La Messe pour la Reine Marie-Antoinette a eu lieu cette année le :
Samedi 14 Octobre 2017 à 11h00
à l’Eglise Saint Georges Quai Fulchiron LYON 5°

La Messe a été célébrée par Monsieur l’Abbé Marc Antoine DOR

Site de l'association légitimiste PSB Lyon
La Messe pour la Reine Marie-Antoinette a eu lieu cette année le :
Samedi 14 Octobre 2017 à 11h00
à l’Eglise Saint Georges Quai Fulchiron LYON 5°

La Messe a été célébrée par Monsieur l’Abbé Marc Antoine DOR
La robe de Marie-Antoinette : un secret conservé à Avignon
Peu de gens le savent, même parmi les Avignonnais : la Métropole des Doms possède une chasuble taillée dans l’étoffe de la dernière tenue portée par la reine avant son exécution
La dernière tenue portée par la reine, le 16 octobre 1793, quelques heures avant son exécution en pleine révolution.
C’est un des secrets les mieux gardés d’Avignon. À deux pas du palais des papes, dans la sacristie de la métropole des Doms, dort depuis des années au fond d’un tiroir un vêtement particulièrement précieux. À proximité de la garde-robe traditionnelle des hommes d’Église, une majestueuse aube est soustraite à la vue des profanes.
Armé d’une grosse clé, l’abbé Bréhier, qui assure les offices, ouvre avec précaution l’armoire contenant la tunique pour nous la montrer, tout en lâchant, énigmatique : »L’histoire de cette aube est méconnue, ça se sait sans se savoir… »
Aix : un trésor de Marie-Antoinette à l’Hôtel d’Olivary
Cette chasuble violette conservée de manière anonyme par la Métropole a été confectionnée à partir d’une authentique robe de… Marie-Antoinette ! C’est même la dernière tenue qu’a portée l’épouse de Louis XVI, le 16 octobre 1793, quelques heures avant son exécution en pleine révolution française.
Une histoire fascinante
Pour comprendre comment ces précieux tissus sont arrivés à Avignon, il faut embarquer dans la machine à remonter le temps.
Retour en 1793. Le roi de France Louis XVI, condamné à mort par les révolutionnaires qui ne lui pardonnent pas sa tentative de départ à l’étranger (la fuite à Varennes), est exécuté le 21 janvier 1793 à Paris sur la place de la Révolution (actuelle place de la Concorde).
À l’été, Marie-Antoinette, prisonnière au Temple, est transférée à la Conciergerie. La reine déchue est surveillée en permanence. Elle est très affaiblie, et trouve du réconfort auprès d’une servante, Rosalie Lamorlière. »Avant son exécution, Marie Antoinette ôte sa robe violette, symbole de deuil et de pénitence, et la confie à sa fidèle servante. Elle se présentera devant son bourreau le 16 octobre 1793 en jupons blancs, la couleur de la royauté », explique l’abbé Bréhier, tout en contemplant l’aube. Rosalie Lamorlière aurait précieusement conservé la robe jusqu’à son départ de la Conciergerie en 1799. La servante aurait ensuite confié le vêtement à l’abbé Véran, prêtre originaire du Comtat qui résidait à Paris.

L’abbé Bréhier présente avec précaution la tunique : »L’histoire de cette aube est méconnue, ça se sait sans se savoir… »
De retour dans le Sud, le curé fait transformer la robe violette en aube pour célébrer la messe. Au début du XIXe siècle, l’évêque d’Avignon, Jean-François Périer, rachète le fameux vêtement pour reconstituer un patrimoine à la Métropole des Doms après la révolution. Depuis, cette aube n’est que très rarement exposée. Mais, lors de grandes occasions, les prêtres n’hésitent pas à la porter pour célébrer l’office. « La dernière fois que l’aube a été revêtue, c’est à l’occasion de la mort de Jean-Paul II en 2005. On essaie de la préserver », prévient l’abbé Bréhier.
Des doutes sur l’origine de la robe ?
« Il faut faire attention à l’origine des reliques de Marie-Antoinette, tempère Ludovic Miserole, auteur d’un roman sur Rosalie Lamorlière. Des souliers, des morceaux de vêtements, voire même des cheveux, beaucoup de pseudo-reliques circulent. » Malgré certaines zones d’ombre concernant quelques dates de cette histoire, l’Abbé Bréhier l’assure : le tissu est authentique. « Les laies de soie correspondent à l’époque. L’ornement a été contrôlé par un conservateur du musée des tissus de Lyon. »
Alors, pourquoi ne pas l’exposer à la vue de tous ? « Ce n’est pas sa vocation. La sacristie n’est pas un musée », conclut l’abbé.
Rosalie a soutenu la reine en prison
Elle a été le dernier soutien de la reine. Rosalie Lamorlière, servante à la Conciergerie de 1792 à 1799, a largement contribué à adoucir le séjour en geôle de Marie-Antoinette. » Elle lui rapportait des fleurs, du linge chaud. Elle faisait même exprès de finir son service plus tard, pour que la reine bénéficie de la lumière de la cellule« , explique Ludovic Miserole, auteur de Rosalie Lamorlière, la dernière servante de Marie-Antoinette.
Rosalie Lamorlière, la dernière servante de Marie-Antoinette, un roman de Ludovic Miserole, toujours disponible aux éditions l’atelier Mosesu.
Une visite réservée aux initiés.
À l’intérieur de l’église, aucun panneau ni fléchage n’indique la présence du précieux vêtement. Seuls les connaisseurs demandent à visiter la sacristie. « On reçoit au moins une centaine de sollicitations par an pour voir le vêtement », calcule l’Abbé Bréhier. « Des groupes passionnés d’Histoire principalement. On essaie de les recevoir tout au long de l’année dans la mesure du possible ».
Source : Femina Provence

Chaque jour en France une partie du patrimoine disparaît inexorablement ; La destruction de l’Eglise Jacques d’Abbeville, le Château de Lagny le Sec ; Quel sera le prochain édifice sur la liste ?
L’abbée Charles Signerin retranscrit pour le centenaire de la Révolution l’histoire locale du « Roi de Chevrières », encore vivace aujourd’hui. Le texte est écrit à la gloire du Roi de Chevrières et de sa famille. En voici le résumé :
Durant la Révolution, Chevrières fut un centre de résistance royaliste en Forez.
Entre 1793 et 1798, pendant la Terreur, alors que l’on guillotine dans toute la France, Antoine Croizier, un fermier aisé de la Badouillère, surnommé le « Roi de Chevrières » notamment du fait de sa ressemblance physique avec Louis XVI, mais aussi par son envergure de chef, dirigeait une milice locale en rébellion avec la brutalité du nouveau régime vis-à-vis des noblesses locales et du clergé, qui peut être comparée dans une moindre mesure à la Chouannerie des régions du nord-ouest, sur la même période (à noter que la région de Chambles et Lézigneux servira aussi de refuge à des exilés tentant de rejoindre l’Atlantique pour fuir le pays).
Plus de 2 000 personnes plus ou moins recherchées (notables foréziens, lyonnais et d’autres provinces encore) trouveront refuge dans les environs de Chevrières. Le Roi de Chevrières mena une lutte héroïque contre les troupes républicaines qui seront régulièrement dépêchées pour imposer la République par la force armée.
Croizier donnait notamment asile aux proscrits, les arrachant aux exactions des soldats républicains, cachant ces exilés dans les grottes et souterrains des bois sur les collines de Montjassou et Chavarey (souterrains qui ne sont à l’heure actuelle toujours pas localisés), menait des opérations de guérilla sur les unités républicaines qui osaient s’aventurer dans les monts du Lyonnais, détruisait systématiquement les symboles de la jeune république tels les arbres de la liberté censés remplacer les calvaires chrétiens. Ainsi, plusieurs dizaines de gardes républicains seront abattus par les francs-tireurs royalistes lors d’actions contre ces symboles républicains ou lorsque les républicains tenteront de détruire des calvaires. Les représailles, fermes incendiées et exécutions sommaires, seront courantes. Le très revanchard et très zélé Claude Javogues, sorte de Robespierre local qui sera le commanditaire de dizaines de guillotinages durant toute la Terreur, ordonnera plusieurs incursions qui se révéleront autant d’échecs, parfois se finissant dans le sang. Javogue sera fusillé à Paris en 1796, dans le chaos post-révolutionnaire.
Durant plusieurs années, toute la région de Chevrières sera le théâtre de violentes escarmouches et d’embuscades meurtrières entre la milice royaliste et les troupes républicaines (les « bleus » révolutionnaires contre « les blancs » royalistes), à tel point que les républicains finiront par ne plus s’aventurer dans cette région, notamment après un épisode sanglant où treize soldats d’une compagnie dépêchés depuis Saint-Étienne tombent sous les balles de mousquets dans une embuscade dans le vallon de la Gimond. Laissant de fait le terrain aux royalistes, la jeune république a par ailleurs fort à faire aux frontières et dans de nombreuses autres provinces, ce qui aura pour conséquence immédiate une bizarrerie locale au niveau des nouveaux cadastres issus de la Révolution… Chevrières sera alors appelée « la petite Vendée », les lois n’étant appliquées que partiellement, en particulier en ce qui concerne la religion (curé assermenté) et l’obligation faite de désacraliser l’église paroissiale.
Finalement, l’Assemblée Nationale sous la demande de la Convention nationale, inquiète de la tournure que prenait cette rébellion et pour éviter qu’elle ne fasse des émules (Lyon était elle aussi le fruit de troubles difficilement maîtrisés, les forces royalistes dont Croizier ont même tenté de se fédérer avec les Vendéens) ordonnera de mettre fin définitivement à cette révolte. La commune de Saint-Étienne forma un bataillon de plusieurs centaines d’hommes (la 105e demi-brigade d’infanterie de ligne) épaulé par des renforts de hussards de la cavalerie commandés par un certain Elie, et de pelotons de gendarmes venus de Montbrison, Feurs, Roanne, Chazelles et Lyon. S’ensuivit une bataille sanglante dans les bois près du château de Montuclas, qui servait de base arrière au Roi de Chevrières et qui sera saccagé par les hussards, puis des pillages et des rançonnages par les troupes républicaines (que la préfecture de Montbrison condamnera avec lenteur par la suite), et une chasse à l’homme qui dura plusieurs jours. Un gendarme sera tué durant l’assaut sur Montuclas d’un tir de mousquet royaliste, le commandant Elie sera lui aussi grièvement blessé. Les royalistes sont vaincus ou se rendent, réalisant que la lutte est vaine devant la détermination affichée. On ne connaît pas exactement le nombre de victimes de part et d’autre durant cette insurrection. Ce qui est sûr c’est que la République devra attendre 1798 pour s’implanter dans les monts du Lyonnais, après avoir payé le prix fort.
Bien plus tard durant la Seconde Restauration, Louis XVIII, curieux de connaître ce singulier personnage, recevra le Roi de Chevrières et ses frères lors d’un mariage d’une de ses cousines à Tarare, et leur octroiera en remerciement de leur loyauté à la couronne une rente de 900 francs (somme rondelette pour l’époque). Il demandera par la suite régulièrement des nouvelles de « son cousin le Roi de Chevrières ». Néanmoins, cette rente fut supprimée à l’avènement de Louis-Philippe. Ruiné par cette aventure, le Roi de Chevrières fut obligé de céder son domaine. Il meurt en 1825 à Saint-Étienne, dans la pauvreté.

Château de Chevrières (Province du Forez)
Source : www.chevrieres42.fr
Nous sommes aux alentours de l’an Mil. Un homme assiste à la messe assis sur les marches de l’église Saint-Barthélémy, sur l’île de la Cité, à Paris. Il s’agit de Robert II, dit le Pieux, qui sera roi de France, de 996 à 1031. Excommunié par le pape Grégoire V pour des raisons purement politiques, il lui est désormais interdit de pénétrer dans une église.
Soudain, un certain Abbon, abbé de Fleury, suivi de deux femmes, approche du monarque et exhibe sous ses yeux un monstre que le douteux ecclésiastique présente comme étant le résultat des amours « coupables » du roi avec Berthe de Bourgogne. Sur un plat vermeil repose un corps d’enfant mort-né apparemment doté d’un cou et d’une tête de canard. Ce sinistre montage fut vraisemblablement confectionné dans le seul but d’impressionner le souverain et de le persuader de retourner dans le sein de l’église en renonçant à son mariage avec Berthe de Bourgogne. Quant au véritable dauphin, il aurait survécu à sa naissance et, ravi à sa mère, aurait été confié à des moines, avant de disparaître dans les brumes de l’histoire du royaume de France.
Excommunié et harcelé par ses ennemis, Robert le Pieux va s’établir hors de Paris, dans un vallon de vignes que l’on nomma alors Vauvert, c’est-à-dire le « Val vert ». Ce vallon correspond à l’actuel « Jardin du Luxembourg » (6e arrondissement).
Le Diable Vauvert.
Robert fut finalement contraint de céder aux pressions papales et se remaria. Toutefois, lorsqu’il mourut, son château fut abandonné et tomba rapidement en ruines. Le château d’un roi excommunié ne pouvait qu’avoir une réputation sinistre et celle-ci ne fit que se renforcer lorsqu’une population de mendiants et de brigands élit domicile dans ses ruines. Leur inconduite, leurs cris et leurs hurlements finirent par établir définitivement la réputation d’endroit maléfique et hanté, acquise par l’ancien château du roi Robert.
Pour compléter cet infernal tableau, il convient de souligner que l’on trouvait dans les alentours du château, de nombreuses carrières dans lesquelles le vent, en s’y engouffrant, émettait un son lugubre.
Au 13ème siècle, la réputation sulfureuse du château de Vauvert était intacte. Aussi, en 1259 (ou 1257), Louis IX dit « Saint Louis » (règne : 1236-1270), décida-t-il de concéder le terrain de Vauvert aux Chartreux qui y établirent un couvent. Jusqu’à cette époque, les frères Chartreux étaient logés à Gentilly d’où ils pouvaient voir les ruines du château du roi Robert qui avaient alors la réputation d’être hantées par une foule de fantômes, de spectres et de monstres les plus divers. Parmi eux se trouvait, dit-on, un être de couleur verte, mi-homme, mi-serpent, doté d’une grande barbe également verte (ou blanche) et armé d’une massue : le Diable Vauvert.
La réputation maléfique de l’endroit résista à la présence des Chartreux. Ainsi, au 16ème siècle, des réunions sabbatiques s’y tenaient toujours, présidées, disait-on, par le Grand Diable Vauvert dont on prétendait qu’il parcourait la rue d’Enfer sur un char enflammé et qu’il étranglait tous ceux qu’il rencontrait sur son passage…
En outre, des terrains marécageux laissaient échapper des gaz de leurs eaux méphitiques. Ce phénomène donnait naissances à des « feux follets » que l’on considéra longtemps comme les âmes errantes des enfants non-baptisés.
Au 18ème siècle, quelques charlatans firent « voir le Diable » à leurs naïves victimes dans les carrières de Gentilly et celles, toutes proches, de Bicêtre.
Quant au couvent des Chartreux de Vauvert, il prospéra jusqu’à la Révolution française et deviendra même célèbre pour ses pépinières, celles-là même qui ont été conservées jusqu’à nos jours dans la partie méridionale du Jardin du Luxembourg.
La légende du Diable Vauvert donna naissance à la célèbre expression « aller au diable Vauvert » (et non, comme on l’entend parfois, « aller au diable au vert », ce qui ne signifie rien), qui évoque une expédition hasardeuse, incertaine, lointaine, dangereuse, dont on risque de ne pas revenir.
Eric TIMMERMANS
Bien que l’origine de l’expression soit liée au château de Vauvert à Gentilly ou bien à l’abbaye de Vauvert, maison de Chartreux située rue d’Enfer à Paris, d’autres hypothèses préconisent l’origine du nom à un sanctuaire dédié à Notre Dame de la Vallée Verte, à Vauvert dans le Gard ou après la représentation des « Mystères », se jouaient les Diableries, spectacles profanes offerts jadis aux pèlerins de Saint Jacques de Compostelle.