
La PSB LYON, vous souhaite Monseigneur, en ce 25 Août 2016 une
BONNE FETE
Que cette journée vous apporte de grandes joies

Site de l'association légitimiste PSB Lyon

La PSB LYON, vous souhaite Monseigneur, en ce 25 Août 2016 une
BONNE FETE
Que cette journée vous apporte de grandes joies

Le voeu de Louis XIII par Ingre.
La Mairie de Saint-Denis vient de lancer l’étude de faisabilité pour rebâtir la tour de l’édifice, qui abrite la nécropole royale, détruite en 1846.
Depuis la place Victor Hugo, à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), l’imposante basilique d’architecture gothique paraît bancale, avec son unique tour qui s’élève. Ce défaut devrait pourtant bientôt être corrigé. Le ministère de la Culture vient de donner son feu vert pour le lancement de l’étude de faisabilité pour la reconstruction de la tour nord et de la flèche de l’édifice, dernier tombeau des rois de France. A sa construction, au XIIIe siècle, la basilique comptait bien deux tours, mais les intempéries et la tempête de 1846 ont eu raison de la flèche nord, progressivement démontée par la suite, pour des raisons de sécurité. Sa reconstruction a, depuis, été envisagée à plusieurs reprises mais, faute de budget, à chaque fois abandonnée. La visite, lors des journée du patrimoine de 2015, du président François Hollande et son vif intérêt pour le projet ont sans doute pesé dans la balance, le mode de financement des travaux – sans un centime d’argent public – aussi. Si l’étude de faisabilité sera financée par la Caisse des Dépôts, les travaux seront, eux, payés par les recettes des visites. A raison de 160.000 entrées par an, au tarif de 8,50 euros par personne, elles pourraient avoisiner les 13,5 millions d’euros. !! (EN 10 ANS)
Agathe Mercante
Je vous emmène découvrir ce personnage au destin fabuleux.
Fils d’un marchand fourreur de la Ville de Bourges, il va très jeune être initié au commerce, et gravir les échelons pour devenir un homme puissant et riche.
Il a la chance de naître dans une ville florissante, dans une famille plutôt aisée dont nous allons suivre l’ascension, ou plutôt les clefs de son ascension.
Petit rappel de l’histoire :
BOURGES
La venue du Dauphin à Bourges avec sa cour va considérablement profiter à la Ville, déjà très florissante par son commerce.
Sa prospérité s’était déjà accrue depuis quelques années :
Depuis que le Roi Jean le Bon (Roi de 1350 -1364) ait donné à ses fils dont un prénommé Jean (1340 – 1416) les duchés de Berry , d’Auvergne et le Comté de Poitiers, Ce Jean de Berry était l’oncle du Dauphin, futur Charles VII, il séjournait à Bourges.
Jean de Berry va faire beaucoup pour la Ville de Bourges,en l’enrichissant :
La période de 1360 à 1461 voit l’apogée de la Ville de Bourges qui devient grâce aux commandes qui affluent la 3ème ville du Royaume, après Paris et Beauvais avec 30 000 habitants, la renommée de ses drapiers est reconnue, ainsi que celle des artisans de luxe, tapissiers, enlumineurs…
La ville possédait déjà un port de commerce.
Le Dauphin va loger au Palais Ducal ou au Palais de l’Archevêque de Bourges qui verra naître, le 3 juillet 1423 son fils le futur Louis XI suite à son mariage avec Marie D’ANJOU. Bourges devenant la Capitale du Royaume.
JACQUES COEUR
NAISSANCE : Vers 1395 / 1400 à Bourges
DECES : le 25 Novembre 1456 Ile de Chios
PARENTS
FRERE et SŒUR :
Jacques CŒUR épouse Macée de LEODEPART, fille du prévôt des marchands de Bourges, et de Jeanne ROUSSART, fille d’un maître des monnaies de Bourges
ENFANTS :

Lieu de rendez-vous du Roi Charles VII et d’Agnès SOREL
4 garçons dont :
. JEAN né vers 1421, nommé Archevêque de BOURGES à 25 ans. Il meurt en 1483
Jacques COEUR aurait eu une autre fille prénommée GEOFFRETTE, mariée à Jean de CAMBRAI dont le père était un sculpteur très connu, qui a réalisé le gisant du Duc Jean de Berry. (je laisse un lien dans mes sources pour plus d’informations)
Gisant du Duc de Berry – Cathédrale de Bourges
Jacques CŒUR travaille avec son père marchand fourreur, il est fournisseur de la cour ducale ; la famille déménage en 1409 pour s’installer près de la Chapelle ducale, quartier des commerçants aisés. Il gravit un nouvel échelon dans l’échelle sociale lors de son mariage vers 1418/1420 avec Macée de Léodepart la fille du Prévôt de Bourges.
(le prévôt est une sorte de préfet nommé par le roi qui exerce des attributions administratives et judiciaires pour les villes sans « échevins », c’est-à-dire sans conseillers municipaux élus).
De là va commencer son ascension, il voyage beaucoup il entreprend en 1432 son premier voyage en Orient, il comprend vite tout l’intérêt et l’avantage du commerce international, des échanges de tous ordres, et du parti qu’on peut en tirer pour s’enrichir. La présence du Dauphin et de sa cour, sur place à Bourges est une aubaine supplémentaire, et la famille COEUR ne peut que se réjouir de cette opportunité.
A un moment donné en qualité de « Maître des monnaies » à Bourges, il trafique sur la qualité du métal fourni et sans la grâce du Roi, son avenir aurait été très compromis. De ces voyages Jacques Cœur acquière de précieux renseignements, sur le commerce, les voies maritimes existantes, les denrées et produits les plus recherchés en France et à l’étranger
(A l’importation : les épices, la soie, les denrées exotiques, les dattes , les fourrures de martres et de genettes et l’or… les armes, l’argenterie, les tissus les poissons etc… et à l’exportation : les draps de Bourges et d’ailleurs, les tapisseries, les fourrures, le vin, …
Il a rapidement fait un état de la situation du pays :
Les voies terrestres et maritimes sont peu sûres à l’époque avec la présence des pirates, les barbaresques, les marseillais, les génois….sans parler de la météo incertaine, rendant la navigation hasardeuse.
Aussi il va mettre en place des routes commerciales avec des entrepôts tenus par ses hommes de main, disséminés un peu partout, pour récupérer, acheminer les marchandises sous le contrôle de « ses facteurs » environ 200 sur :
Tours deviendra le point central d’acheminement des marchandises.
https://www.hgsempai.fr/
Au départ il s’intéresse principalement à Montpellier, où il centralise ses opérations, grâce à lui la Ville renaît, le port fonctionne, avec la mise en place de canaux jusqu’à Aigues Mortes.
Montpellier prospère rapidement, bien située, avec des voies carrossables pour le transport des marchandises à l’intérieur des terres ; elle devient vite une ville incontournable pour le commerce. Il applique la même méthode avec l’aide de son neveu Jean de VILLAGE pour le port de MARSEILLE.
Il lie des liens étroits avec GENES la SICILE, BARCELONE, FLORENCE, PISE, RHODES, ALEXANDRIE.
Du fait des croisades (9 en deux siècles ) Gênes et Venise sont les villes plus importantes pour le transport des Croisés en Terre Sainte, les pèlerinages partent surtout de Venise et d’Aigues Mortes (Louis IX) par contre il est difficile de rivaliser avec Venise qui comptait 300 à 400 navires pour 150 000 habitants en 1450.
Le réseau de ses correspondants étant établi il décide de devenir armateur. Son premier bateau est acheté aux chantiers de GENES en 1443, et Jacques Cœur dit-on demanda aux charpentiers d’Aigues Mortes d’en faire une copie.
En 1439, le Roi le nomme Grand Argentier du Royaume avec un salaire de 1200 florins par an achetant pour le Roi et la Cour toutes les denrées convoitées. Il devient ainsi acheteur et fournisseur du Royaume.
Jacques CŒUR rend de nombreux services, au Roi et à la Cour, mais aussi au Royaume car il contribue à faire travailler beaucoup de personnes et à faire prospérer des métiers, dans de nombreuses villes.
Le Roi l’anoblit en 1441 ; Jacques CŒUR choisit comme armes « 3 Cœurs et 3 Coquilles Saint Jacques » et sa devise : A vaillans cuer riens impossible »
Blason de Jacques Cœur
Sa devise
Sa fortune va prospérer :
Surtout il a très bien compris tout l’avantage qu’il pouvait tirer du système de change , les circuits d’argent n’ont plus de secrets pour lui, (virements –escomptes – emprunts) Il a des correspondants dans toutes les grandes villes européennes, qui assurent le change nécessaire pour son commerce.
Il a principalement retenu l’essentiel :
Il exportait des monnaies françaises très recherchées, l’Or et l’argent étaient normalement interdits d’exportation !
Il devient l’homme providentiel, incontournable, indispensable d’où son crédit énorme auprès du Roi, qui s’en sert comme ambassadeur pour des missions difficiles.
Mais il prêtera aussi beaucoup d’argent au Roi de même qu’aux nobles de la Cour.
Signature de Jacques Coeur
CONSTRUCTION DE SON PALAIS
Il fait construire son Palais à partir de 1443, une demeure à l’architecture gothique flamboyante, réalisée en moins de 10 ans.
Une maison fastueuse avec beaucoup de signes d’allégeance au Roi et d’humilité comme les 2 personnages Jacques COEUR et sa femme, accoudés à 2 fenêtres qui entourent une niche où se trouvait la statue équestre de Charles VII.
Une façade est fortifiée à l’ancienne d’un côté et une autre plus moderne, raffinée, ouvragée annonce le style Renaissance.
A l’intérieur de nombreuses innovations pour l’ époque, baies vitrées, salle de bains, étuves, sauna, latrines…
Voute de la Chapelle du Palais comprenant des compartiments où sont peints des anges portant les inscriptions des versets du gloria et du Cantique des Cantiques
En forme de carène de bateau inversée
LA FORTUNE ET LES BIENS DE JACQUES COEUR
Il fera quelques héritages et procédera à l’acquisition de nombreuses propriétés résumées ci-dessous :
– La Grand’ maison, c’est à dire le palais Jacques Cœur actuel.
– L’hôtel ou il habitait à l’angle de la rue de Linière et de la rue du Vieux Poirier
– par son père :
– la maison située à l’angle de la rue d’Auron et de la rue des Armuriers, en la paroisse Saint Hippolyte, vendue à Hans Havenal qui était cranequinier du roi. (Arbalétrier à cheval, armé du cranequin = arbalète).
– la maison contiguë
–par sa belle famille
– La maison située à l’angle de la rue d’Auron et de la rue des Armuriers.
– La maison contiguë située du même côté, qui sera sans doute celle adjugée à Pierre Bruzay, un orfèvre.
Il faut ajouter plusieurs autres biens comme :
– Rue Gambon où il possède aussi une maison, c’est la cinquième maison à partir de la rue des Trois Pommes, en face de l’hôtel Dieu.
– Un morceau de muraille de huit toises des anciennes murailles de Bourges, près de la place Gordaine, et qui furent acquises par Guillaume Lallemant.
– Place Gordaine, il possédait aussi pour moitié une maison attribuée en 1457 pour une somme très faible à Jacuète, veuve de Guillaume Bruzay.
– Place Gordaine, il a possédé une maison avec une rente » correspondant à un change assis en la ville de Bourges « . Elle sera attribuée à Martin Anjorrant.
– Place Gordaine il avait une masure et une place vide, qui fut acquise par Pierre Pissoire, un bourgeois de Paris en 1456.
– Rue des Arênes, dans la paroisse de St Pierre-le-Guillard il avait une maison qui fut acquise en 1457 par Jean Hager, pelletier de Bourges.
– rue de Montchevry il avait un emplacement et un verger, qui est la rue Gambon actuelle.
– Un terrain près de la porte Courtine qui sera adjugé à Guillaume Lallemant en 1456.
– » Trois festz de maison » à Bourges acquises par Jean Guionnet.
– A Asnières, des dépendance dans le village d’Asnières, qui était semble-t-il une grange qui fut attribuée en 1456 à Jean Colichon et Robin Hontaire, archers de la garde du roi. ainsi que dans l’îlot Saint Hippolyte.
Les biens immeubles de Jacques Coeur en dehors de Bourges
Ce sont des biens que possédait Jacques Coeur où dans lesquels il avait et percevait des rentes. Ces biens ont été listés par le procureur Dauvet après la condamnation de l’Argentier du roi, et ils apparaissent dans » le journal du procureur Dauvet » publié par Michel Mollat et une synthèse a été publiée plus récemment par le professeur Robert Guillot.
Ce n’est sans doute pas une liste exhaustive, mais c’est un travail d’historien qui ne doit pas laisser passer beaucoup de terres et autres châteaux.
On trouve ainsi dans ce que possédait Jacques COEUR :
– Les Biens de Puisaye :
– la seigneurie de Saint Fargeau avec le célèbre château encore visible aujourd’hui dans l’Yonne.
– La terre de Toucy dans l’Yonne
– La terre de Malicorne, Champignelles et Villeneuve, toujours dans l’Yonne.
– les terres de Melleroy, de Saint Maurice dans le Loiret
– Les Biens du Roannais :
– La coseigneurie de Roanne et de Saint Haon-le-Châtel dans la Loire.
– La seigneurie de la Motte et de Saint Romain (Saint Romain la Motte) dans le canton de Saint Haon à quelques kilomètres de Roanne, dans la plaine du Forez.
– Le château de Boisy dans la canton de Roanne sur la route de Renaison.
– Les Biens du Berry (ailleurs qu’à Bourges)
– Les Biens de Menetou-Salon dans le canton de Saint Martin d’Auxigny.
– La seigneurie d’Ainay-le-Vieil vendue à Charles de Culan en 1455.
– Les Biens de Marmagne dont le château dans le canton de Mehun-sur-Yèvre.
– Les Biens de Maubranches avec le château, situé à la sortie nord de la ville de Bourges, dans le canton de Baugy.
Château de Maubranches (18)
– Seigneurie de Barlieu dans le Cher à proximité de Vailly-sur-Cher. ces biens seront attribués à Jean de Bueil.
– Une terre dans la paroisse de Chabris dans l’Indre dans le canton de Saint Christophe en Bazelle.
– Des pièces de terre, une maison et une maisonnette dans la paroisse de Liry (ou Lizy ?)
– Des pièces de vignes près du chemin allant de Bourges à Marmagne, qui fut adjugée à Jean Bellestat en 1457.
– Les Biens du midi et du Languedoc
– les terres de Bessan dans l’Hérault à proximité de Béziers.
– Les terres de Vias dans la même région.
– La » Grand’Maison » de la rue Embouque d’Or à Montpellier, retenue par le roi, puis attribuée à Jean Forestier
– Des maisons et des biens divers à Béziers attribués pour une somme assez faible au seigneur de Montpeyroux.
– Le mas d’Encivade à proximité de Montpellier dans l’Hérault.
– Une maison à Marseille près du port, un immeuble du notaire Rodeti attribué par la municipalité de Marseille.
– Une maison à Montpellier adjugée à Philippe de Crapona.
-Une maison à Beaucaire adjugée à Jean de jambe.
– Une étable à Montpellier, acquise en 1454 par un marchand de cette ville.
– Deux emplacements à Montpellier devant l’église Notre Dame des tables, qui fut adjugée à un bourgeois de Montpellier, Jamet CARCASONNE.
– Les Biens du Bourbonnais
– La seigneurie de la Bruyère-L’aubespin dans l’Allier, c’est à proximité de Cérilly en forêt de Tronçais.
– Biens de St Gérand de Vaulx dans l’Allier attribués à Catherine de Maignelais, la mère d’Agnès Sorel.
– Biens de Saint-Loup dans le canton de Neuilly-le-Réal.
– Une maison et des biens à Saint Pourçain sur Sioule attribué au premier médecin du roi.
– Des Biens fonciers et des rentes près de Saint Pourçain dans l’Allier, attribués aussi au premier médecin du roi en 1456.
– Une rente sur plusieurs maisons à Moulins dans l’Allier.
– Une rente sur un hôtel de Saint Pourçain, qui fut acquise par Michel Héron, un bourgeois de Saint Pourçain.
– Banvin (droit féodal) et des rentes à Saint Pourçain.
– Une rente sur un hôtel de Saint Pourçain adjugée à jean de La Loère en 1456.
– Les Biens de Touraine
– L’Hôtel de l’Argenterie près de St Saturnin à Tours attribués à un canonnier du roi.
– Une maison à Tours adjugée à un chaussetier de Tours en 1453
– Les Biens du Rhône et de Lyon
– La » maison ronde » devant l’église Saint Nizier à Lyon.
– La » Grand’Maison » de la rue Mercière à Lyon.
– La Maison de la Rose de la rue Mercière de Lyon où Jacques Cœur installa ses comptoirs.
– Une maison et un moulin à papier à Rochetaillée pas très loin de Lyon, dans le canton de Neuville-sur-Saône. ces biens furent attribués à l’archidiacre de Lyon en 1455.
– Une maison à Lyon dans une rue qui allait de Saint Nizier au pont sur la Saône et qui fut attribuée à un maître potier d’étain de Lyon.
– Une rente sur une autre maison située rue Mercière à Lyon.
– Un jardin à Lyon rue raisin, acquis par un notaire royal.
C’est à partir de 1444 année où le Roi Charles VII octroya à Lyon le privilège d’une troisième foire annuelle que Jacques Cœur fit son apparition dans la ville pour y installer son comptoir et qu’il acheta des propriétés.
Les MINES de Jacques Cœur
A partir de 1444, Jacques Cœur va s’intéresser aux mines, le Roi Charles VII lui accorde par lettres patentes du 24.07.1444, le droit d’exploiter quelques mines de plomb , d’argent, de cuivre, dans les monts du Lyonnais, pour 12 ans à raison de 200 livres tournois par an, contre le droit du dixième sur les métaux extraits.
Il possédait les mines suivantes :
Mines d’argent et de plomb : entre Sainte Foy l’Argentière et Brussieu (d’où le nom Argentière) – St Laurent de Chamousset – les mines de Pampailly à Brussieu considérées comme les plus grandes mines d’argent du Royaume, occupant plus de 100 personnes
Mines d’argent et de cuivre : notamment à Joux sur Tarare, dans le Beaujolais, propriété de Jacques COEUR et des frères BARONNAT
Mines de cuivre : à Saint Pierre La Palud dans le Rhône dans le canton de l’Arbresle et à Chessy les Mines propriété de Jacques Cœur et des frères BARONNAT.
Apparemment la fortune de Jacques Cœur ne venait pas des mines, leurs gisements étaient pauvres et le rendement ne payait pas les frais d’exploitation. Elles furent rendues aux enfants de Jacques Cœur en Octobre 1456.
LES NAVIRES DE JACQUES COEUR

Français : Vitrail représentant une « galée », c’est à dire un bateau utilisé par Jacques Cœur pour le commerce international. Ce navire porte les armes de Jacques Cœur à la poupe. Salle des galées, Palais Jacques-Cœur, Bourges
Comme déjà évoqué, la première galée commandée par Jacques Cœur en 1443 et financée par le Roi aux chantiers de Gênes, a été copiée par les Charpentiers d’Aigues Mortes, elle aurait portée le nom de « Notre Dame de Saint-Denis » Deux autres bateaux furent construits Notre Dame Saint-Jacques et Notre Dame Saint-Michel. En tout Jacques Cœur ne possédait que 4 galées vers 1447, du moins suivant l’inventaire effectué lors de son arrestation, car dit-on il en aurait eu une douzaine.
Une en cours de construction « La Rose » et une certainement appelée « Notre Dame Sainte-Madeleine » appelée également « la grosse galée de Mgr l’Argentier » beaucoup plus imposante que les autres qui portait le nom de Galéasse
Une Galée : 40 à 50 m de long sur 5 à 6 mètres de large avec 2 ou 3 mâts, à voiles et rames
Une Galéasse : Grosse galée dont la longueur équivaut à 3 fois la largeur et celle-ci à 2 fois la hauteur.
La « Rose » en honneur d’une fille du Roi Charles VII, quand aux autres bateaux, tous portaient un nom en dévotion à la Vierge.
JACQUES COEUR ET L’ALCHIMIE
Encore un mystère entourant ce personnage, qui d’après la légende aurait fait fortune grâce à l’alchimie, ayant découvert le secret de la pierre philosophale.
Etait-il vraiment alchimiste ou cherchait-il à la faire croire ? Certains avançant le fait d’une part
Sujet tabou c »est FULCANELLI qui au XXème siècle va remettre en avant les signes alchimistes présents dans la demeure de Jacques COEUR, où ils abondent comme par exemple celui-ci : 
indiquant l’axiome de la vie brève, si chère aux Alchimistes :
« Une seule matière, un seul vaisseau et un seul fourneau. »
L’homme avec le pilon broie la matière, le vaisseau est représenté par la femme qui nettoie l’écuelle, et le fourneau par l’homme qui s’occupe de la cheminée.
De nombreux écrits sur l’Alchimie parlent de Bourges, notamment ceux de Jacques Van Lennep :
Les sentiers hermétiques de la finance nous mènent à Bourges un des plus hauts lieux de l’alchimie française puisqu’il s’y trouve à la fois le palais de Jacques Cœur et l’hôtel Lallemant. Comme Prague, cette ville possède sa rue de l’Alchimie où autrefois, la maison dite de l’Escole avait pour enseigne l’Arquemye ».
Le mystère reste entier…
FIN DE JACQUES CŒUR
Il ne verra pas la fin des travaux de son Palais, car sur ordre du Roi il est arrêté le 31.07.1451 au Château de Taillebourg.
A l’apogée de sa gloire, il possède un empire commercial principalement par voie maritime, négociant avec les pays du Levant et rivalisant avec les autres puissances, Vénitiens, Pisans, Génois.. En 1449, il est l’homme le plus puissant du 15ème siècle, avec la plus grande fortune privée.
Sa richesse, son pouvoir à tous les niveaux et auprès du Roi, poussent ses débiteurs et ils sont nombreux à œuvrer pour le voir disparaître, afin de ne pas rembourser leurs dettes. Tout mouvement de fonds requérait l’intermédiaire de l’Argentier du Roi, son pouvoir était immense, jalousie, haine… vont déferler. Lors de son arrestation on dénombrait 200 débiteurs pour la modique somme de 100 000 livres tournois.
On l’accuse de la mort de la maîtresse de Charles VII : Agnès SOREL, décédée le 9.02.1450, après un accouchement difficile, et dont Jacques Cœur ami de la Belle, était à sa demande son exécuteur testamentaire.
Ses principaux accusateurs :
Cette accusation n’étant pas plausible, elle est abandonnée mais d’autres tombent :
Il se défendit mais ses juges étaient tous ses débiteurs, et futurs propriétaires de ses biens confisqués.
Il est condamné malgré les services considérables rendus à la Couronne , lèse-majesté, condamné à mort, gracié toutefois par le Roi, il sera banni à vie.
Il devra faire « amende honorable » et se repentir ce qu’il fit le 5 juin 1453 en chemise et à genoux devant le procureur du Roi à Poitiers.
Tous ses biens sont confisqués et il est condamné à payer 300 000 écus d’amende plus 100 000 écus au Trésor. Ces débiteurs ne lui doivent plus rien et récupèrent leurs biens, le Roi en premier.
Après un long procès, un emprisonnement dans plusieurs châteaux : Château de Taillebourg, puis au Chateau de Lusignan (près de Poitiers), en passant par celui de Maillé, puis le château de Tours et celui de Poitiers, plus de vingt deux mois de captivité, en 1454, il arrive à s’évader du château de Lusignan près de Poitiers
Repris il est emprisonné à Beaucaire où son neveu à qui il a pu faire passer un message Jean de VILLAGE viendra le délivrer, il fuira jusqu’à Marseille en toute hâte de peur de se faire reprendre, et embarquera immédiatement pour Rome auprès du Pape Nicolas V (Pape 1447 à 1455) puis de Calixte III qui avait pris sa défense et le proclamait innocent.
Château de Poitiers
Il n’avait pas tout perdu de sa fortune, « ses facteurs et capitaines » mirent en sécurité ses marchandises car lors de son arrestation certains bateaux étaient en mer, ou furent dépouillés comme « La Madeleine » par son neveu Jean de Village afin de récupérer tout ce qu’il pouvait avant la saisie ( cordage – ancre, voiles…) car certains de ses agents étaient restés fidèles.
Le pape va organiser une croisade, avec une flotte d’une trentaine de navires qui part le 11 juin 1456 pour protéger les îles chrétiennes de la mer Egée des Ottomans, il confie le commandement à Jacques CŒUR qui va décéder en Novembre 1456, sur l’île de CHIOS en Grèce (île Génoise à l’époque) en la défendant contre les Turcs, et certainement suite à des blessures dans le combat naval. Il a 61 ans. Sa mort reste un mystère, car pour certain il ne serait pas mort à Chios mais aurait refait sa vie dans l’île de Chypre et refait fortune.
Toutefois le 5.08.1457, les enfants de Jacques Cœur purent récupérer une partie des biens de leur père.
Les délateurs : notamment Otto CASTELLANI et G. GOUFFIER furent arrêtés et condamnés.
Ses fils Ravant et Geoffroy CŒUR obtiennent la restitution du Palais de BOURGES ; Le procureur Jean DAUVET chargé lors du procès de l’inventaire des biens et de leurs ventes, avait mis en vente la maison de BOURGES , mais personne n’avait cherché à l’acquérir, peut-être une reconnaissance de la Ville pour leur bienfaiteur.
Geoffroy CŒUR, son fils habitera le Palais et son fils Jacques CŒUR II en héritera.
En 1501, il sera vendu à la famille TURPIN, puis appartiendra à la famille LAUBEPINE qui le conservera pendant 100 ans.
De 1629 à 1636 Le Prince de Condé y demeure
1679 Achat par Colbert
1682 La municipalité l’achète pour le transformer en Hôtel de Ville de BOURGES, puis en institution de justice, siège du bailliage et du présidial
Début XXème siècle, il est racheté par l’état et ouvert à la visite.
Jacques CŒUR a permis au Roi CHARLES VII de reconquérir la Normandie entres autres, occupée par les anglais . Homme ayant le sens des affaires, financier hors pair, fin stratège, il a permis la consolidation du royaume, en développant le commerce intérieur et international, en ouvrant des perspectives nouvelles et des débouchés aux artisans, aux produits français, en apportant une réglementation et une organisation exceptionnelle, et en contribuant à assainir les finances de l’état…Il a fait circuler les produits et les richesses du pays, et permis ainsi l’élévation du niveau de vie des habitants.
Jacques Cœur a servi aussi la gloire du Roi sur tout le bassin méditerranéen.
D’ailleurs le fils de Charles VII, Louis XI continua l’œuvre de Jacques Cœur et le commerce avec le Levant avec 4 bateaux dont un gouverné par Jean de Village que le roi avait gracié.
Si le Roi Charles VII put régner il le doit à 2 personnages incontournables, exceptionnels, qui permirent l’expulsion des anglais : La guerrière, JEANNE D’ARC et le financier : JACQUES CŒUR.
On ne peut que regretter l’ingratitude du Roi Charles VII, n’ayant soutenu ni l’un ni l’autre.
DIVERS
Le 50 francs Jacques Cœur est un billet de banque français créé le 13 juin 1940, mis en circulation à partir du 21 janvier 1941 par la Banque de France.
Il fut imprimé de juin 1940 à mai 1942.
Au recto : à gauche, le buste de Jacques COEUR représenté en pourpoint bleu, écrivant à la plume d’oie. Sur son bureau, un coffret en ivoire ornementé, un encrier, avec en fond, la façade du Palais situé à Bourges. De chaque coté, une colonne soutenant un chapiteau. Sur la frise du bas, l’inscription en vieux français et dans une typographie manuscrite : « À cœurs vaillans riens impossible ».
LA ROUTE « JACQUES COEUR »
La route « Jacques Coeur » englobe plus de 16 sites, et permet de découvrir les richesses du Berry comme le Château de la Chapelle d’Angillon, le Château d’Ainay le Vieil, Abbaye de Noirlac, le Château de la Verrerie entre autres.
A vous de découvrir tous ces trésors
La Messe à la mémoire du Roi Louis XVII et de Madame Elisabeth aura lieu le :
Mercredi 8 Juin 2016 à 18h30
A l’Eglise Saint Georges Quai Fulchiron LYON 5°
Elle sera célébrée par l’Abbé Marc Antoine DOR
