Message du Duc d’Anjou pour la fête de Pâques

Louis de Bourbon : "Que Pâques soit un moment d'espérance individuelle et de renouveau social"
SIMON ISABELLE/SIPA

Louis de Bourbon : « Que Pâques soit un moment d’espérance individuelle et de renouveau social »

Par Louis de Bourbon

Publié le 07/04/2023 à 15:00

Dans une tribune, Louis de Bourbon, duc d’Anjou, analyse les différentes crises, diplomatique et sociale, qui touchent l’Hexagone. Pour lui, la France a besoin d’un renouveau social et moral.

Le printemps s’ouvre sur la fête de Pâques, porteuse d’un message d’espoir contenu au cœur de la religion catholique, et qui délivre une espérance universelle, promise à tous les peuples en général et à chaque homme en particulier. Elle nous pousse à croire qu’après chaque crépuscule, après chaque nuit, si longue et pénible soit-elle, une aube revient, plus éclatante à chaque fois. Croyant ou non, n’avons-nous tous pas besoin d’un tel message, d’un tel espoir dans des temps qui peuvent nous apparaître bien difficiles ?

Néanmoins, l’espérance ne naît pas de nulle part. Il faut des forces vives, des actions authentiques et de véritables réalisations pour la susciter et lui donner sa force. Ainsi, notre chère France peut retrouver la force qu’elle semble avoir perdue seulement si des hommes et des femmes sont résolus à agir et à adopter des comportements moraux authentiques mus par la recherche du bien commun et de la justice. La crise sociale et les revers diplomatiques que la France essuie manifestent les difficultés du pouvoir à y parvenir. N’est-il pas temps de renouer avec un système capable de les guider sur cette voie ô combien nécessaire ?

Surmonter la crise

Héritier d’une tradition millénaire, je sais au plus profond de moi qu’il n’y a pas de crise, pas de situation politique que la France n’ait su surmonter. Et une fois encore, je suis convaincu qu’existent des solutions pour bâtir l’avenir de notre pays dès lors qu’il n’est pas guidé par l’idéologie, mais abordé en termes de réalités, celles des hommes et du sol, et dans cette recherche du bien commun.

« Cette fameuse réforme des retraites apparaît comme étant plus motivée par des logiques comptables que par un réel souci du bien commun. »

Sur le plan international, alors que la guerre s’étend des portes de l’Europe à de multiples territoires, il devient chaque jour plus nécessaire que la France s’impose à nouveau en puissance médiatrice, capable de faire revenir une paix à laquelle nous aspirons tous. Cette paix à construire ne doit pas être seulement une cessation des opérations militaires, mais également une véritable entreprise de justice et de vérité, fondée sur les leçons du passé ainsi que sur la volonté profonde de bâtir un avenir pacifique. Plus que tout autre continent, l’Europe sait à quel point des paix qui s’écartent de ces principes ne sont que des cendres sous lesquelles couvent des braises ardentes promptes à se rallumer.

Or, il est du devoir de notre pays d’être cette puissance diplomatique influente, capable d’apporter la paix là où les évènements l’imposent. Cela est aussi essentiel à la France qu’aux autres nations du monde. Sur le plan social, le dialogue basé sur un réel désir d’écoute et de compréhension, semble plus que jamais être la solution la plus constructive face aux démonstrations d’autoritarisme qui développent des rancœurs et cristallisent les antagonismes. Et il ne me semble pas vain de répéter que les gouvernants ne doivent jamais perdre de vue le bien de leurs peuples. Ces derniers ne sont ni à ignorer, ni à brusquer mais à écouter et à comprendre. Aucune pression, si puissante soit-elle, ne doit surseoir à ce principe. Et pourtant, cette fameuse réforme des retraites apparaît comme étant plus motivée par des logiques comptables que par un réel souci du bien commun.

Besoin d’une politique sociale

Une fois de plus, la monarchie se révèle être, en creux, d’une modernité criante face aux problèmes actuels. De fait, le roi n’est l’homme d’aucun parti, d’aucun lobby, notamment financier, puisqu’il ne doit son trône à personne si ce n’est à sa naissance et à la providence. Cette autorité conférée qui échappe aux trafics des hommes, est la garantie d’une politique complètement indépendante, tournée vers le seul bien des peuples et du pays. Grâce à ce principe, la monarchie a toujours tenté d’apporter les remèdes aux maux sociaux qui rongeaient notre pays à différentes époques, du Livre des Métiers de Saint Louis aux préoccupations sociales de Charles X pour la classe ouvrière en formation. Et même en exil, les aînés de la maison de Bourbon ont eu soin d’être attentifs à la question sociale en France. Mon ancêtre, le Comte de Chambord (1820-1883) avait, ainsi, plus que bien des hommes politiques de son temps, senti la nécessité de protéger le peuple français des dangers de la société matérialiste et libérale qui se mettait en place.

« Les troubles autour de la réforme des retraites ne sont sûrement qu’un prétexte à une protestation d’une portée plus générale. »

En 2018, j’avais déjà soutenu la profonde détresse du peuple français exprimée dans le mouvement social d’alors devant lequel le pouvoir est demeuré aveugle, cherchant des règlements uniquement matériels alors que les Français attendaient également de la considération. Aujourd’hui, je réitère ma profonde solidarité avec ceux qui souffrent, qui se sentent abandonnés et négligés. La violence à l’œuvre est évidemment à condamner, mais n’est-elle pas la manifestation profonde d’un dysfonctionnement majeur des institutions démocratiques qui auraient dû permettre de canaliser une violence symbolique sans laisser libre place aux voyous qui ne sont là que pour semer le chaos ?

La France a, par le passé, séduit bien des fois les autres pays en matière de politique sociale. Durant la deuxième moitié du XXe siècle, elle était d’ailleurs devenue une référence, tant son système social démontrait son efficacité en matière de soins, de prévoyance et d’assistance. J’ose même dire que la politique sociale française fait désormais partie des emblèmes et des fiertés de notre pays et qu’elle est constitutive de son identité contemporaine. Il ne faut donc pas laisser dépérir cet héritage. À nouveau, les Français ont besoin d’une politique sociale pour le XXIe siècle, basée sur le long terme et sur les réalités de notre époque, et non de mesures vexatoires et expéditives. Tout est une question de volonté partagée.

Puiser dans l’histoire

Les troubles autour de la réforme des retraites ne sont sûrement qu’un prétexte à une protestation d’une portée plus générale de nos compatriotes qui souffrent de vivre dans un système qui n’est plus adapté aux conditions économiques et sociales du siècle qui s’ouvre. Il est un devoir impérieux d’assurer à tous les Français qui travaillent les conditions nécessaires d’une subsistance digne qui prend en compte les nouvelles réalités qui s’écrivent tant en termes de mondialisation des échanges que d’innovations technologiques qui en sont encore à leurs balbutiements, et que de transformation dans le rapport au travail. Il s’agit seulement ici d’une œuvre de justice qu’un État doit à son peuple.

Il est temps que la France retrouve, en puisant dans le meilleur des racines de son histoire, la volonté d’agir pour construire un avenir qui lui soit à la fois plus favorable au plan social comme à l’échelle internationale. C’est à ces conditions que la France contribuera à nouveau à façonner les destinées du monde. Que la fête de Pâques soit l’occasion de redonner l’espérance que je désire ardemment voir animer le cœur de chaque Français.

  • Par Louis de Bourbon
  • Source : https://www.marianne.net/agora/tribunes-libres/louis-de-bourbon-que-paques-soit-un-moment-desperance-individuelle-et-de-renouveau-social

PAQUES

BONNE ET SAINTE FETE DE PAQUES 2023 A TOUS

Andrea Mantegna. Polyptyque de San Zeno. La Crucifixion (1457-59)
Tempera sur bois, 76 × 96 cm, musée du Louvre, Paris.

Étymologiquement, Pâques signifie « passage ». La fête chrétienne de Pâques trouve ses racines dans la fête juive de la Pâque, qui célèbre le passage de la mer rouge par les Hébreux lors de la libération d’Égypte.

Depuis la Résurrection du Christ, c’est la célébration du passage avec lui de la mort à la vie que les chrétiens célèbrent. Par sa Résurrection, le Christ sauve l’Homme du péché et l’appelle à la vie éternelle.

« L’amour a vaincu la haine, la vie a vaincu la mort, la lumière a chassé les ténèbres ! »

« Voici le sommet de l’Évangile, voici la Bonne Nouvelle par excellence : Jésus, le Crucifié, est ressuscité ! Cet événement est à la base de notre foi et de notre espérance : si le Christ n’était pas ressuscité, le Christianisme perdrait sa valeur ; toute la mission de l’Église serait vidée de son élan, parce que c’est de là qu’il est parti et qu’il repart toujours. Le message que les chrétiens apportent au monde, le voici : Jésus, l’Amour incarné, est mort sur la croix pour nos péchés, mais Dieu le Père l’a ressuscité et l’a fait Seigneur de la vie et de la mort. En Jésus, l’Amour l’a emporté sur la haine, la miséricorde sur le péché, le bien sur le mal, la vérité sur le mensonge, la vie sur la mort. »

Voilà ce qu’est Pâques : c’est l’exode, le passage de l’homme de l’esclavage du péché, du mal à la liberté de l’amour, du bien. »

Pour plus de détails sur le tableau :

https://www.rivagedeboheme.fr/pages/arts/oeuvres/andrea-mantegna-polyptyque-de-san-zeno-la-crucifixion-1457-59.html

CONFERENCE de M. Bernard GANTOIS

Nous allons recevoir Monsieur Bernard GANTOIS qui nous fait l’honneur de venir à Lyon pour une conférence axée sur son livre « Démolition » le samedi 15 Avril 2023 à 14h15 à la salle Sainte Claire de la Basilique Saint Bonaventure Lyon 2ème (entrée de gauche de la Basilique)

Né à Maubeuge en 1944. Polytechnicien et ingénieur civil des Ponts et Chaussées, il a effectué une  partie de sa carrière dans une très grande société nationale de transports urbains, proche par ses responsabilités des milieux politiques, il découvre la réalité française : le règne presque total du mensonge et de l’hypocrisie, conséquence de l’influence parfaitement monopolistique de puissants groupes de pression et de confréries discrètes dans la haute administration et les ministères. Après sept années dans cette ambiance délétère, il est reparti faire du commerce international dans des organisations en général privées aux objectifs clairs…
 

DEMOLITION

Il est l’auteur de plusieurs autres ouvrages dont  « La Saga des Louis »  « le Mirage des valeurs de la République » et son dernier livre  « République Française, Règne du fric »  que vous retrouverez lors de la conférence et que vous pourrez faire dédicacer par l’auteur.

Pour avoir un résumé de ce livre « Démolition « , et même plus avec l’avis des lecteurs : cliquez sur le lien ci-dessous :Son éditeur les Editions de Chiré (DPF) sont les plus à même de vous en apporter une synthèse.

http://www.chire.fr/A-227081-demolition-un-bilan-sans-concession-sur-l-etat-de-la-france.aspx

COMMENTAIRE du SITE  LE SALON BEIGE

https://www.lesalonbeige.fr/demolition-de-bernard-gantois/

Nous avons, à plusieurs reprises, signalé les ouvrages de Bernard Gantois dans ces colonnes.

Cet écrivain courageux se bat pour sauvegarder notre civilisation, quand tant de nos oligarques n’ont rien de plus pressé que de l’enterrer au rayon des vieilleries sans avenir.

Dans son dernier livre, « Démolition », Bernard Gantois livre un diagnostic sans concession sur l’état de la France.

Mais, contrairement à beaucoup d’autres, il n’en attribue pas l’unique responsabilité à Emmanuel Macron et à son gouvernement, mais en scrute la longue histoire.

Pourtant ce livre est aussi un livre d’espoir : l’auteur est persuadé que la France ne peut pas mourir, malgré la puissance de ses ennemis. Et nous le croyons aussi !

Un aperçu également de son dernier livre qui vient de paraître : « REPUBLIQUE FRANCAISE  REGNE DU FRIC » 

http://www.chire.fr/A-232225-republique-francaise-regne-du-fric.aspx

L’EDITEUR   CHIRE :  Après une première partie passionnante qui pourrait constituer une sorte d’introduction à l’histoire de l’économie, Bernard Gantois entre dans le vif du sujet avec la Révolution et l’inversement des valeurs jusque-là traditionnelles. Comment les financiers arrivent au pouvoir, comment ils s’y maintiennent et comment la République est tout simplement investie par la banque, le petit bourgeois et l’argent.

   « Le règne du Fric » s’étend partout, conquiert tout, asservit tout et conduira inéluctablement au gouvernement mondial. Une étude extrêmement fouillée, avec d’innombrables références, qui dresse le bilan peu glorieux de plus de deux cents ans de République

POLEMIA, Camille Gallic, janvier 2023 : Argent, mondialisme

   Dans République Française – Règne du Fric tout récemment paru.  Bernard Gantois dont nous avions chroniqué ici Le Mirage des valeurs de la République (texte reproduit sur la fiche de ce livre ), affirme que c’est à la Révolution française née des Lumières que l’on doit le règne de l’argent mais aussi le concept de mondialisme et de gouvernement unique de la planète, annonçant ainsi le Groupe de Bilderberg, la Trilatérale et le Forum de Davos. 

TV LIBERTE : « Le règne du Fric » s’étend partout, conquiert tout, asservit tout et conduira inéluctablement au gouvernement mondial. Une étude extrêmement fouillée, avec d’innombrables références, qui dresse le bilan peu glorieux de plus de deux cents ans de République.

Venez nombreux et faîtes le savoir autour de vous.

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CONFERENCE DU 11 Mars 2023

Suite à la conférence captivante  de Monsieur Bruno SAVORNIN sur les Procès de Jeanne d’Arc; et très développée,  le 11 mars 2023 lors de notre Assemblée Générale, vous  trouverez ci-joint pour ceux qui veulent étoffer leurs connaissances sur ce sujet  les références de quelques livres utilisés par le conférencier . Les voici:

Monseigneur Henri DEBOUT « La Bienheureuse Jeanne d’Arc, nouvelle vie populaire illustrée », Maison de la Bonne Presse, ouvrage couronnée par l’Académie française en 1907.

Procès de Sainte Jeanne d’Arc, par O’Reilly, conseiller à la Cour impériale de Rouen, 1868 (2 tomes), Editions Henri Plon.

Jeanne d’Arc par elle-même, du Père Raphaël Delarbre d’Aurillac (1843-1924), franciscain (O.F.M.), disponible aux Editions Parthenon, 2012.

On peut consulter aussi « La vraie Jeanne d’Arc » du Père Jean-Baptiste Joseph AYROLES (jésuite).

 Bonne lecture

N’oublions pas de solliciter Jeanne d’Arc dans nos prières.