Montre de Charles X

Mise en vente d’une montre de poche historique : celle de Charles X, dernier roi de France

 

La maison de ventes aux enchères Leclere MDV et son expert horloger Pierre-Jean Chabalier, vont proposer lors d’une vente qui se tiendra le 18 décembre prochain à Drouot (Paris), la montre de poche en or de Charles X, qui fut « tout simplement », le dernier roi de France et de Navarre (1757-1836). Un garde-temps historique !

Né à Versailles en 1757, Charles-Philippe de France fut fait comte d’Artois à sa naissance par son grand-père, le roi Louis XV (1705-1774). Ses frères aînés seront les futurs rois Louis XVI (1754-1793) et Louis XVIII (1755-1824). La chute de la Monarchie et la Révolution française le portèrent en exil tout d’abord en Allemagne, puis ensuite en Angleterre où il initia un premier mouvement contre-révolutionnaire.

A la chute de Napoléon en 1815, la famille royale française revint sur le trône. Louis XVIII puis Charles X se succédèrent avant que ce dernier n’abdique en faveur de son petit-fils le duc de Bordeaux, sans succès. Charles X passera la fin de sa vie en exil au château de Lulworth en Angleterre, au palais Holyrood en Ecosse, au château de Prague avant de s’éteindre à Görz qui se trouvait alors en Autriche.

Son petit-fils, Henri d’Artois duc de Bordeaux et comte de Chambord, aussi appelé Henri V, passa lui aussi sa vie en exil… En Ecosse et à Venise avant de décéder au château de Frohsdorf en Autriche. Il fut, rappelons-le, le dernier représentant de la famille royale française.

 

Cette montre qui est proposée à la vente le 18 décembre prochain à Drouot fut achetée à Londres par Charles X lors de son premier exil entre 1799 et 18143. Celle-ci sera ensuite léguée à son petit-fils et héritier Henri d’Artois duc de Bordeaux, comte de Chambord dans la collection duquel le royal garde-temps est mentionné en date du 14 juin 1883.

Pour mémoire et pour preuve de la « descendance directe » de ce garde-temps, un article publié à l’époque dans L’Impartial des Alpes par deux journalistes de l’Evénement et Le Clairon rapporte : (…) au premier étage, les appartements des secrétaires et de la dame d’honneur. Partout même austérité. Un papier simple à fleurs de lys d’or couvre les murs, mais partout les objets d’art -ou mieux, les objets historiques– pullulent. On se heurte à chaque pas à des souvenirs précieux. Ils ne sont plus étalés dans la galerie publique d’un musée, mais dans les vitrines intimes, sur les murs privés d’un chef de famille. Voici le masque moulé de Henri IV et son panache noir, (…) et la montre de Charles X, et les armes de Louis XV, … ».

Il s’agit là de l’unique montre connue ayant appartenu à un roi de France et encore à ce jour détenue dans la descendance directe de la famille royale. Elle fut conçue par les horlogers anglais James et William Reid de Ball Alley.

Cet atelier d’horlogerie britannique spécialisé dans les chronomètres de marine, exerça entre 1789 et 1829 sur la très prestigieuse Lombard street, au cœur de Londres. Plusieurs de leurs clients furent des officiers de la Royal Navy. Ce garde-temps historique (et le mot est faible) est présenté dans d’excellentes conditions esthétique et de fonctionnement. A noter la présence d’un certificat de contrôle (2012) de Philippe Prutner, maître-horloger, sociétaire des Grands Ateliers de France et membre du CNES des Métiers d’Art.

Deux chronomètres de poche signés à l’identique « James Reid » et provenant de la collection C. A. Ilbert (1888-1956) se trouvent aujourd’hui au British Museum.


Belle et historique montre de poche chronomètre en or à échappement à détente-ressort ; balancier compensé et spiral cylindrique isochrone (modèle de calibre déposé par Thomas Earnshaw en 1784 à Londres).
Mouvement à platine dorée signé « Reid Ball Alley, Lombard Street »
Cadran émaillé blanc indiquant les heures en chiffres romains, aiguilles « Poires » en or.
Fond de boîtier gravé au chiffre de S. M. Charles X sous couronne royale de France. Londres, circa 1800
Diamètre : 54mm – Epaisseur : 22mm.

La montre est livrée dans un coffret aux armes de France et accompagnée d’une lettre du Prince, actuel propriétaire, héritier et descendant du roi Charles X.

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Madame Elisabeth ou l’histoire d’une longue marche vers la béatification

A l’occasion de la conclusion de ses travaux, l’Assemblée plénière des évêques de France réunie à Lourdes du 3 au 8 novembre 2017, a ouvert la voie au procès de béatification de Madame Elisabeth : ce dernier épisode s’ajoute à l’histoire d’un dossier vieux de près d’un siècle.

La sœur de Louis XVI fut incarcérée à la prison du Temple, puis exécutée place de la Concorde à Paris, le 10 mai 1794 : de l’avis de tous les témoins, elle est morte en odeur de sainteté. Le pape Pie VII lorsqu’il vint à Paris pour le sacre de Napoléon Ier, passant devant le portrait de Madame Elisabeth, prononça en public cette invocation : « Sancta Elisabeth, ora pro nobis ».

Entre 1848 et 1850, fut édifiée au Petit-Montreuil où Madame Elisabeth avait son domaine et recevait les pauvres, une chapelle dédiée à sainte Elisabeth de Hongrie, chapelle aujourd’hui devenue une paroisse de Versailles.

En 1920, grâce aux efforts de Mme de Villeroy, tertiaire du Carmel de Meaux, une association est créée pour la béatification de Madame Élisabeth. Puis, en 1947 le marquis de La Franquerie lance une seconde association, approuvée par de très nombreux cardinaux et évêques.

C’est en 1953 que la cause de béatification est officiellement introduite par le cardinal-archevêque de Paris, Mgr Maurice Feltin : Madame Elisabeth est alors déclarée servante de Dieu, mais on n’ira pas plus loin, et le dossier s’endort pour de longues décennies… Jusqu’en en 2016, lorsque le cardinal André Vingt-Trois, archevêque de Paris, procède à la réouverture de la cause.

=> Madame Elisabeth sur PSB Lyon

FSSPX. Actualités propose à ses lecteurs de redécouvrir le visage de la sœur du roi Louis XVI, guillotinée en 1794, à travers l’entretien accordé à Nouvelles de Chrétienté (n°128 – nov.-déc. 2011), par le Professeur Jean de Viguerie, auteur d’une biographie très remarquée : « Le sacrifice du soir : vie et mort de Madame Elisabeth » (Cerf, 2010).

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La Tapisserie de l’Apocalypse à Angers

La tapisserie de l’Apocalypse  joyau du château d’Angers.

Commandée vers 1375 par le duc Louis Ier d’Anjou, elle représente un chef-d’œuvre sans équivalent dans le monde.

Un film immersif sur la Tapisserie de l’Apocalypse a été réalisé par le Centre des monuments nationaux et Google arts et culture. On pourra en profiter pleinement grâce à l’installation inaugurée ce soir au château d’Angers. Mais on peut aussi le découvrir en ligne.

La Tapisserie de l’Apocalypse est le joyau du château d’Angers. Commandée vers 1375 par le duc Louis Ier d’Anjou, elle représente un chef-d’œuvre sans équivalent dans le monde.

100 mètres des 140 d’origine ont traversé les siècles et sont exposés dans une galerie dédiée, depuis l’année 1954.

Un partenariat entre le Centre des monuments nationaux et Google arts et culture (un département à but non-lucratif du géant de l’internet) vient d’aboutir à la réalisation d’un film. D’une durée de cinq minutes, il permet de comprendre le contexte de la fabrication de l’œuvre (notamment la Grande peste du milieu du XIVe siècle), sa symbolique mais également l’extraordinaire travail de conservation et de restauration.

 

 

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