Liste des Victimes du tribunal révolutionnaire à Paris

Liste des victimes du tribunal révolutionnaire à Paris dressée dans l’ordre chronologique des exécutions.

AVERTISSEMENT
M. Rathelot, greffier chef de l’état civil au Palais de Justice, a donné à la Préfecture de la Seine, qui en a effectué le dépôt dans ses archives, 2795 copies d’actes de décès extraites du registre de la municipalité de Paris.Ces documents, dont les originaux ont été détruits pendant l’insurrection de 1871, comprennent les actes de décès du roi Louis XVI, du Dauphin et de 2793 personnes exécutées à Paris à la suite de jugements du Tribunal révolutionnaire.
Ils sont rangés dans l’ordre alphabétique.Il a semblé qu’il pourrait y avoir quelque intérêt à classer ces exécutions dans leur ordre chronologique, en faisant suivre le nom de chacune des victimes des renseignements essentiels : prénoms, âge, profession ou qualité et lieu d’origine.Les renseignements contenus dans les copies présentent des lacunes et des incorrections. La disparition des pièces authentiques n’a pas permis de distinguer si elles étaient le fait du copiste ou du rédacteur de l’acte. Il a paru inutile, dans ces conditions, d’essayer soit de combler les unes, soit de rectifier les autres.

 

21 janvier 1793.

1. CAPET (Louis), 39 ans, dernier roi des Français, né à Versailles.

25 janvier 1793.

2. ROGER (Alexis-Louis), 31 ans, marchand de draps, né à Paris.

16 février 1793.

3. THELLIER (Michel), 45 ans, marchand de bois.

4. WILLAUME (Antoine), 39 ans, menuisier, né à La Côte.

2 mars 1793.

5. POULET (Pierre), fripier.

27 mars 1793. Lire la suite…

Compte rendu de la Conférence du 10 mars 2018

Une cause méconnue de la révolution française: le conflit entre commissaires et officiers (XVIe – XVIIIe siècle)

Introduction

Au XVIe siècle, il existe 3 types d’agents publics: les officiers, les commissaires et les fermiers. A partir de 1747, s’y ajoutera un 4e type: les fonctionnaires, mais le statut de ceux-ci présente d’importantes différences avec celui des fonctionnaires d’aujourd’hui.

Le roi est d’abord un justicier. C’est son rôle de justicier suprême qui lui donne ses pouvoirs de commandement et de législation. Il assure la justice et l’ordre.

1) Les officiers

Ce sont des magistrats auxquels le roi délègue ses pouvoirs de justice.

Pour devenir officier, les candidats doivent démontrer leurs connaissances par un examen et acheter (sauf exceptions) leurs offices qu’ils peuvent revendre à l’Etat lorsqu’ils quittent leurs fonctions. Il y a aussi une enquête de moralité menée par un prêtre et 4 anciens officiers.

Ce ne sont pas les seuls à exercer des pouvoirs de justice au nom du roi. Le roi considère que les seigneurs justiciers exerçaient la justice pour lui et en son nom.

Les différents types d’office: offices extraordinaires, casuels, domaniaux, héréditaires et militaires.

Modalités de transmission des offices. Rémunération par gages annuels.

La taxe de résignation et le droit annuel (la « Paulette »). Le conflit entre le roi et ses officiers à ce sujet, une des causes de la Fronde.

Influence des guerres dans ce conflit.

Les problèmes d’efficacité liés à la constitution progressive d’un « appareil d’Etat des officiers ».

46 000 officiers en 1661.

Parmi eux: les membres des parlements (13 en 1789) et des cours souveraines (Cours des comptes, Cours des aides (certains impôts) et autres tribunaux).

2) Les commissaires

Ils sont chargés par le roi d’exécuter certaines fonctions. Ils reçoivent pour cela une une lettre de commission du roi, qui précise de manière limitative les pouvoirs et fonctions qui leurs étaient confiés. Ils sont révocables ad nutum (à tout moment et sans que le roi soit tenu de justifier sa décision).

Face aux carences constatées dans l’exécution de leurs missions par les officiers, l’Etat va devoir intervenir de manière de plus en plus directe, non seulement en matière judiciaire et financière, mais aussi économique. Pour cela, il va avoir tendance à utiliser de plus en plus les commissaires.

Les différents types de commissaires: gouverneurs, membres des chambres de justice, membres des commissions des « Grands Jours » et intendants.

Le roi peut conférer des offices par commission. Il peut aussi attribuer à un officier une commission hors des attributions de son office ou dans le cadre des attributions de son office, mais en dehors de son ressort, ou dans son ressort, mais par préférence à d’autres officiers.

Les raisons d’un recours toujours plus grand aux commissaires aux XVIIe et au XVIIIe siècle. Conséquences: baisse du prix des offices et conflit entre commissaires et officiers.

3) Les fermiers

Ce sont des personnes chargées par le roi de percevoir un impôt ou un revenu du roi (revenus du domaine de la Couronne) moyennant une somme fixée d’avance qu’il devait donner au Trésor royal. La somme fixée d’avance représente donc le montant total de l’impôt ou du revenu concerné.

La différence entre les sommes perçues et la somme qu’il devait reverser au roi constituait sa rémunération.

Les fermiers sont aussi appelés « traitants » et « partisans » car les contrats et actes par lesquels ils stipulent sont appelés traites ou partis.

Financier: toute personne qui manie les deniers du roi.

4) Les fonctionnaires

 Les premiers fonctionnaires: fondation de l’Ecole des ponts et chaussées en 1747.

Evolution du statut de certains commissaires qui en font des fonctionnaires.

Il est censé être toujours en service. Son emploi est permanent. Statut écrit ou coutumier. Recrutement sur concours. Rémunération par traitement. Ne peut se marier avec une fille ayant travaillé de ses mains. Moyen d’anoblissement. Sa pension pouvait continuer à être versée, au moins en partie, à sa veuve.

Conclusion

 Les rois ne sont pas parvenus à résoudre le conflit entre commissaires et officiers. Conséquences: il a eu des difficultés à faire appliquer sa politique, n’a pas pu rétablir l’équilibre financier du budget de l’Etat et n’a pas pu vaincre l’opposition des parlements et cours souveraines, des jansénistes et des francs-maçons, d’où la révolution de 1789.

Mystère de la mort de Saint Louis – Enquête de Philippe CHARLIER

Mort de Saint Louis: un médecin légiste a rouvert cette affaire classée 

Paris Match| 

Mais de quoi est vraiment mort Saint Louis le 25 août 1270 à Tunis? Philippe Charlier a mené une enquête scientifique qu’il dévoile ce mardi sur France 5.

«Pour la première fois, l’église a accepté d’ouvrir ses portes pour permettre à la science de faire avancer l’histoire», explique-t-on au début du documentaire «Saint Louis, le roi dispersé» que France 5 diffuse ce mardi 20 mars 2018 au soir*. Dans ce film d’un peu moins d’une heure, Philippe Charlier, médecin légiste et anthropologue raconte comment il a pu étudier certaines reliques de Saint Louis avec les outils actuels de la science.

 Le corps de Saint Louis a été éparpillé façon puzzle

Plus de huit siècles après la mort du roi Louis IX devant Tunis, au début de la huitième croisade, on ignore toujours  la cause exacte de son décès. L’histoire parle de peste, de typhus, de dysenterie. Philippe Charlier a voulu en savoir plus et eut l’idée d’essayer de trouver une réponse dans les restes de ce souverain du XIIIe siècle. Du fait de sa canonisation et de l’importance qu’on accordait au Moyen-Age aux reliques, ceux-ci sont disséminés un peu partout, en France comme à l’étranger, précieusement conservés dans des reliquaires auxquels d’ordinaire personne ne touche. Mais le médecin légiste a réussi à s’en faire confier quelques uns pour analyse.

A relire: Assassinat, accident, maladie. De quoi sont morts nos rois de France?

Scanner, dosage carbone 14, palynologie, microscopie électronique à balayage, dosages toxicologiques, les nouvelles techniques de la médecine légale ont pu livrer quelques réponses. Apparemment Louis IX soufrait de scorbut et l’étude de minimes fragments de viscères a montré qu’il était atteint d’une maladie parasitaire. «Ont été mis en évidence de nombreux parasites qu’on appelle « Schistosoma haematobium ». C’est le parasite qui est responsable d’une maladie qu’on appelle la bilharziose urinaire. C’est vraiment une notion nouvelle. On ne savait pas que le roi de France Saint Louis était porteur de cette maladie», explique Philippe Charlier, précisant que celle-ci était à l’époque, et est toujours, endémique en Afrique et au Moyen-Orient. Selon lui, le monarque aurait attrapé ce parasite en marchant pied nu dans une eau contaminée lors de la septième croisade, quand il est resté pendant six ans hors du royaume de France, notamment en détention à Damiette et à Jaffa.

Le roi Louis IX aurait pu mourir du scorbut

Au terme de cette insolite enquête, Philippe Charlier conclut: «Si on n’a pas trouvé la cause de la mort de Saint Louis, on a en revanche beaucoup d’indicateurs sur son état de santé. Associé à d’autres maladies sous-jacentes comme le parasite urinaire qu’il avait et peut-être d’autres maladies dont on n’a pas trouvé la trace, le scorbut a pu tuer Saint Louis».

Qu’est-il arrivé à la dépouille de Saint Louis, seul roi canonisé de France, après son décès à Tunis lors de la huitième et dernière croisade ? Pourquoi son corps a-t-il été découpé et morcelé ? Quelle est la maladie qui l’a emporté ? Huit siècles après sa mort, son dossier médico-légal reste un mystère. Philippe Charlier, médecin et anthropologue, tente de reconstituer le puzzle. Une chasse aux reliques, rythmée par des découvertes étonnantes, qui mène le scientifique de Notre-Dame de Paris à Rome.

 


Illustration de la mort du roi de France Louis IX (Saint Louis)Stefano Bianchetti/Corbis via Getty Images
 

Correspondances entre le Comte de Chambord et Ferdinand II

Correspondances entre le Comte de Chambord et Ferdinand II, parlant de mariage.
Sachant la forte relation entre ces deux fils de Saint Louis.
Les autres correspondances et une partie du carnet de notes du Comte de Chambord ont été volés beaucoup plus tard, par des français. des archives existent dans la ville de Lucques ( Lucca ) en Italie, d’autres ne sont pas accessibles ou perdues.

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* Archives d’état. Naples.
Bourbon Archive Fund n. 724-725
Correspondance de S. M. Ferdinando II Roi du Royaume des Deux-Siciles avec S. A. R. Duc de Bordeaux et Comte de Chambord, pour les légitimistes S. M. Henry V Roi Très Chrétien de France.

(Le Comte de Chambord a Ferdinando II)

Monsieur mon frère, cousin et oncle,
Les liens qui m’unissent à Votre Majesté me font en devoir de lui annoncer la nouvelle de mon mariage avec Madame l’archiduchesse Marie Thèrèse, soeur de son altesse Royale le Duc de Modène.
Mon union avec cette princesse a été célèbre par procuration à Modene, le 7 Novembre, et elle a été personellement ratifiée hier le 16 du même mois.
Fils comme moi de St Louis et de Louis XIV, Votre Majesté verra avec satisfaction la bénediction que Dieu vient de répandre sur ma famille.
Je suis hereux d’avoir une telle occasion de vous renouveler l’assurance de l’amitié sincère avec laquelle je suis,
Monsieur mon frère, cousin et oncle de Votre Majesté, le bon frère, cousin et neveu..
Henri

Frohsdof, le 17 Novembre 1846.

(réponse de Ferdinando II au Comte de Chambord)

A Mr le Comte de Chambord
Naples, 9 Décembre 1846

C’est avec le plus grand plaisir que j’ai appris par votre lettre du 17 Novembre dernier, votre mariage avec l’Archiduchesse Marie Thérèse de Modène. Je vous prie d’en recevoir mes sincères remerciements ainsi que les voeux que je forme pour que cette union vous rende tout à fait heureux.
Je vous renouvelle, mon chèr Neveu, les assurances des mes sentiments avec lesquels je suis.

Votre très affectionné Oncle