COTIGNAC DVD

COTIGNAC ET SA MISSION ROYALE

Madame Elise HUMBERT nous avait passionnés lors d’une conférence sur Cotignac et la Mission Divine de la FRANCE.

Auteur de plusieurs ouvrages consacrés à d’autres apparitions, elle vient nous annoncer la sortie d’un DVD sur l’histoire de COTIGNAC que vous pouvez vous procurer en suivant les renseignements ci-dessous.

TROIS APPARITIONS SE RAPPORTENT A L’HISTOIRE DE COTIGNAC

1519       « Je suis la Vierge Marie »

1637       «  C’est Le Dauphin que Dieu veut donner à la FRANCE »

1660       « Je suis José. Enlève-la, et tu boiras »

« Pourquoi la Sainte Vierge a tellement voulu la naissance d’un dauphin, qu’elle accomplit un miracle pour l’obtenir ? »

C’est à cette question que veut répondre le film, en s’appuyant sur ‘histoire de Cotignac.

Sillonnant en tous sens, à pied ou à cheval, à dos d’âne ou en carrosse, les chemins, les collines et tous les lieux qui se rapportent à l’histoire de la cité provençale, plus de 170 acteurs ont participé au tournage du film, pour faire connaitre :

La Mission Royale de Cotignac

« Un message pour notre temps ! »

Chèque à établir à l’ordre de l’Association Sainte Philomène

Prieuré Saint Maximin

2221 Avenue de la Résistance 83000 TOULON

Pour tout renseignement contacter :

elisehumbert69@gmail.com ou tél : 04 27 78 45 23 ou associationsaintephilomene@hotmail.com

ELISE HUMBERT

Elise Humbert est née le 17 août 1947 à Koné (Nouvelle-Calédonie). Ancienne institutrice puis directrice d’école privée, elle a déjà publié  plusieurs ouvrages disponibles aux Editions Chiré

Notamment sur : COTIGNAC – mais aussi NOTRE DAME DE PONTMAIN – L’ILE BOUCHARD – NOTRE DAME DU PUY…

LIVRES CETTE FOIS ET NON DVD que  vous pouvez vous procurer sur le site :  http://chire.fr

Que la Vierge Marie et Saint Joseph viennent au secours de la France

Histoire de Calice

Les péripéties du calice utilisé lors de la dernière messe de Louis XVI

Calice de Notre Dame des Victoires à Paris

Caroline Becker – publié le 20/01/22

Les églises de Notre-Dame des Victoires à Paris et de Saint-Pierre-et-Saint-Michel à Saint-Urcize (Cantal) assurent toutes les deux conserver le calice utilisé lors de la dernière messe de Louis XVI, le 21 janvier 1793. Mais lequel est le vrai ?

Nous sommes le 21 janvier 1793. Enfermé à la prison du Temple, le roi Louis XVI s’apprête à être exécuté sur l’échafaud. Mais avant de rejoindre le Ciel, le monarque désire se préparer à paraître devant Dieu. La veille, il a demandé trois jours pour pouvoir accomplir son devoir de chrétien mais la requête lui avait été refusée. On lui concède uniquement le droit de se confesser auprès du prêtre de son choix. C’est l’abbé Edgeworth de Firmont, prêtre d’origine irlandaise et contre-révolutionnaire, que Louis XVI choisit pour l’accompagner durant ces dernières heures. Depuis 1791, ce dernier est le confesseur de Madame Elisabeth, sœur du roi. Le 20 janvier au soir, à 18h, l’abbé se présente — en habit civil, la soutane n’étant plus autorisée depuis avril 1792 — à la prison du Temple pour y demeurer jusqu’à l’exécution du roi. 

Louis XVI se prépare à assister à sa dernière messe

Le 21 janvier, Louis XVI est très matinal. Debout depuis 5h du matin, il se prépare en compagnie de Cléry, son valet de chambre, et exécute sa toute dernière confession à 6h du matin. Durant ces confidences privées, Cléry en profite pour aménager dans la chambre, à l’aide d’une commode, un modeste autel qui servira à l’abbé Firmont pour célébrer la dernière messe à laquelle assistera le roi. Une messe rendue possible grâce à l’abbé qui, la veille, a réussi à convaincre les commissaires de se procurer les objets liturgiques nécessaires à la célébration. À son arrivée à la prison, l’abbé n’ose venir avec une custode de peur que celle-ci soit profanée, mais aux Tuileries, on accède néanmoins à sa demande.

CALICE DE SAINT-URCIZELe calice de Saint-Urcize dans le Cantal.

© POP, Ministère de la Culture

Seule condition, les commissaires iront chercher eux-mêmes les objets et ornements sacerdotaux. Pour cela, ils se rendent dans l’église ouverte la plus proche, celle des Capucins du Marais, située à quelques rues, devenue aujourd’hui la cathédrale Sainte-Croix de Paris des Arméniens. À leur retour, ils confient à l’abbé les nappes, vases sacrés, hosties, vin et une magnifique chasuble d’or. Une fois revêtu de l’habit, et assisté de Cléry qui fait office de servant d’autel, l’abbé Firmont célèbre la messe et donne la communion au corps et au sang du Christ à Louis XVI qui la reçoit à genoux. À 8h, il est temps de partir. Le roi monte dans la voiture qui l’emmène vers son funeste destin. Sur l’échafaud, alors que le couperet s’apprête à tomber, l’abbé prononce ces derniers mots : « Fils de saint Louis, montez au Ciel ! » À 10h22, Louis XVI, 39 ans, a rejoint le Ciel. 

231 ans après sa mort, les quelques objets ayant côtoyé les dernières heures du roi demeurent de précieux et émouvants témoignages de la foi profonde qui a animé le roi jusque dans ses derniers instants. En témoigne la chasuble d’or conservée précieusement dans la sacristie de l’église Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle à Paris ou encore le dernier calice que les lèvres du roi ont effleuré. Le calice ou les calices… ?  Car l’Histoire nous apprend que deux églises en France se disputent l’authenticité du calice de cette dernière messe de Louis XVI. 

Deux calices

Deux calices donc, conservés bien loin l’un de l’autre. Le premier se trouve dans le Trésor de la petite église romane Saint-Pierre-et-Saint-Michel de Saint-Urcize dans le Cantal, au cœur de l’Aubrac. Il est abrité dans une petite niche du transept et protégé par une vitre blindée. Classé monument historique en 1980, ce calice, en argent et vermeil, est l’œuvre d’un orfèvre parisien du début du XVIIIe siècle. L’Histoire raconte, encouragée par un érudit local, qu’il aurait été donné par l’abbé Saint-Pée d’Amon à Pierre-Jean Ipcher, curé de Saint-Urcize, au début du XIXe siècle, en raison de leurs liens familiaux. Mais comment le calice a-t-il pu se retrouver dans les mains de ce fameux abbé Saint-Pée d’Amon ? Celui-ci l’aurait acheté par « l’entremise d’un ami », selon la notice historique du Ministère de la Culture. Bien que l’histoire soit belle, il s’avère peu probable qu’il s’agisse du vrai calice de Louis XVI et le manque de sources solides oblige à écarter une telle hypothèse. Les incohérences chronologiques, affichées dans l’église, confirment d’ailleurs le flou autour de cette histoire. La notice raconte que le calice aurait été offert en cadeau par l’abbé Saint-Pée d’Amon au curé de Saint-Urcize à l’occasion de sa toute première messe. Pourtant, si l’on s’attarde sur l’âge du curé de Saint-Urcize, celui-ci, né en 1761, a sans doute été ordonné prêtre à moins de 30 ans (comme il était courant à l’époque), soit dans les années 1780. Impossible donc, que sa toute première messe ait été célébrée après le 21 janvier 1793. 

La seconde église qui se défend de posséder le calice de Louis XVI est Notre-Dame des Victoires à Paris. Une hypothèse bien plus probable au regard de l’Histoire et des événements qui ont suivi l’exécution du roi. Interrogé par Aleteia, Noël Stassinet, qui a écrit un article sur le sujet dans la revue du Souvenir Chouan de Bretagne, est lui-même convaincu que le vrai calice est aujourd’hui conservé à Notre-Dame des Victoires. « Après l’exécution du roi, l’abbé Edgeworth de Firmont s’est enfui pour éviter les représailles. Les vêtements et objets liturgiques sont donc restés dans la prison du Temple et, on peut facilement imaginer qu’ils ont été récupérés par le prêtre de l’église des capucins du Marais. » Lors de la désaffectation de l’église, tous les objets sont alors dispersés dans les églises voisines et c’est sans doute, à cette époque, que le calice arrive à Notre-Dame des Victoires. 

Une calice remis entre les mains de Charles X ?

Également interrogée, l’archiviste de Notre-Dame des Victoires, évoque, quant à elle, une toute autre histoire. L’abbé Edgeworth de Firmont aurait lui-même donné le calice à l’archevêque de Reims qui l’aurait ensuite transmis au roi Charles X. C’est ensuite Xavier de Bourbon Parme, descendant du roi, qui en serait devenu propriétaire, par transmission familiale, avant que le calice ne soit remis entre les mains du cardinal Verdier, archevêque de Paris. « C’est le cardinal Verdier qui a décidé de mettre le calice à Notre-Dame-des-Victoires dans les années 1930 », raconte l’archiviste.  

Si le mystère demeure quant à la véritable destinée des objets sacrés, la présence de ces deux calices a le mérite de rappeler à nos mémoires, cette émouvante dernière messe du roi Louis XVI. Une messe simple et modeste qui a fait du roi, ce matin-là, non plus un souverain mais un chrétien ordinaire entièrement absorbé par ses devoirs religieux dans l’espoir de sauver son âme et dans l’attente imminente de sa rencontre avec Dieu.

https://fr.aleteia.org/2022/01/20/les-peripeties-du-calice-de-la-derniere-messe-de-louis-xvi/

https://fr.aleteia.org – site toujours aussi intéressant

EXPOSITION A VERSAILLES « LES ANIMAUX DU ROI »

« Les animaux du roi », une exposition sur l’impressionnant bestiaire du château de Versailles

Exposition à découvrir jusqu’au 13 février 2022. Près de 300 œuvres pour retrouver l’impressionnant bestiaire constitué des milliers d’animaux qui peuplaient le château de Versailles.

Dès la construction du château sous Louis XIV, le roi fait construire une ménagerie, aujourd’hui disparue, où les animaux les plus rares côtoient les plus exotiques. Une extraordinaire collection qui faisait la fierté du monarque.

L’exposition

L’exposition s’attache à décrire le lien qu’entretenait la Cour de Versailles avec les animaux, qu’ils soient dit « de compagnie » (chiens, chats, oiseaux notamment), exotiques ou « sauvages ». Le château de Versailles, sous le règne de Louis XIV, ne peut s’étudier sans la Ménagerie royale, que le Roi Soleil fait aménager à proximité du Grand Canal. S’y côtoient les animaux les plus rares et les plus exotiques – du coati au couagga, du casoar à la grue couronnée (surnommé « l’oiseau royal ») – formant une extraordinaire collection dont le roi ne cesse de s’enorgueillir. 

Les animaux de la Ménagerie constituent d’ailleurs une formidable inspiration pour les artistes de l’époque ; ils serviront à Claude Perrault pour son Histoire naturelle, mais aussi aux dissections menées dans le cadre de l’Académie royale des Sciences, puis aux naturalisations menées pour Louis XV et Louis XVI.

À l’animal collectionné et étudié se mêle la symbolique animale dans la représentation du pouvoir : l’exposition décrit en effet le lien entre la fabrique du pouvoir à Versailles – et ce dès la construction même du château à l’emplacement d’un ancien relais de chasse de Louis XIII – et la symbolique animale.

Vue et perspective du Salon de la Ménagerie, par Jean-François Daumont © château de Versailles Le lien vers le site collection

Une place est accordée, dans l’exposition, à la pratique quotidienne de la chasse : activité du roi de guerre en temps de paix, la chasse est perçue comme un entraînement et une manifestation de puissance. Cette pratique trouve à ce titre une place de choix dans l’iconographie royale.

La mort d’un chevreuil, par Alexandre-François Desportes © château de Versailles Le lien vers le site collection

L’exposition a pour ambition de faire revivre ce bestiaire de Versailles, et de faire redécouvrir les hauts lieux de la vie animale du domaine. En effet, la nature symbolique et politique de l’animal se lit aussi dans les décors mêmes du château. Sa nature symbolique, notamment inspirée des histoires naturelles antiques et médiévales, revêt à Versailles une dimension nouvelle, employée à grande échelle.

Aux décors intérieurs de la Ménagerie aujourd’hui disparue – notamment ceux peints par Nicasius Bernaerts – s’ajoutent les célèbres sculptures des jardins, comme celles du Bassin de Latone ou du bosquet du Labyrinthe. Ce dernier, aujourd’hui disparu, était à ce titre constitué de pas moins de 300 animaux de plomb, réunis autour d’une mise en scène de la Fable antique d’Esope, traduisant une vision du monde où l’animal est chargé d’exprimer un discours politique, souvent moralisateur, toujours pédagogique. L’exposition présentera à ce titre trente-sept sculptures rescapées de ce bosquet disparu.

Deux espaces disparus sont évoqués dans l’exposition : la Ménagerie royale, et le bosquet du Labyrinthe. Véritables joyaux des jardins de Louis XIV, ces deux espaces sont aujourd’hui connus grâce aux dessins, peintures et témoignages de l’époque.
Vue de l’entrée du bosquet du Labyrinthe avec des nymphes et des amours
prenant des oiseaux dans leurs filets, par Jean Cotelle © château de Versailles Le lien vers le site collection

Le labyrinthe disparu

Les animaux eux-mêmes reviendront en foule à Versailles, car ils n’ont pas disparu sans laisser de traces : les meilleurs peintres du Roi, de Bernaerts, Boel et Le Brun à Desportes et Oudry, nombreux sont les artistes ayant réalisé des portraits de ces animaux exotiques, sauvages et familiers. Au-delà des peintures, on découvrira des portraits tissés à la Manufacture des Gobelins, mais aussi des animaux disséqués, gravés, puis naturalisés à l’Académie des Sciences et au Jardin du Roi, aujourd’hui Muséum national d’Histoire naturelle. On découvrira ainsi l’éléphante naturalisée de Louis XV, offerte par Napoléon au Muséum de Pavie, mais aussi le squelette du premier éléphant de Versailles, une éléphante offerte à Louis XIV par le roi du Portugal, et qui vécu treize années à Versailles.

L’exposition s’attardera sur la place et le rôle de l’animal de compagnie à la Cour, de la famille royale aux courtisans. Partout présents, les animaux de compagnie emplissaient et animaient les appartements royaux, agrémentant le quotidien des enfants et des adultes, comme le montrent de nombreux portraits. On note que parmi les souverains, nombreux sont ceux qui ont choisi de s’entourer de leurs animaux de prédilection, comme Marie Lesczcynska, épouse de Louis XV.

Cette attention de la cour pour le monde animal a permis l’émergence d’une sensibilité animale, à l’opposé de l’idée des animaux-machines propres à la théorie cartésienne, un engouement notamment porté par Madame Palatine et, plus tard, par Madame de Pompadour.

La Princesse Palatine, protectrice des animaux

Exposition organisée avec la collaboration exceptionnelle du musée du Louvre.

https:// www.chateauversailles.fr/actualites/expositions/animaux-roi

La Soierie Lyonnaise

Maison des canuts: la prestigieuse histoire de la soierie lyonnaise

La soierie a fait les beaux jours de Lyon, depuis la Renaissance jusqu’à l’arrivée des tissus synthétiques. Cette histoire fondatrice de l’identité lyonnaise est évoquée à la Maison des canuts. Le point fort de ce musée : des démonstrations sur des métiers à tisser anciens. Par Jeanne Palay – 02 nov. 2021 à 13:00 – Temps de lecture : 3 min |  |  Vu 3672 fois

L’histoire commence en 1536. Quand François Ier décide de faire de Lyon la seule ville habilitée à entreposer de la soie. Ce qui lance le tissage dans la ville.

Découverte en Chine, la fabrication de fil de soie à partir du cocon de ver à soie est une activité prestigieuse. La soie est en effet une matière noble, réservée aux grands de ce monde.

Le Roi soleil aime la soie

L’industrie soyeuse se développe rapidement à Lyon. Réputée pour sa beauté, sa complexité et sa qualité.

Le règne de Louis XIV représente l’une des périodes les plus fastes. Le roi passe beaucoup de commandes, à la fois pour l’habillement et l’ameublement.

Les cours européennes se mettent au diapason. Frédéric II de Prusse fait partie des clients les plus importants. Ainsi que Catherine II de Russie. Les nobles de l’Europe entière copient également ce qu’ils voient au château de Versailles.

Lyon tisse pour l’Europe entière

La Révolution ralentit la production. Forcément : les principaux clients sont guillotinés !

Mais Napoléon relance la soierie. Il décide que toute personne travaillant pour la France à l’étranger doit s’habiller uniquement avec de la soie tissée à Lyon. La ville fournit alors l’Europe entière, et même les États-Unis !

Puis la soierie continue de se développer au XIXe siècle. Elle représente les trois-quarts de l’activité économique de Lyon à cette époque.

https://www.youtube.com/watch?v=uxetfzGT1x

La révolte des canuts

Le terme “canut” apparaît au XIXe siècle. Il viendrait de “canette”, la bobine utilisée dans la navette du tisseur.

Les canuts sont installés dans le vieux Lyon. Mais comme leur nombre augmente, ils s’installent ailleurs. Notamment sur la colline de la Croix-Rousse.

Le canut travaille à domicile en famille, il est propriétaire de son outil de travail. Il est payé en fonction de ce qu’il produit. De la complexité des motifs, du nombre de défauts…

Au début du XIXe siècle, les canuts demandent un tarif minimum. Un accord est trouvé avec les Soyeux (industriels de la soie) en 1831. Mais le roi Louis-Philippe casse la décision. Les canuts descendent alors dans la rue. Ils prennent l’Hôtel de ville, mais n’obtiennent pas gain de cause.

La deuxième révolte des canuts, en 1834, est violemment réprimée.

Haute couture et fibres techniques

L’arrivée des tissus synthétiques au XXe siècle met à mal la soierie lyonnaise. Aujourd’hui, l’activité est restreinte à la haute couture, la restauration de tissus anciens, et la création de fibres techniques.

Lyon reste néanmoins la première ville textile de France. Avec environ 30 000 employés.

Des tissus fabriqués sur place

La Maison des canuts fait revivre cette histoire qui a tissé l’identité lyonnaise. Ce musée implanté sur la Croix-Rousse présente le matériel de la soierie. Avec notamment des démonstrations de tissage sur un ancien métier à bras.

Sont aussi évoqués les origines de la soie, l’histoire de la soierie lyonnaise, le cycle du ver à soie…

https://francenewslive.com/la-prestigieuse-histoire-de-la-soie-de-lyon/461944

Une boutique permet d’acquérir de beaux objets en soie, fabriqués sur place. Qui ne sont plus réservés aux rois aujourd’hui !

Source : https://leprogres.fr/magazine-tourisme-et patrimoine

https://francenewslive.com/la-prestigieuse-histoire-de-la-soie-de-lyon/461944/

Vente aux enchères de 2 bracelets en diamants

Les sulfureux bracelets en diamants de Marie-Antoinette aux enchères

Deux bracelets en diamants de l’épouse de Louis XVI sont mis aux enchères par Christie’s. Au-delà des millions d’euros que ces bijoux devraient atteindre, leur histoire est rocambolesque.

Par Le Dauphiné Libéré – 06 nov. 2021  |

Les deux bracelets en diamant de la reine Marie-Antoinette font 18,7 cm de long chacun. Photo CHRISTIES

Elle les désirait au point de s’endetter. Les deux bracelets en diamant de Marie-Antoinette, épouse de Louis XVI, sont mis aux enchères par la maison Christie’s, à Genève, mardi prochain. Ces bijoux, comprenant 140 à 150 carats de diamants, ont une histoire qui est loin d’être simple.

Marie-Antoinette emprunte pour les acheter

Marie-Antoinette, née en 1755, est princesse autrichienne et épouse du roi Louis XVI. La reine de France, très décriée, est connue entre autres pour être dépensière. En 1776, elle achète ces bracelets à son joaillier, Charles Auguste Boehmer, pour 250 000 livres (équivalant à 4 million d’euros aujourd’hui). Un achat qui lui est même reproché par sa mère, l’impératrice Marie-Thérèse d’Autriche, dans une lettre datée du 2 septembre 1776 : « J’ai appris que vous aviez acheté des bracelets pour 250 000 livres et que cela a déstabilisé vos finances. »

Les diamants sont conservés dans un boîtier avec la mention « Bracelet de la Reine Marie-Antoinette ». Photo CHRISTIES

En effet, la reine voulait tellement ces bracelets qu’elle a dû vendre certaines de ses pierres précieuses dans l’urgence, donc à un prix plus bas que la moyenne. En outre, elle a emprunté 29 000 livres à son mari, Louis XVI, comme le révèlent les livres de comptes de 1777, aux Archives nationales. On retrouve ces bijoux, parmi ses favoris, sur un portrait officiel de la souveraine et de ses enfants. 

Les bijoux cachés de la reine

En 1789, la Révolution explose. La famille royale quitte de force le château de Versailles le 6 octobre 1789 pour le Palais des Tuileries à Paris. Une monarchie constitutionnelle est instaurée, mais c’est un échec. En janvier 1791, Marie-Antoinette cache ses bijoux les plus précieux dans un coffre en bois, qui sera envoyé au comte de Mercy-Argenteau, ex-ambassadeur d’Autriche, à Bruxelles (alors autrichienne). Florimond de Mercy-Argenteau a quitté Paris en 1789, mais a toujours entretenu une correspondance avec la reine. Il conserve le coffre intact.

A gauche, Marie-Antoinette et ses bracelets, à droite sa fille, Marie-Thérèse de France, avec les mêmes bracelets. Peintures : « Marie-Antoinette, reine de France, et deux de ses enfants dans le parc du Trianon », Adolf Ulrik Wertmüller / « Marie-Thérèse-Charlotte de France, duchesse d’Angoulême, dite Madame Royale (1778-1851) », Baron Antoine-Jean Gros

Marie-Antoinette est décapitée le 16 octobre 1793. Quatre mois plus tard, l’empereur des Romains François II, neveu de la reine défunte, ordonne l’ouverture du coffre et l’inventaire de son contenu : un médaillon « entouré de 19 gros diamants », douze gerbes en diamant, une montre sertie de nombreux diamants… Le 6e article répertorié est « une paire de bracelets dont les deux barrettes sont composées de 3 diamants dont un gros au milieu, les deux barrettes servant de fermeture sont composées de 4 diamants chaque et 96 chatons » (les chatons, en bijouterie, sont les bases qui accueillent une pierre précieuse. On y met des « griffes » pour sertir les pierres).

Un lourd passé en héritage

Les bijoux ont ensuite été conservés à Vienne, afin de les remettre un jour à la fille de Marie-Antoinette, Marie-Thérèse Charlotte de France, seule rescapée royale de la Révolution. Elle les récupère à son arrivée en Autriche, après un échange de prisonniers, fin 1795. 

Marie-Thérèse n’a jamais eu d’enfants. Elle a légué ses bijoux à son neveu et à ses deux nièces : le comte de Chambord, la comtesse de Chambord et la duchesse de Parme. Cette dernière a hérité des bracelets, qu’elle a transmis à son fils, Robert, duc de Parme. Ils sont restés la propriété de cette famille depuis.

« C’est un miracle que ces bracelets soient restés intacts, explique Jean-Marc Lunel, expert en bijoux chez Christie’s. Ils auraient pu connaître le même sort que beaucoup d’autres bijoux royaux, décomposés pour être revendus ou transformés. » Les bracelets sont estimés entre 1,9 et 3,8 millions d’euros. Mais le jeu des enchères et l’intérêt des collectionneurs pour ce qui appartenait à Marie-Antoinette pourraient faire envoler le prix.

Les deux bracelets en diamants ayant appartenu à la reine de France, Marie-Antoinette, ont été vendus au bout de 5 minutes aux enchères en Suisse pour plus de 8 millions de dollars, soit 7 millions d’euros,