Voeux de Noël de Monseigneur le Duc d’Anjou

Duc d’Anjou et prétendant légitimiste à la couronne de France, Louis de Bourbon rappelle en quoi la fête de Noël doit susciter en nous tous un sursaut d’espérance. Tribune.

Chez tous les Français attachés à leur patrie et à leurs traditions ancestrales, chez tous les Européens préoccupés par l’avenir de notre civilisation, chez tous les fidèles soucieux de faire entendre au monde le message du Christ, la fête de Noël doit susciter un sursaut d’espérance. Sans doute, les sociétés modernes – et tout particulièrement la France – n’ont jamais été si éloignées de l’idéal de paix, de justice, d’union et de charité fraternelle qui trouve son expression la plus profonde dans les célébrations de la Nativité. Pourtant, dans son insondable mystère, l’Incarnation demeure le plus bouleversant appel à la renaissance et au salut qui ait jamais été adressé à notre monde. Un appel dont l’actualité est rappelée chaque année depuis des siècles et des siècles.

Ce message d’espoir est destiné à tous les hommes ; mais les habitants des vieux pays de chrétienté qui sont les nôtres ont une responsabilité toute particulière dans sa transmission. À l’exception des quelques brèves périodes de notre histoire où le fanatisme anti-chrétien a atteint son paroxysme, la venue au monde du Sauveur a toujours réconcilié pour un bref moment ceux de nos compatriotes qui s’opposaient à l’Église avec ceux qui demeuraient fidèles à la foi de leurs pères. La preuve en est que l’attachement à la fête de Noël a non seulement perduré pendant des siècles mais a surtout conservé assez de force pour suspendre les conflits les plus sanglants.

En 1914 et 1915, des soldats français, britanniques et allemands, interrompant les hostilités de manière spontanée, donnèrent l’exemple d’une telle réconciliation. En imposant ces trêves de Noël, les combattants des tranchées préfiguraient sans le savoir les efforts héroïques entrepris au nom des valeurs chrétiennes par le Pape Benoît XV, l’Empereur Charles Ier et les princes Sixte et Xavier de Bourbon-Parme pour mettre un terme à cette guerre fratricide en 1917. Tous – Pape, Empereur, princes et simples soldats – étaient mus par le désir de se montrer fidèles à quelque chose qui les dépassait infiniment. La transcendance, le souci du dépassement triomphait de tous les obstacles. Cent ans après notre humanité serait-elle moindre ? Je ne peux le croire !

Même si de nombreuses voix réclament que les Français répudient ce qui a fait l’essence même de leur grandeur et de leur civilisation, le vieux fonds chrétien demeure présent. Le déclin actuel dans la pratique des sacrements n’effacera jamais les traces que des siècles de foi intense ont laissées dans le cœur des peuples d’Europe. Les églises trop souvent délaissées durant l’année seront pleines les 24 et 25 décembre. C’est pourquoi l’on commet une grave erreur, en supposant que l’indifférence actuelle conduira fatalement à la disparition de tout sentiment religieux : les braises brûlent encore sous la cendre. L’émotion que la fête de Noël continue à susciter en est une preuve évidente, de même que les nombreuses initiatives portées par des jeunes, ce qui est très encourageant. D’ailleurs, si certains désirent avec tant de force s’attaquer aux symboles de Noël, en débaptisant les vacances de Noël, en exigeant que l’on supprime les crèches des espaces publics, en exaltant plus le consumérisme que la fête religieuse, ces attaques ne sont-elles pas le signe que l’essentiel est toujours là ?

Si un enfant a pu vaincre le mal, la force de tous les tyrans n’est vraiment pas grand-chose

Ne tombons pas pour autant dans le piège d’un optimisme béat. Si Noël est d’abord la fête de tous les Chrétiens, c’est aussi une fête de portée universelle qui réunit les familles et contraint, durant une trop brève période, la société agnostique – voire païenne – dans laquelle nous vivons à se préoccuper de ses membres les plus fragiles. Ceux de nos compatriotes qui manifestent de manière ostentatoire leur indifférence pour la fête que nous allons célébrer s’associent donc – qu’ils en soient conscients ou non – aux attaques contre la famille et au mépris des plus pauvres. Comme tous nos Rois, à la suite de Saint Louis, je demeure du côté des humbles, de ceux qui ont besoin de notre soutien et envers lesquels le Sauveur a fait preuve d’une sollicitude toute particulière.

Quel contraste avec l’attitude qui prévalait dans la France profondément catholique du Grand Siècle ! Il suffit pour s’en convaincre de relire les propos de Bossuet dans un sermon qui fut prêché, devant mon aïeul, Louis XIV, et toute la Cour de France le jour de Noël 1665 : « Ce qui nous empêche d’aller au souverain bien, c’est l’illusion des biens apparents ; c’est la folle et ridicule créance qui s’est répandue dans tous les esprits, que tout le bonheur de la vie consiste dans ces biens externes que nous appelons les honneurs, les richesses et les plaisirs. Étrange et pitoyable ignorance ! » Plus de deux mille ans après l’Incarnation, ces mots nous invitent à nous souvenir de l’essentiel. Puissent-ils être entendus aujourd’hui !

Lors de la naissance de l’enfant Jésus, Hérode semblait triompher avec ses lois iniques ; les riches n’étaient pas avec les parents du Christ, rejetés dans une humble étable. C’est pourtant le dépouillement qui a triomphé, et l’esprit de justice contre l’iniquité. Comme les Bergers, comme les rois Mages venus adorer le fils de Dieu nouveau-né, sachons résister avec courage. C’est notre espérance qui nous rend forts, presque invincibles. Comme je l’ai dit encore récemment, le monde se meurt de n’être pas plus chrétien. C’est là l’unique source des mauvaises lois, des mesures contre nature présentées comme des progrès ; c’est pour cette raison que la famille naturelle se trouve remise en cause. Mais nous ne devons pas nous décourager. Telle est justement la force de Noël : chaque année, ce temps liturgique parmi les plus forts nous rappelle que, même si nous pouvons avoir l’impression que nous chavirons, il suffit de se tourner vers le petit enfant de la crèche pour savoir que rien n’est impossible. Si un enfant a pu vaincre le mal, la force de tous les tyrans n’est vraiment pas grand-chose.

Ainsi ce soir, je me tiens au pied de la crèche, avec mon épouse, la Princesse Marie-Marguerite et nos quatre enfants, en espérant mieux pour notre pays, mieux pour demain, mieux pour tous ceux qui pensent qu’au-delà des égoïsmes humains il y a un bien commun à partager et qui nous réunit tous. C’est pourquoi, alors que nous nous apprêtons à célébrer la naissance du Sauveur, je souhaite adresser un message d’encouragement et d’amitié à tous les Français fidèles à cette tradition. Puisque l’attachement à la fête de Noël s’est maintenu malgré toutes les vicissitudes de l’histoire, il est de notre devoir de conserver intacte et vive cette flamme d’espérance.

Source : https://lincorrect.org/

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25 Décembre 2022

JOYEUX  NOEL  2022

L’adoration des mages par Giuseppe Peroni

Le président et les membres du Conseil  d’Administration de Présence du

Souvenir Bourbonien en Lyonnais

 vous souhaitent une sainte et belle fête de Noël 2022 entourée de tous ceux qui vous sont chers, remplie de paix, d’amour, de partage et d’espérance

Sainte et heureuse fête de la Nativité !

Des embuches du démon, délivrez-nous Seigneur. Que vous accordiez à Votre FRANCE la sécurité et la liberté pour Vous servir, nous Vous en supplions, exaucez-nous !

Donnez-nous un saint roi et protégez-le contre ses ennemis, Donnez la victoire à ses armées afin qu’il sauve notre patrie en la ramenant à Dieu. Sainte Jeanne d’Arc, guidez-nous, priez pour nous ! Amen

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Père Patrick ROLLIN – LYON – 2 DATES A RETENIR

DIMANCHE 18 DECEMBRE 2022  11h00 : Messe 

EMISSION TELEVISION LE JOUR DU SEIGNEUR

SUR FRANCE 2

Célébrée en direct de la primatiale Saint-Jean, à Lyon (69)
Le 21 janvier dernier, le pape François déclarait saint Irénée de Lyon « Docteur de l’Église », avec le titre de « Docteur de l’unité ». En grec, Irénée signifie paix. Pour cette raison, Le Jour du Seigneur, se rend ce dimanche en la primatiale Saint-Jean de Lyon.
 
Président et Prédicateur : P. Patrick Rollin, recteur

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LE MERCREDI 21 DECEMBRE à 19 H 00

INSTITUTION DU PERE PATRICK ROLLIN   Chanoine de la Primatiale Saint Jean / LYON

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Jean-François REVEL commente la féminisation des mots

Byzance tomba aux mains des Turcs tout en discutant du sexe des anges.Le français achèvera de se décomposer dans l’illettrisme pendant que nous discuterons du sexe des mots.
La querelle actuelle découle de ce fait très simple qu’il n’existe pas en français de genre neutre
comme en possèdent le grec, le latin et l’allemand. D’où ce résultat que, chez nous, quantité de noms, de fonctions, métiers et titres, sémantiquement neutres, sont grammaticalement féminins ou masculins. Leur genre n’a rien à voir avec le sexe de la personne qu’ils concernent, laquelle peut être un homme. Homme, d’ailleurs, s’emploie tantôt en valeur neutre, quand il signifie l’espèce humaine, tantôt en valeur masculine quand il désigne le mâle. Confondre les deux relève d’une incompétence qui condamne à l’embrouillamini sur la féminisation du vocabulaire.

Un humain de sexe masculin peut fort bien être une recrue, une vedette, une canaille, une fripouille ou une andouille.
De sexe féminin, il lui arrive d’être un mannequin, un tyran ou un génie. Le respect de la personne humaine est-il réservé aux femmes, et celui des droits de l’homme aux hommes ? Absurde !
Ces féminins et masculins sont purement grammaticaux, nullement sexuels.
Certains mots sont précédés d’articles féminins ou masculins sans que ces genres impliquent que les qualités, charges ou talents correspondants appartiennent à un sexe plutôt qu’à l’autre. On dit: «Madame de Sévigné est un grand écrivain» et «Rémy de Goumont est une plume brillante». On dit le garde des Sceaux, même quand c’est une femme, et la sentinelle, qui est presque toujours un homme.

Tous ces termes sont, je le répète, sémantiquement neutres. Accoler à un substantif un article d’un genre opposé au sien ne le fait pas changer de sexe. Ce n’est qu’une banale faute d’accord.

Certains substantifs se féminisent tout naturellement: une pianiste, avocate, chanteuse, directrice, actrice, papesse, doctoresse. Mais une dame ministresse, proviseuse, médecine, gardienne des Sceaux, officière ou commandeuse de la Légion d’Honneur contrevient soit à la clarté, soit à l’esthétique, sans que remarquer cet inconvénient puisse être imputé à l’antiféminisme. Un ambassadeur est un ambassadeur, même quand c’est une femme. Il est aussi une excellence, même quand c’est un homme. L’usage est le maître suprême.

Une langue bouge de par le mariage de la logique et du tâtonnement, qu’accompagne en sourdine une mélodie originale. Le tout est fruit de la lenteur des siècles, non de l’opportunisme des politiques. L’Etat n’a aucune légitimité pour décider du vocabulaire et de la grammaire. Il tombe en outre dans l’abus de pouvoir quand il utilise l’école publique pour imposer ses oukases langagiers à toute une jeunesse.

J’ai entendu objecter: «Vaugelas, au XVIIe siècle, n’a-t-il pas édicté des normes dans ses remarques sur la langue française ?». Certes. Mais Vaugelas n’était pas ministre. Ce n’était qu’un auteur, dont chacun était libre de suivre ou non les avis. Il n’avait pas les moyens d’imposer ses lubies aux enfants. Il n’était pas Richelieu, lequel n’a jamais tranché personnellement de questions de langues.

Si notre gouvernement veut servir le français, il ferait mieux de veiller d’abord à ce qu’on l’enseigne en classe, ensuite à ce que l’audiovisuel public, placé sous sa coupe, n’accumule pas à longueur de soirées les faux sens, solécismes, impropriétés, barbarismes et cuirs qui, pénétrant dans le crâne des gosses, achèvent de rendre impossible la tâche des enseignants. La société française a progressé vers l’égalité des sexes dans tous les métiers, sauf le métier politique. Les coupables de cette honte croient s’amnistier (ils en ont l’habitude) en torturant la grammaire.

Jean-François Revel (né le 19 janvier 1924 à Marseille – mort le 30 avril 2006 à Paris) est un écrivain et journaliste français. Elu le 19 juin 1997 à l’Académie française

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