Le Puy du Fou rapatrie l’anneau de Jeanne d’Arc en France


Le Puy du Fou rachète l’anneau de Jeanne d’Arc

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Après environ de six siècles aux mains des Anglais, la bague de Jeanne d’Arc est de retour en France.  Capture Timeline Auctions

L’anneau avait été volé lors du procès de Jeanne d’Arc en 1431 à Rouen par l’évêque Cauchon. Ce dernier est connu pour, à la solde de l’Anglais, avoir ordonné le procès et le martyr de la Pucelle.

Depuis, le précieux bijou était resté aux mains de la Perfide Albion. Mais c’était sans compter sur la détermination de Philippe de Villiers, fondateur du Puy-du-Fou (Vendée).

Tout commence le 24 février dernier, révèle Le Figaro Magazine. Ce jour-là, le célèbre Vendéen apprend par son ami, l’avocat Jacques Trémolet de Villers (qui vient de publier un ouvrage sur le procès de Jeanne d’Arc), que l’anneau sera mis aux enchères le 26 février par la Timeline Auctions à Londres. Philippe De Villiers a moins de deux jours pour réunir les fonds et acquérir l’objet, authentifié par la maison de vente. L’anneau est mis en vente à 19.051 euros.

«On se doutait que la vente allait battre des records. (…) La Fondation Puy du Fou Espérance, en tant que personne morale, pouvait y participer à hauteur de 80.000€ mais pas au-delà. Nous avons donc fait appel à des donateurs et nous sommes arrivés à la somme de 350.000€,» confie Nicolas de Villiers, fils de Philippe, au Figaro Magazine. Le jour de l’enchère, malgré l’emballement de la salle, Nicolas de Villiers joue le tout pour le tout et remporte l’anneau pour 376.833 euros. L’anneau, offert à la jeune Jeanne d’Arc par ses parents pour sa première communion, reviendra bien en France.

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La relique en laiton est décorée de trois croix et porte les inscriptions «JM» pour Jesus Maria. Selon la légende, Jeanne avait l’habitude de regarder l’anneau avant chaque bataille. (Capture Timeline Auctions)

Le Puy du Fou «s’est donné pour mission de contribuer au rayonnement de la France, de son Histoire, de ses merveilles, de ses grandeurs. Il était de son devoir de mettre fin à l’exil de ce symbole ayant appartenu à la plus grande héroïne de l’Histoire de France», écrit le parc sur son site internet. Nicolas de Villiers explique au Figaro magazine qu’une cérémonie sera organisée le 20 mars pour accueillir la bague que Jeanne portait à l’index, et que la relique sera par la suite exposée au public dans un lieu dédié du parc.

Cet anneau avait été présenté comme magique par les détracteurs de la Pucelle d’Orléans. L’évêque Cauchon lui avait volé durant son procès. «Rendez-le moi !», s’était écrié Jeanne d’Arc qui fût brûlée le 30 mai 1431 à Rouen.

Sources :

https://www.leparisien.fr/societe/le-puy-du-fou-rapatrie-l-anneau-de-jeanne-d-arc-en-france-04-03-2016-5597865.php#xtref=https%3A%2F%2Fwww.google.fr%2F

Interview de Philippe de Villiers sur TV Libertés dans I.Media 4.03.2016  https://www.tvlibertes.com/i-media-s03e05-calais-macedoine-lafp-desinforme/

264 ans après, le bureau de Louis XIV réintègre le château de Versailles

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Le château de Versailles, qui a fait jouer son droit de préemption pour récupérer le bureau, va le réinstaller dans son écrin original.

Ce vendredi 19 février, le château de Versailles a annoncé que le bureau de Louis XIV, son souverain bâtisseur, allait retrouver son emplacement d’origine. Ce meuble est une des rares pièces d’ébénisterie commandée par le roi qui soit encore conservée. Le bureau a été réalisé en paire en 1685 par l’ébéniste Alexandre-Jean Oppenordt pour le cabinet privé du roi (l’actuelle pièce des bains de Louis XVI), situé juste derrière la galerie des Glaces. Il est réalisé en chêne, placage d’ébène et palissandre de Rio, tandis que les chiffres du roi sont omniprésents dans les marqueteries de laiton et d’écailles rouges gravées. Des arabesques enlaçant le plateau laissent penser que le dessin est le travail de Jean Ier Bérain, dessinateur du roi. En 1751, le bureau avait été jugé « démodé » et vendu. On retrouve ensuite sa trace au XIXsiècle, lorsqu’il intègre les collections du Baron Ferdinand James Anselm de Rothschild, qui le fait transformer en secrétaire à pente. Grâce à l’appui financier d’Axa et de la Société des Amis de Versailles, l’institution a fait jouer son droit de préemption lors d’une vente organisée le 18 novembre 2015 chez Fraysse. Acquis pour 1,3 millions d’euros, le bureau a aussitôt été classé Trésor national. Le comité scientifique, réuni pour conduire la restauration, inclut notamment Daniëlle Kisluk-Grosheide, la conservatrice des sculptures et arts décoratifs du Métropolitan Museum, qui conserve l’autre version inchangée du bureau. La pièce retrouvera son écrin tutélaire dans son état original et sera présentée au public dans le courant de l’année 2017.

Source : https://www.connaissancedesarts.com/

Cérémonie à la mémoire du roi Louis XVI Paris – Dimanche 24 janvier 2016

Secretariat-PrinceChers Amis, Nous voici réunis pour le 223ème anniversaire de l’assassinat du roi Louis XVI au lendemain d’un procès dont le verdict était décidé d’avance. La France traversait alors des jours dramatiques et cette mort du monarque allait, malheureusement, être la première d’une longue liste.

Mais il me semble que se réunir plus de deux siècles après un événement n’est pas anodin. Les exemples ne sont pas choses courantes. Ils le sont d’autant moins que cette messe, à laquelle nous venons d’assister et pour laquelle je remercie les desservants, est loin d’être unique. Ce sont, en fait, des dizaines de messes qui sont célébrées autour du 21 janvier. Cela dans toute la France et même à l’étranger (puisque la Belgique, la Suisse, les USA s’honorent de cérémonies d’hommages au roi martyr). Ces cérémonies sont importantes et leur sens dépasse de beaucoup ce que peuvent être des commémorations. Seule la mort du roi amène, chaque année, cet événement à se renouveler. Les générations passent et cela continue. C’est au sens propre un événement national et il n’est pas étonnant que, chaque année, alors que les médias ne sont pas très ouverts à la monarchie, il fasse l’objet de séquences à la télévision comme à la radio et d’articles dans la presse papier ou numérique.

Cela donne une autre dimension à cet acte. Nous ne commémorons pas seulement un événement tragique. La mort du Roi est d’une autre nature.

Elle atteint, au plus profond, chacun d’entre nous, chacun d’entre vous. Non seulement parce que, comme je le disais en introduction la justice a été sacrifiée aux passions humaines et partisanes mais, aussi parce que elle est contraire aux fondements mêmes de l’âme française.

Elle est destructrice. Elle a créé un vide dans nos vies, dans nos cœurs et dans nos familles comme dans la société. Ayant perdu son chef naturel, légitime, la société est déboussolée. Or une société, un État, a besoin de savoir, comme un individu, d’où il vient et où il va. Sa quête est philosophique et spirituelle. La société ne peut pas se contenter d’errance, de vérité d’un jour, qui ne l’est plus le lendemain. Au contraire, elle a besoin de certitudes. Les jeunes encore plus. Les voir présents lors des cérémonies à la mémoire de Louis XVI confirme ce besoin d’absolu et de vérité. Les jeunes n’aiment pas les idées fausses. S’ils sont prêts à se donner, ce n’est pas à des chimères. C’est pour du vrai, du juste et du beau. C’est parce qu’ils ont la foi et que dans cette foi, ils puisent leur espérance.

Il faut donc voir l’assassinat du Roi qui nous réunit non pas seulement comme un tragique souvenir que nous serions quelques-uns à partager, mais comme un appel à mieux réfléchir à ce que nous souhaitons pour l’avenir. Le Roi n’est pas mort pour rien. Son sacrifice, accepté et offert, a été celui de nombreux Français ; son sacrifice, officialisé par un procès, acte dont on attend qu’il fasse ressortir la vérité, a marqué l’entrée de la France dans une spirale de déchristianisation et d’avènement du matérialisme et de l’individualisme dont nous voyons, actuellement, combien elle est dangereuse.

Le fait d’avoir exécuté le monarque a coupé ce lien filial si particulier, si fondamental, qui unissait le roi et son peuple ; qui unissait le peuple à son histoire. C’est ce lien qu’évoquent ces commémorations annuelles. Ce désir de retrouver la filiation perdue. Tous les grands pays de la Grande-Bretagne au Japon, de la Russie aux USA, vivent par et pour ce rapport au temps long de leur histoire.

La France, en s’en privant, continue à se mutiler et à se perdre. Depuis près de deux siècles, les crises succèdent aux crises dont certaines sanglantes, les Républiques aux Républiques. Cela ne change rien au vide dont un Ministre, et non des moindres, s’appuyant sur sa formation de philosophe, a reconnu l’existence il y a quelques mois ! Ainsi commémorer cet assassinat plus de 200 ans après qu’il a été commis, c’est affirmer que l’idée de royauté est toujours nécessaire et vivante. En France, le roi ne meurt jamais, selon l’adage. Il se perpétue.

C’est aux Français de lui redonner vie, de retrouver leurs racines. Mais ceci ne peut être simplement formel. La royauté ce n’est pas une république couronnée. Elle est avant tout un ensemble de valeurs vécues et partagées puisque ce sont d’elles que vient l’unité entre toutes les composantes du pays. Par le passé ces valeurs étaient directement issues du baptême chrétien de Clovis. Actuellement, elles sont à retrouver, à reconstruire et surtout pas à travestir par des slogans. La France en renouant avec ce qui l’a animée tout au long de son histoire pourra alors surmonter difficultés et épreuves et reprendre le cours de sa destinée.

Derrière le rejet de cet assassinat de Louis XVI se profile le besoin de redonner primauté à la vie, de la naissance à la mort ; la nécessité de redonner à la famille tous ses droits, notamment dans l’éducation des enfants. Pensons à Louis XVI faisant faire, en prison, des pages d’écriture à son fils et lui enseignant histoire et géographie. Quel exemple ! Derrière le rejet de la mort du roi apparaît aussi le désir de retrouver la nécessaire souveraineté garante de toutes les libertés.

Tout cela ne peut rester de vains mots. Ces réalités doivent vivre. Il appartient à nous tous de le faire dans nos métiers, nos professions, dans nos familles et nos activités. Beaucoup de jeunes l’ont compris. Leur voix, sans doute, ne s’entend pas encore suffisamment, mais comme ils sont l’avenir, les veilleurs qu’ils sont actuellement, deviendront rapidement les acteurs de demain.

Tels sont les vœux que je forme, en ce début d’année, pour vous tous ici présents et pour tous les Français. Pour la France.

Je les accompagne de remerciements. Merci à ceux qui m’ont envoyé leurs vœux ainsi qu’à ma famille ; merci à ceux qui ont participé à la cérémonie d’aujourd’hui, les desservants mais aussi à tous ceux qui ont contribué à son organisation et à sa tenue.

Puisse saint Louis continuer à veiller sur la France et saint Martin, dont on commémore cette année le 1700 anniversaire, continuer à l’inspirer.

Merci. Louis, duc d’Anjou