Louis de Bourbon : « Je suis prêt à servir la France »

L’héritier du trône de France était à Aigues-Mortes pour célébrer Saint Louis

Louis-Aigues-Mortes

Si la France était encore une monarchie, le prince Louis de Bourbon, duc d’Anjou, serait notre souverain sous le nom de Louis XX. Le prince, qui s’est rendu vendredi à Aigues-Mortes pour commémorer le 800e anniversaire de la naissance de Saint Louis, a accepté de répondre aux questions de La Provence.

Monseigneur, vous vous êtes rendu, vendredi, à Aigues-Mortes pour commémorer le 800e anniversaire de la naissance de Saint Louis. Que représente ce roi, majeur dans notre histoire, pour vous ? Et pourquoi célébrer sa naissance, qui est aussi le jour de votre quarantième anniversaire, à Aigues-Mortes ?
Louis de Bourbon : C’est vrai que la concordance des dates et des prénoms est amusante : Saint Louis est né le 25 avril 1214, je suis né 760 ans plus tard et nos épouses se prénomment Marguerite… Mais plus sérieusement, oui, il m’a paru important de venir à Aigues-Mortes à l’occasion du 800e anniversaire de Saint Louis. J’ai accepté cette invitation des autorités civiles et religieuses car honorer ce saint roi, bon époux et bon père de famille, est tout un symbole. Il fonda cette cité en 1240, ouvrant à la France une porte sur la Méditerranée qui ne s’est jamais refermée depuis. Roi réformateur, bâtisseur, juste, il était très aimé car il avait grand souci du faible. Tout cela est présent à Aigues-Mortes, mais j’irai cette année dans d’autres lieux, tant en France qu’à l’étranger, à commencer par le Grau-du-Roi pour la restauration d’un reliquaire.

Alors que notre pays semble de plus en plus divisé, quel serait, selon vous, l’intérêt d’une restauration de la monarchie ?
Louis de Bourbon : L’avantage de la royauté, c’est précisément de faire l’union. D’ailleurs, ce fut tout au long de l’Histoire le leitmotiv de nos rois : unir, rassembler, lutter contre les intérêts particuliers au profit de l’intérêt général. Un roi, par nature, est au-dessus de tous les partis. Il est au service de tous. Au service de son pays et c’est naturellement qu’il mettra tout en oeuvre pour le transmettre à son successeur en bonne santé. C’est la concordance commune d’intérêts qui est l’un des secrets de la réussite du système, et cela est unique et irremplaçable.

Peut-on encore concilier modernité et monarchie, notamment en ce qui concerne les problèmes de société ?
Louis de Bourbon : Déjà, on peut constater que des monarchies existent en Europe et, en général, les pays concernés révèlent une adaptation plus dynamique, tant sur le plan social qu’économique. La France est très attachée à son système de protection sociale que Saint Louis aurait sûrement soutenu, lui qui, à l’époque, créait les grands hôpitaux et les premiers fonds de retraite pour les soldats. Mais pour garder cette protection, il faut être vigilant et lucide. Rien n’est pire que l’utopie. La royauté, elle, s’est construite sur du réel, c’est-à-dire, au départ, une famille, des fiefs, des communes, des artisans, des commerçants, des entrepreneurs, etc. Tout un tissu social travaillant chacun pour soi et pour le bien de tous, grâce à un contrôle minime mais efficace exercé par le minimum d’État qu’est la royauté. Ce système donnait ainsi beaucoup de libertés aux individus. Où en sommes-nous avec les libertés ?

Dans la France actuelle, quel rôle entendez-vous jouer ?
Louis de Bourbon : Un rôle à la fois discret et concret. Les autorités, tant civiles que religieuses, qui m’ont invité savent très bien qui je suis et c’est bien en tant qu’aîné de la Maison de Bourbon, descendant direct de Saint Louis, que je suis venu à Aigues-Mortes. Les choses sont claires et je suis très heureux de pouvoir incarner cet attachement profond des Français à leur Histoire. Chaque année, le programme des Célébrations nationales présente beaucoup d’occasions d’évoquer ce lien si particulier qui existait entre le Roi et son peuple, un lien à la fois charnel et spirituel, là encore quelque chose d’irremplaçable. Que vous dire d’autre ? J’existe, je suis là et si je peux un jour oeuvrer plus concrètement pour la France, je prendrai mes responsabilités. J’ai aujourd’hui 40 ans, trois enfants, une vie active, je sens bien que ma génération et celle qui suit attendent un changement profond et pacifique.

Frédéric Cheutin

Source : La Provence 28 mars 2014

Aigues-Mortes célèbre Saint Louis

Le prince Louis Alphonse de Bourbon, duc d’Anjou et son épouse Maria Margarita ont assisté à une cérémonie en l’honneur du roi Saint-Louis, à Aigues Mortes.

Source : Paris Match

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Reportage TF1 du 26 mars 2014 :

=> Reportage sur  www.noblesseetroyautes.com

Le Lyonnais, Terre Chrétienne

Le Lyonnais et les provinces environnantes ont été témoin au cours de l’histoire d’événements qui ont marqués profondément toute la Chrétienté. La France, Fille aînée de l’Eglise, trouve dans le Lyonnais les racines même de son histoire. Il n’existe pas de hasard dans la manifestation de Dieu, le rôle particulier du Lyonnais confère à cette région des obligations de mémoire. Cet article retrace les faits avérés dans notre pays.

Les Hommes, les faits :

  • Sainte Blandine
  • Saint Pothin
  • Saint Irénée
  • Alexandre de Lyon
  • Epipode
  • Le vœu de Fourvière
  • Le Sacré Cœur de Jésus
  • Le Curé d’Ars
  • Pauline Jaricot
  • L’abbé Pierre

Sainte Blandine et Saint Pothin

Sainte Blandine et Saint Pothin sont en 177 à Lyon les toutes premières victimes des persécutions commises contre les Chrétiens en Gaule.Sainte-Blandine

Sainte Blandine et 47 de ses compagnons, dont l’évêque de Lyon, Saint Pothin, sont les Martyrs de Lyon en 177 qui sont morts soit en prison, soit livrés aux bêtes dans l’amphithéâtre des Trois Gaules.

Ayant survécu à l’incarcération, Blandine fut livrée aux bêtes qui refusèrent de lui faire le moindre mal. Elle fut torturée et dut assister à la mort de ses compagnons. Elle fut ensuite flagellée, placée sur un grill brûlant, puis livrée dans un filet à un taureau qui la lança en l’air avec ses cornes.

Ayant survécu à toutes ces horreurs, Sainte Blandine fut achevée par le glaive. Elle fut la dernière des 47 martyrs de Lyon à accomplir son martyr durant l’été 177.St-Pothin

Pothin, premier évêque de Lyon et de Gaule (1er Primat des Gaules) fut torturé et mourut en Prison. Une salle souterraine sur le site de l’Anticaille, dans l’ancien couvent des Visitandines est présentée comme le cachot de Saint Pothin.

Saint Irénée lui succède comme évêque de Lyon.

Une Église est consacrée à Sainte Blandine dans le quartier Charlemagne dans la presqu’île lyonnaise. Une Église est consacrée à Saint Pothin dans le 6ème arrondissement de Lyon.

Les martyrs de Lyon :

Décapités : 22 martyrs, mode d’exécution correspondant à leur qualité de citoyen romain dont onze femmes : Vettius Epaghatus également nommé Zacharie, Macaire, Alcibiade, Silvius, Primus, Ulpius, Vital, Comminus, Octobre, Philomène, Geminus, Julie, Albine, Grata, Rogata, Émilie, Potamia, Pompée, Rodana, Biblis, Quartia, Materne, Elpis

Mis à mort dans l’arène : six personnes, cinq hommes, Sanctus, Maturus, Attale, Alexandre et Ponticus, et une femme, Blandine

Mort en prison : 18 personnes, dont dix femmes : Pothin, Aristée, Corneille, Zosime, Tite, Jules, Zotique, Apollon, Geminien, Julie, Ausone, Émilie, Jamnique, Pompée, Domna, Juste, Trophime et Antonie.

Martyrs-de-Lyon-Fourviere

Saint Irénée

Saint Irénée fut entre 177 et 202 le deuxième évêque de Lyon, après Saint Pothin. Il est l’un des Pères fondateur de l’Eglise.Saint_Irenaeus

Irénée est, en 170, une figure importante de la défense de seulement quatre évangiles. Et seuls quatre évangiles, en effet, seront ultérieurement inscrits dans le canon du Nouveau Testament : les évangiles selon Matthieu, selon Marc et selon Luc, et l’évangile selon Jean.

Son épiscopat est marqué par une forte expansion missionnaire. Un grand nombre de diocèses sont fondés par des missionnaires envoyés par Irénée : c’est le cas de Besançon et Valence, qui doivent à l’évêque de Lyon leurs premiers pasteurs.Eglisesaintireneelyon

L’église Saint-Irénée, à Lyon, située sur les hauteurs de Lyon dans le quartier de Saint-Irénée, est, pour sa partie basse, l’une des plus anciennes de France. En effet, la crypte de l’église date du IXe siècle, début de l’époque carolingienne, l’église elle-même ayant été rebâtie, après bien des vicissitudes, au début du XIXe siècle et terminée en 1830.

Calvaire-Saint_Irenee

Alexandre et Epipode

Alexandre, d’origine grecque, et Épipode, natif de Lugdunum, sont deux jeunes hommes nés au milieu du IIe siècle et habitant Lyon. Amis, ayant suivis les mêmes études et professant tous deux la religion chrétienne, ils échappent à la persécution contre les chrétiens de 177, pendant laquelle périssent entre autres sainte Blandine et l’évêque Pothin, en se cachant à l’extérieur de la ville, dans la maison d’une veuve chrétienne prénommée Lucie dans le faubourg de Vaise.Alexandre_et_epipode

Il y restèrent quelques mois mais, dénoncés, ils furent arrêtés alors qu’ils tentaient de s’enfuir. Lors de l’arrestation, Épipode aurait perdu un soulier que la veuve conserva. Jetés en prison puis interrogés et torturés par le gouverneur romain, ils refusent d’abjurer leur foi et sont condamnés à mort. Épipode est décapité alors qu’Alexandre est crucifié deux jours plus tard.

Après leur mort, d’autres chrétiens récupèrent secrètement les corps d’Épipode et d’Alexandre sont les cachent dans une petite grotte non loin de Lyon.

Probablement vers la fin de l’Antiquité, lorsque le christianisme est autorisé, les corps de ces deux saints sont transférés à côté du corps de saint Irénée. L’évêque Patient construit à cet emplacement l’église Saint-Irénée au Ve siècle. Les trois corps sont enterrés dans la crypte de cette basilique. Grégoire de Tours dans ses Sept livres des miracles évoque ces trois tombeaux, en situant Épipode et Alexandre de part et d’autre d’Irénée. Il écrit également que « la poussière de leurs tombeaux, si on la recueille avec soin, soulage aussitôt ceux qui souffrent ».

En 1409 on retrouva sous l’autel principal de la crypte de Saint-Irénée les corps d’Irénée avec à sa droite Épipode et à sa gauche Alexandre.

Les corps sont détruits en grande partie lors de l’occupation de la ville par les protestants en 1562. Il n’en resta que quelques ossements d’Épipode, perdus lors de la Révolution, et la main gauche d’Alexandre.

Le Sacré Cœur de JésusSacreCoeurDeJesus

Les apparitions de Jésus Christ sont extrêmement rares ; les faits survenus à Paray-le-Monial (province de Bourgogne) au cours des années 1675-1689 prennent une dimension extraordinaire à l’origine de la dévotion pour le Sacré Cœur de Jésus.

Marguerite-Marie Alacoque est une religieuse de l’Ordre de la Visitation. Elle est née le 22 juillet 1647 à Verosvres et morte le 17 octobre 1690 à Paray-le-Monial. Au cours du mois de juin 1675 elle reçoit les premières visites de Jésus Christ.

Jésus lui montre son cœur en disant : «  Voilà ce Cœur qui a tant aimé les hommes, […] jusqu’à s’épuiser et se consommer pour leur témoigner son amour. Et pour reconnaissance, je ne reçois de la plupart qu’ingratitude.

Une autre fois, Il lui dit : «  Mon divin Cœur est […] passionné d’amour pour les hommes, et pour toi en particulier.sainteMargueriteMarie

Une mission fut confiée par le Christ à Marguerite-Marie Alacoque : le 17 juin 1689, Jésus-Christ demanda au Roi Louis XIV la consécration de la France à Son Sacré-Coeur et Sa représentation sur les étendards du royaume de France. Malheureusement le Roi ne reçu jamais ce message ; nous étions à 100 ans de la révolution !

Marguerite-Marie Alacoque fut canonisée par le Pape Benoît XV le 13 mai 1920.

Ses restes reposent dans la chapelle de la visitation à Paray-le-Monial et de nombreuses et remarquables grâces auraient été obtenues par les pèlerins qui y viennent du monde entier.

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Le vœu de Fourvière

En 1168, une chapelle fut construite à Fourvière par Olivier de Chavannes, chanoine de Saint-Jean, sur les ruines du forum romain. La petite chapelle, dédiée tout d’abord à saint Thomas puis à la Vierge, a connu des destructions et des reconstructions.Notre-Dame_de_Fourvière

Les pèlerins venant de plus en plus nombreux à Fourvière, le projet d’agrandissement du sanctuaire prend corps. Pour acheter les terrains nécessaires, le cardinal de Bonald crée le 7 mars 1853 la Commission de Fourvière. Cependant, ce n’est qu’en 1866 que la Commission et les autorités ecclésiastiques s’accordent sur un projet non pas d’agrandissement, mais de construction, d’une nouvelle église. Les plans existent dans les cartons de Pierre Bossan, architecte diocésain qui succède à Duboys.

Cependant, le 19 juillet 1870, la guerre éclate entre la France et la Prusse. Les Lyonnais, inquiets, demandent à Monseigneur Ginoulhiac d’exprimer un vœu à Notre-Dame de Fourvière pour éviter l’occupation de la ville. Si ce vœu est exaucé, ils s’engagent à construire à Fourvière une église dédiée à la Vierge. L’archevêque formule solennellement ce vœu le 8 octobre 1870. Lyon est épargnée.

La première pierre est donc posée le 7 décembre 1872 et la dernière, le 2 juin 1884. La construction est poursuivie par l’architecte Sainte-Marie Perrin, après la maladie de Bossan. Il fallut donc douze ans pour réaliser le gros œuvre de la basilique. Cependant, il faudra attendre 1964 pour que l’intérieur de la basilique soit achevé, avec ses mosaïques, ses sculptures et ses vitraux. En 1897, la nouvelle église est érigée en basilique par un bref du Pape Léon XIII

Le Curé d’Ars

Jean-Marie Vianney, dit le Curé d’Ars ou le Saint Curé d’Ars, est né le 8 mai 1786 à Dardilly, près de Lyon, et mort le 4 août 1859 à Ars-sur-Formans. Il fut curé de la paroisse d’Ars (alors Ars-en-Dombes, aujourd’hui Ars-sur-Formans) pendant 41 ans. Jean-Marie_Vianney

Jean-Marie Vianney naît à la veille de la Révolution. Dès son enfance, sous la Terreur, il n’a qu’un but: devenir prêtre pour ramener les hommes à Dieu et sauver leurs âmes. Curé du village d’Ars, il y passera la moitié de sa vie, simple, austère mais rayonnante. Sa paroisse devient un ferment de vie chrétienne et reste aujourd’hui encore un lieu permanent de pèlerinage.

Au cours de ces années de vie à Ars-sur-Fromans, il a mené une vie d’ascète et sa réputation de confesseur et de guide spirituel a attiré à Ars de nombreux pèlerins.

45 ans après sa mort, il fut retiré de son caveau. C’est l’ouverture de son procès de béatification. Il est canonisé en 1925 puis proclamé « Patron de tous les curés de l’univers » en 1929.

Le pape Jean Paul II s’est rendu à Ars le 6 octobre 1986.

Une église semi-souterraine fut construite en 1959-1961 pour permettre de grands rassemblements.

La petit église, pratiquement reconstruite par l’abbé Vianney, introduit à la basilique où se trouve la châsse qui renferme le curé d’Ars

Il est nommé patron de tous les curés de l’Univers par le pape Pie XI en 1929.

Pauline Jaricot

Pauline-Marie Jaricot, née à Lyon le 22 juillet 1799 et décédée le 9 janvier 1862, est la fondatrice de l’œuvre catholique de la Propagation de la foi.pauline_marie_jaricot

À la suite d’une sorte d’illumination survenue le dimanche des Rameaux, en 1817, elle crée un groupe informel Les Réparatrices du cœur de Jésus méconnu et méprisé C’est en 1822 que cette association devint officiellement l’œuvre de la Propagation de la foi. L’œuvre jouera un rôle de première importance dans le développement du mouvement missionnaire français au XIXe siècle. (Voir Missions catholiques au XIXe et au XXe siècles). À la fin du XIXe siècle, l’œuvre sera présente dans tous les pays de la Chrétienté.

En 1835, elle acheta le domaine « sis 24 montée Saint-Barthélemy » (aujourd’hui le Centre Scolaire aux Lazaristes) qu’elle rétrocéda aux Frères des Écoles Chrétiennes en 1839.

Pauline décède le 9 janvier 1862 dans la misère et dans l’indifférence générale, déconsidérée, spoliée de son œuvre. Elle fut inhumée dans le caveau familial, au cimetière de Loyasse avant que sa dépouille soit transférée en 1922 dans l’église Saint-Nizier, près de l’autel de la Vierge dans le transept sud. Quant à son cœur, il se trouve dans l’église Saint-Polycarpe.

L’abbé PierreAbbe-Pierre

Henri Grouès, dit l’abbé Pierre, né le 5 août 1912 à Lyon et mort le 22 janvier 2007 à Paris V, est un prêtre catholique français de l’Ordre des Frères mineurs capucins, résistant, puis député, fondateur du mouvement Emmaüs (organisation laïque de lutte contre l’exclusion) comprenant la Fondation Abbé-Pierre pour le logement des défavorisés et de nombreuses autres associations, fondations et entreprises de l’économie sociale, en France.