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Les Tournois et les Joutes

LES TOURNOIS ET LES JOUTES

AU MOYEN AGE

Les tournois sont d’origine française et dénommés « conflictus gallici »

tournoi

Au Moyen-âge, le tournoi est un jeu guerrier, une démonstration par la chevalerie de son courage, sa vaillance, son habileté dans l’art de la guerre et du combat, par des jeux individuels ou d’équipes, comportant de nombreuses épreuves que devaient affronter les postulants dans un grand déploiement de réjouissances et de banquets dans une ambiance courtoise.

C’est un moyen de montrer sa puissance, sa richesse et son rang, mais c’est aussi une école de guerre,  comme la chasse, qui entretient dans le Royaume, l’esprit et les usages militaires pour affronter une vraie « bataille » .

Spectacle  très couru, destiné à la noblesse, il a ses règles assouplies au fil des ans car on comptait pas mal de morts et de blessés parmi les plus vaillants chevaliers du royaume, ce qui était une perte, et qui fut condamné par l’Eglise.

 Il divertit les nobles et le peuple et pour les combattants il est un moyen de s’affronter, de s’entraîner à la guerre, et aux combats et de faire preuve de dextérité, de bravoure, de loyauté, ou l’honneur était la règle.

Dans les «cembels » nom du tournoi primitif, il s’agit d’une bataille générale, d’une mêlée terrible, sanglante, et souvent mortelle, bien que courtoise, de deux armées face à face, avec de vraies lances et de vraies épées, puis avec le temps, on donna plus d’importance aux joutes , deux combattants face à face, les pointes et les tranchants de la lance furent émoussées

Les tournois furent au Moyen-âge, ce qu’ont été les jeux gymniques dans l’Antiquité et donnèrent naissance à la Chevalerie et à l’Héraldique.

ORIGINE et HISTORIQUE DU TOURNOI

Le tournoi vient du Nord de la France entre les VIIIème et IX siècle,

En 842 : il est fait mention d’un jeu similaire au tournoi, où des cavaliers simulent des combats, souvent pour s’entraîner comme exercice militaire en  vue des combats.

Xème – XI ème et XIIème siècle : c’est l’apogée, il est courant dans tout l’Occident en France – Italie – Allemagne – Pays Bas.

1130 : Au Concile de Clermont d’Auvergne le Pape INNOCENT II  l’interdit, mais sans effet

1179 : le Pape Alexandre III au IIIème Concile du Latran fait de même sans succès non plus.

1260 : St Louis l’interdit pour 2 ans sauf pour l’arc et l’arbalète.

1280 : Les armes employées changent, les armes de guerre sont remplacées pas des armes émoussées.

1415 : A la bataille d’Azincourt, beaucoup de chevaliers perdent la vie, cela mettra fin à ces tournois qui s’arrêteront définitivement  quand en 1559 quand le Roi Henri II trouva la mort lors d’un tournoi à Paris contre le Comte de Montgomery, la régente Catherine de Médicis interdira sur le territoire, tous les tournois et les joutes.

Ils se transforment ensuite en duel à l’épée et au pistolet, ils seront interdits par Richelieu.

Les Chevaliers prônent le combat en joute, qui permet de se mesurer avec son rival, et de faire front, alors que pour eux un combat à l’épée n’est pas aussi mirifique, considéré plutôt comme un déshonneur, l’épée étant prévue pour tuer,  et non vaincre par hardiesse et vaillance.

Le mot tournois vient du latin « torneamentum » tourner ou tournoyer, et vient des mouvement des combattants après chaque charge  qui tournaient pour en préparer une autre..  Une autre explication propose l’errance des chevalier tournant de «lieux en lieux » pour participer aux festivités.

ORGANISATION DE LA FETE

C’est le Seigneur d’un lieu qui l’organise et informe ses amis, et voisins, de la date et des gains qui seront remportés par les vainqueurs.

Le Seigneur fait proclamer son ban, c’est à dire par un héraut à voix haute et forte dans les rues, les campagnes, les châteaux avoisinants, l’annonce est faite à son de trompe à cris publics, le bouche à oreille ensuite fait le reste, car certains viennent de très loin pour assister aux festivités et participer aux combats qui durent plusieurs jours

Le tournoi répond à un règlement très précis instauré en 1066 par Geoffroy de Preuilly et qui évoluera au cours du temps

Il met en présence deux camps de chevaliers qui s’affrontent en plein air, en champ clos dénommé « la lice » délimitant l’espace du combat d’une grande surface pour les affrontements en équipes et en mêlée, sans compter les spectateurs généralement tous les habitants de la cité et des environs, les marchands, les jongleurs, les ménestrels et les amuseurs publics…  D’où le terme «  entrer en lice » : engager le combat.

Un espace neutre est réservé aux combattants avec leur écuyer pour se préparer, et pour se reposer ou panser leurs blessures..

Un rôle prépondérant est donné aux hérauts, commentateurs, arbitres, spécialistes des armoiries, et personnages indispensables des tournois. Ils sont la police et l’ordre, et certains en feront leur métier, de vrais maîtres de cérémonie.

C’est eux qui proclament le nom et le titre des jouteurs entrant en lice, et qui poussent le cri d’armes ou le cri de guerre du chevalier entrant. Cri aussi important que le blason qui est poussé par le combattant lui-même, avant le combat, puis pendant pour s’encourager et après, en cri de triomphe et de reconnaissance.

La haute société, les nobles, les dames, les spectateurs de qualité sont installés sur une tribune appelée «  échafaud ou loge » qui domine la zone de combat, et ou président également les juges qui font respecter les règles. Pour les princes et princesses ou pour les rois et les reines, des tentes sont dressées pour les recevoir.

 

Il existe 3 Sortes de Tournois : 

  • Le pas d’armes  : Table ronde : combat à pied et à l’épée
  • Les joutes            : Combat à cheval. 2 Chevaliers s’affrontent avec leur lance pour désarçonner l’adversaire.
  • Les tournois       :  Affrontement entre 2 camps composés de plusieurs groupes, au cours de plusieurs épreuves. Chaque camp cherchant à intégrer dans son groupe les Chevaliers les plus titrés…

Il peut se succéder près de deux cents joutes sur plusieurs jours.

TYPES DE COMBAT

  • A pied
  • A l’arme individuelle : combat singulier
  • A cheval le tournoi ou la joute

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  • La JOUTE DE L’ANNEAU : les adversaires lancés au galop, à cheval essaient de décrocher un anneau avec leur lance.

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  • LE ROLLAND  : Un mannequin en osier est recouvert d’une armure représentant l’ennemi et pivote sur un axe, le chevalier doit le frapper

 

  • LA JOUTE DU SARRASIN : dite QUINTAINE .

Le Chevalier doit avec sa lance, frapper un mannequin qui représente le sarrasin, ayant ses 2 bras tendus, il pivote sur son support, un bras tenant

Un fléau d’arme qui pouvait blesser le dos du cavalier s’il ne se dégageait pas assez vite.

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  • LA PASSE D’ARMES : le but est de toucher de sa lance, l’écu fixé au bout d’un mont gardé par un Chevalier.

 LES ARMES

A Pied :

  • La lance
  • L’épée
  • L’Estoc ou en 1435 le bec de faucon
  • La dague prévue en dernier ressort pour achever l’adversaire est proscrite.

A Cheval :

  • La lance ou l’épée d’estoc ou de taille.

 

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LES CONCURRENTS

 Ils doivent de prime abord se présenter devant les arbitres, qui jugent si oui ou non ils pourront participer, ils présentent les justificatifs de leurs quartiers de noblesse. Tous les écus armoriés des Chevaliers (le bouclier) sont alors suspendus au vu de tout le monde et permettent de les identifier. Pour ceux qui voulaient rester anonymes leurs écus étaient cachés d’un pan de drap.

Les chevaliers entraient superbement équipés avec leur écuyer qui tenait l’écu, au son des fanfares.

Les « Commençailles » combats préliminaires jamais mortels débutaient, laissés aux jeunes Chevaliers, et le vrai tournoi commence quand le 1er des camps qui est prêt se présente sur l’aire de jeu pour signaler sa volonté d’en découdre, le 2ème camp alors entre en lice.

C’est à partir du XIII et du XIVème siècle que ces tournois deviennent  des fêtes festives  pleines de magnificence avec un rôle prépondérant donné aux « Héraults » commentateurs, arbitres, spécialistes des armoiries, et personnages  indispensables des tournois.Enfin, les tournois n’enrichissaient pas les Chevaliers, ils leur permettaient tout juste de vivre, car ils risquaient gros, l’équipement étant très cher, ils risquaient de tout perdre s’ils étaient battus et donc de perdre leur moyen de subsistance pour certains. Les tournois étaient surtout des défoulements collectifs, des moyens de festoyer entre personnes de bon esprit

On lutte alors à fer émoulu ou avec des lances à la pointe émoussée appelée « glaives courtois », le couronnement lors d’un combat est de rompre la lance.

Les arbitres dans la tribune et sur le terrain surveillent le bon respect des règles et interviennent lorsque certains adversaires sont trop belliqueux, ils font aussi transporter les chevaliers blessés…

LES ENJEUX – LES GAINS

Les Chevaliers combattent parfois pour une dame qui leur donne ses couleurs, ils deviennent alors leur champion » ou ils peuvent aussi combattre pour une cause.

Les prix sont définis à l’avance : or – bourse – argenterie – armure – vêtements – équipement –  cheval..

Certains vainqueurs demandent même une rançon

Ils reçoivent leurs gains des mains de la « Reine du tournois » qui préside le tournoi ils sont les héros d’un jour, invités par l’organisateur

LA PANOPLIE 

       DU COMBATTANT

 Panoplie chevaliermedieval boutik

  • L’Armure
  • Les Chausses (guêtres) pour protéger les jambes
  • Le Gorgerin  : partie du casque protégeant le cou et la gorge
  • Le Haubert : Cottes de maille , qui disparaît au XV° siècle remplacée par l’armure métallique en acier, lourde de 25 à 30 kilos.
  • Le Camail    : Vêtement avec capuche qui couvre les épaules
  • Le Heaume : casque
  • L’Ecu ou Blason : le bouclier
  • L’Epée : portée dans un fourreau suspendu au côté
  • La Lance ou le javelot
  • Le Surcot : vêtement de dessus

      CASQUES panoplie2 ARMSANDARMOR

 panoplie

 


cotte maillesCotte de mailles et casque à ventail de 1340

Visiter le site https://medieval.mrugala.net/Armures/Glossaire%20des%20armures.htm

Pour apprendre les différentes pièces de la panoplie d’un chevalier

 

LA PANOPLIE

DU CHEVAL

  • La Barde : armure du cheval , on utilisait souvent du cuir bouilli, plus économique, et plus léger
  • Le Drap ou le Caparaçon

 armure et cheval

Armure pour tournoi

Le cheval a toute son importance : on l’appelle

  • Coursier en temps de guerre
  • Haquenée (jument pour les dames fortunées)

Palefroi (cheval de prestige coûteux) plus souvent pour la chasse, cheval de parade

  • Le Roussin pour la plupart
  • Le Sommier cheval de charge
  • Le Destrier : rare sa valeur était de 7 à 700 fois celle d’un cheval ordinaire Cheval de bataille, ainsi nommé parce qu’il est « mené en destre »

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Il y a une très grande disparité dans l’équipement, on s’arme selon sa puissance, et ses revenus, il faut beaucoup de sacrifices pour financer l’équipement complet, et la victoire dépend aussi de la qualité de la monture. Il faut prévoir également le logement et s’assurer de la bienveillance des hérauts et des ménestrels propagateurs des faits de guerre, des succès comme des bonheurs du vainqueur ou des malheurs du vaincu qu’ils colportaient ensuite de château en château faisant la renommée du Chevalier.

 

Etre Chevalier demandait 6 à 7 ans d’apprentissage :

A 10 ans l’enfant quitte la demeure familiale, pour se rendre chez un feudataire et se mettre à son service d’abord comme page pendant au moins 3 ans et ensuite comme écuyer, il va recevoir une solide instruction :

  • Savoir monter à cheval
  • Apprendre l’art de la guerre
  • Le maniement de l’Epée, la Lance
  • Apprendre les Bonnes manières

Vers 18 ans après ses années d’apprentissage, ayant acquis une connaissance suffisante dans l’art militaire, il peut être adoubé Chevalier  au cours d’une cérémonie officielle. La nuit qui précède s’appelle «  la veillée d’armes », et est dédiée à la prière.

Puis suit la cérémonie de « l’adoubement » l’épée sur les épaules ce qui est appelé « l’armement »

Il se confesse et est conduit à l’autel par 2 chevaliers éprouvés « ses parrains », assiste  à la messe,où il communie,  son épée accrochée à son cou, le prêtre la bénit, et lui demande «  Pour quelle raison désires-tu entrer dans la chevalerie ?  Si tu recherches la richesse ou les honneurs, tu n’en es pas digne ! »

La main sur l’évangile, le postulant va prêter le serment des chevaliers à haute voix.

Il est revêtu ensuite de sa cotte de maille, cuirasse, brassards, éperons dorés, puis de son épée , agenouillé devant son Seigneur  qui lui donne l’accolade et trois coups du plat de son épée sur l’épaule en disant  «  Au nom de Dieu, de Saint Michel et de Saint Georges, je te fais Chevalier. Sois vaillant, loyal et généreux. » puis il lui donne un coup très fort sur la nuque « la collée » accompagné de ces mots « Souviens toi de moi ».

adoubement

Il pouvait aussi être adoubé par son suzerain et devenir chevalier mais aussi vassal du seigneur à qui il prête serment de fidélité. Le chevalier peut prêter serment à plusieurs suzerains, et posséder plusieurs fiefs, mais il doit définir son « hommage lige », c’est-à-dire principal et combattre pour lui exclusivement en cas de guerre.

Si le chevalier manque à son serment, il est proclamé indigne d’être chevalier et considéré comme félon. Il est conduit sur une estrade, son épée est brisée et piétinée, son blason est attaché à un cheval et traîné dans la boue. Tous peuvent l’injurier. On le met sur une civière, puis on le recouvre d’un drap noir et on le porte à l’église comme un mort. On récite les prières des défunts : il est mort comme chevalier et banni toute sa vie.

Le serment du chevalier est prononcé à voix haute par le chevalier lors de son adoubement :

  1. Je crois à tous les enseignements de l’Eglise et j’observe ses commandements.
  2. Je protégerai l’Église.
  3. Je défendrai tous les faibles
  4. J’aime le pays où je suis né.
  5. Je ne fuirais jamais devant l’ennemi.
  6. Je combattrais les infidèles avec acharnement.
  7. Je remplirais mes devoirs féodaux, à condition qu’ils ne soient pas contraires à la loi divine.
  8. Je ne mentirais jamais et je serais fidèle à ma parole.
  9. Je serais libéral et généreux.
  10. Je serais toujours le champion du droit et du bien contre l’injustice et le mal.

 CHEVALIERS connus pour leur mérite

  • Jacques de LALAING reconnu pour ses prouesses à la hache.
  • Son Frère Philippe de LALAING porta en 4 jours 568 coups d’épée contre 589 pour l’ensemble des 23 concurrents
  • Claude de Vaudrey Bourguignon, sa famille était connue pour ses faits d’armes, au même titre que Duguesclin, Bayard…  d’une grande bravoure, il est resté l’histoire  Le jeune Bayard âgé de 18 ans, a Lyon lors d’un tournoi osa se mesurer avec ce personnage au coup de lance redoutable, il sortit indemne grâce à la mansuétude du Chevalier de Vaudrey.
  • Geoffroi de Charny

L’un des l’un des meilleurs chevaliers de son temps, auteur de plusieurs ouvrages dont le « livre de chevalerie » écrit vers 1350 ; il est surtout connu comme étant le premier propriétaire du Suaire de Turin.

  • Guillaume le MARECHAL  anglais

Le tournoi le plus connu est le tournoi de Chauvency  dans le village de Chauvency-le-Château dans le département de la Meuse grâce au trouvère Jacques Bretel

Pendant six jours, plus de 500 chevaliers vont se défier dans des joutes  et au cours de la mêlée d’un tournoi.

Jacques Bretel  brosse  le tableau de la vie de l’aristocratie, à la fin du XIIIème siècle.

Il nous renseigne aussi sur nombre de familles aristocratiques qui ont illustré pendant des siècles l’histoire de tous nos pays : les Grailly de Grilly, cités dans tous les dictionnaires, les Salm et Blâmont, les Bauffremont, les Briey, les Amance, les Ligne et les Lalaing, sans oublier les prestigieuses maisons d’Avesnes, de Flandres, de Luxembourg et de Luxembourg-Ligny. Défilent aussi sous nos yeux les noms de Bergheim, Hattstatt, Faucogney, Ronchamp, Moncley, Auberchicourt, Bergues, Hondschoote, Fléchin, Haussy, Sancerre, Creüe ou Crëve, Rosières-aux-Salines et même Trie du nord-ouest de Paris…

Sources :
 https://nonnobisdominenonnobissednominituodagloriam.unblog.fr/files/2006/09/knights.jpg
https://lartdesmets.e-monsite.com/pages/la-chevalerie-au-moyen-age/
https://fr.vikidia.org/wiki/Armement_du_chevalier
wikipedia
https://medieval.mrugala.net/Seigneurs%20et%20nobles/Adoubement%20de%20chevalier.htm
https://www.medievart.com/Medievart-2/Accueil.html  POUR ACHETER
https://milam.free.fr/tournois.htm#der
https://tournoi.de.chauvency.free.fr/index.html

 

 

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39% de Français estiment qu’un roi à la tête de la France aurait des conséquences positives

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Selon un sondage de l’institut BVA, effectué fin août 2016, « 29% des Français pourraient voter pour un candidat royaliste au premier tour de l’élection présidentielle » et « 5% le feraient certainement » . « 24% de Français répondant « oui peut-être », le total de personnes pouvant voter pour un candidat royaliste s’élève donc à près de 3 sur 10 (29%), soit une progression de 9 points depuis 2007. »

Ce qui est plus spectaculaire encore ce sont les 39% de Français qui pensent que le retour d’un roi, Chef d’Etat , auraient des conséquences plutôt positives pour l’unité nationale (+16 pts par rapport à 2007) et les 37% qui pensent que cela favoriserait la stabilité du gouvernement (+14 pts).

En ce qui concerne l’image de la France dans le monde, elle serait améliorée pour 31% des sondés (+7 pts), tandis que la place de la France dans l’Union Européenne le serait pour 24% (+4 pts) et les libertés individuelles seraient renforcées pour 22% d’entre eux  (+5 pts).

A droite:

Pour les sympathisants de droite, la monarchie aurait des conséquences plutôt positives pour la stabilité du gouvernement (51%) et pour l’unité nationale (50%). Ces scores montent chez les sympathisants du Front National, à 53% pour une meilleure stabilité du gouvernement et 55% quant aux bénéfices pour l’unité nationale. selon l’institut.

Mais il se trouve également 20% d’électeurs de gauche plutôt favorable au retour d’un roi.

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Mais où sont les prétendants ?

Selon ce sondage, l’idée d’un retour du roi progresse assez spectaculairement dans le pays alors qu’aucun candidat ne réclame actuellement ce privilège, à l’encontre de ce qui était le cas jusqu’aux années 1980, même si Louis de Bourbon, le duc d’Anjou a fait une récente déclaration qui pourrait s’apparenter à un programme politique.

Si un prétendant réclamait sérieusement ses droits au trône, cela permettrait à cette proportion d’électeurs favorables au rétablissement de la royauté de se faire une idée sur la sorte de royauté à laquelle il pourrait s’attendre, car en Europe il ne reste plus guère comme exemples que des rois ou reines sans pouvoir, et parfois trés éloignés de rois très chrétiens, comme c’est le cas en Espagne.

Louis de Bourbon (Photo ci-dessus) est le fils d’Alphonse de Bourbon, aîné de la maison de Bourbon. Alors qu’il testait une piste de ski dans le Colorado, le prince royale Alphonse II, son père, a heurté à pleine vitesse un câble, très étrangement tiré en travers de la piste, qui l’a décapité en 1989, alors que son fils aîné avait lui-même perdu la vie peu avant au cours d’un accident de voiture. Une enquête pour homicide conclut en définitive à un accident. Une conclusion qui n’a pas convaincu tout le monde. Son second fils Louis de Bourbon, actuel duc d’Anjou, est devenu à sa mort l’aîné des descendants mâles d’Hugues Capet par primogéniture, il deviendrait donc Louis XIX, mais jusqu’à présent il ne s’est pas montré aussi actif que son père pour endosser ses droits au trône de France.

par Emilie Defresne — 30 août 2016

Source : Media Info

=> Voir le sondage de la PSB

 

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La déclaration de Louis de Bourbon, duc d’Anjou, pour la fête de Saint-Louis

Louis-XX-saint-Louis-1Mes chers compatriotes,

La date du 25 août, fête de la Saint-Louis, mon aïeul et mon saint patron et aussi le modèle largement reconnu de la sagesse en politique, m’offre l’occasion de m’exprimer. Je n’ai pas voulu le faire au moment où les dramatiques évènements de l’été se sont produits car ma voix aurait peu apporté à ce qui fut dit alors. La compassion devant les victimes s’imposait et continue à s’imposer car les conséquences de ces attaques barbares sont loin d’être terminées ; les encouragements aux forces de sécurité et de secours ou aux équipes de soins s’imposaient elles-aussi et s’imposent encore devant l’ampleur du mal. Mais au-delà ? Que pouvait-on dire devant l’horreur des actes commis ? Les assassinats aussi monstrueux que lâches, d’êtres innocents, n’ont jamais aucune justification et les commettre au nom d’une religion encore moins. Fanatisme et politique n’ont jamais fait bon ménage. L’histoire nous le rappelle.

Or c’est justement au nom de l’histoire, mais sans nostalgie et dans un souci d’avenir meilleur,  que je peux apporter quelque chose, au moment où la France, mon pays, subit une grave crise. Il me semble que les seuls remèdes politiques habituels ne suffiront pas à conjurer les dégâts et la profondeur du mal. Vu avec le recul des siècles et surtout l’expérience que cela donne, le mal qui atteint la France me parait double. Il y a d’abord une guerre de civilisation, déclarée par un ennemi plus ou moins visible et insidieux, et que désormais les gouvernants semblent enfin  désigner par son nom mais,  surtout,  une très profonde et grave crise morale ou d’identité, sorte de cancer de l’intérieur qui nous affaiblit tout autant, peut-être même davantage,  que l’ ennemi désigné.
 

« Les causes internes sont toujours plus complexes à combattre que les ennemis déclarés »

De la guerre qui est menée à la France, à l’Europe, à la Chrétienté, que dire ? Accepter de mettre un nom sur les choses et donc les qualifier est déjà le meilleur moyen pour combattre. L’ennemi identifié, Il s’agit de concevoir et de mettre en œuvre une politique étrangère et une politique intérieure qui répondent aux intérêts de la France et de l’Europe chrétienne dont nous sommes solidaires. Il s’agit ensuite d’avoir une stratégie et une tactique. Je ne doute pas que l’une et l’autre soient à la portée de nos gouvernants quels qu’ils fussent, s’ils acceptent de se remettre en cause, de se donner les moyens de la lutte et de faire confiance aux spécialistes. Faire parler la raison plus que le sentiment et l’idéologie. La France a toujours su mener les combats, ses forces armées sont reconnues par tous et partout, et le pays entier trouvera l’énergie nécessaire pour les soutenir. Déjà, force est de constater que de saines réactions ont commencé à apparaître.

La crise morale est plus grave. Les causes internes sont toujours plus complexes à combattre que les ennemis déclarés. Elles le sont notamment parce que elles ont souvent des origines plus profondes, plus lointaines. Mais l’histoire dont par ma naissance je suis en quelque sorte le représentant comme héritier et successeur des souverains qui, patiemment, siècle après siècle, ont façonné la France, l’histoire montre que les crises de conscience ne sont pas insurmontables. C’est même souvent de l’épreuve et de la rupture avec des habitudes passées qui endorment plus qu’elles ne font progresser, que la France s’est constituée. Dès l’origine ! Epreuves et rupture, avec Clovis qui fait passer la Gaule du rang de province romaine à celui de royaume libre et autonome ; épreuves et rupture avec la renaissance carolingienne ; puis avec le renouveau de la souveraineté au XIIIe siècle, celui de Bouvines et de Saint Louis ; et je continue avec  le renouveau d’après la guerre de Cent ans qui avait pourtant laissé la France exsangue et quasi à la merci d’une dynastie étrangère. Que dire de la Renaissance qui a suivi le désastre de Pavie, de celle d’après les Guerres de Religion ou encore du sursaut admirable de tout le pays dans les premières années du XVIIIe siècle alors que Louis XIV devait faire face à une Europe une nouvelle fois coalisée. Oui, il y a un  ressort très français qui veut que notre pays même malmené, même quasiment abattu, ne capitule pas.

« L’histoire nous enseigne qu’il y a des limites à ne pas franchir, des principes non négociables »

Ces sursauts proviennent de la nature très particulière de la France. Ce n’est pas un état comme les autres. Le pouvoir ne s’y confond pas avec la force. La France a toujours reposé sur ses familles, sur des communautés d’intérêt, sur un état de droit mis en place alors que l’Europe connaissait encore régime féodal et droit du plus fort. Si la France présente cette spécificité cela lui vient de ses origines. Clovis, ne fut pas seulement le premier des rois, mais ce fut surtout le premier des rois chrétiens. Ainsi dès l’aube de la civilisation française il y avait, venant couronner au sens propre comme figuré le pouvoir, une transcendance. Politique et mystique allaient de pair. Jamais le roi ne fut un monarque tout puissant. La royauté française a toujours été vécue comme un service, imposant des devoirs garantis par Dieu. Au-dessus du roi il y avait toujours la nécessité de conserver les préceptes de l’évangile qui sont aussi ceux du droit naturel : respect de la personne humaine, respect de la famille. La France a mérité le titre de « Fille aînée de l’Eglise », parce que plus que toute autre nation, elle a su mettre ses devoirs avant ses droits. Elle a  puisé dans la religion une éthique qui donnait à la politique une autre dimension. Ainsi, elle devint un modèle.

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Certes cela a pris des contours bien différents selon les âges, mais le principe a toujours subsisté ; certes il y a eu parfois de mauvaises politiques mais justement reconnues comme telles.  Mais l’histoire nous enseigne aussi qu’il y a des limites à ne pas franchir, des principes non négociables : la souveraineté de l’état, le primat du bien commun contre les intérêts particuliers, les libertés notamment collectives pour garantir les particularismes hérités de l’histoire des lieux, etc.

L’histoire nous apprend aussi et surtout qu’un peuple est grand quand il a des motifs de partager une vision commune de sa destinée c’est-à-dire de son avenir ; de donner de lui-même pour des causes qui le dépassent mais qui le font entrer dans l’histoire. Tel est bien ce qui a produit les grands artistes, les grands savants, les grands capitaines et les conquérants ; les gloires nationales que nos livres, nos mémoires, nos chansons exaltaient. Durant longtemps,   de l’épopée des grognards de l’Empire au « debout les morts ! » de la Guerre de 14-18, les régimes nouveaux ont continué à évoquer ce récit national. La mystique de la Patrie avait su remplacer l’amour pour le Roi et la Couronne. Mais qu’en est-il actuellement ? Quelle « mystique » est-elle offerte aux jeunes depuis deux ou trois générations ? Celle du consumérisme et du  matérialisme; celle de la culture de la mort ; celle du jeu et du moindre effort, celle de la toute-puissance de l’argent. Depuis des décennies ont été élevés au rang de nouvelles valeurs l’individualisme, l’abandon de la notion de service et de sacrifice, le relativisme, l’immanence et, comble, la négation des épisodes glorieux de notre histoire dont il faudrait s’excuser ! Tout cela a détruit peu à peu les fondements de la société qui n’a plus su intégrer ceux qui frappaient à sa porte et qui, surtout, a ôté tout souhait et désir de s’intégrer à la France devenue plus un contre-modèle qu’un modèle.

« Nourrie de bonnes intentions comme le prétendent ses partisans, la laïcité républicaine n’en est pas moins un leurre »

Il me semble que la cause première de ce triste état des lieux est avant tout l’abandon des repères notamment religieux par notre pays c’est-à-dire ces limites sans lesquelles les libertés ne sont plus que des licences dangereuses tant pour l’homme que pour la société. Ainsi, en un peu plus de deux siècles a été porté profondément atteinte à notre identité, française et chrétienne. Les repères perdus, l’avenir est difficile à construire ! Aussi, nourrie de bonnes intentions comme le prétendent ses partisans, la laïcité républicaine n’en est pas moins un leurre. Elle nous coupe en réalité de nos racines séculaires et le vide idéologique laisse la place à toutes les idéologies mortifères.

Les jeunes ont besoin de grandeur,  besoin d’espérance. Une société qui désespère et désenchante sa jeunesse n’a plus sa place. Il faut revenir de cet esprit d’abandon. Il faut retrouver enthousiasme, désir de se dépasser et, surtout, volonté. Retrouver la ferveur de Bouvines et de Patay, celle que montrent les champions sportifs prenant exemple sur les saints ou les militaires. Offrir des perspectives qui présentent leur part de gratuité et de grandeur. Ces occasions ne manquent pourtant pas aujourd’hui où les combats à mener sont nombreux : ceux pour redonner à la vie humaine sa place avec ses multiples facettes depuis l’éthique oubliée dans les états riches jusqu’aux problèmes de malnutrition dans les pays pauvres ; ceux pour rendre notre planète plus durable après qu’elle a été souvent saccagée par l’inconscience de plusieurs générations ; ceux pour faire accéder le plus grand nombre à l’instruction sans laquelle il n’y a pas d’échanges possibles entre les hommes. Savoir se parler et pouvoir  se comprendre !

« La France est d’abord une communauté forte de son identité »

Redonner le goût du bien commun et se souvenir que la France est d’abord une communauté forte de son identité façonnée par ses racines gréco-latines et chrétiennes.

Heureusement, bon nombre de jeunes l’ont retrouvé d’eux-mêmes dépassant les faux maîtres qui les trompaient plus qu’ils ne les formaient. Depuis plusieurs années on les voit veiller sur leur pays ; retrouver les fondamentaux de la philosophie notamment politique, renouer avec les valeurs du don, de la gratuité sans lesquelles il n’y pas de bien commun possible. On les voit surtout retrouver le sens de la famille et de la vie sur lequel ils assoient leurs perspectives d’avenir. Le monde appartient aux jeunes et à ceux qui donnent du sens à leur vie. L’histoire de France nous l’enseigne.

J’ai voulu le rappeler car, en invoquant l’aide de Saint-Louis, mon aïeul, mais aussi celle de tous les saints et saintes de France, si nombreux, et en n’oubliant pas le dernier d’entre eux, le père Hamel, mort en martyr pour sa Foi, je crois plus que jamais en mon pays et en son avenir.

Louis de Bourbon, duc d’Anjou

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