10 ans de mariage

10ans

Les membres de la PSB LYON ont le plaisir de vous adresser Monseigneur ainsi qu’à votre épouse la Princesse Marie-Marguerite leurs plus vives félicitations, pour l’anniversaire de vos 10 ANS de mariage.

10ans-2

Il y a 10 ans, le prince Louis de Bourbon, duc d’Anjou épousait Marie Marguerite Vargas, une jeune Vénézuelienne appartenant à l’une des familles les plus riches de ce pays d’Amérique du Sud. La cérémonie eut lieu en la chapelle Saint Stanislas de Cracovie à La Romana sur l’île de Saint Domingue.

Fils du défunt prince Alphonse, duc d’Anjou et de Cadix et de Carmen Martinez-Bordiu, arrière-petit-fils du roi Alphonse XIII et de la reine Victoria Eugénie d’Espagne, le prince Louis avait connu une enfance marquée par la séparation de ses parents, le décès accidentel de son frère aîné puis la disprition tragqiue de son père alors qu’il était adolescent.

Sa grand-mère paternelle la duchesse de Ségovie qui pour des raisons de santé, n’avait pas fait le déplacement jsuqu’à Saint Domingue, expliquait que la rencontre de Louis avec Marie Marguerite avait été un rayon de soleil dans la vie de son petit-fils.

Plusieurs fêtes furent organisées avant le mariage religieux dont l’une dans la résidence du couturier Oscar de la Renta, ami de la famille. La mariée portait une création des stylistes de Séville Vittorio et Lucchino, très amis avec Carmen Martinez-Bordiu.

Parmi les nombreux amis et proches présents, se trouvait l’archiduchesse Constanza d’Autriche, qui fut fiancée au père du prince Louis et qui est restée très proche de celui-ci.

10 ans plus tard, le duc et la duchesse d’Anjou sont les heureux parents de la princesse Eugénie, du prince Louis et du prince Alphonse. Après avoir vécu au Vénézuela et à New York, le couple s’est établi à Madrid même si le prince pour des raisons professionnelles continue à effectuer des déplacements en Amérique du Sud mais aussi en France dans le cadre de manifestations officielles. (Copyright photo : Hola)

Rappel de l’entretien de Monseigneur à Point de Vue :

LA ROBE DE LA MARIEE

« Selon la tradition espagnole, la marraine du mariage (la mère du marié) offre la robe de la future épouse. Et le parrain, le père de la mariée, donne la fête, qui d’ailleurs a été extraordinaire. Je souhaitais que ce soient des Espagnols qui fasse la robe de Margarita. Je lui ai suggéré deux créateurs de Séville, Victorio et Lucchino, en qui j’ai une totale confiance. Leur style unit tradition andalouse et modernité avec talent. Je les ai présentés à Margarita pour qu’elle décide par elle-même et elle a été convaincue et ravie de ma suggestion. Ils ont crée une robe très simple dont la traîne de quatre mètre pouvait être recueillie dans un pouf ponctué de roses en dentelles la transformant en robe de bal, ce qui lui a permis de danser jusqu’à l’aube!
Avant son mariage, j’ai dit à ma future belle-fille que tout le monde attendrait qu’elle arrive comme une reine, richement vêtue, mais je lui ai conseillé d’apparaître virginale, pure, la tête simplement couverte de son voile. Après le consentement des époux a eu lieu la traditionnelle imposition sous le voile de ma famille, en dentelle, qui unissait autrefois les rois wisigoths. Un geste symbolique qui protège le mariage et les enfants à venir.

LE PASSE SI PRESENT 

« La veille du mariage, j’ai longuement pleuré en pensant à mes disparus, mon fils (François de Bourbon), ma grand-mère (La générale Franco, Dame de Meiras) dont j’étais si proche, mon père (Le Marquis de Villaverde) avec lequel je ne me suis jamais entendue mais dont j’espère qu’un jour on se comprendra, car je sais que nous nous retrouverons.
Pendant la cérémonie, très émue, j’étais un peu ailleurs, avec eux, dans un coin du ciel. J’ai aussi repensé à mon propre mariage, un conte de fées. Mais lorsqu’on est acteur, on ne voit pas le film de la même façon. Là, d’assister au bonheur de ces deux belles âmes m’a comblée et bouleversée. L’église était magnifique avec une vue splendide sur une rivière symbole du temps qui passe, et la forêt.
Au moment de la cérémonie, nous étions déjà dans l’église, des coups de tonnerre ont éclaté. Je ne percevais que les éclairs, alors j’ai prié pour qu’il ne pleuve pas. Je sais que dans la tradition celte, mariage pluvieux égal mariage heureux, mais en Galice, c’est de mauvais augure. J’ai alors dit à mon fils là-haut : » Ne m’envoie pas une goutte de pluie »
En sortant, j’ai vu qu’il m’avait entendue. »

DES LARMES DE DIAMANTS

« Margarita est d’une douceur extraordinaire. La première fois qu’elle a essayé son voile, elle s’est évanouie d’émotion. A Chaque essayage, elle pleurait de joie. Tant est si bien que pour son mariage, je lui ai donné deux larmes de diamants à porter en boucles d’oreilles. »

DEUX BRACELETS SYMBOLIQUES
« A la mort de ma grand-mère, l’épouse de Franco, ma mère (La Duchesse de Franco) a hérité de ses bijoux qu’elle a partagé entre ses filles. Sachant combien j’étais liée à ma grand-mère, elle m’a donné un bracelet que cette dernière affectionnait particulièrement. Etrangement, je ne l’ai jamais porté mais en pensant au cadeau que j’allais offrir à ma future belle-fille, je lui ai proposé de prendre son préféré parmi mes bijoux. Et, d’emblée, elle a choisi ce bracelet de diamants, un signe du destin qui m’a bouleversée. Lors de son mariage, Margarita le portait sous son voile, à l’arrière de sa coiffure, retenant sa chevelure. Et j’ai eu le sentiment très fort que ma grand-mère (La Dame de Meiras) était vraiment présente. Quant à Louis, il a donné à sa fiancée un bracelet que son père m’avait offert et qui avait appartenu à l’épouse d’Alphonse XIII (la Reine Victoire Eugénie de Battenberg). » 

SA TENUE DE REINE

« Je me suis dit « Si je veux arriver comme une reine, je le ferai! » Forte de mes convictions, j’ai demandé à John Galliano, un génie qui est d’ailleurs d’origine espagnole, de créer ma robe. Dior est une maison française, mon fils est duc d’Anjou, je portais ainsi la France et l’Espagne. Dior m’a offert cette robe, un fourreau de satin lilas rebrodé de fleurs de soie rose et verte, que j’ai porté avec la mantille espagnole -la longue qui est royale- et la peinta, ce peigne en écailles qui me fait penser à ma grand-mère. Traditionnellement, la mantille est retenue à l’épaule mais moi, je suis libre et je n’avais pas envie de l’endosser de manière classique. Je l’ai donc attachée sur le pli des seins. C’est ainsi que j’ai accompagné mon fils à l’autel. En toute dignité et avec émotion. »

DES HISTOIRES DE FAMILLE

« J’ai été profondément blessée par le fait que personne de la famille royale d’Espagne ne soit venu au mariage de mon fils. D’autant plus qu’on les voit se rendre au mariage de moindre importance

Quant à mon fils, il a été présent à tous les mariages de ses cousins ! Et ils ne sont même pas fait représenter, ce qui est honteux. C’est une gifle envers mon fils qui n’a fait que naître avant les autres ! Sa seule faute est d’être né Capétien (? le journaliste a dû mal comprendre : « être l’AINE des Capétiens », mais vous Madame, vous avez tout compris :). Si cela les blesse, qu’ils se fâchent avec Dieu. Je vous rappelle que le roi est roi grâce à mon grand-père et qu’il est le cousin germain de mon mari ! » (Alphonse de Bourbon, Duc d’Anjou et de Cadix, N de Jul)
« Mon fils ne mérite pas un tel affront. Il a déjà perdu son frère qui est d’ailleurs enterré à l’église royale puis son père » (On se demande encore ce qu’il avait à craindre d’autoriser un de ses enfants à assister à ce mariage. Son trône était solide, Louis ne prétendait pas à devenir roi d’Espagne, et s’il est l’héritier et successeur des rois de France, la République française était solide. Aucun risque d’ébranler son voisin. On ne peut pas non plus penser qu’un roi tel que lui se soit laissé dicter sa conduite par Henri d’Orléans. Je me demande ce qu’en a pensé la Reine Sophie…)

« On lui a enlevé son titre de Duc de Cadix donné à son père et à moi-même. Moi, je n’y ai plus droit suite à mon divorce, ce qui ne me touche pas. Mais mes enfants se devaient d’en hériter. Or un décret a institué qu’il revenait à la couronne et que mon fils n’a pas droit au titre d’Altesse Royale (Juan Carlos, c’est pas très sympa ça…Mais de quoi le Roi d’Espagne a-t-il peur?). Pourtant Louis peut porter le titre de Duc d’Anjou. Il a gagné son procès ! et dans une République démocratique en prime ! S’il y avait une monarchie en France, Louis serait Roi. Mais peu importe, le seul et profond désir de mon fils, c’est d’être heureux. Le jour de son mariage a été pour moi le plus magnifique de ma vie après ceux de la naissance de mes enfants car je l’ai vu resplendissant de bonheur. Il le mérite. Margarita a aussi perdu un frère, comme lui.
Au ciel tous les deux vont les aider tout au long de leur vie. J’ai la Foi, c’est une force. Et c’est un don. Peu m’importent les titres que j’aurais pu garder et l’argent que j’aurai pu exiger. Cela ne m’intéresse pas. Ma liberté est ma plus grande richesse, ma force la plus précieuse. »

http://www.noblesseetroyautes.com/