CAUSE DU DÉCÈS DE SAINT LOUIS

Saint Louis n’est pas mort de la peste, mais du scorbut !

18 juin 2019,

La statue de Saint Louis devant la collégiale Notre-Dame de Poissy, où le roi de France a été baptisé en 1214. LP/Olivier Boitet

Une carence aiguë en vitamine C a été fatale au roi de France mort en 1270 devant Tunis, selon l’étude d’une équipe de scientifiques français dirigée par le docteur Philippe Charlier, publiée ce mardi.

Il va falloir réécrire les livres d’histoire du Moyen Âge. Contrairement à ce qui est souvent dévoilé depuis une éternité ou presque, le roi Louis IX, devenu Saint-Louis après sa canonisation, n’est pas mort, le 25 août 1270, de la peste mais du scorbut, une carence aiguë en vitamine C. C’est ce qui ressort d’une passionnante étude scientifique publiée ce mardi dans la revue internationale « Journal of stomatology, oral and maxillofacial surgery ».

Ce qui était une hypothèse ces derniers mois est désormais une certitude aux yeux de l’équipe de scientifiques français (essentiellement de l’université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines) dirigée par le docteur Philippe Charlier. Ce médecin légiste et paléoanthropologue, maître de conférences et praticien hospitalier actuellement en détachement au Musée du quai Branly à Paris, autopsie depuis des années des morts célèbres à l’instar d’Henri IV ou de Richard Cœur de Lion.

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Cette fois, il a passé au peigne fin la mandibule du souverain disparu à l’âge de 56 ans. Cet os était conservé à Notre-Dame de Paris dans un reliquaire. Cette mâchoire inférieure est « non seulement authentique, mais permet aussi de mieux comprendre les circonstances du décès » du Capétien en 1270 devant Tunis, alors qu’il tentait une huitième croisade et qu’il était à l’apogée de son règne.

D’autres restes devraient livrer de précieux indices

Selon l’université francilienne, « son examen » (médical à l’œil nu, puis au scanner doublé d’une datation au carbone 14 et d’une confrontation avec des données historiques) a montré qu’il n’avait pas survécu à « une complication du scorbut qui a attaqué la gencive puis l’os ». « L’aspect grignoté de la mandibule est caractéristique de la maladie », décrypte Philippe Charlier.

« Une surinfection locale et/ou généralisée (bactérienne, virale ou même parasitaire) a pu survenir sur cet état de fragilité physiologique relative et finir par tuer le roi mais aussi d’autres membres de sa suite et de son armée », précise l’établissement d’enseignement supérieur dans son communiqué. « Le scorbut, on peut en mourir. Mais on peut aussi avoir le scorbut et mourir d’une dysenterie. Il fragilise et rend beaucoup plus sensible à des agents infectieux », précise Philippe Charlier.

De nouvelles études doivent permettre de savoir si le monarque, en plus du scorbut, n’était pas atteint d’une infection fatale. D’autres restes, notamment ces viscères conservés à la cathédrale Saint-Louis de Versailles, livreront encore de précieux indices.

Louis IX s’est éteint pieusement de l’autre côté de la Méditerranée sur un lit de cendres après avoir reçu les derniers sacrements. Il a été inhumé le 22 mai 1271 à Saint-Denis. Sa dépouille avait été veillée durant une nuit à la cathédrale Notre-Dame. Huit siècles après avoir rendu l’âme, le souverain n’a pas fini de parler.

http://www.leparisien.fr/societe/saint-louis-n-est-pas-mort-de-la-peste-mais-du-scorbut-18-06-2019-8095899.php

Croix de Lorraine

HISTOIRE DE LA CROIX DE LORRAINE 

Extraits d’un article écrit par le chanoine Cherrier et publié
dans les « Mémoires de l’Académie des sciences, agriculture, arts et belles-lettres d’Aix » – 1891

L’écusson de la Lorraine porte : d’azur à une croix patriarcale à double traverse.

La Lorraine, après avoir formé, au démembrement du royaume d’Austrasie, le Royaume de Lorraine (855), puis le Duché de Haute-Lorraine (959), fut réunie totalement à la France en 1766, après la mort de Stanislas roi de Pologne et dernier duc de Lorraine. Metz s’était donnée à Henri II en 1552.

La Lorraine, placée entre la France et l’Allemagne, est un reste de l’ancienne Austrasie, séjour des Francs et berceau des Carlovingiens. Constituée plus tard en duché indépendant auquel appartenait la principauté de Bouillon, aujourd’hui à la Belgique, elle attira, pendant de longs siècles, l’attention du monde, par ses grands hommes et les hauts faits de ses ducs qui avaient dans les veines le sang de l’Empire germanique et le sang de la maison de France.

L’emblème national de la Lorraine est une croix à double traverse. Cette croix, de forme grecque, à deux croisillons, fait sa première apparition, comme pièce héraldique, sur les monnaies du roi René, devenu duc de Lorraine, par son mariage avec Isabelle de Lorraine, fille aînée et héritière du duc Charles.

Le roi René la portait noire, comme l’indiquent ses armoiries à la cathédrale d’Angers. René II, son petit-fils, lui donna la couleur blanche.

« De tous les emblèmes nationaux, dit monsieur Léon Germain, la croix de Lorraine est peut-être le plus populaire dans son pays et le plus connu au dehors. Bien peu de personnes, cependant, savent son histoire ».

  Monnaie du Roi Réné

Quelle est l’origine de la croix de Lorraine à double croisillon ?

 Les emblèmes nationaux sont souvent aussi mystérieux dans leur origine, que les nations dont ils sont le point de ralliement. On les voit paraître tout à coup, au lendemain d’une victoire ou d’un avènement dynastique. On les accepte. Et, c’est en vain, que plus tard, on cherche à arracher à l’antiquité la genèse de leur destin primitif.

La croix à double traverse importée, en Lorraine par René d’Anjou, n’est autre que la croix du royaume de Hongrie. Telle est l’opinion en faveur de laquelle monsieur Léon Germain apporte des documents certains et une argumentation solide.

La croix double, dit le P. Benoît Picard, fut donnée par le Saint Siège à Saint-Étienne, roi de Hongrie, pour la faire porter devant lui. Cependant, il est plus probable, au dire de Monseigneur Barbier de Montauld, qui a étudié la question avec beaucoup de sagacité dans sa Nouvelle méthode raisonnée du blason, que le principe de la croix double est une relique de la vraie croix rapportée de Jérusalem par le roi de Hongrie André II, père de Sainte-Élizabeth.

Croix de Hongrie

Car c’est à partir du règne d’André II, que cette pièce héraldique figure dans les sceaux officiels de Hongrie (1205-1235.) Une première preuve en est donnée par le sceau à double croix d’Agnès d’Autriche (épouse d’André III), reine de Hongrie, qui, devenue veuve en 1301, fonda le monastère de Koenigsfelden, en Suisse.

Comment ce sceau de la maison royale de Hongrie se trouve-t-il appendu à l’acte original de donation des terres de Neufchâteau et de Chatenoy par Ferry IV, duc de Lorraine, à sa femme Isabelle d’Autriche, en 1326, cent ans avant le roi René ?

Cela ne peut s’expliquer que par la parenté d’Agnès d’Autriche, épouse d’André III, roi de Hongrie, avec Isabelle d’Autriche, femme de Ferry IV. Une seconde preuve est dans un vitrail du monastère de Koenigsfelden, où Sainte-Élizabeth de Hongrie est représentée tenant en mains la croix à double traverse. Ce vitrail est de la fin du XIVe siècle.

La croix de Lorraine, dit Chifflet, dans son Commentarius Lotharigiensis, édité en 1649, est la croix royale de Hongrie. Les premiers rois de Pannonie, dont les ducs d’Anjou se disent les descendants, portaient la croix double, d’une teinte rouge pourpre.

René d’Anjou lui donna la couleur noire. Les ducs de Lorraine issus de Yolande, fille de René, conservèrent la croix de Hongrie, qu’ils appelèrent croix de Lorraine, en lui donnant une teinte dorée.

C’est donc en arrivant d’Orient, que la croix à double traverse devint la croix royale de Hongrie. Mais comment de Hongrie cette croix à double traverse, vint-elle en Lorraine ?

En 1270, par le mariage de Charles II d’Anjou, roi de Sicile, de Naples et de Jérusalem, avec Marie, soeur du roi de Hongrie Ladislas IV, la maison d’Anjou acquit des droits sur la Hongrie. Ces droits, ainsi que beaucoup d’autres, furent vainement affirmés. Comme signe de protestation, la maison d’Anjou garda la croix de Hongrie dans ses armoiries.

La reine Jeanne II, dernière héritière de la maison d’Anjou, se qualifiait « reine de Hongrie, de Jérusalem et de Sicile ». Or, c’est elle qui adopta René de France-Anjou, si connu sous le nom de roi René, devenu duc de Lorraine en 1431.

A cause des prétentions de la maison d’Anjou à la couronne de Hongrie, le roi René a adopté la croix à double traverse et l’a portée au premier quartier de ses armes pleines. Sans conserver les mêmes prétentions, les successeurs de René, comtes du Maine, ducs de Lorraine, et leur descendance ont continué de porter en blason la croix à double traverse.

D’ailleurs, les monnaies que René fit frapper comme souverain réel de la Lorraine offrent des types variés de la croix à double traverse. L’une de ces monnaies porte en légende intérieure : Moneta et Vanei avec la croix double. Une autre porte en légende : Crucem tuam adoramus Domine avec croix de Lorraine accostée de deux R : Renatus Rex.

De plus, les monnaies que le roi René fit frapper à Tarascon ressemblent à celles de Lorraine, quant aux initiales et à la croix double. Sur toutes ces monnaies à croix de Lorraine frappées par le roi René, les détails les plus précieux sont donnés dans les études de monsieur de Saulcy, publiées à Metz en 1845, et dans celles de monsieur Laugier, conservateur du cabinet des médailles de Marseille, publiées dans les « Mémoires de l’Académie » en 1882.

Ainsi, apportée de Jérusalem par le roi de Hongrie André II, qui l’a fixée, comme pièce héraldique, aux armes royales, la croix à double traverse a passé à l’écusson de René d’Anjou prétendant au trône de Hongrie, et, de là, à l’écusson des ducs de Lorraine descendants de René.

Nous pouvons donc dire avec Didron : « L’origine de la Croix de Lorraine est orientale, la Croix de Jérusalem en est le type ». Quant à l’opinion qui prétend que le roi René a adopté la Croix double, en souvenir de Godfroid de Bouillon, ou par dévotion personnelle pour une relique de la vraie Croix qu’il aurait vénérée à Marseille et à Angers, nous pouvons, avec M. Léon Germain, lui opposer cette réflexion décisive.

Si le roi René avait adopté la croix potencée de Godfroid de Bouillon, il l’aurait conservée seule. Or, la croix de Godfroid de Bouillon se trouve, sur plusieurs monnaies, concurremment avec la Croix de Lorraine.

D’autre part, si René avait adopté la croix double, par vénération pour une relique insigne, il lui aurait donné une place toujours privilégiée et une forme toujours invariable et respectée. Or, la croix double, aux armoiries de René d’Anjou, varie dans sa forme, selon le temps et le gré des artistes. Elle n’a une place spéciale et un rôle éminent que sur les monnaies.

Toutefois, il est certain que si la croix double, gravée sur les monnaies et aux écussons de famille, considérée comme pièce héraldique, a persisté, plus ou moins longtemps, dans les pays divers où René d’Anjou a exercé son autorité, il faut dire que c’est en Lorraine seulement qu’elle devint le symbole officiel du duché.

Voici à quelle occasion :

En 1477, le duc René II, petit-fils, par sa mère, du roi René, livre bataille, sous les murs de Nancy, à Charles le-Téméraire, duc de Bourgogne, le plus puissant des princes qui n’étaient pas rois. Charles fut tué en désertant le combat. Or, à cette bataille de Nancy, qui est l’événement capital de l’histoire de Lorraine, parce qu’elle a consacré le règne de la vieille dynastie d’Anjou et l’union définitive des duchés de Bar, de Lorraine et du comté de Vaudemont, le point de ralliement était la croix de Lorraine, de couleur blanche.

Depuis cette époque, la croix double, qui n’était qu’un emblème de famille, devint, par René II, le symbole par excellence de l’État lorrain.

Et l’histoire dit assez haut comment cet emblème fut porté par les ducs, désormais moins germaniques que français.

Trois générations des Guise, la branche cadette des ducs, ont présenté la croix de Lorraine à l’admiration de la France.

L’un d’eux, le célèbre inspirateur de cet élan national, qui mit la foi religieuse au-dessus de la fidélité aux souverains, Henri de Guise a porté la croix si près du trône, que la peur le fit poignarder, dans un guet-apens, au château de Blois.

Les ducs régnants :

– Charles III qui construisit la ville neuve de Nancy, achevée et embellie par Stanislas de Pologne.
– Charles IV, frappé par Richelieu qui exigeait l’alliance des Lorrains contre l’empire d’Allemagne.
– Nicolas François qui, sur le conseil du bienheureux Fourier, curé de Mattaincourt, abandonna la pourpre cardinalice, pour épouser sa cousine la princesse Claude, et garda à la Lorraine, malgré Richelieu, sa dynastie, sa gloire et sa nationalité.

– Charles V, le compagnon de Sobieski, à la bataille de Vienne, contre les Musulmans.

Enfin, Léopold le dernier duc, frère de François Ier, empereur d’Allemagne, l’un des princes du XVIIIe siècle qui ont excité le plus d’enthousiasme et d’admiration, ont prouvé que la croix de René d’Anjou, plantée dans la terre lorraine, l’avait rendue admirablement féconde en princes pieux, bienveillants dans la paix et merveilleux dans la guerre.

Cependant, vient un jour où la Croix de René d’Anjou doit s’incliner et s’effacer, comme emblème national, devant le drapeau de Louis XIV.

En 1670, le vieux duché fait son entrée définitive dans la famille française, à laquelle il appartient déjà, par le coeur et les services rendus. Menacée des mains tortueuses de l’empire d’Allemagne, la Lorraine montre comment un peuple, formé à l’ombre de la Croix, sait déposer avec honneur, un sceptre affaibli, pour accepter d’un sceptre plus fort, l’assurance que la foi, les traditions et la liberté seront respectées.

Un siècle plus tôt, en 1552, Metz, la soeur aînée de Nancy, s’est donnée librement au roi de France Henri II. « J’ai grand plaisir, disait ce prince, de voir en quelle bonne volonté les députés lorrains, venus à Joinville, persévèrent en mon endroit ». Le connétable de Montmorency vint immédiatement occuper la ville commerçante et guerrière.

A coup sûr, entre la croix double et la fleur de lys, l’alliance doit être sincère et irrévocable. En France, la Lorraine retrouve sa religion, ses souvenirs, ses espérances.

Pourquoi son coeur ne battrait-il pas à l’unisson de la grande nation pleine de bonne gloire et de juste fierté ? Mais si, après deux siècles d’éclat incomparable, la croix double redevient pour la Lorraine un écusson de famille, c’est un écusson qu’elle garde comme une relique précieuse, car il rappelle des ancêtres de haute lignée et de vaillante allure dont il faut se faire gloire de garder les principes et de perpétuer les exemples.

Dès lors, la belle province qui s’est appelée Basse-Lorraine, Lorraine-Mosellane, Pays Messin, entre dans la structure de la France. Elle entrelace son histoire à la sienne. Elle complète son unité géographique.

Elle sauvegarde ses frontières, en mettant pour boucle à sa ceinture une imprenable forteresse :
– Metz tranquillement assise au confluent de la Seille et de la Moselle, visible de loin par les flèches élancées de sa cathédrale, dominée par des collines à pentes douces, que couronnent des forts d’un aspect sombre et menaçant.
– Nancy, coquettement rajeunie par la grandeur et la régularité de ses rues, riche de son palais ducal, de sa chapelle ronde, de son église de Bon-Secours fondée par René II, en mémoire de la victoire remportée sur Charles-le-Téméraire et ornée des étendards enlevés par les ducs.
– Metz et Nancy, enveloppées dans les plis du drapeau français, ne cessent point d’apparaître, comme les deux joyaux fixés par la main du temps, aux deux traverses de la croix des aïeux.

A Metz et à Nancy, malgré les délires de révolution et les bouleversements politiques, les armoiries d’Anjou restent populaires. Les braves gens de la campagne et du commerce, trouvent dans la Croix ducale le passé qu’ils aiment et le progrès qu’ils désirent. Il y a encore des industries, des hôtelleries importantes, de grandes maisons de négoce qui portent en fronton : « A la Croix de Lorraine ».

Changeons les gouvernements, nous ne changeons pas les enseignes. C’est d’ailleurs le propre de la tradition de s’étendre en silence, et d’empêcher le bruit des craquements politiques de troubler les masses laborieuses, comme la neige tombée la nuit empêche le bruit des charriots.

Sans doute, en Lorraine, comme partout, il y a des esprits qui voudraient gratter l’antique écusson, pour se poser en dehors des principes de la société et protester contre ses croyances et son avenir. Entre ceux-là et les fidèles de la croix à une ou deux traverses, c’est le temps qui décidera.

Cependant, par-delà tant de querelles et tant de résultats contraires aux impatiences et aux calculs, l’idée qui émerge chez les Lorrains avisés, c’est l’idée de la croix unie au drapeau, comme au temps des Guise et de René d’Anjou. Cette idée semble disparaître et s’obscurcir, à certains moments.

Mais, aux jours de malheur, elle reparaît à la surface, comme ces plantes enracinées au fond d’une rivière, nourries de ses eaux et de ses limons, qui baissent un moment la tête sous la force du courant, puis ramènent bien vite au-dessus de la vague leur tige et leur couronne.

Salve, Crux pretiosa ! C’est toujours l’espérance vulgarisée par les monnaies du roi René. II n’y a que celle-là, dont les ailes soient plus longues que le temps, et plus fortes que l’adversité. 

Source :  http://enlorraine.unblog.fr/2011/01/01/la-croix-de-lorraine/

La FRANCE Libre  l’adopta pour emblème sur la proposition du vice-amiral Emile Muselier faite à de Gaulle, le 1er juillet 1940 en présence du capitaine de corvette Thierry d’Argenlieu « en opposition à la « croix gammée », pour les forces françaises, un pavillon de beaupré (carré bleu avec au centre la croix de Lorraine en rouge et  pour les avions, une cocarde à croix de Lorraine.

La raison de ce choix est a priori que l’amiral Muselier était d’origine lorraine et les armes du 507° régiment de chars de combat que commandait le colonel de Gaulle en 1937-1939 comportaient une croix de Lorraine.

Le pavillon fut modifié après deux ou trois mois: il était trop sombre. Dans le modèle définitif, il est bleu côté guindant, rouge côté battant. Au centre, le blanc forme un losange comportant une croix de Lorraine rouge non tréflée. Ce pavillon de beaupré est arboré actuellement par les bâtiments de la Marine nationale

L’emblème a été adopté ensuite par tous les Français libres et figurera sur de nombreux insignes (insigne émaillé porté par de Gaulle), notamment sur la croix de l’ordre de la Libération, sur la médaille de la Résistance, sur la médaille commémorative des services volontaires dans la France libre. La croix de Lorraine est également présente sur des monuments et sur les timbres créés sous les gouvernements du général de Gaulle.

La croix de Lorraine, emblème de De Gaulle et des mouvements gaullistes

En 1972, la croix de Lorraine a été choisie comme motif du mémorial Charles de Gaulle à Colombey les Deux Églises (Haute-Marne, Champagne-Ardenne). croix en béton armé précontraint de 44,30 mètres de haut pour un poids total sans fondations de 950 tonnes, revêtue d’un parement en granit rose de Perros-Guirec et habillée de surfaces en bronze de 10 mm d’épaisseur et d’1,68 mètre de longueur.

La Crois pattée à double traverse fut également le symbole de différentes fonctions ou organisations Chrétiennes : le Patriarcat de Jérusalem, l’Ordre des chanoines Hospitaliers du Saint Sépulcre, l’Ordre des Templiers et l’Ordre des Hospitaliers du Saint Esprit.

Différence historique entre la croix de Lorraine et la croix patriarcale

Selon certains auteurs, historiquement, la véritable croix de Lorraine serait une croix dont les deux barres transversales sont de même longueur. Elle est appelée double croix ou croix de Lorraine. La croix patriarcale est une croix avec la barre transversale la plus élevée plus courte que l’autre. De nos jours on appelle couramment toute croix à deux traverses croix de Lorraine.

La croix de Lorraine ne doit également pas être confondue avec la croix orthodoxe utilisée notamment par les chrétiens d’Europe de l’Est.

Version de la Croix de Lorraine à barres transversales égales

Croix patriarcale, de nos jours principalement connue comme Croix de Lorraine

La Croix de Hongrie, emblème de certains Ordres Militaires Chrétiens.

La Crois pattée à double traverse fut également le symbole de différentes fonctions ou organisations Chrétiennes : le Patriarcat de Jérusalem, l’Ordre des chanoines Hospitaliers du Saint Sépulcre, l’Ordre des Templiers et l’Ordre des Hospitaliers du Saint Esprit.

Ce paragraphe aborde la signification hermétique de la Croix de Hongrie au sein de ces différentes entités.


Patriarcat de Jérusalem.

Le titre de Patriarche de Jérusalem est traditionnellement porté par l’évêque de Jérusalem. Ce diocèse est l’un des plus anciens et des plus prestigieux de la Chrétienté, lié au fait de sa situation historique particulière en Terre Sainte et bien sûr au fait que c’est à Jérusalem que la Passion, la Résurrection et l’Ascension de Notre Seigneur Jésus-Christ eurent lieu.

Après la prise de Jérusalem par les croisés en Juillet.1099, une structure religieuse, le patriarcat latin, est créée à Jérusalem en complément d’une structure temporelle, qui sera le royaume de Jérusalem.

Les patriarches de Jérusalem ont eu depuis leur origine, la croix à double traverse pour emblème, et ce, selon certains auteurs bien avant la découverte de la Sainte Croix du Christ et le façonnage des premiers reliquaires arborant la forme crucifère.

Les patriarches de la Cité Sainte se faisaient précéder d’une double croix fichée au sommet d’une hampe lors de leurs déplacements publics pendant que ce même emblème ornait souvent leurs pierres tombales. A l’origine, la Croix à double traverse était l’emblème exclusif de la Croix de Jérusalem (Croix à ne pas confondre avec la Croix du Royaume de Jérusalem qui se blasonne : « D’argent à la Croix potencée dor, cantonée de quatre croisettes de même ».

Avec la naissance du royaume Franc, l’exclusivité de la Croix à double traverse échappe aux Patriarches, et déjà les chanoines hospitaliers du Saint-Sépulcre arborent alors également une double Croix.


Ordre du Saint-Sépulcre de Jérusalem.

«  Ordre du Saint Sépulcre

Que les amateurs d’insignes prêtent ici attention : celui des chanoines était la croix patriarcale rouge, donc à douzes pointes (semblable à celle que nous appelons « Croix de Lorraine », à une différence près toutefois : celle des chanoines était pattée). » écrit Yvon Roy dans « Le Testament des Templiers à Chinon » (1974).

Le témoignage d’Ernoul, repris par Curzon, puis par Marion Melville (la Vie des Templiers -1951) est plus diffus : « L’enseigne de l’habit dou Sepulchre est une croix vermeille à deux bras (telle la porte li Ospitaus) et cil del Temple la portent toute single vermielle. » Il se dégage néanmoins de tout ceci une certitude : l’emblème des chanoines hospitaliers du Saint-Sépulcre était une croix à double traverse à l’image de celle des patriarches.

L’ordre du Saint-Sépulcre de Jérusalem est un ordre religieux créé par Godefroy de Bouillon après la prise de Jérusalem en 1099. Constitué de chanoines, cet ordre a pour fonction la protection du Saint-Sépulcre mais aussi la vie liturgique du sanctuaire. Avec l’extension des conquêtes en Terre sainte, l’ordre se développe en étendant sa mission de protection des lieux saints sur l’ensemble du Royaume franc de Jérusalem.

Avec la perte des États latins d’Orient, l’ordre se replie sur l’Europe. C’est en 1489 que Innocent VIII décide la suppression de l’ordre canonial et son incorporation à l’ordre de Saint-Jean de Jérusalem.

Les chanoines portaient une croix cousue sur leur habit, c’est la croix patriarcale latine à double traverse écarlate.


Croix patriarcale sur l’habit d’un Chanoine du Saint-Sépulcre.


Certains historiens-antiquaires du XIXe siècle à la suite des historiographes de l’ordre du Saint-Sépulcre voulaient bien attribuer à l’ordre une origine quasi-mythique alors que la relecture des sources en fait un ordre créé en Terre sainte par Godefroy de Bouillon au mieux en 1099.

De retour de Terre sainte après la perte des États latins d’Orient, les premiers historiens de l’ordre du Saint Sépulcre lui trouvent trois glorieux personnages comme fondateurs : l’apôtre Jacques, l’impératrice Hélène et l’empereur Charlemagne ; tout trois liés d’une façon ou d’une autre au Saint-Sépulcre.

Jacques le Majeur, que les Évangiles appellent le « frère du Seigneur », devient, après la mort de Jésus, le responsable de la communauté chrétienne de Jérusalem, dont il est considéré comme le premier évêque. Les chanoinesses du Saint-Sépulcre le tiennent pour leur fondateur et lui attribuent la désignation d’une garde du tombeau de Jésus.

L’impératrice Hélène, mère de Constantin, séjourne à Jérusalem en 326 avant de se retirer en Bithynie. La tradition Catholique en fait la volonté constructrice de la église du Saint-Sépulcre en faisant abattre un temple à Vénus que l’empereur Hadrien avait fait construire sur le site. C’est à cette occasion qu’Hélène fait une découverte importante pour la religion chrétienne avec l’invention de la Vraie Croix. Elle est donc tout naturellement désigner comme fondatrice de l’ordre par les chevaliers au XVIe siècle. Elle est d’ailleurs fréquemment représentée en costume de chanoinesse du Saint-Sépulcre.

Charlemagne envoie deux ambassades auprès du calife de Bagdad, en demandant un protectorat franc sur la Terre sainte. La geste du roi, une chanson de geste, raconte ses aventures légendaires en Méditerranée et son pèlerinage à Jérusalem. Il était tout aussi naturel d’en faire un fondateur de l’ordre.


Ordre du Temple.

Ordre du Temple

La question de l’origine de la Croix portée par les chevaliers de l’Ordre du Temple a maintes fois suscité l’intérêt des chercheurs les plus sagaces. A ce problème vient se greffer l’interrogation, pour le moins tout aussi importante, relative à la forme exacte de celle-ci.

Le Dictionnaire de Furetière (publié en 1690), décrit la Croix à double travers et ajoute : « Ainsi la portent les religieux de l’Ordre du Saint-Esprit et autrefois les templiers. »

A l’origine, qu’elle leur vienne du Patriarche de Jérusalem ou du prieur du Saint-Sépulcre, l’ensemble des premiers chevaliers du Temple arborèrent la croix à double traverse… et ainsi en fut-il jusqu’en 1128, et sans doute encore durant quelques années, peut-être jusqu’en 1146/1148. Mais à une date imprécise, et pour un motif inconnu, cet état de fait cesse brutalement, et la Croix patriarcale devint l’apanage des seuls Grands Maîtres et grands dignitaires :  » … le Grand Maître et les grands dignitaires se distinguaient des chevaliers et des Templiers en général, par une croix à deux croisillons, alézée de gueules à la place de la croix pattée bien connue. » écrit J.-H. Probst Biraben.

Et John Charpentier de reprendre à la suite : « Mais la croix rouge (…) était commune à tous les membres de la milice, à l’exception, toutefois, des grands dignitaires qui arboraient la croix à deux croisillons inégaux, le plus court en haut. » Notons toutefois qu’aucun de ces deux auteurs ne se prononce quant au port de la croix à double traverse par l’ensemble des premiers chevaliers.



Vénération de la Croix Patriarcale Pattée.


En 1146 vraisemblablement, Eugène III accorde le port de cette croix rouge, citée par Charpentier, sur les instances de saint Bernard lui-même, et qui sera arborée par l’ensemble de la masse des chevaliers. Enfin, mystérieusement, la Croix à double traverse, à une époque indéterminée, disparait des attributs officiels de l’Ordre… sans la moindre explication.

Quel motif peut être avancé pour justifier cet abandon volontaire de la part des Templiers qui allèrent jusqu’à effacer soigneusement toute trace de celle-ci sur les sceaux, parchemins ou pièces de costume par exemple ?

Pour les Templiers, le symbole profond de la Croix Patriarcale de Jérusalem ne s’apparentait sans aucun doute nullement à celui que lui prêtait le christianisme officiel : l’Inquisition observa-t-elle de trop près cet emblème réservé aux seuls dignitaires de l’Ordre sans cesse surveillé ? Les Templiers s’aperçurent-ils que l’heure n’était pas venue de brandir un symbole aussi puissant à la face de tous ? Estimèrent-ils finalement que sa destinée était d’apparaître, puis de disparaître, à des moments donnés de l’Histoire ?

Cette croix à deux branches, que l’on connaît aussi sous le nom de croix patriarcale ou d’Anjou, a été adoptée de bonne heure par les Templiers qui la considéraient, à juste titre, comme un symbole très complet. », est-il écrit dans l’Hermétisme dans l’art du Blason de F. Cadet de Gassicourt et du baron du Roure de Paulin.

Il semble inutile de chercher davantage la raison de cette occultation soudaine de la Croix Patriarcale par les Templiers… Mais elle ne peut être que liée à l’essence même de ce symbole que nos deux auteurs qualifient de « très complet ».

Par ignorance de la réelle signification de ce symbole, sans doute, comme nous le verrons, d’autres ordres chevaleresques continuèrent à faire étalage de la Croix Patriarcale.


Ordre Hospitaliers du Saint Esprit

La Croix pattée à la double traverse fut également le symbole d’un autre Ordre Chrétien : Celui des Hospitaliers du Saint Esprit.

L’ordre des Hospitaliers du Saint-Esprit (Ordo Sancti Spiritus) connu aussi sous le nom de Frères hospitaliers (ou ordre du Saint Esprit de Montpellier) a été fondé à Montpellier vers 1180 par Guy de Montpellier dans le but d’accueillir les enfants abandonnés, les pauvres et les malades. L’ordre a été reconnu officiellement par le pape Innocent III le 23 avril 1198.

L’ordre était, à l’origine, une confrérie destinée au service d’un hôpital, mais, en 1198, à la veille de la croisade contre les Albigeois, le pape Innocent III la transforma en un ordre hospitalier, religieux et militaire.

La marque de l’Ordre est une double croix blanche échancrée et patriarcale. Cette croix des Hospitaliers du Saint-Esprit aurait été « montrée en révélation par un ange » au pape Innocent III.

« Les ordres militaires ou hospitaliers avaient tous pris comme signe distinctif, à l’exemple des croisés, une croix de forme et de couleur variées, cousue sur les habits. Guy de Montpellier adopta pour son ordre une croix blanche à double croisillon, dont les extrémités étaient élargies en forme de croix pattée à branches évasées. » Cette croix blanche à double traverse était portée par tous les religieux sur le côté gauche de leur manteau noir et de leur robe blême (bleu très pâle).

Au moment où il prononçait ses vœux, le nouveau profès recevait le manteau noir des mains du recteur, qui lui disait, en lui montrant la croix : « Que par ce signe s’éloigne de vous tout mal, et que le Christ vous conduise au royaume éternel. ».



Croix de l’Ordre des Hospitaliers du Saint Esprit au XIIème siècle.


La règle de l’ordre précise aussi que les frères portent le signe de la croix sur leurs capes et leurs manteaux, afin que par ce signe Dieu nous garde dans nos actions, nous maintienne dans l’obéissance et défende nos âmes et nos corps contre la puissance du démon, dans cette vie et dans l’autre..

En 1596, Melchior de la Vallée interprète cette double croix à douze pointes […] n’était point un simple motif de décoration ; c’était un emblème d’un symbolisme assez compliqué. Les trois bâtons réunis en une seule croix figuraient, pour les uns, le mystère de la Sainte Trinité, tandis que les douze pointes rappelaient le nombre des Apôtres. Certains y voyaient l’association de la croix du Sauveur et de celle, que tout chrétien doit porter dans son âme. Pour d’autres enfin, c’était une allusion au double fardeau que s’imposaient les membres de l’ordre, en travaillant à la fois à leur propre salut et à celui de leurs semblables.


Source :https://theudericus.pagesperso-orange.fr/Donnery/Croix_de_Hongrie/Croix_de_Hongrie_Origine_Tatry.htm

  

Représentation de différentes croix

Ci-dessous un lien où vous sont présentées les différentes sortes de croix

https://fracademic.com/dic.nsf/frwiki/469260

vous verrez la croix latine; la croix russe, la croix pattée et bien d’autres

Croix Latine
Croix russe
Croix pattée

Monseigneur Louis de Bourbon nous présente son dernier né

Louis XX et la reine Marie-Marguerite présentent Henri de Jésus

Le site EFE Estillo a obtenu une entrevue de Louis de Bourbon. Nous en donnons la traduction française.

Madrid, vendredi 12 avril 2019

Louis-Alphonse de Bourbon et Marie-Marguerite de Vargas posent avec toute leur famille dans leur résidence à Madrid, où ils présentent le garçon de la famille, Henri de Jésus, ainsi que ses frères, Eugénie, Louis et Alphonse.


Le duc d’Anjou, Louis-Alphonse de Bourbon, et son épouse Marie-Marguerite de Vargas, ont fourni à l’agence Efe la première image de toute leur famille après la naissance de leur quatrième enfant, Enrique de Jésus, au mois de février à New York.

Nous vivons une étape très heureuse dans toute la famille

a-t-il expliqué rayonnant cet après-midi à Efe, Louis-Alphonse de Bourbon,.
Henri de Jésus, né le 1er février à New York, pesait 4,2 kilos et mesurait 53 centimètres. Il apparaît pour la première fois en public dans les bras de sa mère sur les deux photographies, profondément endormi dans l’une d’elles et avec ses yeux noir, très ouvert dans l’autre.

La famille a choisi une gamme de couleurs similaire pour les deux photographies : en gris dans l’une, tandis que les tons bleus prédominent dans l’autre, où ils s’effacent tous devant Marie-Marguerite de Vargas et le nouveau-né. La femme de Louis de Bourbon affiche une image sereine et resplendissante, les cheveux relâchés et un doux sourire sur les lèvres.

Autour de lui, ses frères jumeaux, Luis et Alfonso, âgés de neuf ans, et sa sœur Eugénie, âgée de douze ans, posent avec bonheur et sourire avec leurs parents.

Photo prise dans le salon du domicile à Madrid

Les ducs d’Anjou posent avec leurs fils jumeaux, Louis et Alphonse, leur fille Eugénie et le petit Henri de Jésus. Eugénie, Louis et Alphonse sont heureux de l’arrivée de leur frère.

En vieillissant, ils ne connaissent aucune attaque de jalousie, comme on en connaît à d’autres âges

détaille le duc d’Anjou, qui ajoute que « c’est un jouet pour eux ».

L’un des souhaits de Louis-Alphonse de Bourbon était d’avoir une famille nombreuse, qui affirme que « plus que difficile, c’est une question de volonté » et ajoute qu’ils ont le soutien des « plus âgés qui s’entraident et travaillent ensemble à la maison» .

Louis-Alphonse de Bourbon, fils de feu le duc de Cadix et Carmen Martínez Bordiú, et Marguerite Vargas, fille du financier vénézuélien Víctor José de Vargas, se sont mariés le 6 novembre 2004 en République dominicaine.

Malgré la joie, le duc d’Anjou se souvient de sa grand-mère, Carmen Franco, décédée au mois de décembre 2017, à laquelle il était très proche.

C’est dommage qu’elle ne l’ait pas connu, mais heureusement, elle connaissait et appréciait la compagnie de mes enfants plus âgés et eux aussi.

Les photographies, prises il y a quelques jours à la résidence habituelle de la famille à Madrid, montrent une image heureuse et décontractée du ménage avec leurs enfants, qui envisagent de baptiser le nouveau-né prochainement. « Les parrains seront Borja Ardid, ma cousine, et Paloma Cuevas », une grande amie du couple, conclut Louis-Alphonse de Bourbon.

Tweets du Prince Louis de Bourbon

Nous souhaitons un joyeux anniversaire à la fille de Monseigneur Louis de BOURBON : Eugénie de Bourbon née le 5 mars 2007 et aînée des 4 enfants du Prince et de son épouse la Princesse Marie-Marguerite.

Jour anniversaire des 12 ans de la Princesse Eugenie




Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, a envoyé un message aux autorités, suite aux nombreuses profanations des lieux de culte catholiques, églises et cimetières qui se multiplient dans notre pays.

sans qu’aucune voix ne s’élève vraiment pour y remédier.

LOUIS XX

publié le 04/02/2019 à 17:32 par RTL

Le dimanche 20 Janvier, une foule de royalistes s’est rassemblée dans le centre de Paris, devant la Chapelle Expiatoire, afin d’y célébrer une messe en hommage à Louis XVI et Marie Antoinette, inhumés ici en 1793. 

Pour l’occasion, Anne-Marie est venue spécialement de Beauvais. Elle s’est levée aux aurores et espère être bien placée lors de la célébration : « Je suis venue pour la commémoration d’un bon roi qui a été assassiné, et pour voir Monseigneur« .

Ce « Monseigneur » en question est Louis de Bourbon, dit Louis XX, qui est le descendant direct de Saint-Louis, Henri IV et Louis XIV. À 44 ans, il se dit prêt à monter sur le trône si les Français lui demandent. Nostalgiques de l’ancien Régime, les royalistes produisent un discours politique où il est question d’un pays qui n’a plus de valeurs et qui a besoin d’un roi, fervent catholique pour diriger la France. 

« Je suis disponible, demandez aux Français »

Qu’ils soient partisans de Louis XX ou de Jean d’Orléans, autre prétendant au trône, tous veulent le retour au pouvoir d’un souverain sacré. À la sortie de la messe, les sujets s’inclinent devant celui qu’ils appellent « le roi ».  

De nationalité franco-espagnole, Louis XX est l’héritier de la couronne française par son père mais c’est aussi l’arrière-petit-fils du dictateur espagnol, Franco, par sa mère. Il a vécu en Espagne, où il a passé la majeure partie de son enfance. 

Devant les caméras de Zone Interdite en 2000, le jeune banquier de 26 ans affichait une certaine simplicité. « Je ne pourrai pas vivre sans travailler » et à la question « La fortune des Rois de France n’est pas arrivée jusqu’à vous? », il répondait amusé :  « Pas encore ».

Louis XX est télégénique, sportif mais aussi valseur émérite. Et déjà à l’époque, quand on lui demandait s’il voulait être roi, il répondait : « Moi je suis disponible, demandez aux Français. La moitié des pays en Europe ont une monarchie, et ça a l’air de très bien fonctionner,comme en Espagne ».

Un soutien du mouvement « gilets jaunes »

Louis de Bourbon s’est marié à Marie Marguerite Vargas, la fille du patron d’une grande banque vénézuélienne, dont il est devenu le vice-président. Aujourd’hui, il partage son temps entre Caracas et Madrid où vivent ses quatre enfants.

Louis de Bourbon se dit prêt à monter sur le trône si les Français lui demandent
Louis de Bourbon se dit prêt à monter sur le trône si les Français lui demandent Crédit : M6

Avec les années, son discours n’a pas changé. Récemment, il a fait part de son soutien au « Mouvement des gilets Jaunes », dont certains d’entre eux n’ont pas manqué, en ce dimanche 20 janvier, de le remercier et de s’afficher avec lui sur des photos.  

« Je pense que les Français ont peut-être été un peu abandonnés et le gouvernement n’a pas su expliquer les mesures qu’ils ont prises, il n’a pas pris en compte la population. » Ce jour-là, quelques partisans du Prince se retrouvent pour déjeuner.

Ces derniers temps, les monarchistes ont le sourire. Ils affirment recevoir de plus en plus de soutiens. Parmi eux, Loic Baverel, 36 ans, est responsable des ressources humaines d’une entreprise de services à la personne : « Suite à l’intervention du Prince sur les ‘gilets jaunes’, nous avons accueilli un flux de personnes qui ont souhaité se renseigner sur notre mouvement« .

À ses côtés, Philippe Montillet, membre du secrétariat du Prince. L’un comme l’autre croient au Grand Soir pour les monarchistes Français : « En politique tout est réalisable. Qui aurait pu penser en 1989 que quasiment du jour au lendemain, le monde communiste aller s’écrouler ? »

Jhttps://www.rtl.fr/actu/debats-societe/video-qui-sont-les-royalistes-en-france-en-2019-7796443585