Exposition à Moulins (03) Capitale du Bourbonnais consacrée à Anne de France – Dame de Beaujeu

                                                       Anne de France, triptyque de Jean Hey

La princesse Anne de France, fille du roi Louis XI, à l’honneur à Moulins à l’occasion des 500 ans de son décès ( 04/1461 – 14/11/1522)

Jean Hey, «Pierre II, sire de Beaujeu, duc de Bourbon, présenté par saint Pierre» (vers 1492-1494) et «Anne de France, dame de Beaujeu, duchesse de Bourbon, présentée par saint Jean l’Evangéliste» (vers 1492-1493), huiles sur bois, conservés au Musée du Louvre à Paris © Paris, musée du Louvre

Dominique Bonnet 19/03/2022

https://www.parismatch.com/Royal-Blog/La-princesse-Anne-de-France-fille-du-roi-Louis-XI-a-l-honneur-a-Moulins-1795156

Découvrir qui était vraiment la princesse Anne de France, fille de Louis XI et de Charlotte de Savoie, à l’occasion des 500 ans de son décès. C’est ce que propose, depuis ce vendredi, la nouvelle exposition du musée Anne-de-Beaujeu à Moulins.

Le 14 novembre 1522, Anne de France s’éteignait dans son château de Chantelle dans l’Allier. Elle avait 61 ans. Pour marquer le 500e anniversaire de sa disparition en cette année 2022, le musée Anne-de-Beaujeu à Moulins a choisi de lui consacrer une exposition.

Une femme de pouvoir tout autant qu’une princesse des arts

En ce lieu qui porte son nom -promise avant ses 12 ans à plus de six prétendants en Europe, elle avait été finalement mariée à Pierre de Beaujeu, cadet de la maison de Bourbon, de vingt ans son aîné-, cette princesse royale, qui était la fille du roi Louis XI et de Charlotte de Savoie, se dévoile à l’aune des dernières recherches à son sujet. L’occasion de découvrir son rôle politique à la tête du royaume de France. Régente de son jeune frère Charles VIII monté sur le trône en 1483 à seulement 13 ans, celle qu’on surnommait «Madame la Grande» demeura une femme incontournable à la Cour de France, même après le décès de celui-ci en 1498, sous les règnes de Louis XII et François Ier .

Mais cette puissance politique, ainsi que son influence sur de très nombreuses princesses et nobles dames de la Renaissance en France et en Europe, ne sont que l’une des deux facettes d’Anne de France que l’exposition entend faire mieux connaître. La seconde concerne son mécénat et celui de son mari dans leur duché de Bourbonnais et d’Auvergne. Sous leur gouvernement, le Bourbonnais voit «son apogée artistique, tant les commandes se multiplient dans tous les domaines et les échanges avec les autres foyers, dont Tours, Bourges, et enfin même l’Italie et les Flandres s’intensifient», expliquent les co-commissaires de l’exposition, Giulia Longo (conservatrice du patrimoine, musée Anne-de-Beaujeu et Maison Mantin) et Aubrée David-Chapy (agrégée d’histoire et docteure en histoire moderne de l’université Paris-Sorbonne). Lesquelles peuvent se réjouir de pouvoir y présenter des œuvres prestigieuses dont d’exceptionnels tableaux de Jean Hey -le plus grand peintre français actif dans le dernier quart du XVe siècle que l’on connaît aussi sous le nom du Maître de Moulins-, prêtés par le Musée du Louvre.

 Jean Hey, «Suzanne de Bourbon, dit Enfant en prière», fille d’Anne de France et de Pierre II (vers 1492-1495), huile sur bois, conservé au Musée du Louvre à Paris © Paris, musée du Louvre

* L’exposition «Anne de France. Femme de pouvoir, princesse des arts» (reconnue d’intérêt national par l’Etat) se tient du 18 mars au 18 septembre 2022 au musée Anne-de-Beaujeu à Moulins .

https://www.ville-moulins.fr/patrimoine/les-autres-sites-culturels/musee-anne-de-beaujeu.html

Anne de France 1522 – 2022
Femme de pouvoir, princesse des arts

Le musée Anne-de-Beaujeu prépare la première exposition majeure consacrée à Anne de France.
Du 18 mars au 18 septembre 2022, le musée départemental de l’Allier programme une exposition entièrement dédiée à Anne de France en dévoilant le rayonnement extraordinaire de cette femme de pouvoir et mécène à l’aube de la Renaissance, qui n’a encore jamais fait l’objet d’une rétrospective de grande envergure.

Les rendez-vous à ne pas manquer

Pour tout renseignements : 04 70 20 48 47

Visites commentées de l’exposition– Mardi 19 avril à 14 h 30
– Mardi 26 avril à 14 h 30
– Mercredi 4 mai à 10 h 30
– Dimanche 15 mai à 15 h 30
– Mercredi 18 mai à 10 h30
– Dimanche 12 juin à 15 h 30

Réservation conseillée / Plein tarif : 8 € ; tarif réduit : 4 € ; gratuit pour les -16 ans.

Conférence – Les femmes à la Renaissance

– Mercredi 25 mai à 18 h

Par Aubrée David-Chapy, commissaire scientifique de l’exposition.

Colloque – Autour d’Anne de France, régner au féminin

– Vendredi 17 et samedi 18 juin au théâtre de Moulins
Cet évènement permettra de prolonger certaines pistes étudiées au sein du catalogue de l’exposition, comme les réseaux féminins européens d’Anne de France et les travaux sur le livre à la cour des Bourbons, ou bien d’étudier certains aspects moins traités, tels la musique et l’histoire du costume. L’évènement rassemblera environ 18 spécialistes européens.
En partenariat avec le Pays d’Art et d’Histoire Moulins Communauté – Capitale des Bourbons. Gratuit

Anne de France, une grande princesse au pouvoir

Née vers 1461, cette fille aînée du roi Louis XI et de la reine Charlotte de Savoie a épousé Pierre de Beaujeu, duc de Bourbonnais et d’Auvergne dès 1488.
À la mort de son père en 1483, elle s’impose au pouvoir, gouvernant le royaume en quasi régente pour seconder son jeune frère, le roi Charles VIII, trop jeune pour régner seul. Sans être reine de France, elle dispose d’un pouvoir inégalé.

Anne de France influence le souverain jusqu’à la mort de ce dernier en 1498 et demeure une princesse incontournable à la cour de France sous les règnes de Louis XII et de François Ier.
Femme de pouvoir, mécène avisée, éducatrice modèle et femme de lettres, Anne de France est l’une des personnalités marquantes de la fin du 15e et du début du 16e siècle. L’exposition ambitionne de dévoiler au public deux facettes trop peu connues d’Anne de France: sa puissance politique et l’influence qu’elle a exercée sur de très nombreuses reines, princesses et nobles dames de la Renaissance en France et en Europe.

La rétrospective accordera également toute sa place à la commande artistique de la princesse qui domina et influença les arts dès la fin du 15e siècle. Son goût pour les enluminures, la peinture, les tapisseries, les émaux, l’orfèvrerie et son grand intérêt pour les livres ont constitué un élément décisif de l’introduction de l’art de la Renaissance italienne en France.

En sa cour ducale de Moulins, elle s’est entourée de grands artistes tels que Jean Colombe, Jean Hey, Jean de Chartres ainsi que d’artistes italiens.

La capitale du duché de Bourbon est ainsi devenue sous son influence la première cour française à développer l’art de la Renaissance italienne, comme en témoignent les formes architecturales du pavillon qui abrite aujourd’hui le musée Anne-de-Beaujeu.

Dans les collections de la BnF.
Trésors des ducs et duchesses de Bourbon

Parallèlement à l’exposition « Anne de France », grâce à une aide exceptionnelle de la part de la Bibliothèque nationale de France dans le cadre du dispositif « Dans les collections de la BnF », une deuxième exposition, toujours au musée Anne-de-Beaujeu, sera consacrée de juin à septembre 2022 aux plus beaux manuscrits enluminés ayant fait partie de la collection des ducs et des duchesses de Bourbon.

Ce partenariat, réalisé sous le commissariat de Maxence Hermant, conservateur à la Bibliothèque nationale de France, permettra le retour au palais de Moulins d’un ensemble exceptionnel de manuscrits ayant appartenu aux ducs de Bourbon, parmi lesquels les splendides Heures de Louis de Laval et le seul manuscrit enluminé par le Maître de Moulins, Les Statuts de l’Ordre de Saint-Michel. Ce projet majeur, intitulé « Trésors des Bourbons dans les collections de la BnF » se tiendra au musée Anne-de-Beaujeu de juin à septembre 2022.

Anne de France

 
Titre
Régente du royaume de France
MonarqueCharles VIII
Régente du royaume de France
MonarqueCharles VIII
Comtesse de Gien, vicomtesse de Thouars et de Chatellerault
PrédécesseurDomaine royal
SuccesseurCharles III de Bourbon
Biographie
DynastieMaison de Valois
Date de naissanceavril 1461
Lieu de naissanceGenappe (Pays-Bas bourguignons)
Date de décès14 novembre 1522 (à 61 ans)
Lieu de décèsChantelle (France)
SépulturePrieuré Saint-Pierre-et-Saint-Paul de Souvigny
PèreLouis XI
MèreCharlotte de Savoie
ConjointPierre de Beaujeu
EnfantsCharles de Bourbon
Suzanne de Bourbon

Anne de France, dite Anne de Beaujeu, née en avril 1461 à Genappe (Pays-Bas bourguignons) et morte le 14 novembre 1522 à Chantelle (actuellement dans l’Allier), est une princesse et régente du royaume de France.

Fille aînée du roi Louis XI et de Charlotte de Savoie, elle est également la sœur de Charles VIII, pour le compte de qui elle a assumé la régence de facto lorsque celui-ci était mineur de 1483 à 1491. Durant cette période, elle est considérée comme l’une des femmes les plus puissantes d’Europe à la fin du XVe siècle et est surnommée « Madame la Grande »1. Sa principale réussite est de parachever l’œuvre de son père Louis XI en rattachant de facto le duché de Bretagne au domaine royal, permettant ainsi de mettre au pas le dernier puissant grand feudataire (vassal du roi de France mais susceptible d’être peu obéissant voire en rébellion).

Entre 1503 et 1521, elle est également régente de facto du duché de Bourbon sous le règne de sa fille Suzanne, la duchesse de Bourbon.

Elle est la dernière représentante des Valois directs.

Sommaire

Biographie

Jeunesse et formation d’une princesse royale

Anne de France est née probablement2 le 16 avril 1461 au château de Genappe, dit « château du Lothier » (Pays-Bas bourguignons), durant le séjour du roi son père dans les territoires du duc Philippe le Bon.

Encore en bas âge, elle est fiancée au jeune Nicolas de Lorraine, marquis de Pont-à-Mousson, qui était le petit-fils de René d’Anjou, héritier (après son père) des trônes de Lorraine, Bar, Anjou, Maine, Provence, Naples et Sicile.

Au mois de mai 1470, son père attribue à sa fille la vicomté de Thouars et les seigneuries de Marans et de Berrye. À la suite de la mort de son fiancé, Nicolas de Lorraine, le 27 juillet 1473, Anne épouse Pierre de Beaujeu, de plus de vingt ans son aîné, sire de Beaujeu et frère cadet du duc Jean II de Bourbon. Le contrat est passé à Jargeau près d’Orléans le 3 novembre 1473, et le mariage célébré l’année suivante. La princesse est alors âgée de 12 ans. Pierre, lui, est âgé de 35 ans.

À partir de 1473, la santé du roi Louis XI décline. Sentant sa fin approcher, selon ses dernières volontés le roi déclare sur son lit de mort qu’il souhaite qu’Anne de Bourbon et son mari le sire de Beaujeu assurent la régence durant la minorité royale de son frère, le dauphin Charles VIII (à l’époque la majorité était fixée à 14 ans)4.

Une régente du royaume de France d’une intelligence redoutable

Statue d’Anne de Beaujeu dans la série des Reines de France et Femmes illustres du jardin du Luxembourg.

À la mort de Louis XI en 1483, le dauphin Charles VIII n’a que douze ans. N’ayant pas encore atteint l’âge de la majorité royale, il ne peut exercer le pouvoir. Durant sa minorité, c’est sa sœur Anne qui exerce la régence, de 1483 à 1491, de concert avec son mari Pierre II de Bourbon.

Durant cette période, Pierre et Anne contiennent les ambitions des nobles et réaffirment l’autorité royale contre le parti du duc d’Orléans. Ils consolident également l’unité du royaume en mettant un terme à la guerre folle en 1488 à Saint-Aubin-du-Cormier. Après la reddition des grands princes bretons, qui perdirent plus de 10 000 hommes durant cette bataille, Anne de Beaujeu, qui a mis fin politiquement dans son propre camp aux nombreuses intrigues ou conspirations nourries par quelques grands féodaux, fait signer le traité du Verger, le 19 août 1488 à Sablé-sur-Sarthe.

Conséquence de la guerre folle, elle marie son frère Charles VIII à Anne de Bretagne, ce qui complète l’expansion territoriale accomplie par Louis XI en préparant le rattachement du duché de Bretagne à la Couronne.

Afin de répondre aux contestations des nobles qui avaient commencé dès la mort de Louis XI, Anne convoque alors les états généraux à Tours. Pour se concilier les grands du royaume, elle accepte de se séparer de deux des conseillers de son père, Jean de Doyat et Olivier Le Daim.

Outre ses fonctions de régente, Anne supervise l’éducation de nombreux enfants de l’aristocratie de l’époque, dont Diane de Poitiers et Louise de Savoie. Elle s’occupe également de l’éducation de Marguerite d’Autriche qui deviendra par la suite gouvernante des Pays-Bas bourguignons.

Lors de la Guerre des Deux-Roses qui secoue l’Angleterre à la fin du XVe siècle, Anne apporte son soutien à Henri Tudor contre son rival, le roi Richard III. Lorsqu’Henri lui demande de l’aide pour évincer son ennemi, Anne lui envoie des troupes françaises grâce auxquelles Henri peut envahir l’Angleterre en 1485 et remporte la victoire de la Bosworth7. Henri monte alors sur le trône d’Angleterre sous le nom d’Henri VII.

Après le mariage du roi en 1491, Anne est progressivement écartée du pouvoir par la nouvelle reine, Anne de Bretagne, qui lui en veut d’avoir mis fin à l’indépendance du duché de Bretagne quelques années plus tôt. Cela n’empêche pas le jeune couple royal de continuer à passer plusieurs mois par an chez elle, à Moulins, pour suivre ses conseils.

À la cour de Moulins, le mécénat de la duchesse de Bourbon

À la mort du duc Jean de Bourbon en 1488, elle négocie le duché de Bourbon pour son mari. Elle tient à Moulins une des cours les plus fastueuses du royaume.

Autres titres

Elle est aussi, par son conjoint, duchesse d’Auvergne et dame de Beaujeu.

En 1477, son mari récupère le comté de La Marche, après l’exécution de Jacques III d’Armagnac, son cousin au 3e degré. Elle fut aussi comtesse de Clermont en Beauvaisis, baronne du Roannais, princesse des Dombes, comtesse du Forez, vicomtesse de Carlat et comtesse de Gien.

Œuvres

  • Les Enseignements d’Anne de France, duchesse de Bourbonnois et d’Auvergne, à sa fille Susanne de Bourbon. 1re éd. : Lyon, Le Prince, sans date ; réédition A.-M. Chazaud, Marseille, Laffitte, 1978
  • Les Enseignements d’Anne de France duchesse de Bourbonnois et d’Auvergne à sa fille Susanne de Bourbon ; extrait d’une épistre consolatoire à Katerine de Neufville, dame de Fresne, sur la mort de son premier et seul filz (texte original publié d’après le manuscrit unique de Saint-Pétersbourg aujourd’hui perdu, et suivi des catalogues des bibliothèques du duc de Bourbon existant au XVIe siècle, tant à Aigueperse qu’au château de Moulins, et d’un glossaire ; reproduction des 19 miniatures originales d’après les dessins de M. A. de Queyroy), Moulins, C. Desrosiers, 1878 Lire en ligne [archive]

Elle publie également Histoire du siège de Brest, œuvre littéraire dont l’action se déroule durant la guerre de Cent Ans, qui donne en exemple les actes d’une femme lors d’une situation critique.

Sépulture

Anne de France fut inhumée dans la chapelle neuve du prieuré clunisien de Souvigny auprès de son époux et de sa fille.

Personnalité et traits physiques

Personnalité au tempérament affirmé, Anne de France laisse l’image d’une femme énergique, à la fois intelligente et astucieuse. À son propos, son père Louis XI déclare qu’elle est « la moins folle des filles de France, car de sage il n’y en a point ».

Elle était brune avec un front haut et des sourcils finement arqués. Ses yeux étaient marron

https://fr.wikipedia.org/wiki/Anne_de_France

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Entretien du Duc d’Anjou

Entretien Journal La Fugue – Message de Mgr le Duc d’Anjou

Je félicite et j’encourage la jeune équipe du journal La Fugue, qui a à coeur chaque mois, de se consacrer à un sujet de réflexion traité au rythme de leur différentes voix : l’histoire, la philosophie, l’économie, la littérature et l’histoire de l’art, auxquelles s’ajoutent un coup d’œil sur l’actualité et l’entretien d’une personnalité politique ou intellectuelle.

Je les remercie chaleureusement de m’avoir sollicité pour un entretien dans leur dernier numéro sur l’Homme Providentiel.

Comme je leur ai répondu : Chaque Français peut contribuer à être l’homme providentiel dès lors qu’il assume ses devoirs d’état, vis-à-vis de sa famille et de son pays. Il y a une conversion de tous qui est nécessaire. Aide-toi et le Ciel t’aidera. N’inversons pas les rôles.

Cette équipe de rédaction met en application mon conseil aux jeunes qui veulent s’engager pour le bien commun aujourd’hui : N’ayez pas peur ! Allez-y.

Louis, Duc d’Anjou

L’article est disponible ici : https://www.lafuguejournal.com/l-homme-providentiel-interview

Alors que les élections présidentielles approchent et que le climat politique est de plus en plus effervescent, le Prince Louis de Bourbon a accepté de répondre aux questions du média en ligne La Fugue (n° 1, L’homme providentiel) et de lui livrer la vision politique qu’il défend. Héritier de la monarchie capétienne, le Prince incarne un projet authentique et résolument transcendant ; il offre un regard neuf sur la res publica.

Quel héritage doit assumer le chef de la Maison de France au XXIe siècle ?

Celui des quinze siècles de l’histoire de France : c’est-à-dire de sa continuité comme nation souveraine dont l’essentiel de la destinée, près de treize siècles, a été réalisé sous le règne des différentes dynasties qui ont progressivement constitué le pays et mené à son apogée.

​Incarnez-vous, au-delà de l’héritage culturel et historique, un véritable modèle politique ? Vous qualifieriez-vous d’« homme politique » ? 

Comme héritier de La royauté française, nul ne doute que j’incarne un modèle politique. C’est pour cela que jusqu’aux années 1950, la république imposait l’exil aux chefs de Maison. Il y avait un rejet idéologique de ce modèle.

Ainsi en assumant, comme mes prédécesseurs, cette place de successeur légitime je suis un « homme politique »… Mais encore faut-il s’entendre sur le terme homme politique. En royauté l’homme politique est celui qui est au service de son pays, qui l’incarne dans la durée.  Le roi, parce qu’il était sacré, n’exerçait pas seulement une fonction de gestion des hommes et des choses, mais d’abord un service dû à ceux qu’il dirigeait. Cet aspect religieux était très important puisqu’il garantissait les dérives notamment celles menant à la tyrannie qui est l’exercice du pouvoir pour les seules fins de celui qui l’exerce.

Qu’est-ce qui vous distingue des autres hommes politiques ?

Ma liberté. Je ne dépends de personne ni d’aucun groupe. C’est l’hérédité qui m’a désigné c’est-à-dire quelque chose qui échappe totalement au commerce des hommes et aux combinaisons politiciennes. C’est la Providence qui fait qu’on est roi ou chef de Maison. Cela donne une légitimité qu’aucun autre pouvoir ne peut avoir. C’est cela la souveraineté.

Quelles sont vos différentes responsabilités à l’heure actuelle et vos engagements dans la société ?

J’ai des responsabilités familiales, celles d’un père de famille qui avec son épouse, est soucieux d’élever ses quatre enfants en leur transmettant des valeurs afin que, devenus adultes, ils puissent eux même continuer la longue chaîne de la vie qu’incarne toute famille. Complément de ces responsabilités familiales, j’en ai d’autres qui sont professionnelles. Il me semble essentiel en effet que tout chef de famille puisse subvenir aux besoins des siens. Dans le prolongement de ces responsabilités, j’essaye d’avoir aussi des activités sociales notamment vis-à-vis des plus pauvres et j’encourage mes enfants à avoir cette attention aux autres.

​Enfin j’assume mes engagements dynastiques en participant comme successeur légitime des rois de France à de nombreuses cérémonies de tous ordres auxquelles je suis convié notamment par les différentes autorités religieuses, politiques, culturelles, économiques. Ce rôle de témoin me parait essentiel car c’est ainsi que la tradition monarchique peut s’inscrire dans la durée et rester un espoir pour demain.

Existe-t-il une figure dans l’Histoire de France qui vous a particulièrement aidé à incarner l’idéal monarchique ?

La question n’a pas grand sens car les « figures » ne sont pas les mêmes selon les circonstances. En treize siècles de royauté comment ne pas voir de multiples figures depuis Clovis qui a baptisé la dynastie et la France jusqu’à Louis XVI, le roi-martyr, en passant par Jeanne d’Arc, la patronne de la légitimité ?

Mais ceci rappelé, la figure de deux souverains demeure pour moi comme celle de deux témoins essentiels, Saint Louis et Henri IV. Le premier est le modèle par excellence des rois puisqu’il a su totalement mêler ses devoirs vis-à-vis de Dieu et vis-à-vis des hommes. Pas simple pour un « homme politique » de faire du décalogue son « programme » sans tomber dans les excès d’une théocratie… Le second, dans de toutes autres circonstances, est celui qui par son charisme a restauré l’harmonie et la paix dans le royaume ravagé par 30 ans de guerres civiles. Ce sont deux figures complémentaires… mais il y en a bien d’autres.

Quelle définition donneriez-vous de l’homme providentiel ?

​Celui qui arrive au bon moment… Mais je crois plus en la Providence qu’en l’homme providentiel.

La dimension providentielle peut-elle provenir d’un engouement populaire ou est-elle nécessairement fondée sur l’autorité divine ?

Comme le dit saint Paul, il n’y a pas de pouvoir qui ne vienne de Dieu.

Peut-on dire que les rois, en tant que personnes sacrées et tenant leur autorité de droit divin, sont, par essence, des « hommes providentiels » ?

Ne l’ont-ils pas tous été ?

​Dernièrement vous écriviez, évoquant la proximité des élections présidentielles : « N’est-ce pas le moment de placer la barre plus haut ? Qu’est-ce qui sera le bon et le bien pour la France et les Français de demain ? sur le long terme. Voir juste et voir loin ». Voyez-vous en la monarchie le seul régime capable de proposer une telle solution ?

​Montrez-m’en d’autres ?

Mais que l’on s’entende bien, je parle plus volontiers de royauté « à la française » c’est-à-dire fortement ancrée sur son territoire (le pré-carré) et le service des hommes, mais couronnée par Dieu par le sacre, que de monarchie, régime d’un seul qui peut être exercé à des fins personnelles…

Quelles réponses la monarchie pourrait-elle apporter aux crises multiples qui fracturent notre société ? crise sociale, économique, politique, écologique, religieuse, etc.

​Avant les réponses, au pluriel et selon les conjonctures du moment, il y aurait surtout un changement d’optique. Remettre la société à l’endroit en recréant une société finalisée. Les fractures de notre société viennent de causes profondes qui sont nées d’un abandon des fondamentaux qui garantissent la vie sociale au profit de fausses idéologies délétères. Ce qui fait du mal à la société c’est l’individualisme et le relativisme. Il n’y a plus ni bien, ni vrai, ni juste. La confusion règne partout et la notion de bien commun a cédé la place à la primauté donnée aux intérêts individuels ou communautaristes.

​Selon vous, de quel mal souffre le plus la France de nos jours ? 

Que ses élites aient perdu le sens du réel et de leur devoir vis-à-vis de la collectivité.

Pour se relever, la France a-t-elle besoin d’un homme providentiel ?

Chaque Français peut contribuer à être l’homme providentiel dès lors qu’il assume ses devoirs d’état, vis-à-vis de sa famille et de son pays. Il y a une conversion de tous qui est nécessaire. Aide- toi et le Ciel t’aidera. N’inversons pas les rôles.

Le risque lié à l’attente de l’homme providentiel, n’est-il pas de tomber dans un attentisme stérile ?

Ni Saint Louis, ni Henri IV n’ont attendu l’homme providentiel. Ils ont mis leur énergie au service de leur royaume.

Que diriez-vous aux jeunes qui veulent s’engager pour le bien commun aujourd’hui ? 

N’ayez pas peur ! Allez-y.

Rédaction – La Fugue

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COTIGNAC DVD

COTIGNAC ET SA MISSION ROYALE

Madame Elise HUMBERT nous avait passionnés lors d’une conférence sur Cotignac et la Mission Divine de la FRANCE.

Auteur de plusieurs ouvrages consacrés à d’autres apparitions, elle vient nous annoncer la sortie d’un DVD sur l’histoire de COTIGNAC que vous pouvez vous procurer en suivant les renseignements ci-dessous.

TROIS APPARITIONS SE RAPPORTENT A L’HISTOIRE DE COTIGNAC

1519       « Je suis la Vierge Marie »

1637       «  C’est Le Dauphin que Dieu veut donner à la FRANCE »

1660       « Je suis José. Enlève-la, et tu boiras »

« Pourquoi la Sainte Vierge a tellement voulu la naissance d’un dauphin, qu’elle accomplit un miracle pour l’obtenir ? »

C’est à cette question que veut répondre le film, en s’appuyant sur ‘histoire de Cotignac.

Sillonnant en tous sens, à pied ou à cheval, à dos d’âne ou en carrosse, les chemins, les collines et tous les lieux qui se rapportent à l’histoire de la cité provençale, plus de 170 acteurs ont participé au tournage du film, pour faire connaitre :

La Mission Royale de Cotignac

« Un message pour notre temps ! »

Chèque à établir à l’ordre de l’Association Sainte Philomène

Prieuré Saint Maximin

2221 Avenue de la Résistance 83000 TOULON

Pour tout renseignement contacter :

elisehumbert69@gmail.com ou tél : 04 27 78 45 23 ou associationsaintephilomene@hotmail.com

ELISE HUMBERT

Elise Humbert est née le 17 août 1947 à Koné (Nouvelle-Calédonie). Ancienne institutrice puis directrice d’école privée, elle a déjà publié  plusieurs ouvrages disponibles aux Editions Chiré

Notamment sur : COTIGNAC – mais aussi NOTRE DAME DE PONTMAIN – L’ILE BOUCHARD – NOTRE DAME DU PUY…

LIVRES CETTE FOIS ET NON DVD que  vous pouvez vous procurer sur le site :  http://chire.fr

Que la Vierge Marie et Saint Joseph viennent au secours de la France

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BON ANNIVERSAIRE

Bon et heureux anniversaire à notre petit Prince

Henri de BOURBON – Duc de Touraine

Dernier né du Prince Louis de Bourbon et de la Princesse Marie-Marguerite

Né le 1e février 2019  il fête donc ses 3 ans.

–oo0oo–

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S.A.R. le Prince Rémy de BOURBON PARME – LYON Janvier 2022

Compte-rendu de la visite de son Altesse Royale le Prince Rémy de BOURBON PARME

venu comme chaque année présider la messe anniversaire de la mort du Roi Louis XVI

Le 21 et 22 Janvier 2022 à Lyon

           

        C’est avec un très grand plaisir que nous avons eu l’honneur d’accueillir Son Altesse Royale le Prince Rémy de BOURBON PARME, venu représenter SAR le Prince Louis, Duc d’Anjou, Chef de la Maison de France et la Princesse Marie Marguerite, Duchesse d’Anjou lors de la messe anniversaire des 229 ans de l’exécution du Roi Louis XVI.

          Nous avons visité le Vendredi après-midi, à pied malgré le froid piquant les principaux sites de la ville de Lyon dirigés par un guide cultivé et passionné.    

          Le lendemain Le Prince Rémy de BOURBON PARME a été reçu à la Basilique Saint Bonaventure par le Recteur le Père Patrick ROLLIN. Les trompes de chasse de la Diane Lyonnaise ont animé la nef ou les Lyonnais étaient venus nombreux pour témoigner de leur attachement au Roi martyr.

         Enfin le déjeuner a réuni les plus fidèles autour du Prince. L’Association Présence du Souvenir Bourbonien tient à remercier ici vivement toutes les personnes qui se sont déplacées ce Samedi 22 Janvier 2022 ainsi que toutes celles qui ont contribué de près ou de loin au succès de cette journée. 

      

           

Sermon du 22 janvier 2022

pour l’anniversaire de la mort de Louis XVI

Basilique de Saint-Bonaventure – LYON

Au Nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit. Ainsi soit-il.

Monseigneur[1], monsieur le Recteur[2], mes biens chers frères,

En ce 21 janvier 1793, glacial et terrible ; au milieu d’une foule déchainée, hystérique et devant les représentants de la Convention, le Roi Capétien, Louis seizième du nom, gravissait les marches de l’échafaud sans qu’on l’y aide, sans qu’on l’y force : « Comme un agneau immolé qu’on mène à l’abattoir ».

« Il se fit alors un grand silence » sur la place, pourtant noire de monde… Un silence assourdissant … Le même silence qui se fit au Golgotha le Vendredi Saint… Le silence de ceux qui, d’un coup ! comprennent la portée terrifiante de ce qui se passe…

Un silence de stupeur pour avoir osé défier Dieu. Un silence de remord avant même d’être passé à l’acte.

Ce même silence que le monde et l’histoire entretient encore aujourd’hui sur le meurtre du roi de France.

Le souverain, debout, rappelle alors son innocence, offre son pardon et prie… Mais les tambours de Santerre couvrent ses derniers mots. Il est 10h22, le bourreau Sanson actionne le couperet de la guillotine. Louis XVI est décapité ; il avait 38 ans…

Mes biens chers frères, ce n’est pas seulement un homme que la convention voulait tuer mais bien la France chrétienne que la Révolution voulait éliminer.

Ce n’est pas simplement la monarchie qu’on a voulu faire disparaître à tout jamais, mais bien toute une civilisation tissée par les nombreux siècles de chrétienté.

Tel était bien le but premier de cette révolution mortifère et sanglante : détruire le passé, se couper des racines, faire disparaître ces siècles qui ont fait de la France la fille ainée de l’Eglise et l’éducatrice des peuples.

Malgré ce choc, ce traumatisme, cette blessure dans l’histoire de notre pays, nous voici ce matin, non pas au pied de l’échafaud mais au pied de l’autel ; pour assister non plus au sacrifice du roi mais au sacrifice du Dieu fait homme pour nous sauver. Et là se trouve toute notre espérance.

En effet, Louis XVI, par l’offrande de sa vie, s’est offert en victime, en réparation pour tant de sacrilèges et d’outrages fait au Royaume de France. C’est ce qui fera dire au pape Pie VI quelques jours plus tard : « Ô jour de triomphe pour Louis XVI, à qui Dieu a donné et la patience dans les tribulations, et la victoire au milieu de son supplice ! Nous avons la ferme confiance qu’il a heureusement échangé une couronne royale toujours fragile, et des lys qui se seraient flétris bientôt, contre cet autre diadème impérissable que les anges ont tissé de lys immortels. »

Oui, n’oublions pas que le sacrifice de notre souverain a été offert en union avec les milliers de victimes de la Révolution qui forment aujourd’hui au ciel cette cohorte de saints martyrs, qui veillent et soutiennent notre pays.

Mais voyez-vous, ce sacrifice royal a été accepté par Dieu seulement parce qu’avant lui, un roi mais aussi un Dieu est venu s’offrir en sacrifice, sacrifice parfait et agréable.

Non par la guillotine mais par la croix. Non seulement pour le royaume de France mais bien pour toutes les âmes dont nous faisons partis.

Et aujourd’hui même, bien chers frères, de nouveau nous assistons, nous participons à ce même sacrifice, réactualisé par le sacrement de l’Eucharistie, sur cet autel.

Jésus vrai Dieu et vrai homme, vient de nouveau pour nous sauver nous et notre pauvre pays qui ne cesse de s’effriter. Et c’est justement quand tout s’écroule qu’on voit qu’il n’y a que Dieu qui tient et tous ceux qui s’appuient sur Dieu.

Voilà pourquoi, notre espérance pour notre pays, ce trouve aujourd’hui en Jésus, en Jésus crucifié et ressuscité pour nous.

Notre force pour continuer à combattre contre l’esprit du monde qui ne cherche qu’à détruire la civilisation chrétienne pour laquelle est mort Louis XVI, notre force se trouve uniquement dans le Christ qui cherche à régner tous les jours un peu plus dans notre âme afin de régner un peu plus dans notre société.

Car qu’est-ce que la chrétienté, sinon, un pays où les âmes sont en état de grâce ? Car une âme qui s’élève, élève le monde.

Mes frères, pour que la mort du roi puisse porter encore du fruit, en notre époque troublée, à nous de vivre, de transmettre ce qui a amené notre roi sur l’échafaud : le règne du Christ dans notre société. Et nous devons commencer par notre propre conversion et cela chaque jour en laissant de plus en plus de place au Bon Dieu. Voilà l’héritage que nous laisse encore aujourd’hui le digne successeur de St Louis. C’est ainsi que nous pourrons être fiers d’être les descendants, de par le sang ou de par l’adoption, descendant de ce souverain héroïque qui nous a montré l’exemple jusqu’au bout, lui qui était prêt à paraître devant son Roi et Seigneur.

Seigneur, nous vous implorons pour l’âme de votre serviteur Louis, que vous avez fait sortir de ce monde ; ordonnez aux anges de l’introduire dans le paradis sa patrie, récompense de tous ceux qui ont vécu dans la foi et l’espérance de cette vie éternelle.


[1] SAR le prince Remy de Bourbon Parme, représentant SAR le prince Louis de Bourbon, duc d’Anjou et chef de la Maison de Bourbon.

[2] Monsieur l’abbé Patrick Rollin, recteur de la basilique Saint-Bonaventure à Lyon.

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