Et si les cendres du roi Charles X étaient transférées à la basilique Saint-Denis ?

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Samedi. Julien Morvan, Nicolas Doyen et Philippe Delorme (de gauche à droite) veulent obtenir le rapatriement des restes du roi Charles X, inhumé en Slovénie

Il repose depuis 1836 dans le couvent de Kostanjevica, perdu au milieu des collines slovènes… Mais le sommeil éternel de Charles X pourrait bien connaître quelques soubresauts. Une association s’apprête à demander le rapatriement des cendres d’un des derniers rois qui gouverna le pays durant la Seconde Restauration – de 1824 à 1830 – avant d’abdiquer, puis de prendre la fuite à travers l’Europe.

Samedi après-midi, l’association « Pour le retour à Saint-Denis de Charles X et des derniers Bourbon » a tenu à la mairie de Saint-Denis une conférence de presse. Son ambition : permettre à Charles X, mais aussi à son fils Louis de France et à sa bru Marie-Thérèse (fille aînée de Louis XVI et de Marie-Antoinette) d’être inhumés auprès de leurs proches dans la nécropole royale de la basilique Saint-Denis. « C’est le seul roi à ne pas être enterré ici », souligne Julien Morvan, l’un des deux fondateurs de l’association. Ce professeur d’histoire s’est lancé dans ce projet avec Nicolas Doyen, un sapeur-pompier du sud de la France. « Nous ne sommes ni royalistes, ni issus de la noblesse… Seulement passionnés par la Monarchie française ! », sourit cet enseignant de Seine-et-Marne.

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Le roi Charles X régna de 1824 à 1830, avant d’abdiquer et de prendre la fuite à travers l’Europe. (Josse/Leemage)

Les deux hommes, qui ont obtenu le soutien d’une quarantaine de personnalités—et revendiquent celui du maire (PCF) de Saint-Denis, Didier Paillard, s’apprêtent à rencontrer l’ambassadeur de Slovénie en France. Les autorités locales se laisseront-elles convaincre pour autant ? « Il va falloir faire preuve de tact. Ces sépultures présentent un attrait touristique pour la Slovénie. C’est pour cela que nous projetons uniquement de rapatrier les corps des Bourbon. Les tombeaux, eux, resteraient à Kostanjevica », décrit Philippe Delorme, historien et journaliste, président d’honneur de l’association.

Avant de se lancer, Julien Morvan et Nicolas Doyen se sont assurés de deux points essentiels. Que Charles X ne s’est jamais opposé de son vivant au retour de sa dépouille en France et que ses descendants soutiennent ce voyage posthume. « Il appartient à notre patrie. Il est temps qu’il rejoigne ses proches dans le caveau familial », approuve ainsi le prince Charles-Henri de Lobkowicz, un de ses arrière-arrière-arrière-arrière petits-fils, présent à la conférence de presse.

Combien coûterait un tel rapatriement, qui avait un temps été envisagé par l’ancien président François Mitterrand ? « Seulement le prix d’un voyage en avion », relativise Philippe Delorme, qui estime que « l’Etat français ou des mécènes seraient à même de le financer. »

le site de l’association :  https://www.leretourdecharlesx.fr/  A VOIR

LE COMITÉ DE SOUTIEN

  • SAR la Princesse Tania de Bourbon Parme
  • Stéphane Bern
  • Jean Tulard
  • Richard Finell, comte d’Auxois
  • Michel de Decker
  • Association Marie-Antoinette
  • SAR le Prince Jean d’Orléans
  • Ancien Ordre Royal et Souverain de l’Etoile et de Notre Dame du Mont Carmel
  • Reynald Secher
  • Elisabeth de Feydeau
  • Eric Woerth
  • Jean-Paul Bled
  • Pierre Lellouche
  • Didier Paillard
  • Christian Estrosi
  • Lorànt Deutsch
  • Mathieu da Vinha
  • Jean-Jacques Cassiman
  • Alain Decaux († 27.03.2016)
  • Association Louis XVI
  • De France et de Navarre
  • SAR la Princesse Chantal d’Orléans
  • Maître Jacques Trémolet de Villers
  • Adelaïde de Clermont-Tonnerre
  • Gérard Longuet
  • SAR le Prince Charles-Philippe d’Orléans
  • Jack Lang
  • Jean-Jacques Aillagon
  • Dimitri Casali
  • Association Louis XIV
  • Charles Beigbeder
  • Yves-Marie Adeline
  • Denis Tillinac
  • Frédéric Rouvillois
  • Princesse Constance de Polignac
  • Daniel Manach
  • Henry-Jean Servat
  • Anne-Aymone Giscard d’Estaing (née Sauvage de Brantes)
  • Charte de Fontevrault
  • Stéphane Rials
  • Hervé de Charette
  • Jérôme Guerard des Lauriers
  • Valère Staraselski
  • Baron Arnaud de Yrigoyen
  • Comte Guy de Brantes
  • Prince Edouard de Broglie
  • SAR la Princesse Marie-Thérèse de Bourbon-Parme
  • SAR la Princesse Cécile de Bourbon-Parme
  • SAR la Princesse Marie des Neiges de Bourbon-Parme
  • Comte Emmanuel de Brantes
  • Comtesse Olivier de La Tour du Pin (née Catherine de Guigné)
  • Comte Stanislas de Guigné
  • Comtesse Renaud d’Andigné
  • Docteur Guillaume de La Roche Saint-André
  • Comtesse Geoffroy de La Rochefoucauld (née Anne de Guigné)
  • Comte Paul de Guigné
  • Olivier de Bodard
  • Comte Sixte de La Rochefoucauld
  • Marine Pastré (née de Poulpiquet du Halgouët)
  • Charles-Henri Morin de Finfe
  • Marie-Astrid Morin de Finfe
  • Baron François Xavier de Sambucy de Sorgue
  • Roch Chesnard de Sorbay
  • Lieutenant-Colonel Armel de Charette de La Contrie et sa famille
  • Eric de Charette de La Contrie
  • Béatrix Jagou (née de Charette de La Contrie)
  • Anne de Charette de la Contrie
  • Maÿlis Barthet (née de Charette de La Contrie)
  • Élisabeth Jaquemet (née de Charette de la Contrie)
  • Marie-Agnès Kergall (née de Charette de La Contrie)
  • Blandine Archambault de Vençay (née de Charette de La Contrie)
  • Baronne Patrick Gondallier de Tugny (née Marie-Caroline de Charette de La Contrie)
  • Arnaud Héger
  • SAR la princesse Edouard de Lobkowicz (née Françoise de Bourbon-Parme)
  • Comtesse Bruno de Martin du Tyrac de Marcellus (née Jocelyne Henry)
  • Ghislaine Héger
  • Alban Morin de Finfe
  • Florence de Roquefeuil (née Martin de Kergurioné)
  • Annick de Lavenne de La Montoise (née de Charette de La Contrie)
  • Vicomtesse Yves de Ponton d’Amécourt (née Sophie Le Tourneux de La Perraudière)
  • Yves d’Amécourt
  • Henri Dumas-Primbault
  • Bernard d’Avezac de Castéra
  • Jean-Pierre Babelon
  • Jean-René de Charette de La Contrie
  • Baron Eric de Lamberterie du Cros
  • Monique d’Avezac de Castéra (née de Charette de La Contrie)
  • Anne-Elisabeth Lostie de Kerhor (née de Charette de La Contrie)
  • Baron Bruno de Lamberterie du Cros
  • A.R. le prince Pierre de Bourbon-Siciles
  • Anne de Sinety (née Marchand)
  • Mathilde Carrelet de Loisy (née de Lavenne de la Montoise)
  • Comte Ferrante Lucchesi-Palli
  • L’Archevêque Dominique Lebrun
  • Hélène de Maynard
  • Jean de Yrigoyen
  • Elisabeth Heresch
  • Anne de La Brélie (née de Yrigoyen)
  • Patrice de Charette de la Contrie
  • Guy-Antoine de Lavenne de la Montoise
  • Alix Fraye (née de la Poëze d’Harambure)
  • Louise-Marie Fanneau de la Horie (née Charette de la Contrie)

Source : Le Parisien

39% de Français estiment qu’un roi à la tête de la France aurait des conséquences positives

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Selon un sondage de l’institut BVA, effectué fin août 2016, « 29% des Français pourraient voter pour un candidat royaliste au premier tour de l’élection présidentielle » et « 5% le feraient certainement » . « 24% de Français répondant « oui peut-être », le total de personnes pouvant voter pour un candidat royaliste s’élève donc à près de 3 sur 10 (29%), soit une progression de 9 points depuis 2007. »

Ce qui est plus spectaculaire encore ce sont les 39% de Français qui pensent que le retour d’un roi, Chef d’Etat , auraient des conséquences plutôt positives pour l’unité nationale (+16 pts par rapport à 2007) et les 37% qui pensent que cela favoriserait la stabilité du gouvernement (+14 pts).

En ce qui concerne l’image de la France dans le monde, elle serait améliorée pour 31% des sondés (+7 pts), tandis que la place de la France dans l’Union Européenne le serait pour 24% (+4 pts) et les libertés individuelles seraient renforcées pour 22% d’entre eux  (+5 pts).

A droite:

Pour les sympathisants de droite, la monarchie aurait des conséquences plutôt positives pour la stabilité du gouvernement (51%) et pour l’unité nationale (50%). Ces scores montent chez les sympathisants du Front National, à 53% pour une meilleure stabilité du gouvernement et 55% quant aux bénéfices pour l’unité nationale. selon l’institut.

Mais il se trouve également 20% d’électeurs de gauche plutôt favorable au retour d’un roi.

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Mais où sont les prétendants ?

Selon ce sondage, l’idée d’un retour du roi progresse assez spectaculairement dans le pays alors qu’aucun candidat ne réclame actuellement ce privilège, à l’encontre de ce qui était le cas jusqu’aux années 1980, même si Louis de Bourbon, le duc d’Anjou a fait une récente déclaration qui pourrait s’apparenter à un programme politique.

Si un prétendant réclamait sérieusement ses droits au trône, cela permettrait à cette proportion d’électeurs favorables au rétablissement de la royauté de se faire une idée sur la sorte de royauté à laquelle il pourrait s’attendre, car en Europe il ne reste plus guère comme exemples que des rois ou reines sans pouvoir, et parfois trés éloignés de rois très chrétiens, comme c’est le cas en Espagne.

Louis de Bourbon (Photo ci-dessus) est le fils d’Alphonse de Bourbon, aîné de la maison de Bourbon. Alors qu’il testait une piste de ski dans le Colorado, le prince royale Alphonse II, son père, a heurté à pleine vitesse un câble, très étrangement tiré en travers de la piste, qui l’a décapité en 1989, alors que son fils aîné avait lui-même perdu la vie peu avant au cours d’un accident de voiture. Une enquête pour homicide conclut en définitive à un accident. Une conclusion qui n’a pas convaincu tout le monde. Son second fils Louis de Bourbon, actuel duc d’Anjou, est devenu à sa mort l’aîné des descendants mâles d’Hugues Capet par primogéniture, il deviendrait donc Louis XIX, mais jusqu’à présent il ne s’est pas montré aussi actif que son père pour endosser ses droits au trône de France.

par Emilie Defresne — 30 août 2016

Source : Media Info

=> Voir le sondage de la PSB

 

La déclaration de Louis de Bourbon, duc d’Anjou, pour la fête de Saint-Louis

Louis-XX-saint-Louis-1Mes chers compatriotes,

La date du 25 août, fête de la Saint-Louis, mon aïeul et mon saint patron et aussi le modèle largement reconnu de la sagesse en politique, m’offre l’occasion de m’exprimer. Je n’ai pas voulu le faire au moment où les dramatiques évènements de l’été se sont produits car ma voix aurait peu apporté à ce qui fut dit alors. La compassion devant les victimes s’imposait et continue à s’imposer car les conséquences de ces attaques barbares sont loin d’être terminées ; les encouragements aux forces de sécurité et de secours ou aux équipes de soins s’imposaient elles-aussi et s’imposent encore devant l’ampleur du mal. Mais au-delà ? Que pouvait-on dire devant l’horreur des actes commis ? Les assassinats aussi monstrueux que lâches, d’êtres innocents, n’ont jamais aucune justification et les commettre au nom d’une religion encore moins. Fanatisme et politique n’ont jamais fait bon ménage. L’histoire nous le rappelle.

Or c’est justement au nom de l’histoire, mais sans nostalgie et dans un souci d’avenir meilleur,  que je peux apporter quelque chose, au moment où la France, mon pays, subit une grave crise. Il me semble que les seuls remèdes politiques habituels ne suffiront pas à conjurer les dégâts et la profondeur du mal. Vu avec le recul des siècles et surtout l’expérience que cela donne, le mal qui atteint la France me parait double. Il y a d’abord une guerre de civilisation, déclarée par un ennemi plus ou moins visible et insidieux, et que désormais les gouvernants semblent enfin  désigner par son nom mais,  surtout,  une très profonde et grave crise morale ou d’identité, sorte de cancer de l’intérieur qui nous affaiblit tout autant, peut-être même davantage,  que l’ ennemi désigné.
 

« Les causes internes sont toujours plus complexes à combattre que les ennemis déclarés »

De la guerre qui est menée à la France, à l’Europe, à la Chrétienté, que dire ? Accepter de mettre un nom sur les choses et donc les qualifier est déjà le meilleur moyen pour combattre. L’ennemi identifié, Il s’agit de concevoir et de mettre en œuvre une politique étrangère et une politique intérieure qui répondent aux intérêts de la France et de l’Europe chrétienne dont nous sommes solidaires. Il s’agit ensuite d’avoir une stratégie et une tactique. Je ne doute pas que l’une et l’autre soient à la portée de nos gouvernants quels qu’ils fussent, s’ils acceptent de se remettre en cause, de se donner les moyens de la lutte et de faire confiance aux spécialistes. Faire parler la raison plus que le sentiment et l’idéologie. La France a toujours su mener les combats, ses forces armées sont reconnues par tous et partout, et le pays entier trouvera l’énergie nécessaire pour les soutenir. Déjà, force est de constater que de saines réactions ont commencé à apparaître.

La crise morale est plus grave. Les causes internes sont toujours plus complexes à combattre que les ennemis déclarés. Elles le sont notamment parce que elles ont souvent des origines plus profondes, plus lointaines. Mais l’histoire dont par ma naissance je suis en quelque sorte le représentant comme héritier et successeur des souverains qui, patiemment, siècle après siècle, ont façonné la France, l’histoire montre que les crises de conscience ne sont pas insurmontables. C’est même souvent de l’épreuve et de la rupture avec des habitudes passées qui endorment plus qu’elles ne font progresser, que la France s’est constituée. Dès l’origine ! Epreuves et rupture, avec Clovis qui fait passer la Gaule du rang de province romaine à celui de royaume libre et autonome ; épreuves et rupture avec la renaissance carolingienne ; puis avec le renouveau de la souveraineté au XIIIe siècle, celui de Bouvines et de Saint Louis ; et je continue avec  le renouveau d’après la guerre de Cent ans qui avait pourtant laissé la France exsangue et quasi à la merci d’une dynastie étrangère. Que dire de la Renaissance qui a suivi le désastre de Pavie, de celle d’après les Guerres de Religion ou encore du sursaut admirable de tout le pays dans les premières années du XVIIIe siècle alors que Louis XIV devait faire face à une Europe une nouvelle fois coalisée. Oui, il y a un  ressort très français qui veut que notre pays même malmené, même quasiment abattu, ne capitule pas.

« L’histoire nous enseigne qu’il y a des limites à ne pas franchir, des principes non négociables »

Ces sursauts proviennent de la nature très particulière de la France. Ce n’est pas un état comme les autres. Le pouvoir ne s’y confond pas avec la force. La France a toujours reposé sur ses familles, sur des communautés d’intérêt, sur un état de droit mis en place alors que l’Europe connaissait encore régime féodal et droit du plus fort. Si la France présente cette spécificité cela lui vient de ses origines. Clovis, ne fut pas seulement le premier des rois, mais ce fut surtout le premier des rois chrétiens. Ainsi dès l’aube de la civilisation française il y avait, venant couronner au sens propre comme figuré le pouvoir, une transcendance. Politique et mystique allaient de pair. Jamais le roi ne fut un monarque tout puissant. La royauté française a toujours été vécue comme un service, imposant des devoirs garantis par Dieu. Au-dessus du roi il y avait toujours la nécessité de conserver les préceptes de l’évangile qui sont aussi ceux du droit naturel : respect de la personne humaine, respect de la famille. La France a mérité le titre de « Fille aînée de l’Eglise », parce que plus que toute autre nation, elle a su mettre ses devoirs avant ses droits. Elle a  puisé dans la religion une éthique qui donnait à la politique une autre dimension. Ainsi, elle devint un modèle.

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Certes cela a pris des contours bien différents selon les âges, mais le principe a toujours subsisté ; certes il y a eu parfois de mauvaises politiques mais justement reconnues comme telles.  Mais l’histoire nous enseigne aussi qu’il y a des limites à ne pas franchir, des principes non négociables : la souveraineté de l’état, le primat du bien commun contre les intérêts particuliers, les libertés notamment collectives pour garantir les particularismes hérités de l’histoire des lieux, etc.

L’histoire nous apprend aussi et surtout qu’un peuple est grand quand il a des motifs de partager une vision commune de sa destinée c’est-à-dire de son avenir ; de donner de lui-même pour des causes qui le dépassent mais qui le font entrer dans l’histoire. Tel est bien ce qui a produit les grands artistes, les grands savants, les grands capitaines et les conquérants ; les gloires nationales que nos livres, nos mémoires, nos chansons exaltaient. Durant longtemps,   de l’épopée des grognards de l’Empire au « debout les morts ! » de la Guerre de 14-18, les régimes nouveaux ont continué à évoquer ce récit national. La mystique de la Patrie avait su remplacer l’amour pour le Roi et la Couronne. Mais qu’en est-il actuellement ? Quelle « mystique » est-elle offerte aux jeunes depuis deux ou trois générations ? Celle du consumérisme et du  matérialisme; celle de la culture de la mort ; celle du jeu et du moindre effort, celle de la toute-puissance de l’argent. Depuis des décennies ont été élevés au rang de nouvelles valeurs l’individualisme, l’abandon de la notion de service et de sacrifice, le relativisme, l’immanence et, comble, la négation des épisodes glorieux de notre histoire dont il faudrait s’excuser ! Tout cela a détruit peu à peu les fondements de la société qui n’a plus su intégrer ceux qui frappaient à sa porte et qui, surtout, a ôté tout souhait et désir de s’intégrer à la France devenue plus un contre-modèle qu’un modèle.

« Nourrie de bonnes intentions comme le prétendent ses partisans, la laïcité républicaine n’en est pas moins un leurre »

Il me semble que la cause première de ce triste état des lieux est avant tout l’abandon des repères notamment religieux par notre pays c’est-à-dire ces limites sans lesquelles les libertés ne sont plus que des licences dangereuses tant pour l’homme que pour la société. Ainsi, en un peu plus de deux siècles a été porté profondément atteinte à notre identité, française et chrétienne. Les repères perdus, l’avenir est difficile à construire ! Aussi, nourrie de bonnes intentions comme le prétendent ses partisans, la laïcité républicaine n’en est pas moins un leurre. Elle nous coupe en réalité de nos racines séculaires et le vide idéologique laisse la place à toutes les idéologies mortifères.

Les jeunes ont besoin de grandeur,  besoin d’espérance. Une société qui désespère et désenchante sa jeunesse n’a plus sa place. Il faut revenir de cet esprit d’abandon. Il faut retrouver enthousiasme, désir de se dépasser et, surtout, volonté. Retrouver la ferveur de Bouvines et de Patay, celle que montrent les champions sportifs prenant exemple sur les saints ou les militaires. Offrir des perspectives qui présentent leur part de gratuité et de grandeur. Ces occasions ne manquent pourtant pas aujourd’hui où les combats à mener sont nombreux : ceux pour redonner à la vie humaine sa place avec ses multiples facettes depuis l’éthique oubliée dans les états riches jusqu’aux problèmes de malnutrition dans les pays pauvres ; ceux pour rendre notre planète plus durable après qu’elle a été souvent saccagée par l’inconscience de plusieurs générations ; ceux pour faire accéder le plus grand nombre à l’instruction sans laquelle il n’y a pas d’échanges possibles entre les hommes. Savoir se parler et pouvoir  se comprendre !

« La France est d’abord une communauté forte de son identité »

Redonner le goût du bien commun et se souvenir que la France est d’abord une communauté forte de son identité façonnée par ses racines gréco-latines et chrétiennes.

Heureusement, bon nombre de jeunes l’ont retrouvé d’eux-mêmes dépassant les faux maîtres qui les trompaient plus qu’ils ne les formaient. Depuis plusieurs années on les voit veiller sur leur pays ; retrouver les fondamentaux de la philosophie notamment politique, renouer avec les valeurs du don, de la gratuité sans lesquelles il n’y pas de bien commun possible. On les voit surtout retrouver le sens de la famille et de la vie sur lequel ils assoient leurs perspectives d’avenir. Le monde appartient aux jeunes et à ceux qui donnent du sens à leur vie. L’histoire de France nous l’enseigne.

J’ai voulu le rappeler car, en invoquant l’aide de Saint-Louis, mon aïeul, mais aussi celle de tous les saints et saintes de France, si nombreux, et en n’oubliant pas le dernier d’entre eux, le père Hamel, mort en martyr pour sa Foi, je crois plus que jamais en mon pays et en son avenir.

Louis de Bourbon, duc d’Anjou