Grâce à des travaux de restauration, les vitraux de l’édifice, désormais remplacés par des fac-similés en polycarbonate, retrouvent des couleurs. Un chantier qui aura coûté près de 2 millions d’euros, mais nécessaire pour donner une nouvelle jeunesse à cette basilique, nécropole des rois de France.
La réparation de dix verrières, parmi les trente et une que compte la basilique Saint-Denis, vient de s’achever. Mais il faudra encore du temps pour terminer l’ensemble des travaux de restauration de la nécropole des rois de France, dont le coût est estimé à 2,2 millions d’euros.
« Saint-Denis est désert. L’oiseau l’a pris pour passage, l’herbe croît sur ses autels brisés et on n’entend plus que les gouttes qui tombent par son toit découvert. » Elle n’est heureusement plus qu’un mauvais souvenir, en 2023, cette sombre vision de la basilique Saint-Denis qu’offre au lecteur Chateaubriand, dans son Génie du christianisme.
Splendeurs et misères des vitraux de la nécropole des rois de France, pourrait-on ajouter : après avoir survécu à la haine iconoclaste des premières années de la Révolution française, les verrières de l’édifice sacré ont été démontées en 1799, pour être remisées dans le Musée des monuments français d’Alexandre Lenoir.
C’est Viollet-le-Duc qui rendra les verrières à leur destination d’origine, au prix de manipulations hasardeuses au cours desquelles plusieurs de ces œuvres d’art furent abîmées, voire carrément détruites…
Des pertes inestimables, car, à travers ces vitraux du XIIe siècle, brille l’éclat du fameux « bleu Suger » – du nom de l’Abbé à l’origine de l’ornementation et de la restauration de la basilique entre 1140 et 1144 – un verre coloré qui aurait coûté plus cher que la construction en pierres de l’édifice lui-même, si l’on en croit la Drac Île-de-France.
Un patrimoine si précieux que les conservateurs ont décidé de mettre définitivement à l’abri les vitraux, au laboratoire de recherche des monuments historiques (LRMH). « En les restaurant, nous avons compris qu’ils ne pouvaient pas être remis en place une nouvelle fois », justifie la Drac.
Les dix premiers verrières, restaurées à l’identique et progressivement remontées depuis le début du mois de février 2023 sont en fait des fac-similés en polycarbonate ; et pas moins de huit spécialistes de France Vitrail ont été mobilisés, afin de permettre le rendu le plus exact possible, jusqu’à donner l’illusion du verre ancien : il faut le dire, le résultat est bien au rendez-vous.
Un vrai travail d’Hercule qui est loin d’être achevé : en tout, trente et un vitraux doivent être restaurés. Certains panneaux, encore en place depuis Viollet-le-Duc, seront simplement rafraîchis.
Mais dans deux chapelles latérales, l’Etat prévoit une commande de vitraux contemporains, dont on espère qu’ils ne gâteront pas l’harmonie du sanctuaire dans lequel reposent les gisants de pierre vides, des rois et des reines qui ont fait la France.
(Source : Le Figaro – FSSPX.Actualités) Illustration : Vassil, Domaine public, via Wikimedia Commons
Compte rendu de la visite à LYON de son Altesse Royale le Prince Rémy de BOURBON PARME, à l’occasion de la messe en la mémoire du Roi Louis XVI et pour la FRANCE le 20 et 21 Janvier 2023 à la Basilique Saint Bonaventure
C’est avec un très grand plaisir que nous avons eu l’honneur d’accueillir Son Altesse Royale le Prince Rémy de BOURBON PARME, venu représenter SAR le Prince Louis, Duc d’Anjou, Chef de la Maison de France et la Princesse Marie Marguerite, Duchesse d’Anjou lors de la messe anniversaire des 230 ans de l’exécution du Roi Louis XVI. Nous avons été reçus au Musée de l’Imprimerie le Vendredi après-midi, puis nous avons pris un verre au Café des Négociants avant de souper en petit comité.
Le lendemain Le Prince Rémy de BOURBON PARME a été reçu à la Basilique Saint Bonaventure par le Chanoine le Père Patrick ROLLIN. Les trompes de chasse de la Diane Lyonnaise nous ont fait vibrer aux accents enivrants de leur mélodie. Nous avons bénéficié de la belle homélie de l’Abbé LION, qui nécessite d’être relue tranquillement pour apprécier tout son enseignement et sa finesse . Les Lyonnais étaient venus très nombreux pour témoigner de leur attachement au Roi martyr.
Enfin le déjeuner a réuni les plus fidèles autour du Prince. L’Association Présence du Souvenir Bourbonien tient à remercier ici vivement toutes les personnes qui se sont déplacées ce Samedi 21 Janvier 2023 ainsi que toutes celles qui ont contribué de près ou de loin au succès de cette journée.
HOMELIE de l’Abbé LION de la Collégiale Saint JUST LYON 5°
Monsieur le chanoine,
Monseigneur,
Frères et sœurs,
Ce matin, nous commémorons un tournant terrible de notre patrie, la mort d’un roi dont le corps et l’âme étaient sacrés, mort exécutée par certains de ses sujets.
Je voudrais ce matin que nous comprenions l’esprit qui animait ce grand roi, souvent considéré comme faible, afin de lui rendre l’hommage que ses bourreaux ne lui rendirent pas, et payer la dette que nous avons envers sa personne sacrée.
En d’autres termes, est-ce que notre hommage est tourné vers le passé uniquement, ou bien pouvons-nous le rendre actuel et tourné vers l’avenir ?
L’état d’esprit qui a animé le Roi pendant sa vie
Au commencement, était le Verbe, et le Verbe était au commencement, et le Verbe était auprès de Dieu, et le Verbe était Dieu. Jn 1, 1.
La dernière messe que Louis XVI entendit ce dimanche 21 janvier 1793 était dite, prélude du Nunc dimittis du dernier roi qui entrait en ce matin si froid, dans l’aurore d’une éternité à laquelle il s’était depuis longtemps préparé.
Au commencement était le Verbe. C’est ainsi que commence l’évangile de st Jean, et c’est sur ce prologue que s’achevait la messe avant la réforme liturgique des années 1960.
Au commencement était le Verbe. Au commencement du monde, au principe du monde, était le Verbum, le Logos, c’est-à-dire la raison de Dieu, et cette raison, ce Logos était auprès de Dieu, et cette raison était Dieu. Dieu est intelligence, il est le Verbe qui anime. Dieu au principe du monde existe, et va créer avec ordre, avec raison.
Dans le Premier Livre des Rois on raconte qu’au jeune roi Salomon, à l’occasion de son intronisation, Dieu accorda d’avancer une requête. Que demandera le jeune souverain en ce moment? Succès, richesse, une longue vie, l’élimination de ses ennemis? Il ne demanda rien de tout cela. Par contre il demanda: Donne à ton serviteur un cœur docile pour gouverner ton peuple, pour discerner entre le bien et le mal (1 R 3, 9)[1]. Le politicien n’est pas celui qui cherche le succès, bien que ce succès soit indispensable au départ pour parvenir au pouvoir et mettre en place ses idées, mais le politicien est avant tout animé par la docilité du cœur pour réaliser un ordre dans le bien. Discerner le bien du mal, c’est donc créer, produire un ordre où chacun est sa place et peut se développer selon sa nature, ses talents. Le défunt Roi pour réaliser cet ordre s’attacha durant sa vie à connaître les choses pour mieux les servir : Louis XVI était à la fois un chevalier médiéval par sa grandeur d’âme chevaleresque et l’amour de son peuple, un prince de la Renaissance par son amour des lettres, et un homme des temps modernes par sa passion de la mécanique et des sciences. Ainsi sa vie intérieure, la vie de son esprit, était animée par une recherche continuelle du bien à réaliser dans la création.
De plus, ce logos divin, cette raison divine, s’est faite chair, et a habité parmi nous (Jn 1, 13). C’est le Christ. Le Roi était très-chrétien. Il a fui les turpitudes de son grand-père et s’était attaché à une vie de piété. Il vécut son règne comme un sacerdoce dont il partageait l’onction reçue à Reims. Il aimait le Christ son Roi.
Ainsi ce Prince conservait sa vie intérieure pour une meilleure action extérieure. Signalons ici que l’échec apparent de son règne n’est pas imputable à ces principes directeurs, mais à la volonté acharnée de ses ennemis, jusque dans sa propre famille, de le combattre. En face en effet, la volonté de changer cet ordre était forte, et la machinerie révolutionnaire roulera sur un chemin préparé par des esprits dits éclairés. Les ténèbres les éclairaient car les principes des Lumières n’étaient pas bons : l’homme était vu comme une machine, la liberté perçue comme une capacité à choisir son orientation, faisant fi de la nature des choses.
Le Roi pourtant resta constant, en échos à l’évangile de ce jour : Ne craignez pas ceux qui tuent le corps, mais ne peuvent tuer l’âme; craignez plutôt celui qui peut perdre l’âme et le corps dans la géhenne (Mt 10, 28). Il ne les craint pas, car il savait qu’il avait raison.
Louis XVI a su conserver cet attachement à l’ordre, à la justice, c’est pour cela que sa mort détonnait ainsi encore plus avec la singerie de justice qui l’avait condamné.
Faire nôtre
A ce stade de notre réflexion, posons la question : pouvons-nous faire nôtre cet état d’esprit ?
Cette raison créatrice s’adresse-t-elle uniquement aux dirigeants qui poursuivent et garantissent l’ordre de la création, de la justice, de la paix ? La réponse est indiquée par st Paul: Car nous n’avons pas à lutter contre la chair et le sang, mais contre les princes, contre les puissances, contre les dominateurs de ce monde de ténèbres, contre les esprits mauvais répandus dans l’air (Eph 6, 11). Tous alors sommes concernés, l’apôtre des gentils nous plonge dans un combat acharné.
Cette raison créatrice est, combattue, et nous avec, car nous faisons partie de la création. Comment résister pour sauver cet ordre ? les armes sont les suivantes : les reins ceints de la vérité, revêtus de la cuirasse de justice (Eph 6, 14). La vérité est un ceinturon, qui nous entoure, se place sur nos reins, reins qui dans l’Écriture désignent les passions. La vérité nous libère donc, et la recherche de l’ordre divin passe par une vie intérieure dégagée des caprices de nos passions. Notre monde est une conspiration contre toute forme de vie intérieure (Bernanos) ? redoublons, à l’imitation du Roi, d’efforts pour que la vérité éclate par notre vie ordonnée. La vérité n’est pas une idée. La vérité est un ordre réel qui place les éléments à leur place. Regardons dans notre vie, s’il y a des éléments de désordre, et faisons notre cet amour de la vérité.
De plus, la justice est une cuirasse. Elle protège des coups portés par les ennemis. La justice c’est rendre à chacun ce qui lui est dû, c’est donc d’abord honorer Dieu, puis nos parents, respecter ceux qui nous ont donné et à qui nous sommes redevables. Cela évite ainsi le consumérisme dans les relations où l’on jette quelqu’un quand il est inutile, à commencer par le grand silencieux, le Bon Dieu.
Si nous prenons conscience que nous avons en tant qu’hommes une mission dans la pensée de Dieu, celle de recevoir cette raison créatrice, si nous devenons les co-constructeurs de l’ordre dans notre vie et à notre échelle dans la cité, alors nous rendons présent l’état d’esprit de Louis XVI et des rois qui ont fait la France. Notre Dieu est le Dieu de la Vie, de la Lumière : à nous de reprendre le flambeau de la Vie en nous, se libérant des esclavages qui nous asservissent personnellement.
Notre hommage n’est donc pas tourné uniquement vers le passé, mais il est actuel et tourné vers l’avenir quand nous protégeons notre vie intérieure par l’amour de l’ordre, du Créateur. Aux générations plus jeunes dont je fais partie, je souligne l’importance du sens du devoir à accomplir. Ne cédons pas à la facilité médiocre, mais tâchons de poursuivre la tâche des anciens par la formation du caractère, la liberté intérieure pour choisir toujours le bien. N’ayons pas peur, ne soyons pas lassés du combat à mener, si nous aimons l’ordre, la paix et la justice, alors nous serons les héros qui ont manqué en 1793. Avec quelle force me direz-vous ? Je laisserai le grand st Paul vous répondre : fortifiez-vous dans le Seigneur et dans sa force toute-puissante (Eph 6, 10). Dieu veut cet ordre permettant la vie, il nous en donne les moyens par son assistance : la grâce.
Commémorer le Prince assassiné, c’est donc reprendre le combat du Verbe, entrer dans la raison créatrice, c’est en un mot, vivre !
Pour que vive la France et que vive le Roi, recevons le Christ qui est le Verbe de vie, et abandonnons-nous à ce Dieu de la Lumière et de la Vie, nous remettant en ses mains.
Abbé Lion+ fssp
DISCOURS du Président Henri BURGAT 21 Janvier 2023
Monseigneur, Monsieur le Chanoine,
Chers Amis,
Je vous remercie d’être venus commémorer le 230° anniversaire de la mort du Roi Louis XVI. Je vous souhaite en mon nom et au nom du Conseil d’Administration une bonne et sainte année 2023.
Nous remercions spécialement le Prince Rémy de BOURBON PARME venu représenter la famille Royale, puis le Recteur de la Basilique Saint Bonaventure le Père Patrick ROLLIN ainsi que l’Abbé LION pour sa belle homélie, et l’équipe pastorale pour leur excellent accueil, puis Monsieur Christian LAFAYE et l’équipage de la Diane Lyonnaise ainsi que toutes les personnes qui de près ou de loin ont participé à l’élaboration et au succès de cette journée.
Le monde pleure, crie, appelle à l’aide devant la décadence politique et morale qui s’étale devant nous et va en s’aggravant jusqu’à détruire les fondements même de notre société. Tout est soigneusement détruit, notre identité, notre histoire, nos racines, notre culture, notre langue, notre religion, ils n’ont rien oublié. Tout cela pour aboutir à une religion universelle ou la liberté n’a plus sa place. Vive l’esclavage, numérique d’abord.
Redressons nous, combattons pour notre salut. C’est de notre faute, c’est nous qui avons abandonné DIEU. Il faut inverser l’asservissement au Démon. A Dieu rien n’est impossible. Il nous le rappelle » Sans moi vous ne pouvez rien faire » C’est à nous de choisir notre destin. Ils veulent nous faire croire qu’ils œuvrent pour notre bien, notre santé, notre sécurité. Tout cela à pour but un pouvoir illimité, une mise en mémoire de nos données personnelles, médicales, bancaires dans le but de nous asservir. Mais la France se réveille malgré les drogues, les incantations, les sortilèges. Courage tenez bon, nous allons vers le salut.
Prions, seule la prière nous sauvera du Démon. Nous avons une responsabilité particulière en qualité de Légitimistes, Les Rois de France sont tous à genoux et ils supplient notre Seigneur d’intervenir avant qu’il ne soit trop tard. Que nos prières se joignent aux leurs pour faire reculer le mal et que nous puissions jouir à nouveau d’une France libre et heureuse garante de nos droits et de nos devoirs.
J’espère que notre programme 2023 vous séduira, nous recevrons des conférenciers de qualité, Faites les connaitre autour de vous et venez nombreux.
« Vive le Roi ! Le Vrai ! Le Bon ! Le BOURBON ! VIVE LOUIS XX !!
Je vous remercie de votre attention, et vous souhaite un bon appétit !
RECUEIL DE MESSE
Prière à Saint Michel Archange du Pape Léon XIII (1810-1903)
En 1884, le pape Léon XIII écrivit une prière à Saint Michel Archange. Elle fut instituée à la fin de chaque messe en 1886, avant d’être supprimée par la réforme liturgique de Vatican II en 1964
Depuis, bien qu’elle n’ait pas été de nouveau instituée, le pape Jean-Paul II ainsi que le pape François ont invité les catholiques à continuer à la prier pour que l’Eglise et les hommes soient soutenus dans le combat contre le mal.
Saint Michel Archange, défendez-nous dans le combat ; soyez notre secours contre la malice et les embûches du démon. Que Dieu lui fasse sentir son empire, nous vous en supplions. Et vous, Prince de la Milice céleste, repoussez en enfer, par la force divine, Satan et les autres esprits mauvais qui rôdent dans le monde en vue de perdre les âmes. Amen
ARTICLE PARU DANS LE PROGRES DE LYON du Mardi 7 février 2023
« La France doit retrouver son âme » : les vœux de Louis XX pour 2023
À l’occasion du 230e anniversaire de la mort de Louis XVI, le 21 janvier 1793, le Duc d’Anjou dresse un bilan de l’état de la France, et présente ses vœux pour l’année à venir :
« Janvier, temps de vœux ! Et pour moi, chef de la Maison de Bourbon, successeur des rois de France, temps d’une réflexion sur le fait politique, réflexion toujours renouvelée en souvenir de la mort du roi Louis XVI il y a 230 ans, qui continue à donner lieu à de nombreuses cérémonies. Elles ne sont plus seulement expiatoires mais, ce premier procès politique incite à réfléchir à la finalité du pouvoir. Son lien avec la société qui, s’il est perdu, rompt le pacte de confiance entre le peuple et ses institutions et donc brise ce qui fait la raison même de l’État.
En 2022, la France a connu des situations que nous pensions ne plus jamais avoir à vivre, à l’époque contemporaine. Notre pays a été soumis à des pénuries dans des domaines aussi vitaux que certains produits alimentaires ou certains médicaments ; son horizon s’ouvre sur des perspectives de restrictions en matière d’énergie. À ces maux s’ajoutent l’insécurité grandissante et la hausse du coût de la vie. De tels fléaux ne fragilisent pas seulement les familles : ils révèlent la dissolution de notre souveraineté. Cet état de fait découle de décisions prises depuis des décennies, sans considération ni du bien public, ni du réel. Le mirage de la consommation effrénée reposant sur une mondialisation non maîtrisée, ajouté au relativisme et au reniement des valeurs les plus élémentaires, se révèle peu à peu au grand jour, dans sa triste réalité. Malgré les cris d’alarme autant que de détresse que l’autisme politique n’a pas voulu entendre, la situation d’un nombre croissant de nos concitoyens s’est détériorée.
Les pauvres sont encore plus pauvres et toujours plus nombreux, puisque la pauvreté touche désormais les anciennes classes intermédiaires et les retraités ; certaines provinces sont de véritables déserts sociaux, économiques, sanitaires, et bien sûr culturels. La crise s’est étendue et frappe toute la société matériellement et spirituellement. Déjà, nous voyons s’annoncer des lois inhumaines qui mettront en péril l’existence même des plus âgés et des malades. Alimentée par la démagogie ou le souci de plaire à quelques groupes de pression, une telle politique trahit sa mission la plus haute. Exactement le contraire de ce qu’avait voulu montrer par son sacrifice, le roi Louis XVI qui, dans son testament demande à Dieu de pardonner ses ennemis.
À bien des égards, notre société est à reconstruire. L’exemple de ce que fut la royauté française et ses réussites peut servir de guide à tous les Français de bonne volonté qui voudront s’atteler à cette tâche immense. L’histoire nous montre que ces sursauts sont possibles quand l’espérance en une destinée commune reprend le dessus. Ce fut le cas après la guerre de Cent Ans, ce le fut après les guerres de religion ; ce le fut lors de la Restauration, après les errements tragiques de la Révolution et de ses suites. Soucieux de son avenir voulu et non subi, le peuple de France a toujours su retrouver son énergie, son esprit d’initiative et sa volonté.
Or, au-delà du marasme et des crises, je constate que de nouvelles initiatives, courageuses et positives, font jour dans de nombreux domaines. De tels sursauts suffisent à nous redonner espoir. Il est de mon devoir de les soutenir et de les encourager, partout où cela est possible. Ce renouveau se manifeste en particulier dans le domaine de l’éducation, si gravement touché par des réformes absurdes inspirées d’idéologies destructrices. À l’heure actuelle, des écoles cherchent à retrouver le véritable sens des études, à transmettre les valeurs essentielles de la culture, si nécessaires à l’épanouissement des jeunes. Le mouvement, qui avait commencé par les petites classes, atteint désormais l’enseignement supérieur. Un mouvement similaire s’observe parmi ceux que l’on nomme les nouveaux agriculteurs. Ces hommes et ces femmes ont le courage de placer leur si belle mission – nourrir leurs concitoyens – avant les objectifs que la technocratie cherche à leur imposer.
Je tiens aussi tout particulièrement à souligner la contribution au bien commun des entreprises locales, qui luttent pour développer, partout en France, l’activité économique et l’emploi. C’est en général par leur souci d’authenticité, leur fidélité aux traditions des provinces où elles sont implantées que se distinguent ces entreprises plaçant l’éthique avant le seul profit financier. On ne saurait trop encourager les entrepreneurs qui acceptent les risques inhérents à une telle aventure. Leur énergie et leur enthousiasme contribuent à faire vivre notre pays. Il n’est pas moins réconfortant d’observer qu’en matière de santé, de nouveaux établissements – tant de soin que de recherche – accomplissent un travail admirable. Là encore, les initiatives personnelles et le dévouement viennent remédier à l’incurie des pouvoirs publics et assurent un service essentiel, y compris dans des zones souvent délaissées par l’État. L’extraordinaire abnégation des soignants, la haute idée qui les guide dans l’accomplissement de leur tâche, contribuent à rendre notre société plus humaine.
Les Français savent renouer avec les vertus de leur histoire pour eux-mêmes et le monde. La France ne doit pas seulement retrouver sa puissance ; elle doit, plus encore, retrouver son âme. En cela, elle se montrera fidèle au programme millénaire de la monarchie tout en étant un exemple pour les autres nations.
Chacun d’entre nous, quelle que soit la place que la providence lui a assignée, doit contribuer pour sa part à ce sursaut. Autant que possible, notre engagement pour le bien commun doit se manifester en toutes circonstances, dans nos vies professionnelles aussi bien que familiales. La société ne se réformera que si nous savons prendre nos responsabilités, ce qui signifie pour les Français être fidèles aux promesses de leur histoire. Tels sont les vœux que je forme pour la France à l’aube de cette année nouvelle. »
Louis, Duc d’Anjou Chef de la Maison de France
Tribune initialement publiée dans Le Figaro, 21 janvier 2023.
Samedi 21 janvier 2023 à 10h30 au Sanctuaire Saint Bonaventure Place des Cordeliers Lyon 2ème
Messe à la mémoire du Roi Louis XVI et pour la France
En présence de SAR le Prince Rémy de BOURBON PARME représentant le Prince Louis
et animée par les Trompes de la Diane Lyonnaise
Samedi 11 mars 2023 à 14h00 Assemblée Générale et 14h45 Conférence
Assemblée Générale de la PSB suivie d’une conférence de Monsieur Bruno SAVORNIN
« Les procès de Sainte Jeanne d’Arc »
Samedi 15 avril 2023 à 14h15 Lyon
Conférence de Monsieur Bernard GANTOIS
Polytechnicien et ingénieur civil des Ponts et Chaussées, il a effectué une partie de sa carrière dans une très grande société nationale de transports urbains, puis dans des organisations internationales en général privées. Auteur de plusieurs livres dont
« Démolition »
Samedi 6 mai 2023 à 14h15 Lyon
Conférence de Monsieur PHILIP de LABORIE
« Les uniformes militaires de l’armée française de Louis XIII à nos jours«
Jeudi 8 juin 2023 à 18h30
Messe pour Louis XVII
Église Saint Georges Quai Fulchiron Lyon 5ème
Samedi 14 octobre 2023 à 11 h 00
Messe à la mémoire de la Reine Marie Antoinette
Église Saint Georges Quai Fulchiron Lyon 5ème, suivie d’un déjeuner sur réservation