardins de Versailles les soirs les vendredi 29 juin, puis les 5, 6, 11 et 12 juillet 2018. Ce rendez-vous constitue un incroyable show son et lumière, avec feux d’artifice, flammes, vidéos, personnages lumineux pendant une heure : bienvenue au Royaume du Roi Soleil !
Après plusieurs années du Roi de Feu, le Groupe F propose un nouveau spectacle pyrotechnique incroyable, cette fois-ci sur l’histoire de Marie-Antoinette, à découvrir les vendredi 29 juin, jeudi 5, vendredi 6, mercredi 11 et jeudi 12 juillet 2018 dans les jardins de l’Orangerie. Après 3 ans de spectacle dédié au Roi Soleil, le Château de Versailles nous invite à imaginer le quotidien de Marie-Antoinette, épouse de Louis XVI et personnage incontournable de l’histoire de Versailles. Louis XVI charge rapidement Marie-Antoinette des divertissements de la Cour, réticente au cérémonial imposé par sa fonction. La reine va alors organiser des représentations théâtrales deux à trois fois par semaine, et va montrer un engouement pour les jeux de cartes et le billard, qu’elle pratique dans le salon de la Paix. C’est comme ça qu’elle rencontrera, quelques années plus tard, son amant supposé, Axel de Fersen. Pour ce spectacle, le Groupe F a eu recours à des croisés des flammes, feux d’artifice, vidéo et  personnages lumineux et porteurs de feu. Du coup, on y retrouve tout le faste des fêtes de Cour, mais dans avec les moyens de notre époque.

Pendant une heure, on découvrira différents tableaux, qui s’achève par « un inoubliable final pyrotechnique comme seul le Groupe F sait en offrir », de quoi nous éblouir !

En savoir plus sur https://www.sortiraparis.com/scenes/spectacle/articles/164906-marie-antoinette-le-spectacle-pyrotechnique-dans-l-orangerie-du-chateau-de-versa#X9rr7bmtqHK363Oc.99

Centre des Monuments Nationaux propose la visite de la CHAPELLE EXPIATOIRE  PARIS

Pour la deuxième année, la Chapelle expiatoire participe à l’événement du « Moi des Femmes », à l’occasion de la Journée internationale de lutte pour les droits des femmes et contre les violences faites aux femmes. Cet événement, impulsé par la mairie du VIIIe arrondissement, programme cette année des animations autour de la place des femmes dans l’art durant tout le mois de mars. Dans ce cadre, le Centre des monuments nationaux (CMN) propose la visite commentée « La Chapelle expiatoire et les femmes », le jeudi 8 mars 2018 à 15h. « La Femme naît libre et demeure égale à l’homme en droits. » Article Ier de la Déclaration des droits de la Femme et de la Citoyenne, Olympe de Gouges (1748-1793). Olympe de Gouges, Charlotte Corday et Manon Roland sont trois femmes qui, chacune à leur manière, ont contribué, par leur exemple et par leur engagement, à faire avancer les droits des femmes dans l’Histoire. Elles ont été guillotinées et inhumées au cimetière de la Madeleine, sur lequel s’élève aujourd’hui la Chapelle expiatoire. A l’occasion de cette visite commentée, leurs parcours sont mis en lumière tandis que les histoires d’autres illustres figures féminines de la Révolution sont présentées sous un angle nouveau. En effet, Marie-Antoinette fut jugée et condamnée en tant que femme. La comtesse du Barry, favorite de Louis XV et dont l’historiographie a caricaturé les derniers instants, subit les fustigations de ses contemporains du fait de ses origines populaires et de sa condition de femme. Enfin, la duchesse d’Angoulême, dont Napoléon disait qu’elle était « le seul homme de la famille des Bourbons », bénéficia à la fois d’une reconnaissance de son courage politique et d’une négation de sa féminité. Le CMN propose ainsi que redécouvrir ces trois autres personnalités sous le prisme du genre pendant la Révolution. Pour accompagner cette visite commentée, un recueil de textes d’Olympe de Gouges « Femme, réveille-toi ! » est offert aux participants par le Centre des monuments nationaux et les éditions Gallimard (dans la limite des stocks disponibles). Sans réservation Durée : 1h Tarif : droit d’entrée dans le monument La Chapelle expiatoire « Suivant moi, la Chapelle expiatoire est un vrai chef-d’oeuvre, surtout les portiques de l’entourage d’une composition si ferme et si caractéristique. » Charles Garnier, lettre à Charles Bigot, 1883. Cet édifice, « peut-être le monument le plus remarquable de Paris », selon Chateaubriand, se trouve au coeur du VIIIe arrondissement, dans le square Louis XVI. Il est un des rares monuments mémoriels de la Restauration préservés. La Chapelle expiatoire s’élève à l’emplacement de l’ancien cimetière paroissial de la Madeleine, ouvert en 1722. En 1770, les victimes de « la grande presse de la Rue Royale », un drame survenu pendant les festivités du mariage entre le futur Louis XVI et Marie-Antoinette, y sont inhumées. Sous la Révolution française, le cimetière, situé à proximité de l’actuelle place de la Concorde où est, le plus souvent, dressée la guillotine, accueille les dépouilles de nombreux condamnés jusqu’à sa fermeture en mars 1794. Brissot, Vergniaud, Olympe de Gouges, Philippe-Egalité, Madame Roland et Madame du Barry y sont notamment inhumés. Le 21 janvier 1793, Louis XVI y est enterré puis, le 16 octobre, Marie-Antoinette. Sous la Restauration, Louis XVIII fait transférer les dépouilles du couple royal, le 21 janvier 1815, à la basilique de Saint-Denis, nécropole des rois de France. L’édification de la Chapelle expiatoire, à partir de 1816, a une vocation mémorielle. Pour son commanditaire, Louis XVIII, l’édifice doit réaffirmer l’autorité du principe monarchique, et rappeler le péché que constitue la mort de Louis XVI. L’architecte Pierre François Léonard Fontaine, secondé par Hippolyte Lebas, est chargé des travaux. D’inspiration néo-classique, fortement marquée par l’esprit romantique, la Chapelle expiatoire est achevée en 1826. Dans la nef, deux sculptures monumentales illustrent le drame des souverains : l’Apothéose de Louis XVI par Joseph Bosio, et Marie-Antoinette soutenue par la Religion par Jean-Pierre Cortot. Souvent menacée de démolition, la Chapelle expiatoire est classée Monument Historique en 1914, à la veille de la Grande Guerre. La Chapelle expiatoire est gérée, restaurée, animée et ouverte à la visite par le Centre des monuments nationaux. En 2017, elle a accueilli 23 674 visites. Chapelle expiatoire   29, rue Pasquier  75008 Paris https://www.newspress.fr/Communique_FR_306970_1784.aspx

Louvre. Les dons affluent pour l’acquisition du livre d’heures de François 1er

  • Le livre d'heures de François 1er et son marque-page.
    Le livre d’heures de François 1er et son marque-page. | S.J Philips
L’acquisition par le Louvre du livre d’heures de François 1er, mis en vente dix millions d’euros par son propriétaire londonien, est en bonne voie. Aux cinq millions offerts par le groupe LVMH au titre du mécénat, le musée a lancé en octobre un appel aux particuliers pour l’aider à financer le reste. Appel qui a suscité un engouement très fort. La campagne « Tous mécènes » se poursuit.
Un véritable bijou. « Une pièce unique de notre patrimoine qui mérite de revenir dans les collections nationales », selon Jannic Durand. Le directeur du département des Objets d’art du Louvre a bon espoir désormais de garder l’exceptionnel livre d’heures de François 1er.
Ce recueil de prières, présenté au musée à Paris jusqu’au 15 janvier pour une exposition consacrée au roi-chevalier et l’art des Pays-Bas, doit être acheté à son propriétaire, un collectionneur anglais. Il propose de le céder pour dix millions d’euros.
Somme que le Louvre va réunir dans les prochains mois pour ne pas laisser filer ce joyau des rois de France : un manuscrit daté de 1532, orné de seize peintures en pleine page. Il est enfermé dans une reliure d’or couverte de rubis, turquoises et de plaques de cornaline gravées. Le petit chef-d’œuvre (8,5 centimètres de hauteur sur 6,5 de large) est accompagné de son marque-page, une colonne sertie de pierres précieuses d’un côté, et représentant un Christ sculpté dans une agate de l’autre.

L’engouement des particuliers

Pour l’acquérir, le Groupe LVMH a déjà offert cinq millions au titre du mécénat. Pour financer le reste, le musée a lancé en octobre un appel aux dons auprès de particuliers, dans le cadre de la campagne « Tous mécènes ». La huitième du genre (1) et elle a encore porté ses fruits. Le premier objectif d’un million d’euros vient d’être atteint, avec plus d’un mois d’avance, grâce au concours de plus de 6 800 donateurs, dont 55 % de nouveaux donateurs ! Le Louvre se félicite de cet engouement et poursuit la campagne (sur le sitewww.tousmecenes.fr). Il compte sur la dynamique pour toucher de plus gros mécènes. Et apporter ainsi la touche finale au financement en évitant d’obérer trop lourdement son budget annuel d’acquisition, d’environ 5, 5 millions (à l’aide d’un prélèvement de 20 % sur les billets d’entrée). « C’est une œuvre majeure, je suis content de voir que les gens le reconnaissent aussi », souligne Jannic Durand.
Le manuscrit, daté de 1532, est enrichi des seize peintures en pleine page.
Le manuscrit, daté de 1532, est enrichi des seize peintures en pleine page. | S.J Philips

Une destinée exceptionnelle

Il rappelle la destinée exceptionnelle de ce livre, à la fois œuvre de joaillerie, d’orfèvrerie et d’enluminure, représentatif du bouillonnement artistique de la Renaissance : « François 1er a acheté lui-même ce manuscrit de 1532 pour l’offrir à sa nièce Jeanne d’Albret, reine de Navarre (1555-1572). Il est transmis à sa mort à Henri IV. Sa femme, Marie de Médicis, le cédera ensuite au cardinal Mazarin, un grand collectionneur. » On le retrouve en Angleterre en 1754, puis il passe de main en main jusqu’à une vente à Londres, chez Christie’s, en 1942.
Classé « œuvre d’intérêt patrimonial majeur », le Livre d’heures est la « seule pièce d’orfèvrerie – avec une salière de Cellini à Vienne – à pouvoir être directement associée au souverain François 1er ainsi que la seule reliure précieuse française connue à ce jour pour les règnes des derniers Valois », souligne le Louvre. (1) Initiée en 2010, la campagne « Tous Mécènes » a permis notamment de réunir les fonds manquants pour acquérir le tableau « Les trois Grâces », de Lucas Cranach. En 2013, elle a permis aussi de financer la restauration de la « Victoire de Samothrace ». https://www.ouest-france.fr/culture/arts/louvre-les-dons-affluent-pour-l-acquisition-du-livre-d-heures-de-francois-1er-5491994

ANNEE 2017

1– Pierre Gouthière, le doreur des Rois aux Arts Décoratifs depuis 16.03.17 (75)

https://www.exponaute.com/magazine/2017/03/16/pierre-gouthiere-le-doreur-des-rois-aux-arts-decoratifs/

Pierre Gouthière. Doreur attitré des rois Louis XV et Louis XVI, Gouthière a légué à la postérité objets d’art, imaginaire foisonnant et bestiaire surprenant qui disent tout de son goût exquis et son sens de l’innovation en matière de création ornementale. Visite en images d’un joli parcours. Pour les souverains du royaume de France, mais aussi pour  une clientèle prestigieuse essentiellement constituée de membres de la noblesse, Gouthière imagina et conçut horloges, vases, pots-pourris, colonnes, cheminées ou pièces de vaissellerie avec une imagination débordante. La majorité des quelques cent quatre objets présentés dans l’exposition du Musée des Arts Décoratifs provient du dernier tiers du XVIIIe siècle grçace à la collaboration de la Frick Collection de New York.
Gouthière Pierre (1732-1813) Paris, musée du Louvre. OA5182.

2 – Exposition Pierre le Grand . Un tsar en France – Château de Versailles / Grand Trianon   (30 mai au 24 septembre 2017)

https://www.artactu.com/exposition-pierre-le-grand.-un-tsar-en-france—chateau-de-versailles-article004936.html Consacrée au voyage de Pierre le Grand en France en 1717, cette exposition est le fruit d’une collaboration exceptionnelle entre le château de Versailles et le musée de l’Ermitage de Saint-Petersbourg. En mai et juin 1717, Pierre le Grand séjourne à Paris, dans ses alentours et en particulier au château de Versailles. De nombreux mémorialistes français, parmi lesquels Saint-Simon, le marquis de Dangeau ou Jean Buvat, ont laissé de précieux témoignages permettant de retracer pas à pas cette visite qui, pour être officielle, n’en fut pas moins libre. Force de la nature, imprévisible et peu façonné à l’étiquette, Pierre Ier bouscule le protocole à maintes reprises. Sa rencontre avec Louis XV marque les esprits : faisant fi du cérémonial de cour, il prend dans ses bras, en un geste spontané, l’enfant roi, tout juste âgé de sept ans. Cassette de l’empereur Pierre Ier. Maître artisan Pierre Fromeri (?). Premier tiers du XVIIIe siècle (c) Musée de l’Ermitage, Saint-Pétersbourg Si ce séjour a des visées politiques et économiques, le tsar réformateur, fondateur de la Russie moderne, veut par-dessus tout voir ce que la France possède de plus remarquable et en adapter certains modèles à son propre empire. Plus de 150 œuvres sont présentées, peintures, sculptures, tapisseries, mais aussi plans, médailles, instruments scientifiques, livres et manuscrits, dont plus de la moitié sont issus des collections du prestigieux musée de l’Ermitage de Saint-Pétersbourg. Ces oeuvres sont autant de témoignages de l’intérêt que le tsar, homme des Lumières, portait aux arts, aux techniques et aux sciences. Il avait également une véritable passion pour l’architecture et les jardins dont ceux des châteaux de Versailles, de Trianon et de Marly lui fournirent les plus beaux modèles. L’exposition met aussi en lumière les rapports du tsar avec les artistes français. Dès 1716, il attire à la cour de Saint-Pétersbourg plusieurs maîtres, parmi lesquels Louis Caravaque (1684-1754), l’architecte Jean-Baptiste Le Blond (1679-1719) et le sculpteur ornemaniste Nicolas Pineau. Et lors de son séjour en France en 1717, il est portraituré par deux peintres de renom, Jean-Marc Nattier (1685-1766) et Jean-Baptiste Oudry (1686-1755). Catalogue d’exposition Pierre le Grand. Un tsar en France – Château de Versailles Informations pratiques :  Exposition Pierre le Grand. Un tsar en France. 1717, jusqu’au 24 septembre 2017. Château de Versailles, Domaine de Trianon Horaires : Ouvert tous les jours, sauf le lundi, de 12h à 18h30 L’exposition est accessible avec le Passeport 1 ou 2 jours, le billet Domaine de Trianon et la carte « 1 an à Versailles » ainsi que pour les bénéficiaires de la gratuité. Catalogue d’exposition Pierre le Grand. Un tsar en France. 1717, Coédition Gallimard/Château de Versailles. Commissariat d’exposition : Gwenola Firmin, conservateur en charge des peintures du XVIIIe siècle au musée national des château de Versailles et de Trianon. Thierry Sarmant, conservateur en chef, chef du Centre historique des archives au Service historique de la Défense. Georges Vilinbakhov, directeur adjoint au musée d’État de l’Ermitage à Saint-Pétersbourg. Viatcheslav Fedorov, chef du département de l’Histoire de la Culture russe au musée de l’Ermitage.  300 ans après, Pierre le Grand de retour à Versailles              29 mai 2017 MARIA TCHOBANOV    https://fr.rbth.com/art/culture/2017/05/29/300-ans-apres-pierre-le-grand-de-retour-a-versailles_772187 Une exposition consacrée au séjour que le tsar russe Pierre le Grand en France réalisa à Paris et ses environs en mai et juin 1717 s’ouvre au Grand Trianon, au château de Versailles, le 30 mai. L’exposition « Pierre le Grand, un tsar en France. 1717 », organisée par le château de Versailles en partenariat avec le musée d’État de l’Ermitage et qui se tiendra jusqu’au 24 septembre, commémore le tricentenaire de cette visite diplomatique. Fruit d’une collaboration exceptionnelle entre les deux grands musées, l’exposition présente plus de 150 œuvres – peintures, sculptures, arts décoratifs, tapisseries, mais aussi plans, médailles, instruments scientifiques, livres et manuscrits – dont les deux tiers appartiennent aux collections du prestigieux musée de Saint-Pétersbourg. Crédit : Maria Tchobanov Signe de l’importance symbolique de l’événement, le président russe Vladimir Poutine inaugurera en personne l’exposition en compagnie de son homologue français Emmanuel Macron, les deux hommes ayant profité de cet événement pour tenir leur première rencontre. Crédit : Maria Tchobanov RBTH vous propose une promenade en images à travers les salles du Grand Trianon, où le monarque russe a été logé du 24 au 26 mai et du 3 au 11 juin 1717 lors de ses séjours à Versailles. Louis XV rend visite à Pierre le Grand à l’hôtel de Lesdiguières, le 10 mai 1717. Louise Marie Jeanne Hersent, née Mauduit (1784 – 1862),1838. Huile sur toile. Versailles, musée national des châteaux de Versailles et de Trianon. Crédit : Maria Tchobanov

Pour la visite du jeune Louis XV à son hôte le tsar, à l’hôtel de Lesdiguières à Paris, tout a été prévu selon le protocole du Grand Siècle. Mais, à la stupéfaction générale, le tsar prend dans ses bras et embrasse de bon cœur l’enfant roi, qui, revenu de sa surprise et pas le moins du monde effrayé par cet homme imposant, se prête de bonne grâce à la conversation. Parmi les témoins, il faut sans doute reconnaître à gauche le duc du Maine, au premier plan, de profil, le maréchal de Villeroy, de face, en habit rouge, avec le Saint-Esprit, Fleury, précepteur du roi, derrière lui, et à droite le prince Kourakine, de profil, et tout de noir vêtu, qui faisait office d’interprète. Commandé par le roi Louis-Philippe pour ses Galeries historiques de Versailles, le tableau opte pour le mode anecdotique du récit de Saint-Simon. Lire aussi : L’amitié russo-belge sous le signe de Pierre le Grand Crédit : Maria Tchobanov Au cours de son voyage, Pierre le Grand s’intéresse particulièrement aux institutions et aux productions scientifiques et techniques. Il visite les grands établissements qui font la réputation de Paris sous la Régence : l’Observatoire, la Manufacture des Gobelins, le Jardin des plantes, la Monnaie des médailles, les académies, les bibliothèques et les cabinets de curiosités. Crédit : Maria Tchobanov Cette soif de connaissance l’incite à acheter des instruments de mathématiques et d’astronomie. Il emporte aussi une abondante documentation : estampes du Cabinet du roi gravées sous Louis XIV, plans de places fortes et de maisons de plaisance, dessins d’architecture et d’ingénierie, cadran solaire, « sphère mouvante » indiquant le mouvement des planètes. Les instruments scientifiques présentés dans cette section ont tous appartenu à Pierre Ier, comme les livres qui proviennent de sa bibliothèque personnelle. Vilebrequin avec trépan à couronne. Fin du XVIIe – début du XVIIIe siècle. Laiton, acier, bois ; dorure. Saint-Pétersbourg, musée de l’Ermitage. Crédit : Maria Tchobanov. Crédit : Maria Tchobanov

Cet instrument médical sert à effectuer des trépanations. Pierre Ier en fait l’acquisition (comme d’autres instruments français) afin de l’introduire dans la pratique médicale russe et d’en faire un modèle pour une fabrication dans son pays.

Graphomètre à lunettes. Chapotot le Jeune (?) Début du XVIIIe siècle. Laiton, verre, gravure. Saint-Pétersbourg, musée d’État de l’Ermitage. Crédit : Maria Tchobanov L’instrument est utilisé pour effectuer des relevés géodésiques, c’est-à-dire pour établir des cartes topographiques par la méthode de la triangulation. Lire aussi : Vrai ou faux: que savez-vous de Pierre le Grand? Anonyme. Liste des présents proposés à l’occasion de la visite du Czar. 1717. Manuscrit autographique. Archives du ministère des Affaires étrangères, Correspondance politique, Russie. Crédit : Maria Tchobanov Lors de sa visite à la Monnaie, Pierre Ier fut très satisfait de la médaille frappée en sa présence. La liste énumère des pièces de joaillerie, plusieurs tapisseries et pièces d’horlogerie. À la Bibliothèque royale, le tsar reçut douze ouvrages qui vinrent augmenter sa bibliothèque. Médaille commémorant l’arrivée de Pierre Ier à Paris. Entrevue de Louis XV et de Pierre le Grand. Benjamin Duvivier (1730–1819). 1760, bronze. Versailles, Musée national des châteaux de Versailles et de Trianon. Crédit : Maria Tchobanov

 Cette médaille est postérieure de plusieurs décennies à l’événement. La légende PETRI RUSSOR. AUTOKRATOR. CUM REGE CONGRESSIO (« Rencontre de Pierre, souverain des Russes, avec le roi ») est complétée par l’inscription de l’exergue LUTETIAE MDCCVII (« à Paris, 1717 »). Le tsar, en manteau de voyage, incliné, salue le jeune roi en habit à la française. Le voyage de 1717 s’inscrit ainsi dans une histoire métallique de Louis XV, sur le modèle de celle de son arrière-grand-père Louis XIV.

Pierre Lepautre (1652–1716). 1711. Saint-Pétersbourg, Bibliothèque de l’Académie des sciences. Crédit : Maria Tchobanov L’album fut exécuté en 1711 pour le duc d’Antin par le bureau des dessinateurs des Bâtiments du roi. Comme l’album des jardins de Marly, il fut offert par le duc à Pierre Ier quand eut lieu l’échange des cadeaux diplomatiques. En Russie, on utilisa les deux albums comme source iconographique lors de la création des jardins de Strelna puis de Peterhof. Costume d’été ayant appartenu à Pierre Ier : habit, culotte, veste. 1710 – 1720 Saint-Pétersbourg, musée d’Etat de l’Ermitage. Tissu de soie et laine, soie, fils de soie, futaine, boutons. Saint-Pétersbourg, musée de l’Ermitage. Crédit : Maria Tchobanov Les images largement répandues de Pierre Ier, représenté en tsar soldat ou en tsar ouvrier, vêtu d’un uniforme militaire ou d’une modeste tenue de charpentier, sont tellement ancrées dans notre imaginaire qu’il est difficile de se le représenter en costume de gala. Cependant, les vêtements et les accessoires composant « la Garde-robe de Pierre Ier » prouvent que le souverain accorde beaucoup d’attention à son apparence et connaît les modes. Dès la fin du XVIIe siècle, il choisit de porter un costume hollandais ordinaire. La solidité des tissus et la qualité des coutures étant les principaux critères de choix de Pierre, on lui procure donc de longues vestes de marin à poches, de larges culottes de drap et d’élégants pourpoints venant de Hollande. Avant son voyage en France, Pierre se fait faire des costumes « coupés à la française ». Lorsqu’il rencontre officiellement Louis XV, le 29 avril 1717, il porte un costume d’apparat neuf, tout comme les membres de sa suite. Mais le tsar, qui n’aime pas les perruques, reste fidèle à lui-même : il fait couper les longues boucles anglaises de la luxueuse perruque poudrée, et ôter la poudre. Par ailleurs, ses habits ont généralement un petit col, un détail qui n’est pas dicté par la mode de cette époque. Lire aussi : Pierre le Grand, un globe-trotteur en France Jean Chaufourier (1679–1757). Recueil de Plan, Élévations et Veûes du Château de Petit-Bourg. 1730. Album de 25 dessins aquarellés sur papier. BNF, département des Estampes et de la Photographie. Crédit : Maria Tchobanov Au cours de son voyage en France, Pierre Ier séjourna au château de Petit-Bourg à l’invitation du duc d’Antan, propriétaire du domaine et surintendant des Bâtiments du roi. Sur l’emplacement du château incendié en 1944 s’élève aujourd’hui un quartier d’Evry (Esonne). Anonyme russe. Crayon à dessin de Pierre Ier. Début du XVIIe siècle. Bois, graphite. Saint-Pétersbourg, musée d’Etat de l’Ermitage. Crédit : Maria Tchobanov

Ce crayon appartenait à Pierre le Grand, qui se plaisait à dessiner les éditions et notamment ceux qu’il faisait construire, comme le palais de Montplaisir. C’est dans le domaine scientifique que la visite de Pierre a les conséquences les plus fécondes. Le 22 décembre 1717, l’Académie royale des sciences l’élit membre honoraire « hors de tout rang », et peu après sa disparition, Fontenelle, secrétaire perpétuel, lui rend un vibrant hommage : « pour porter la puissance d’un État aussi loin qu’elle puisse aller, il faudrait que le maître étudiât son pays presque en géographe et en physicien, qu’il en connût parfaitement tous les avantages, qu’il en eût l’art de les faire valoir. Le Czar travailla sans relâche à acquérir cette connaissance et pratiquer cet art ». Lire aussi : Le premier émigré politique de la famille Romanov: la fuite du fils de Pierre le Grand Le mariage de Pierre Ier et de Catherine a lieu le 19 février 1712 à Saint-Pétersbourg. La gravure est sans doute exécutée la veille de la cérémonie afin de pouvoir l’offrir pendant la fête. Plusieurs couples de convives sont assis à une table ovale au milieu de la salle. À l’arrière-plan et en position centrale, Pierre Ier, et à sa droite l’amiral Cornelius Cruys. Menchikov, favori du tsar, est debout derrière lui. Catherine est au centre, au premier plan. Lire aussi : Pierre le Grand a ouvert le bal et créé un phénomène culturel Portrait en médaillon du tsar Pierre Ier (recto). Anonyme, d’après Godfrey Kneller. Vers 1715. Peinture sur email. Paris, musée du Louvre département des Arts graphiques. Crédit : Maria Tchobanov

Puissant autocrate, le tsar de 26 ans est déjà vainqueur des Turcs et conquérant d’Azov. Les médaillons de ce type constituaient des cadeaux diplomatiques répandus. Bonne visite  https://www.ledevoir.com/culture/arts-visuels/500060/une-icone-du-pouvoir-entre-au-mbam

3  –  L’evangéliaire de Reims : Une édition offerte par le Président  Poutine au Président Macron

Lors de sa visite à Versailles, Vladimir Poutine a offert à Emmanuel Macron une édition de l’Évangéliaire de Reims, dont l’original est conservé à la bibliothèque Carnegie. Voilà un présent qu’Emmanuel Macron ne s’attendait certainement pas à recevoir : lors de sa visite à Versailles, le lundi 29 mai, Vladimir Poutine a offert au président de la République une édition scientifique de l’Évangéliaire de Reims. Ce document, dont le manuscrit original est conservé à la bibliothèque Carnegie de Reims, est un texte sur lequel les rois de France prêtaient serment au moment de leur sacre. Symbole des relations franco-russes, l’Évangéliaire avait été présenté aux tsars Pierre le Grand, en 1717, et Nicolas II, en 1901, lors de leur passage en France. Cette compilation de textes liturgiques  écrits en slavon – fait l’objet de diverses croyances. La légende veut par exemple que le manuscrit ait appartenu à Anne de Kiev, épouse de Henri Ier et reine des Francs, qui l’aurait apporté en France au XIe siècle. À Reims depuis le XVIe siècle « En réalité, l’ouvrage n’est arrivé à Reims qu’au XVIe siècle, indique Sabine Maffre, conservateur responsable de la bibliothèque Carnegie. Grâce à l’inventaire, on sait avec certitude que Charles de Lorraine, archevêque de la cité des sacres, l’a versé en 1574 au Trésor de la cathédrale. » À partir de 1575 avec Henri III, prêter serment sur l’Évangéliaire devint la coutume pour les rois de France au moment de leur sacre. « La raison est simple : la reliure comportait une plaque d’orfèvrerie avec pierres précieuses, arrachée au moment de la Révolution, ainsi qu’une relique de la Vraie Croix« , détaille Sabine Maffre. La partie la plus ancienne du manuscrit date du XIe siècle ; la plus récente, du XIVe. Néanmoins, un mystère demeure : la provenance de l’Évangéliaire. « A priori, Charles de Lorraine l’aurait reçu en cadeau de la part de l’un de ses protégés, Constantin Paléocapa, qui recopiait fréquemment des manuscrits, précise encore Sabine Maffre. Mais rien n’est sûr. » Pour vous faire votre propre avis quant à la symbolique du geste de Vladimir Poutine, vous trouverez ici plus d’informations sur l’Évangélaire de Reims : extrait d’un colloque donné par Sabine Maffre, conservateur de la bibliothèque Carnegie. Par D.C.Publié le 03/06/2017 à 18:07 Mis à jour le 03/06/2017 à 19:16  Évangéliaire de Reims https://france3-regions.francetvinfo.fr/grand-est/marne/reims-metropole/reims/evangeliaire-reims-edition-offerte-poutine-macron-1266399.html

4  – Louis XIV icône du pouvoir entre au MBAM

Une esquisse raffinée d’un portrait de Louis XIV a été acquise un an après sa découverte

31 mai 2017 |Jérôme DelgadoArts visuels
  https://www.ledevoir.com/culture/arts-visuels/500060/une-icone-du-pouvoir-entre-au-mbam                                                            Photo à   gauche : Musée des beaux-arts de Montréal Hyacinthe Rigaud, «Modello du Portrait de Louis XIV en grand costume royal», 1701, huile sur toile, 55 x 45 cm Photo à droite  de Hyacinthe Rigaud, Portrait de Louis XIV en grand costume royal, 1701-1702, Musée du Louvre La même année qu’en Nouvelle-France se signait la Grande Paix de Montréal, à Versailles, le roi Louis XIV se faisait faire le portrait. Pas n’importe lequel : un portrait, iconique, autant de lui, Roi-Soleil, que de la représentation du pouvoir. Trois siècles plus tard, Montréal peut s’enorgueillir de posséder, par le biais du Musée des beaux-arts (MBAM), une version du célébrissime Portrait de Louis XIV en habit royal, peint par Hyacinthe Rigaud, en 1701. L’iconographie du pouvoir absolu, résumée par la pose d’un homme debout au visage rigide, est née là, récupérée depuis mille fois, y compris par Uderzo, qui dessine un chef gaulois avec les paroles « Le village, c’est moi ! ». L’oeuvre acquise par le MBAM en mars lors de la très courue foire d’art européen de Maastricht n’est pas le prestigieux tableau, seulement une esquisse. Pas n’importe quelle esquisse, mais lemodello, terme italien pour désigner l’oeuvre préparatoire la plus fidèle du tableau commandé. Il existe deux Portrait de Louis XIV, l’un conservé au Louvre — intitulé aussi Louis XIV (1638-1715), roi de France —, l’autre à Versailles. Cinq fois plus petit, le modello, lui, avait disparu. Il est réapparu en 2016 aux encans de l’hôtel Drouot de Paris. Acquis par le MBAM auprès de la galerie Éric Coatalem avec l’appui de nombreux mécènes — la notice qui l’identifie fait six lignes —, Modello du Portrait de Louis XIV en grand costume royal a atterri au Pavillon pour la Paix. Portrait modèle « C’est un des portraits les plus fameux de l’histoire de l’art, affirme la directrice du MBAM, Nathalie Bondil. Il est le premier jalon pour une généalogie de représentations de monarques. » À la fois image historique et objet rare, le modello permet de faire entrer Louis XIV dans l’enceinte montréalaise. Un fait qui a toute son importance pour Jacques Des Rochers, conservateur de l’art canadien : c’est sous son règne que la Nouvelle-France acquiert le statut de province royale, ce qui favorisera son peuplement. L’oeuvre d’Hyacinthe Rigaud (1659-1743), un des grands portraitistes de l’Ancien Régime, est emblématique à plusieurs égards. Pour Sylvain Cordier, conservateur des arts décoratifs anciens, c’est à partir de ce portrait en pied de Louis XIV, que« la monarchie française s’affirme comme une monarchie debout, non statique ». Aussi, chez Rigaud, le roi est à ce point divin que les ornements sont secondaires. « Comment exprimer que le corps du roi est sacré, au-dessus du reste de l’humanité ? » demande Sylvain Cordier. La réponse, le peintre l’emprunte à Antoine Van Dyck, auteur d’un portrait d’un roi anglais : le souverain retire un gant. « Avec sa main nue, Louis XIV utilise comme canne, de manière nonchalante, un des instruments du sacre [le sceptre, tenu à l’envers]. Il est le seul à pouvoir le toucher, à jongler avec lui, s’il le veut », note-t-il. Outil raffiné Outil de présentation, comme la maquette en architecture ou en art public, lemodello était une pratique courante aux XVIIe et XVIIIe siècles. Le MBAM possède peu d’exemples en peinture, dont celui d’une oeuvre préparatoire à un décor architectural, exposé tout près du Rigaud. Selon Hilliard T. Goldfarb, conservateur en maîtres anciens, la nouvelle acquisition se démarque par sa haute précision. « Quand tu le présentes à Louis XIV, [lemodello] doit être plus achevé qu’à l’habitude. [Celui-ci] est vraiment raffiné », dit-il. L’auteure du catalogue raisonné de l’oeuvre d’Hyacinthe Rigaud, Ariane James-Sarazin, est celle qui a authentifié le tableau et l’a établi comme modello. Les différences avec les huiles du Louvre et de Versailles sont la preuve que Rigaud a apporté des modifications après présentation au roi. Dans le modello, les fleurs de lys suivent les courbes du manteau. Dans la version finale, elles sont en aplat, plus visibles. Sylvain Cordier apprécie aussi « l’usage quasi cinématographique de la lumière », qui laisse dans l’ombre les objets monarchiques (trône, couronne, manteau). « Rigaud a une manière de représenter la hiérarchie des choses. Le corps vient avant les instruments », commente-t-il. Depuis 300 ans, se plaît à rappeler le spécialiste de l’iconographie royale, les gens de pouvoir sont représentés selon ce modèle. Napoléon, ou Parizeau caricaturé par un Chapleau, mais aussi Justin Trudeau, avance Sylvain Cordier, qui évoque une photographie du premier ministre en joggeur. « C’est une affirmation du pouvoir plus simple, mais une affirmation de la vitalité du corps du gouvernant. » 4 – Louis XVI , ils me prennent la tête !

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Recevez les confidences d’un roi, sans « langue de bois ». Entre révélations et innovations, rentrez dans les coulisses du pouvoir, dans l’intimité de la forge, là où l’homme sous la perruque se livre. Si toutefois son entourage lui laisse 5 minutes de tranquillité…
Auteur : Laurent Gory Artiste : Laurent Bariohay Metteur en scène : Laurie Jesson Comédie de Grenoble, Grenoble (38) Le samedi 15 juillet 2017 à 19h00 Comédie Triomphe, Saint Etienne (42) Du 21/07/2017 au 29/07/2017 Vendredi et samedi à 19h

Voeux de Mgr le Prince Louis de Bourbon

Vœux de Mgr le Prince Louis de Bourbon, Duc d’Anjou

January 20, 2018

Français, mes  chers compatriotes,

Depuis plusieurs années, j’ai  pris l’habitude de m’adresser à vous durant le mois où des vœux sont formés pour ceux que l’on aime.

Au début, ce message du 21 janvier n’était reçu que par les  fidèles qui, en cette date anniversaire de la mort du Roi Louis XVI revivaient en leur cœur, l’espérance de la tradition. Il y avait sans doute alors un peu de nostalgie en souvenir d’un temps glorieux  où la France était une grande nation. Puis, d’année en année, l’audience de ce message s’est développée, notamment  avec l’essor des nouvelles formes de communication.

En ce début 2018, je veux poursuivre cette rencontre.  Elle  fait partie de mon devoir de successeur légitime des rois dont l’histoire se confond avec celle de la France. Comme héritier des Rois, je me dois d’incarner cette tradition qui ne peut consister uniquement à assister à des cérémonies de mémoire. Elles sont pourtant  nécessaires et j’y participe toujours avec joie. Elles permettent de résister à la destructrice amnésie mémorielle instrumentalisée par ceux qui n’ont pas envie de voir la France fière d’elle-même et soucieuse de prolonger dans l’avenir, le rôle de moteur qu’elle eut durant si longtemps.

Mais, à quoi  me servirait-il  d’être  l’héritier d’une dynastie millénaire ? Il ne peut s’agir pour moi de me satisfaire de considérer la gloire de mes ancêtres. Il m’appartient encore plus, si je veux être digne d’eux,  de contribuer à l’édification du présent et de l’avenir à ma manière, avec mes moyens. Je serai ainsi fidèle à ce qui était la nature de la royauté française, faire de l’action du roi, avant tout, un service rendu à tous.

Remplir ce devoir  me paraît d’autant plus important que notre pays traverse une épreuve difficile comme l’histoire en réserve, malheureusement, à espaces réguliers. Dans ces moments c’est toujours en revenant à ses fondamentaux que la France a pu trouver un nouveau souffle. Devant les difficultés il ne s’agit ni de se cacher la réalité, ni d’abandonner,  mais de réagir. Tel est le devoir d’état de chacun, des familles en particulier, même si c’est souvent difficile et impose des sacrifices.  Par ma position,  n’ayant pas à me placer dans le contexte de promesses ou de programmes de la politique au quotidien, il m’appartient de le rappeler.

Attaquée à l’extérieur et sur notre sol par un ennemi aussi insidieux que brutal et qui souvent trouve du renfort dans  nos faiblesses et notre laxisme; rongée de l’intérieur par une crise morale qui lui fait parfois renier son identité, notre pays, la France, est tenue de réussir à se reprendre. Elle le  doit à tous ses enfants ; elle a aussi une obligation envers ceux qui l’ont toujours regardée comme le foyer où naissent les grandes idées et s’épanouit la civilisation née du double héritage gréco-latin et chrétien.

Cet héritage,  s’il nous a été transmis, n’a de sens que pour le présent. Il nous appartient de le faire vivre. Cela d’autant plus que la société est à un tournant et, surtout,  en attente. Le contexte ayant changé, il faut lui redonner un cadre.  Celui dans lequel nous vivions depuis deux siècles s’effrite. Fait de beaucoup d’idéalisme, d’égoïsme et de matérialisme il ne répond plus aux besoins de la société car elle s’est prise dans ses propres contradictions. Ses excès dans tous les domaines ont abouti à d’immenses échecs  tant dans le domaine social qu’environnemental et l’homme en fait les frais. Ce mouvement délétère pour les libertés devenues licences, l’économie devenue financiarisation, l’emploi précarisé, la culture, l’éducation  et le patrimoine trop souvent livrés aux destructions,  se développe puisque, face à lui, un nouveau contexte se met en place. Il se nomme mondialisme, société du numérique et de la dématérialisation, émergence de nouvelles puissances, éclatement de la société en « réseaux », remise en cause de certains fondamentaux en matière d’éthique tels que famille et couple ou la valeur de la vie humaine, déculturation.

La situation n’est pas simple et il est difficile de trouver la juste conduite face à ce monde qui change. Un monde nouveau est à redessiner ce qui demande de récréer une anthropologie donnant sa place à la gratuité.  Abandonnons donc les constats et la nostalgie d’un temps qui n’est plus celui dans lequel nous vivons et encore moins celui de nos enfants !

Acceptons, enfin, de relever  les défis de demain pour redonner du sens à nos actions présentes et futures. Redonnons à la jeunesse l’espérance, non pas celle des facilités matérielles mais celle(s) de l’épanouissement de soi et des autres à commencer par la famille qui doit redevenir  le socle principal de toute vie commune. La génération montante, la mienne, ayant redécouvert les vertus du réalisme qui doit imprégner l’action, a largement déjà contribué à la remise en cause des excès d’une société sans limite et oublieuse de la nécessaire transcendance sans laquelle l’homme n’est pas pleinement homme.

Cela  me parait conforme au rêve capétien  qui a bâti la France et enfanté l’Europe.  Il était vision d’un avenir partagé. Les grandes nations ont besoin de tels horizons. Regardons autour de nous, les pays qui prospèrent sont ceux qui croient en eux et en leur devenir.  Ce fut longtemps l’esprit qui  a animé notre pays et le monde occidental.  Avec lui la France a pris une place prépondérante dans le monde car elle était porteuse d’espoir pour ceux qui aspiraient à devenir sujets du Roi de France. Ainsi ils avaient l’assurance de participer à cette aventure commune que la France offrait à tous dès lors qu’ils l’aimaient et voulaient contribuer à sa grandeur.

Face aux nouveaux enjeux il y a place pour un pays qui  s’affirme avec son identité propre et ses valeurs. Déjà de nombreux d’entre vous en ont conscience : ceux qui entreprennent, ceux qui trouvent de nouveaux terrains sur lesquels le génie français peut se déployer ; ceux qui pensent que le Bien commun sera toujours supérieur aux égoïsmes ; ceux qui ont compris que la vie en société est préférable à tous les communautarismes, formes nouvelles des féodalités archaïques. Il y a un espace pour la France dans le monde de demain et donc pour les Français. Il appartient à chacun de le construire en restant fidèle aux valeurs et aux principes légués par l’histoire. Soyons fiers d’être des héritiers et sachons transmettre l’héritage.

En ce début d’année, mes vœux s’adressent tout particulièrement à tous ceux qui croient en la France, mais je pense aussi à ceux que la société a laissé sur le bord du chemin, ayant oublié que la charité demeurait le premier devoir des hommes. Ils ont leur place. Ne l’oublions pas !

En 2018, pour l’aider à être elle-même, puisse la France, fille aînée de l’Eglise compter sur tous les Saints qu’elle a vu naître, à commencer par Saint-Louis, le modèle des gouvernants.

Louis de Bourbon, Duc d’Anjou

le 20 janvier 2018

Messe 2018 pour le Roi Louis XVI

Louis_XVI

Messe à la Mémoire du Roi Louis XVI et pour la France, en présence de SAR le Prince Rémy de BOURBON PARME

La messe a été célébrée par le Frère Louis Marie de Jésus ocd

Avec la participation des Trompes de Chasse de la Diane Lyonnaise

Samedi 20 Janvier 2018 à 10h30

Sanctuaire Saint Bonaventure

Place des Cordeliers LYON 2°

Compte rendu de la visite de son Altesse Royale le Prince Rémy de BOURBON PARME

Le 20 Janvier 2018 à Lyon

        C’est comme toujours avec un grand plaisir que nous avons accueilli Son Altesse Royale le Prince Rémy de BOURBON PARME, venu représenter SAR le Prince Louis, Duc d’Anjou, Chef de la Maison de France et la Princesse Marie Marguerite, Duchesse d’Anjou lors de la messe anniversaire des 225 ans de l’exécution du Roi Louis XVI.

Le Prince Rémy a été reçu sur le parvis avec tous les honneurs par les Révérends Frères Louis Marie de Jésus ocd et Emmanuel Marie du Saint Esprit ocd et les trompes de chasse de la Diane Lyonnaise avant de pénétrer dans la nef ou de nombreux Lyonnais étaient venus pour témoigner de leur attachement au Roi martyr.

Enfin le déjeuner a réuni un cercle de fidèles autour du Prince dont l’allocution figure ci-dessous. L’Association Présence du Souvenir Bourbonien remercie ici vivement toutes les personnes qui se sont déplacées ce Samedi 20 Janvier 2018 ainsi que toutes celles qui ont contribué de près ou de loin au succès de cette journée. 

 

MESSE EN MÉMOIRE DE LOUIS XVI

 

Basilique Saint-Bonaventure. Lyon. 20 janvier 2018 (10h30)

En présence de S.A.R. le Prince Rémy de Bourbon-Parme représentant le Prince Louis, Duc d’Anjou, Chef de la Maison de France.

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Lectures : Sagesse IV 7-15

Psaume CXXIX

Luc XXIII. 33-34 ; 39-46 ; 50 ; 52-53.

Monition d’entrée :

A mon tour, je voudrais saluer tout d’abord S.A.R. le Prince Rémy de Bourbon-Parme qui nous fait l’honneur de participer à cette Messe instituée, selon un usage traditionnel, en souvenir du Roi Louis XVI exécuté en de bien tristes circonstances le 21 janvier 1793, il y aura exactement 225 ans demain. Vous voudrez bien, Monseigneur, transmettre au Duc d’Anjou, Chef de la Maison de France, et à son épouse la Princesse Marie-Marguerite, l’hommage de nos sentiments respectueux et l’assurance de notre prière à toutes leurs intentions, spécialement pour la prospérité de leur Maison et de la noble cause qu’ils incarnent. Vous les représentez parmi nous ce matin et nous vous en remercions vivement.

L’habitude de célébrer des services funèbres chaque 21 janvier s’est répandue dans toute la France depuis plus de deux siècles et il est tout à fait normal que nous nous acquittions de ce devoir filial qui revêt une importance toute particulière. On pourrait s’interroger sur le bien- fondé d’une Messe de Requiem, même si c’est une tradition bien ancrée à laquelle nous allons sacrifier une fois de plus. Le Pape Pie VI, achevant son discours prononcé lors du Consistoire secret du 11 juin 1793 et condamnant le crime du 21 janvier, faisait finement remarquer : « Pour achever ce qui Nous reste à dire, Nous vous invitons au Service solennel que Nous célébrerons avec vous, [ Eminentissimes cardinaux], pour le repos de l’âme du Roi Louis XVI, quoique les prières funèbres puissent paraître superflues quand il s’agit d’un chrétien qu’on croit avoir mérité la palme du martyre, puisque Saint Augustin dit que l’Eglise ne prie pas pour les martyrs, mais elle se recommande plutôt à leurs prières… »

En priant pour le repos de l’âme de Louis XVI, nous allons surtout offrir à Dieu une prière de réparation et nous appuyer sur l’intercession du Roi martyr. Chaque goutte de sang de Louis-Auguste en a coûté des torrents à la France. Ses dernières paroles sur l’échafaud, telles qu’elles furent rapportées par son confesseur qui l’assista jusqu’au bout, l’Abbé Edgeworth de Firmont, furent : « Je meurs innocent de tous les crimes qu’on m’impute, je pardonne à mes ennemis, et je prie Dieu que le sang que vous allez répandre ne retombe jamais sur la France » ; Elles font écho à son admirable testament rédigé le 25 décembre 1792 : « Je pardonne de tout mon cœur à ceux qui se sont faits mes ennemis sans que je leur en aie donné aucun sujet, et je prie Dieu de leur pardonner ».

Pardon, miséricorde, protection : tels sont les biens que Louis XVI appelle de toutes ses forces sur la France et sur chacun de nous en particulier au moment de mourir. Cette supplication s’étend d’âge en âge et vaut toujours pour nous aujourd’hui. Elle a vraiment valeur d’intercession de la part de Louis XVI et nous sommes réunis pour l’accueillir avec des sentiments d’humilité qui nous font demander pardon pour notre cher pays dont l’histoire et la culture sont tellement redevables à l’influence des rois.

Préparons-nous à la célébration des Saints Mystères en reconnaissant que nous sommes pécheurs

Homélie : 

Monseigneur,

Mes bien chers frères,

Mystère de la Divine Providence qui, à la faveur de raccourcis saisissants, fait s’identifier les destinées de Dieu et de ses créatures, de N.S.J.C. en l’occurrence et de son serviteur Louis XVI ! Dieu : Roi d’amour et de paix. Louis : l’Oint, le consacré du Seigneur et lieutenant du Christ en son Royaume de France.

Faisons un saut en arrière. Nous sommes le 11 juin 1775. Le rite immuable et hiératique du sacre touche à sa fin. Le Roi vient d’être intronisé par le vieux cardinal de la Roche-Aymon (1697-1777) qui l’a baptisé, confirmé, reçu à la première communion puis marié cinq ans plus tôt. L’archevêque, avec solennité, a prononcé l’adresse rituelle : « Que le Médiateur de Dieu et des hommes fasse de toi le médiateur du clergé et du peuple » avant de l’embrasser et de l’installer sur un trône surélevé dominant le jubé. Un à un, les douze pairs du Royaume viennent lui rendre hommage par un baiser en lui disant « Vive le Roi éternellement », acclamation reprise par l’assemblée au son des trompettes. Puis, des oiseaux sont lâchés sous les voûtes et l’on ouvre toutes grandes les portes de la cathédrale pour l’hommage du peuple. Les cris d’enthousiasme des foules de Reims acclamant le Roi en majesté ne sont pas sans nous rappeler les acclamations de Jérusalem lors de l’entrée triomphale du Christ pour les Rameaux, au seuil de la Semaine Sainte.

Cette même foule, nous la retrouvons silencieuse et maussade le 21 janvier 1793, comme un écho de la mise à mort du Seigneur sur le calvaire. La guillotine a remplacé la croix. Un journal de l’époque nous rapporte : « Paris, jadis si folâtre, si bruyant, si agité, paraissait être devenu tout à coup le séjour silencieux de la stupeur et de l’effroi » (Beaulieu, diurnal de la Révolution de France. 1797 p. 24 cité in, Girault de Coursac, Louis XVI roi martyr ? Téqui 1976 p. 67). La Commune de Paris avait pourtant fait de son mieux en illuminant toutes les rues et en organisant un bal public sur le lieu même où le roi venait d’être mis à mort. « Désormais, le pouvoir moderne ne sera plus lié à un corps. Dépersonnalisé, fondé sur la vertu absolue, l’Etat deviendra une abstraction » (Jean-Christian PETITFILS, Louis XVI, Perrin 2005 p. 954).

Entre la gloire de Reims et le meurtre rituel accompli sur l’actuelle place de la Concorde à 10h22 il y a 225 ans, nous avons la tragique trajectoire d’un homme assimilé au Christ par l’onction du sacre et bien davantage encore par le traitement ignominieux qui lui fut infligé. Paul et Pierrette Girault de Coursac ont rédigé une plaquette dans laquelle ils mettaient en parallèle les derniers instants du Christ et de Louis XVI. Les points de ressemblance sont frappants. Ces pages sobres ne soutiennent aucune thèse partisane. Comme les lectures que nous venons d’entendre, elles nous redisent que le Christ renouvelle sa mort et sa résurrection dans le sacrifice des vies de ses frères. Le Christ en agonie jusqu’à la fin des temps, portant la souffrance des hommes, leurs contradictions et leur ingratitude.

Le 10 mai 1774, à peine soufflée la bougie annonçant la mort de Louis XV, le Dauphin et la Dauphine entendirent un terrible fracas, semblable à un roulement de tonnerre. C’était la foule des courtisans qui, désertant l’antichambre du défunt, venait offrir ses hommages aux nouveaux souverains. On prête au couple qui s’était mis à genoux le mot célèbre : « Mon Dieu, protégez-nous. Nous régnons trop jeunes ».

Louis l’Infortuné a été bien préparé à la charge royale sans pour autant avoir la carrure adéquate. On souligne à dessein l’aspect falot de ce Roi scientifique, étrange « voyageur immobile » épris de géographie et aux connaissances maritimes stupéfiantes ; mais disons-le tout de suite, Louis XVI a pleinement assumé ses lourdes responsabilités. Comme le suggère le Livre de la Sagesse, sa vie a été prématurément brisée et pourtant, il a vécu et assumé les devoirs de sa charge en y joignant une mission spirituelle qu’aucune science historique classique ne saurait expliquer, comprendre et justifier. Il faut cesser de considérer l’histoire de Louis XVI comme celle des rendez-vous manqués de l’histoire ou de chercher à réécrire le naufrage du plus beau trône d’Europe depuis le renvoi de Calonne (8 avril 1787) jusqu’à la calamiteuse expédition de Varennes (21-25 juin 1791). La principale cause de la Révolution fut une formidable crise budgétaire qu’aucun autre Roi n’aurait pu juguler. Contrairement à ce que pensaient Joseph de Maistre et Clémenceau pour des raisons diamétralement opposées, la Révolution n’a jamais été un « bloc ». Il y eut une Révolution royale, une Révolution pour le Roi, une Révolution avec le Roi et une Révolution contre le Roi. Louis XVI n’a pas échappé à son destin. Il a tenu son rôle face à « une série d’inflexions malheureuses combinées à une suite assez phénoménale de malchance et d’incapacité à réagir » (Petitfils, p. 979) pour reprendre les termes d’un de ses biographes. L’histoire de la Révolution est aussi mystérieuse que celle de Louis XVI. Nous pouvons seulement dire que Dieu est le maître de l’histoire, même et surtout au cœur de l’échec qui hisse parfois sa faible créature jusqu’au sommet du courage et de la dignité. Ce fut le cas de Louis XVI, mais aussi du tsar Nicolas II et du dernier empereur d’Autriche-Hongrie, le Bienheureux Charles de Habsbourg. Pourtant, chacun de ces souverains réformateurs avait de quoi fonder de grands espoirs.

La personne de Louis XVI restera à jamais auréolée d’une dimension spirituelle singulière. « Comment nier que, partant d’une piété honnête mais moyenne, il ait été poussé au dépassement de soi-même par une foi ardente ? (…) On ne saurait contester sérieusement son élévation d’âme ni la sublime splendeur de sa fin. Ce n’est pas un saint de vitrail, certes. Il a erré là où, en tant que prince chrétien, il aurait dû dès le départ montrer plus de discernement et de fermeté. Mais cette montée au calvaire, pleinement vécue, ce martyre accepté, donné en sainte oblation, comme une imitation de Jésus-Christ, sont profondément émouvants et restent, dans le secret et le mystère de cette conscience droite et honnête, son plus beau titre de gloire » (Petitfils, p. 982). Oui, mes bien chers frères, Dieu se réserve d’utiliser l’échec pour que rayonne sa Miséricorde et sa gloire comme en témoigne la vie du Seigneur Jésus.

La valeur d’une vie ne tient pas à sa longueur ni même à des actes prestigieux, mais à sa densité existentielle, à sa capacité de s’orienter vers le bien. C’est ce que nous a rappelé la première lecture si ajustée aux sentiments du Roi Louis : « Une vie sans tache vaut une longue vieillesse. Il a su plaire à Dieu, et Dieu l’a aimé ; il vivait dans ce monde pécheur : il en fut retiré (…) Arrivé au but en peu de temps, il a couvert une longue route. Parce qu’il plaisait au Seigneur, celui-ci, sans attendre, l’a retiré d’un monde mauvais. Les gens voient cela sans comprendre ». Les « gens », mais aussi les historiens patentés dont les méthodes rigoureuses ne sauraient percer le mystère du caractère sacré et christique de la fonction royale telle qu’elle fut exercée en France pendant douze siècles.

Louis XVI fut un homme de douleur, dépouillé de toute dignité, bon pasteur frappé par ses propres brebis, préférant livrer sa vie plutôt que de faire couler le sang lors de la prise des Tuileries le 10 août 1792. Comme le Christ, Louis a subi un véritable anéantissement. Et c’est au moment où il a été quasiment vidé de sa substance royale que culmine sa stature humaine et spirituelle face à une Révolution devenue ouvertement anti-chrétienne. Saint Jean-Paul II, en son temps, a souligné l’enracinement chrétien des trois fondements prétendument républicains de Liberté, Egalité et Fraternité. Dès 1791, la mécanique révolutionnaire s’est enrayée. L’échange de lettres avec le Pape Pie VI montre que c’est pour des raisons prioritairement religieuses que Louis XVI a refusé de cautionner l’enlisement inexorable d’un mouvement révolutionnaire devenu totalement idéologique, perdu dans ses spéculations philosophiques mais aussi – il faut le souligner avec force – foncièrement hostile à l’homme en tant que tel. Contrairement à leurs collègues anglo-saxons qui faisaient de la nature et de la loi divine naturelle le fondement des droits de l’homme (ce qui est un principe traditionnel conforme à la vérité), les philosophes français préféraient poser la loi humaine (la chose juridique) comme fondement de ces mêmes droits de l’homme. Fatale erreur reprise à l’envi par toute la phraséologie révolutionnaire pédante et totalitaire s’appuyant sur un vocabulaire sacré totalement dévoyé. Tout cela est fort regrettable car, de tous les Bourbons, « Louis XVI était peut-être le seul à pouvoir couronner la Révolution ; mais la révolution n’a pas voulu de lui » (Petitfils, p.980), de même qu’il ne fut jamais vraiment reconnu par les siens. Faisant le point, en pleine Révolution, sur l’œuvre accomplie, le conventionnel Cambon constate dans un mélange de réalisme et de naïveté : « Nous venons enfin d’aborder dans l’île de la liberté et nous avons brûlé le vaisseau qui nous y a conduit » (Journal de la République française n° 305 cité par Petitfils, p. 961). Tel fut le destin et le drame du petit-fils de Louis XV.

« La vie du juste est dans la main de Dieu » nous dit le Livre de la Sagesse (III, 1), comme sa mort. Louis XVI a mis sa vie et sa mort dans la vie et la mort du Christ ; et c’est cela qui nous touche. Jusqu’à ses derniers instants, par son identification à la vie même du Christ trahi et humilié, Louis a atteint cette « sagesse qui surpasse les cheveux blancs (…) Arrivé au but en peu de temps, il a couvert une longue route ». Et nous pouvons souligner ici la même évolution psychologique chez la Reine Marie-Antoinette dont le brusque blanchissement des cheveux, en une nuit après Varennes, symbolise, pour elle aussi, l’acquisition de cette sagesse associée aux cheveux blancs.

Les qualités de Louis XVI font de sa vie une énigme. Comment ce Roi bon, moderne et intelligent est-il devenu l’artisan de son propre échec ? On a insisté sur la solitude de son enfance après la mort de ses parents et de son frère aîné, l’ascendant nuisible de son autre frère, le Comte de Provence, futur Louis XVIII, et sa timidité maladive. Louis conserve sa part de secret, ce qui lui fait dire à son avocat, Malesherbes, lors de son procès : « J’aime mieux laisser interpréter mes silences plutôt que mes paroles ». Comment ne pas penser, ici, à Notre Seigneur se taisant devant Pilate ?

La vie de Louis XVI est un immense paradoxe qui dérange, une énigme insoluble même pour les historiens les plus pénétrants. A l’image d’un Roi traditionnel s’ajoute celle d’un mari fidèle, d’un homme « bon et généreux qui aimait vraiment le peuple dont il avait reçu la charge et qui souhaitait sincèrement assurer la prospérité du Royaume » (Alexandre Da Silva, louis XVI le taciturne. France Catholique n° 3001, 2 XI 2005, p. 28). Sa Révolution royale a échoué car depuis longtemps s’est consommé le divorce entre l’opinion publique et la Couronne. Les Français ont cessé d’identifier le Roi et le Royaume, comme Pilate demandant à Jésus s’il est le roi des Juifs (Marc XV, 2-5). Et pourtant, ce même Pilate a saisi une part du mystère de la royauté du Christ puisqu’il dira à la foule, en présentant celui qui reconnaît être Roi : « Voici l’homme ! ». Le roi révèle l’homme. L’Homme par excellence. Louis aussi se révèle à nous en tant qu’homme accompli. Comme son lointain ancêtre Saint Louis, le rayonnement de son règne tient à son humanité transfigurée et purifiée comme l’or au creuset. Louis ne veut plus suivre l’enchaînement de la lugubre comédie. Il a fait tout ce qu’il devait pour défendre sa mission. Désormais, ses seuls points d’ancrage avec le monde qui l’entoure sont la fidélité à l’Evangile, à sa conscience, l’exemple de la vie du Christ et l’amour de sa famille. Il se sait au terme de sa route et le sens de sa vie ne peut que s’identifier au sens que Jésus a donné à la sienne, à son martyre et à sa mort ignominieuse.

Charles-Henri Sanson (1739-1806), Exécuteur des Hautes Œuvres de Paris et bourreau de Louis XVI ne laissa planer aucun doute sur les dispositions du Roi en ses derniers instants et c’est lui qui, finalement, nous apporte l’éclairage le plus simple et le plus sûr, lorsqu’il écrit, dès le 13 février 1793 : « Pour rendre témoignage à la vérité, [Louis] a soutenu tout cela avec un sang-froid et une fermeté qui nous ont tous étonnés. Je reste convaincu qu’il avait puisé cette fermeté dans les principes de la religion, dont personne pas plus que lui ne paraissait pénétré ni persuadé » (Petitfils, p. 951).

Mais sortons des méandres de l’histoire et de ses interprétations hasardeuses. Retenons seulement la longue route finissante d’un homme identifié au Christ, parmi tant et tant de nos frères persécutés en raison de leur foi. Louis XVI, roi sans charisme ni prestige, nous renvoie à la figure du Serviteur souffrant d’Isaïe préfigurant la personne du Christ et dont nous faisons mémoire chaque Vendredi Saint. « Il était si défiguré qu’il ne ressemblait plus à un homme (…) Il n’était ni beau ni brillant pour attirer nos regards. Son extérieur n’avait rien pour nous plaire. Il était méprisé, abandonné de tous, homme de douleur, familier de la souffrance, semblable au lépreux dont on se détourne ; et nous l’avons méprisé, compté pour rien. (…) Maltraité, humilié, il n’ouvre pas la bouche » (Isaïe LII, 14 – LIII, 2-3, 7). Dieu a visité et pris sur lui la misère de l’homme jusqu’en sa profondeur ultime. Lorsqu’un homme est humilié, c’est Dieu Lui-même qui est atteint. En déclarant au pied de l’échafaud sa résolution de « boire le calice jusqu’à la lie », Louis XVI sait pouvoir puiser ses dernières forces dans cette identification au Christ. Il accepte – humiliation suprême – qu’on lui lie les mains.

Louis XVI, qui a mal su se faire respecter tout au long de son règne, a été transfiguré par la foi avant de l’être par la mort et il semble que, désormais, on puisse s’accorder sur la signification de la mise à mort de ce Roi Très Chrétien qui vécut en chrétien comme peu de capétiens et qui mourut en chrétien, hélas, sans que le caractère sacrificiel de son exécution parvînt à réconcilier les français.

L’évangile de Saint Luc, avec son évocation du calvaire et de Jésus crucifié entouré de deux voleurs, souligne encore une fois l’identification de Dieu à un roi dérisoire et la similitude de traitement d’un roi déchu calquant sa mort sur celle de son Dieu. Notre Seigneur eut deux compagnons d’infortune. Le mauvais larron le met en demeure de se sauver lui-même en écartant la croix. Le bon larron, à l’opposé implore la Miséricorde de Dieu au seuil de son Royaume. La réponse du Christ est immédiate. C’est la première canonisation de l’histoire : « Amen, je te le déclare, aujourd’hui, avec moi, tu seras en Paradis ».

Plusieurs personnes dans l’entourage de Louis XVI ont cru bon de l’inviter à se soustraire aux multiples dangers menaçant la monarchie en agonie. Aucune injure ne lui a été épargnée. Et pourtant, pas une seule fois, louis n’a cédé à la tentation de la fuite. Pas même lors de l’expédition de Varennes où son cœur de souverain ne peut se résoudre à fuir la compagnie de ses sujets comme un voleur, un mauvais larron. A aucun moment Louis n’a voulu fuir la croix. Comme le Bon Larron, il s’en remet au Royaume de Dieu, ultime aboutissement des royaumes terrestres si fragiles, si instables.

Nous voici réunis ce matin, mes bien chers frères, pour faire mémoire d’un acte qui appelle pardon et réparation. Prier pour le repos de l’âme de Louis XVI est important mais nous croyons davantage à la puissance de son intercession. Comme lui, nous ne devons pas chercher à fuir les décrets d’une Providence austère qui plonge notre pays dans une étrange léthargie. Mieux vaut nous enraciner dans l’expérience du Royaume qui vient, sans fuir notre devoir d’état. Et c’est pour cela qu’à la suite du Bon Larron, nous pouvons demander à Dieu de se souvenir de nous en nous associant aux mérites du Roi infortuné.

L’ombre de la croix ne cesse de planer sur notre monde et le Christ a besoin d’adorateurs de la Croix aux premiers rangs desquels nous pouvons mettre nos frères chrétiens d’Orient persécutés ou les nombreuses victimes des totalitarismes modernes. Unissons-nous de pensée à tous ceux qui vont manifester demain à Paris et prendre part à la « Marche pour la vie » contre la culture contre-naturelle des GPA et PMA. C’est une nouvelle forme de totalitarisme. L’exemple du Roi Louis XVI nous redit qu’on ne fuit pas la Croix ou que celui qui fuit la Croix s’expose à souffrir bien davantage encore. Dieu aime aussi qu’on en appelle à sa Miséricorde. Le sacrifice ultime de Louis XVI a été et reste un appel permanent à la Miséricorde de Dieu pour la France.

Notre belle assemblée de ce matin a le souci d’honorer la mémoire du Roy Louis comme Joseph d’Arimathie prit soin du corps du Christ après son supplice. Les pages sombres de l’histoire de France qui s’écrivent sous nos yeux retentissent encore des cris de révolte et des injures sacrilèges des compagnons d’infortune de Louis XVI ; mais les choix personnels qui nous font prendre part à cette Messe expiatoire nous rattachent au camp des forces de l’esprit qui ont permis à Louis XVI de passer de la charge d’un royaume terrestre à la gloire du Royaume des Cieux, environné d’une multitude de saints, de larrons rachetés et grâciés.

Terminons, mes frères. En Louis XVI, on peut dire que le Roi révèle l’homme et, surtout, que l’homme sauve le Roi. Ce peut être l’une des leçons du règne de Louis, Seizième du nom. L’homme identifié à son Dieu sauve le Roi et nous sommes ici réunis pour que Dieu sauve le Roi.

Ainsi soit-il.

Fr. Louis-Marie de Jésus ocd

Carme de Montpellier

ALLOCUTION de S.A.R. le Prince Rémy de BOURBON PARME

 20 Janvier 2018

Mon révérend Père, Monsieur  le Président, chers amis.

Nous voilà une fois de plus réunis pour cette commémoration à laquelle je me fais un devoir d’assister pour représenter le prince Louis, chef de Maison.

Ma première venue à Lyon dans ce cadre c’était il y a près de 30 ans, je crois, lors d’un événement organisé par l’Institut de la Maison de Bourbon et lié au mariage d’Henri IV et Marie de Médicis en 1600. Nous y avions été très bien reçus.

C’est un devoir pour moi de revenir ici car il est important de ne jamais oublier ce que fut la construction de la France au travers ses heurs et ses malheurs.

Lyon a, depuis toujours, tenu un rôle primordial dans son édification et dans  son histoire religieuse qui aujourd’hui plus que jamais est essentielle.

Mais venir ici n’est pas seulement un devoir, c’est aussi un plaisir renouvelé, celui de retrouver au fil des années des visages d’amis fidèles et aussi d’en découvrir de nouveaux.

C’est grâce à vous Monsieur Burgat qui en surmontant les difficultés, continuez à maintenir le Souvenir des belles heures de la France.

Nous vous en remercions et je souhaite vous retrouver tous l’année prochaine.

 

DISCOURS Du Président Henri BURGAT  

20Janvier 2018

Monseigneur, Révérend Frère, Chers Amis,

Je vous remercie d’être venus commémorer le 225° anniversaire de la mort du Roi Louis XVI. Je vous souhaite en mon nom et au nom du Conseil d’Administration une bonne et sainte année 2018.

Nous remercions le Prince Rémy de BOURBON PARME venu représenter la famille Royale, puis les Frères Louis Marie de Jésus et Emmanuel Marie du Saint Esprit pour leur excellent accueil, ainsi que l’équipe pastorale du Sanctuaire Saint Bonaventure, sans oublier Madame Raymonde AUBRUN qui a prêté sa voix à l’Avé Maria puis Monsieur Yves RICHARD et l’équipage de la Diane Lyonnaise ainsi que toutes les personnes qui de près ou de loin ont participé à l’élaboration et au succès de cette journée.

2017 a été une année de transition ou nous voyons le pouvoir prendre ses marques et restreindre petit à petit les libertés fondamentales, que ce soit dans le domaine de la liberté d’opinion, dans le cadre du travail ou sur les routes, tout est bon pour contraindre et humilier les français, les réduire à un peuple d’esclaves aux ordres du pouvoir mondial. Nous devons résister à ce rouleau compresseur chargé de nous broyer. Ne nous laissons pas dominer, c’est à nous d’imposer notre façon de vivre aux peuples exogènes qui nous envahissent. Il faut lutter avec courage et espérance pour remettre Dieu à la première place, restaurer les racines les plus anciennes de la France, seules capables de nous assurer un avenir glorieux d’hommes libres. N’est ce pas la traduction du nom des Francs?

Benjamin Franklin qui n’était pourtant pas de notre bord a dit :

« Un peuple prêt à sacrifier un peu de liberté pour un peu de sécurité ne mérite ni l’une ni l’autre, et finit par perdre les deux. »

J’espère que notre programme 2018 vous séduira, nous recevrons des conférenciers de qualité. Notre Grande Fête Catholique et Légitimiste aura lieu dans l’Ain à Marlieux en Mai. Faites la connaitre autour de vous et venez nombreux.


« Vive le Roi ! Le Vrai ! Le Bon ! Le BOURBON ! VIVE LOUIS XX !!

Je vous remercie de votre attention, et vous souhaite un bon appétit !

 

 

Programme 2018

PSBlysPSBlysPSBlys

Samedi
20 janvier 2018
à 10h30
au Sanctuaire Saint Bonaventure
Place des Cordeliers
Lyon 2ème

Messe à la mémoire du Roi Louis XVI et pour la France

En présence de SAR le Prince Rémy de BOURBON PARME représentant le Prince Louis

La messe sera célébrée par le Frère Louis Marie de Jésus ocd

et animée par les Trompes de Chasse de la Diane Lyonnaise

Déjeuner traditionnel sur réservation

PSB separateur

Samedi
24 février 2018
à 14h15
Lyon

Conférence de Monsieur

Jean Pierre  BAYLE

« Jean de la VARENDE, un Prince des Lettres, Un Maître pour aujourd’hui »

PSB separateur

Samedi
10 mars 2018
à 14h00 Assemblée Générale et 14h45 Conférence

Assemblée Générale de la PSB suivie d’une conférence

« Une cause méconnue de la révolution française : Le conflit entre commissaires et officiers (XVIe – XIXe siècle.) « 

 

PSB separateur

Samedi
14 avril 2018
à 14h15
Lyon

Conférence de Monsieur Camille PASCAL

« Ainsi Dieu choisit la France »

Historien, Conseiller à la Présidence de la  République française sous M. Sarkozy.  Secrétaire Général de France Télévision,  Membre du Conseil d’état

Suivie d’une dédicace

Conférence annulée en raison de la grève SNCF

PSB separateur

Samedi
26 mai 2018

Grande Fête Catholique et Légitimiste du Lyonnais et de la Bourgogne

PSB separateur

Jeudi
7 juin 2018
à 18h30
Lyon 5ème

Messe à la mémoire de Louis XVII et de Madame Elisabeth suivie de la reconsécration de la PSB Lyon au Sacré Coeur

Église Saint Georges Quai Fulchiron LYON 5°

PSB separateur

Samedi
13 octobre 2018
à 11h00
Lyon 5ème

Messe à la mémoire de la Reine Marie Antoinette

Église Saint Georges Quai Fulchiron LYON 5°

Suivie d’un déjeuner sur réservation

PSB separateur

 Nos conférences sont ouvertes à tous. 

Renseignements complémentaires