Et Colbert fonda l’Académie des Sciences

22 décembre 1666

Colbert présente à Louis XIV les membres de l’Académie Royale des sciences en 1667.

Sans cérémonie, ils se sont rassemblés, ce 22 décembre 1666, dans la bibliothèque du Roi (Louis XIV). Des savants illustres, comme Huygens, et d’autres plus obscures. Vingt et un, en tout, pour la première réunion de ce qui ne s’appelle encore que « la Compagnie » ou l' »Assemblée ». Mail il y a déjà là l’embryon d’une future Académie Royale des Sciences, qui structurera et fera briller dans toute l’Europe la science française. Pour l’heure la Compagnie n’a ni lettre patente ni règlement à faire valoir. Le Roi en a voulu ainsi. Ce qui lui évite, persiflent les mauvaises langues, de s’imposer des obligations en particulier financières, à son égard. Nul ne doute, néanmoins, de son entier soutien. Et tous s’en réjouissent…

Pour la gloire de Louis XIV

Dès le début du XVIIe siècle, des premières assemblées savantes ont donc émergé. Ainsi, le père Marin Mersenne, un mathématicien, ouvrit en 1635 une académie au couvent parisien des Minimes, où se discutaient les travaux de Galilée, Descartes, Fermat…. Sa mort, en 1648, interrompit cette première expérience. Une autre assemblée prit le relais, à l’initiative cette fois de l’Abbé Bourdelot, médecin du Prince de Condé. On y croisait Roberval, Gassendi, Pascal… La Fronde y mit fin un an plus tard. D’autres tentatives, aussi éphémères, devaient lui succéder, comme celle de Montmor, en 1657.

Mais ces premières assemblées dépendaient toutes de la générosité d’un mécène. Et le besoin d’une structure plus pérenne se fait sentir. A l’image de la Royal Society, qui apporte en 1660 à l’Angleterre la première institution publique consacrée à la recherche scientifique. Une structure, qui transcende la durée d’existence des ses membres, tout entière dédiée à la recherche du savoir.

Un ancien secrétaire de l’assemblée de Montmor propose en avril 1663 à Colbert, puissant ministre de Louis XIV, un modèle de société savante placée sous la protection du Roi. L’astronome Auzout, qui souhaite obtenir un observatoire, appuie sa requête. « Il y va, Sire, de la gloire de Votre Majesté et de la réputation de la France » écrit-il. Le grand savant hollandais Huyens, invité à s’installer à Paris, se joint au projet d’une Compagnie des sciences et des arts qui réunirait enfin des savants professionnels rémunérés sur le Trésor Royal. Suivi du mathématicien Pierre de Carcavi, fraîchement nommé garde de la bibliothèque du Roi et conseillé du ministre en matière scientifique.

La requête arrive à point. Alors que Louis XIV instaure une monarchie absolue, Colbert comprend que les arts et les sciences doivent contribuer au rayonnement du Roi. Son entourage a déjà préparé le terrain ; le conseiller Chapelin a dressé une listes d’hommes de lettres et de savants dignes de recevoir une gratification royale.

Le conteur Charles Perrault propose, lui, de fonder une académie générale qui rassemblerait toutes les disciplines, des Belles Lettres aux mathématiques. Mais l’Université, le Collège Royal et l’Académie française se pressent d’enterrer l’idée. Colbert tranche alors pour une seule académie des sciences dont la mission serait de répondre aux problèmes technologiques du Royaume et de contribuer à l’accroissement du savoir.

Huygans en sera l’étendard. Ses travaux en mathématiques, son identification des anneaux de Saturne et les perfectionnements qu’il apporte à la lunette astronomique ont assis sa renommée dans toute l’Europe. On met à sa disposition un appartement dans la bibliothèque du Roi et une pension annuelle de 6 000 livres.

Entre mai et juin 1666, six autres savants vont être retenus : Auzout, de Carcavi, Buot, de Roberval, de Bessy et l’Abbé Picard. Ils forment la section des sciences mathématiques, qui comprend l’a géométrie et l’astronomie. En octobre, les membres de la section de Physique, c’est à dire les sciences expérimentales, sont choisis à leur tour. ET le 22 décembre 1666, ils décident de se réunir deux fois par semaine, le mercredi pour les mathématiques et le samedi pour la physique. Au nom de l’unité du savoir, il est convenu qu’ils assisteront tous à toutes les réunions de Carcavi servant d’intermédiaire avec le ministre…

Reste à lui donner les moyens de ses ambitions. Un laboratoire de chimie est installé à côté de la bibliothèque du Roi et un Observatoire est construit dans le sud de Paris, où est dessiné, en juin 1667 sur une pierre, le méridien qui servira de référence pour la France…

L’académie devra toutefois attendre 1699 pour obtenir le règlement qui fera d’elle une institution officielle : l’Académie Royale des Sciences. Elle sera entre-temps devenue l’un des principaux pôle savant de toute l’Europe. Position qu’elle gardera pendant trois siècles, traversant sans grand dommage les péripéties de l’histoire.

Source : Sciences et Vie.

Les Tournois et les Joutes

LES TOURNOIS ET LES JOUTES

AU MOYEN AGE

Les tournois sont d’origine française et dénommés « conflictus gallici »

tournoi

Au Moyen-âge, le tournoi est un jeu guerrier, une démonstration par la chevalerie de son courage, sa vaillance, son habileté dans l’art de la guerre et du combat, par des jeux individuels ou d’équipes, comportant de nombreuses épreuves que devaient affronter les postulants dans un grand déploiement de réjouissances et de banquets dans une ambiance courtoise.

C’est un moyen de montrer sa puissance, sa richesse et son rang, mais c’est aussi une école de guerre,  comme la chasse, qui entretient dans le Royaume, l’esprit et les usages militaires pour affronter une vraie « bataille » .

Spectacle  très couru, destiné à la noblesse, il a ses règles assouplies au fil des ans car on comptait pas mal de morts et de blessés parmi les plus vaillants chevaliers du royaume, ce qui était une perte, et qui fut condamné par l’Eglise.

 Il divertit les nobles et le peuple et pour les combattants il est un moyen de s’affronter, de s’entraîner à la guerre, et aux combats et de faire preuve de dextérité, de bravoure, de loyauté, ou l’honneur était la règle.

Dans les «cembels » nom du tournoi primitif, il s’agit d’une bataille générale, d’une mêlée terrible, sanglante, et souvent mortelle, bien que courtoise, de deux armées face à face, avec de vraies lances et de vraies épées, puis avec le temps, on donna plus d’importance aux joutes , deux combattants face à face, les pointes et les tranchants de la lance furent émoussées

Les tournois furent au Moyen-âge, ce qu’ont été les jeux gymniques dans l’Antiquité et donnèrent naissance à la Chevalerie et à l’Héraldique.

ORIGINE et HISTORIQUE DU TOURNOI

Le tournoi vient du Nord de la France entre les VIIIème et IX siècle,

En 842 : il est fait mention d’un jeu similaire au tournoi, où des cavaliers simulent des combats, souvent pour s’entraîner comme exercice militaire en  vue des combats.

Xème – XI ème et XIIème siècle : c’est l’apogée, il est courant dans tout l’Occident en France – Italie – Allemagne – Pays Bas.

1130 : Au Concile de Clermont d’Auvergne le Pape INNOCENT II  l’interdit, mais sans effet

1179 : le Pape Alexandre III au IIIème Concile du Latran fait de même sans succès non plus.

1260 : St Louis l’interdit pour 2 ans sauf pour l’arc et l’arbalète.

1280 : Les armes employées changent, les armes de guerre sont remplacées pas des armes émoussées.

1415 : A la bataille d’Azincourt, beaucoup de chevaliers perdent la vie, cela mettra fin à ces tournois qui s’arrêteront définitivement  quand en 1559 quand le Roi Henri II trouva la mort lors d’un tournoi à Paris contre le Comte de Montgomery, la régente Catherine de Médicis interdira sur le territoire, tous les tournois et les joutes.

Ils se transforment ensuite en duel à l’épée et au pistolet, ils seront interdits par Richelieu.

Les Chevaliers prônent le combat en joute, qui permet de se mesurer avec son rival, et de faire front, alors que pour eux un combat à l’épée n’est pas aussi mirifique, considéré plutôt comme un déshonneur, l’épée étant prévue pour tuer,  et non vaincre par hardiesse et vaillance.

Le mot tournois vient du latin « torneamentum » tourner ou tournoyer, et vient des mouvement des combattants après chaque charge  qui tournaient pour en préparer une autre..  Une autre explication propose l’errance des chevalier tournant de «lieux en lieux » pour participer aux festivités.

ORGANISATION DE LA FETE

C’est le Seigneur d’un lieu qui l’organise et informe ses amis, et voisins, de la date et des gains qui seront remportés par les vainqueurs.

Le Seigneur fait proclamer son ban, c’est à dire par un héraut à voix haute et forte dans les rues, les campagnes, les châteaux avoisinants, l’annonce est faite à son de trompe à cris publics, le bouche à oreille ensuite fait le reste, car certains viennent de très loin pour assister aux festivités et participer aux combats qui durent plusieurs jours

Le tournoi répond à un règlement très précis instauré en 1066 par Geoffroy de Preuilly et qui évoluera au cours du temps

Il met en présence deux camps de chevaliers qui s’affrontent en plein air, en champ clos dénommé « la lice » délimitant l’espace du combat d’une grande surface pour les affrontements en équipes et en mêlée, sans compter les spectateurs généralement tous les habitants de la cité et des environs, les marchands, les jongleurs, les ménestrels et les amuseurs publics…  D’où le terme «  entrer en lice » : engager le combat.

Un espace neutre est réservé aux combattants avec leur écuyer pour se préparer, et pour se reposer ou panser leurs blessures..

Un rôle prépondérant est donné aux hérauts, commentateurs, arbitres, spécialistes des armoiries, et personnages indispensables des tournois. Ils sont la police et l’ordre, et certains en feront leur métier, de vrais maîtres de cérémonie.

C’est eux qui proclament le nom et le titre des jouteurs entrant en lice, et qui poussent le cri d’armes ou le cri de guerre du chevalier entrant. Cri aussi important que le blason qui est poussé par le combattant lui-même, avant le combat, puis pendant pour s’encourager et après, en cri de triomphe et de reconnaissance.

La haute société, les nobles, les dames, les spectateurs de qualité sont installés sur une tribune appelée «  échafaud ou loge » qui domine la zone de combat, et ou président également les juges qui font respecter les règles. Pour les princes et princesses ou pour les rois et les reines, des tentes sont dressées pour les recevoir.

 

Il existe 3 Sortes de Tournois : 

  • Le pas d’armes  : Table ronde : combat à pied et à l’épée
  • Les joutes            : Combat à cheval. 2 Chevaliers s’affrontent avec leur lance pour désarçonner l’adversaire.
  • Les tournois       :  Affrontement entre 2 camps composés de plusieurs groupes, au cours de plusieurs épreuves. Chaque camp cherchant à intégrer dans son groupe les Chevaliers les plus titrés…

Il peut se succéder près de deux cents joutes sur plusieurs jours.

TYPES DE COMBAT

  • A pied
  • A l’arme individuelle : combat singulier
  • A cheval le tournoi ou la joute

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  • La JOUTE DE L’ANNEAU : les adversaires lancés au galop, à cheval essaient de décrocher un anneau avec leur lance.

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  • LE ROLLAND  : Un mannequin en osier est recouvert d’une armure représentant l’ennemi et pivote sur un axe, le chevalier doit le frapper

 

  • LA JOUTE DU SARRASIN : dite QUINTAINE .

Le Chevalier doit avec sa lance, frapper un mannequin qui représente le sarrasin, ayant ses 2 bras tendus, il pivote sur son support, un bras tenant

Un fléau d’arme qui pouvait blesser le dos du cavalier s’il ne se dégageait pas assez vite.

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  • LA PASSE D’ARMES : le but est de toucher de sa lance, l’écu fixé au bout d’un mont gardé par un Chevalier.

 LES ARMES

A Pied :

  • La lance
  • L’épée
  • L’Estoc ou en 1435 le bec de faucon
  • La dague prévue en dernier ressort pour achever l’adversaire est proscrite.

A Cheval :

  • La lance ou l’épée d’estoc ou de taille.

 

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LES CONCURRENTS

 Ils doivent de prime abord se présenter devant les arbitres, qui jugent si oui ou non ils pourront participer, ils présentent les justificatifs de leurs quartiers de noblesse. Tous les écus armoriés des Chevaliers (le bouclier) sont alors suspendus au vu de tout le monde et permettent de les identifier. Pour ceux qui voulaient rester anonymes leurs écus étaient cachés d’un pan de drap.

Les chevaliers entraient superbement équipés avec leur écuyer qui tenait l’écu, au son des fanfares.

Les « Commençailles » combats préliminaires jamais mortels débutaient, laissés aux jeunes Chevaliers, et le vrai tournoi commence quand le 1er des camps qui est prêt se présente sur l’aire de jeu pour signaler sa volonté d’en découdre, le 2ème camp alors entre en lice.

C’est à partir du XIII et du XIVème siècle que ces tournois deviennent  des fêtes festives  pleines de magnificence avec un rôle prépondérant donné aux « Héraults » commentateurs, arbitres, spécialistes des armoiries, et personnages  indispensables des tournois.Enfin, les tournois n’enrichissaient pas les Chevaliers, ils leur permettaient tout juste de vivre, car ils risquaient gros, l’équipement étant très cher, ils risquaient de tout perdre s’ils étaient battus et donc de perdre leur moyen de subsistance pour certains. Les tournois étaient surtout des défoulements collectifs, des moyens de festoyer entre personnes de bon esprit

On lutte alors à fer émoulu ou avec des lances à la pointe émoussée appelée « glaives courtois », le couronnement lors d’un combat est de rompre la lance.

Les arbitres dans la tribune et sur le terrain surveillent le bon respect des règles et interviennent lorsque certains adversaires sont trop belliqueux, ils font aussi transporter les chevaliers blessés…

LES ENJEUX – LES GAINS

Les Chevaliers combattent parfois pour une dame qui leur donne ses couleurs, ils deviennent alors leur champion » ou ils peuvent aussi combattre pour une cause.

Les prix sont définis à l’avance : or – bourse – argenterie – armure – vêtements – équipement –  cheval..

Certains vainqueurs demandent même une rançon

Ils reçoivent leurs gains des mains de la « Reine du tournois » qui préside le tournoi ils sont les héros d’un jour, invités par l’organisateur

LA PANOPLIE 

       DU COMBATTANT

 Panoplie chevaliermedieval boutik

  • L’Armure
  • Les Chausses (guêtres) pour protéger les jambes
  • Le Gorgerin  : partie du casque protégeant le cou et la gorge
  • Le Haubert : Cottes de maille , qui disparaît au XV° siècle remplacée par l’armure métallique en acier, lourde de 25 à 30 kilos.
  • Le Camail    : Vêtement avec capuche qui couvre les épaules
  • Le Heaume : casque
  • L’Ecu ou Blason : le bouclier
  • L’Epée : portée dans un fourreau suspendu au côté
  • La Lance ou le javelot
  • Le Surcot : vêtement de dessus

      CASQUES panoplie2 ARMSANDARMOR

 panoplie

 


cotte maillesCotte de mailles et casque à ventail de 1340

Visiter le site https://medieval.mrugala.net/Armures/Glossaire%20des%20armures.htm

Pour apprendre les différentes pièces de la panoplie d’un chevalier

 

LA PANOPLIE

DU CHEVAL

  • La Barde : armure du cheval , on utilisait souvent du cuir bouilli, plus économique, et plus léger
  • Le Drap ou le Caparaçon

 armure et cheval

Armure pour tournoi

Le cheval a toute son importance : on l’appelle

  • Coursier en temps de guerre
  • Haquenée (jument pour les dames fortunées)

Palefroi (cheval de prestige coûteux) plus souvent pour la chasse, cheval de parade

  • Le Roussin pour la plupart
  • Le Sommier cheval de charge
  • Le Destrier : rare sa valeur était de 7 à 700 fois celle d’un cheval ordinaire Cheval de bataille, ainsi nommé parce qu’il est « mené en destre »

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Il y a une très grande disparité dans l’équipement, on s’arme selon sa puissance, et ses revenus, il faut beaucoup de sacrifices pour financer l’équipement complet, et la victoire dépend aussi de la qualité de la monture. Il faut prévoir également le logement et s’assurer de la bienveillance des hérauts et des ménestrels propagateurs des faits de guerre, des succès comme des bonheurs du vainqueur ou des malheurs du vaincu qu’ils colportaient ensuite de château en château faisant la renommée du Chevalier.

 

Etre Chevalier demandait 6 à 7 ans d’apprentissage :

A 10 ans l’enfant quitte la demeure familiale, pour se rendre chez un feudataire et se mettre à son service d’abord comme page pendant au moins 3 ans et ensuite comme écuyer, il va recevoir une solide instruction :

  • Savoir monter à cheval
  • Apprendre l’art de la guerre
  • Le maniement de l’Epée, la Lance
  • Apprendre les Bonnes manières

Vers 18 ans après ses années d’apprentissage, ayant acquis une connaissance suffisante dans l’art militaire, il peut être adoubé Chevalier  au cours d’une cérémonie officielle. La nuit qui précède s’appelle «  la veillée d’armes », et est dédiée à la prière.

Puis suit la cérémonie de « l’adoubement » l’épée sur les épaules ce qui est appelé « l’armement »

Il se confesse et est conduit à l’autel par 2 chevaliers éprouvés « ses parrains », assiste  à la messe,où il communie,  son épée accrochée à son cou, le prêtre la bénit, et lui demande «  Pour quelle raison désires-tu entrer dans la chevalerie ?  Si tu recherches la richesse ou les honneurs, tu n’en es pas digne ! »

La main sur l’évangile, le postulant va prêter le serment des chevaliers à haute voix.

Il est revêtu ensuite de sa cotte de maille, cuirasse, brassards, éperons dorés, puis de son épée , agenouillé devant son Seigneur  qui lui donne l’accolade et trois coups du plat de son épée sur l’épaule en disant  «  Au nom de Dieu, de Saint Michel et de Saint Georges, je te fais Chevalier. Sois vaillant, loyal et généreux. » puis il lui donne un coup très fort sur la nuque « la collée » accompagné de ces mots « Souviens toi de moi ».

adoubement

Il pouvait aussi être adoubé par son suzerain et devenir chevalier mais aussi vassal du seigneur à qui il prête serment de fidélité. Le chevalier peut prêter serment à plusieurs suzerains, et posséder plusieurs fiefs, mais il doit définir son « hommage lige », c’est-à-dire principal et combattre pour lui exclusivement en cas de guerre.

Si le chevalier manque à son serment, il est proclamé indigne d’être chevalier et considéré comme félon. Il est conduit sur une estrade, son épée est brisée et piétinée, son blason est attaché à un cheval et traîné dans la boue. Tous peuvent l’injurier. On le met sur une civière, puis on le recouvre d’un drap noir et on le porte à l’église comme un mort. On récite les prières des défunts : il est mort comme chevalier et banni toute sa vie.

Le serment du chevalier est prononcé à voix haute par le chevalier lors de son adoubement :

  1. Je crois à tous les enseignements de l’Eglise et j’observe ses commandements.
  2. Je protégerai l’Église.
  3. Je défendrai tous les faibles
  4. J’aime le pays où je suis né.
  5. Je ne fuirais jamais devant l’ennemi.
  6. Je combattrais les infidèles avec acharnement.
  7. Je remplirais mes devoirs féodaux, à condition qu’ils ne soient pas contraires à la loi divine.
  8. Je ne mentirais jamais et je serais fidèle à ma parole.
  9. Je serais libéral et généreux.
  10. Je serais toujours le champion du droit et du bien contre l’injustice et le mal.

 CHEVALIERS connus pour leur mérite

  • Jacques de LALAING reconnu pour ses prouesses à la hache.
  • Son Frère Philippe de LALAING porta en 4 jours 568 coups d’épée contre 589 pour l’ensemble des 23 concurrents
  • Claude de Vaudrey Bourguignon, sa famille était connue pour ses faits d’armes, au même titre que Duguesclin, Bayard…  d’une grande bravoure, il est resté l’histoire  Le jeune Bayard âgé de 18 ans, a Lyon lors d’un tournoi osa se mesurer avec ce personnage au coup de lance redoutable, il sortit indemne grâce à la mansuétude du Chevalier de Vaudrey.
  • Geoffroi de Charny

L’un des l’un des meilleurs chevaliers de son temps, auteur de plusieurs ouvrages dont le « livre de chevalerie » écrit vers 1350 ; il est surtout connu comme étant le premier propriétaire du Suaire de Turin.

  • Guillaume le MARECHAL  anglais

Le tournoi le plus connu est le tournoi de Chauvency  dans le village de Chauvency-le-Château dans le département de la Meuse grâce au trouvère Jacques Bretel

Pendant six jours, plus de 500 chevaliers vont se défier dans des joutes  et au cours de la mêlée d’un tournoi.

Jacques Bretel  brosse  le tableau de la vie de l’aristocratie, à la fin du XIIIème siècle.

Il nous renseigne aussi sur nombre de familles aristocratiques qui ont illustré pendant des siècles l’histoire de tous nos pays : les Grailly de Grilly, cités dans tous les dictionnaires, les Salm et Blâmont, les Bauffremont, les Briey, les Amance, les Ligne et les Lalaing, sans oublier les prestigieuses maisons d’Avesnes, de Flandres, de Luxembourg et de Luxembourg-Ligny. Défilent aussi sous nos yeux les noms de Bergheim, Hattstatt, Faucogney, Ronchamp, Moncley, Auberchicourt, Bergues, Hondschoote, Fléchin, Haussy, Sancerre, Creüe ou Crëve, Rosières-aux-Salines et même Trie du nord-ouest de Paris…

Sources :
 https://nonnobisdominenonnobissednominituodagloriam.unblog.fr/files/2006/09/knights.jpg
https://lartdesmets.e-monsite.com/pages/la-chevalerie-au-moyen-age/
https://fr.vikidia.org/wiki/Armement_du_chevalier
wikipedia
https://medieval.mrugala.net/Seigneurs%20et%20nobles/Adoubement%20de%20chevalier.htm
https://www.medievart.com/Medievart-2/Accueil.html  POUR ACHETER
https://milam.free.fr/tournois.htm#der
https://tournoi.de.chauvency.free.fr/index.html

 

 

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264 ans après, le bureau de Louis XIV réintègre le château de Versailles

Bureau-LouisXIV

Le château de Versailles, qui a fait jouer son droit de préemption pour récupérer le bureau, va le réinstaller dans son écrin original.

Ce vendredi 19 février, le château de Versailles a annoncé que le bureau de Louis XIV, son souverain bâtisseur, allait retrouver son emplacement d’origine. Ce meuble est une des rares pièces d’ébénisterie commandée par le roi qui soit encore conservée. Le bureau a été réalisé en paire en 1685 par l’ébéniste Alexandre-Jean Oppenordt pour le cabinet privé du roi (l’actuelle pièce des bains de Louis XVI), situé juste derrière la galerie des Glaces. Il est réalisé en chêne, placage d’ébène et palissandre de Rio, tandis que les chiffres du roi sont omniprésents dans les marqueteries de laiton et d’écailles rouges gravées. Des arabesques enlaçant le plateau laissent penser que le dessin est le travail de Jean Ier Bérain, dessinateur du roi. En 1751, le bureau avait été jugé « démodé » et vendu. On retrouve ensuite sa trace au XIXsiècle, lorsqu’il intègre les collections du Baron Ferdinand James Anselm de Rothschild, qui le fait transformer en secrétaire à pente. Grâce à l’appui financier d’Axa et de la Société des Amis de Versailles, l’institution a fait jouer son droit de préemption lors d’une vente organisée le 18 novembre 2015 chez Fraysse. Acquis pour 1,3 millions d’euros, le bureau a aussitôt été classé Trésor national. Le comité scientifique, réuni pour conduire la restauration, inclut notamment Daniëlle Kisluk-Grosheide, la conservatrice des sculptures et arts décoratifs du Métropolitan Museum, qui conserve l’autre version inchangée du bureau. La pièce retrouvera son écrin tutélaire dans son état original et sera présentée au public dans le courant de l’année 2017.

Source : https://www.connaissancedesarts.com/

PSB Côte d’Azur

PSB-logo

Présence du Souvenir Bourbonien en Côte d’Azur

Association royaliste et légitimiste

Téléphone : 06 87 33 65 88

L’association royaliste Présence du Souvenir Bourbonien en Côte d’Azur réunit ses membres et sympathisants chaque 1er mardi du mois à l’hôtel BRICE 44 rue du Mal Joffre à NICE de 15h à 17h.

Prochaines réunions :

Mardi 5 janvier 2016

Le thème de la causerie sera : « La critique des doctrines du contrat social par les contre-révolutionnaires » par M. Jean-Claude BASTEL professeur d’histoire.

Mardi 2 févriers 2016

Le thème de la causerie sera « La royauté belge : Léopold 1er  » par M/ Marcel BAR conférencier.

Ces réunions seront précédées d’un repas à 12h30 à l’hôtel WESTMINSTER, Promenade des Anglais. Prière de s’inscrire.

PRO DEO ET LUDOVICO XX

DEI GRATIA FRANCIAE REGE CHRISTIANISSIMO.